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Guy Rohou (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782842056063
64 pages
Éditeur : 1001 Nuits (05/09/2001)
3.4/5   15 notes
Résumé :
Un homme en quête de sagesse, désavoué par l'acharnement du destin, une bergère qui devient reine dans un royaume oriental de fantaisie, deux brigands attachants, liés par une amitié indéfectible, l'histoire d'une mule et d'un pape... Voici quelques-uns des contes ici réunis qui, parce qu'ils ont en commun de ne pas correspondre au conte tel qu'on est accoutumé à le concevoir, amenèrent Diderot à s'exclamer : " Ceci n'est pas un conte " !
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
aouatef79
  22 mars 2021
le philosophe, Denis Diderot, nous avertit dans le titre de ce bref recueil que :"Ceci n 'est pas un conte"...mais pour celui qui est habitué à cet écrivain , sait à quel point et de quelle manière , il ironise mine de rien . En fait de compte on lira deux contes philosophiques .Tout cela pour étayer son assertion :"Il faut avouer qu 'il y a des hommes bien bons, et des femmes bien méchantes".
Dans le premier conte , on apprend que le sieur Tanié est un pauvre jeune homme .Il est chassé par son père qui a une famille nombreuse et qu 'il ne peut plus l 'entretenir .Tanié avant de trouver le travail remarque une jeune et belle , Alsacienne dont il tombe éperdument amoureux .Il va l 'épouser .Sa femme, Mme Reymer est une femme vorace ,cupide et avare .Elle change d 'amants avec une facilité déconcertante .Son mari voyant les dépenses croître et pour faire face à cette situation, décide d 'aller à Saint-Domingue pour faire fortune .Il restera une dizaine d 'années et rentra chez-lui le porte-feuille bien garni .Et ,voila Mme Reymer bien riche .Mais ,
cette dernière toujours insatisfaite se plaint toujours du manque d 'argent .Cette situation va entraîner ,Tanié à
aller vers les pays froids . En arrivant à Saint-Pétersbourg
le pauvre mari va rendre l 'âme et mourir bien loin des siens et surtout par la faute de sa femme volage et toujours insatisfaite .
Pauvre Tanié , tous ceux qui l 'ont connu, gardent de lui
l 'idée qu 'il fut un homme honnête , travailleur et digne de confiance .Tout ce qui lui est arrivé est dû à une femme méchante .
Dans le deuxième conte, il s 'agit de Melle de la Chaux marié à Gardiel .Ce dernier est un homme fort absorbé par ses études et recherches .Sa femme est douce , gentille et veille sur son mari .Elle l 'aide bien dans son travail .Elle appris plusieurs langues : l 'hébreu , l 'italien , le Grec, elle avait même appris la musique pour égayer son mari lors qu 'il est fatiguait .Cette femme fit l 'impasse
sur sa vie personnelle pour ne se consacrer qu 'à son époux .
Lorsque cette femme sentit que son mari s 'est éloigné
d 'elle et l 'a quittée : elle se laissa dépérir .Pauvre et triste
sort réservé à une bonne femme ayant de très bonnes
qualités qui auront rendu un autre homme bien heureux .



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gavarneur
  17 août 2016
Mais qu'est-ce qu'un conte ?
Pour moi c'est surtout une histoire imaginée, pas la réalité.
Il paraît que c'est une histoire destinée aux enfants ?
Une critique de Florencem me rappelle que nombre de contes (destinés aux enfants) ont une morale, quand ils ne sont pas étiologiques.
En tous cas ce n'est ni un compte ni un comte. Mais quand Magritte écrit « ceci n'est pas une pipe », ou une pomme... comment faut-il le comprendre ? Et quand Joseph Kosuth nous montre « One and three chairs » ? La représentation n'est pas l'objet, son nom non plus ?
C'est avec ce genre d'idées en tête que je me suis jeté sur ce texte de Diderot, oubliant que je l'avais lu quelques années auparavant. Et ? Je crois que le titre signifie seulement que le narrateur nous prévient qu'il va dire la vérité, toute la, rien que la... Il prend ses précautions : un interlocuteur bienveillant est lui aussi témoin des faits rapportés, et garantit qu'ils sont bien connus. Bref, les gros souliers.
Et tout ça pour ? Nous expliquer qu'il y a des femmes ingrates qui abusent d'hommes amoureux d'elles. Quelle horreur ! Mais « heureusement » l'exemple opposé nous est aussitôt présenté : un cynique abuseur.
Finalement, à part la chasse aux grosses ficelles, ce court texte ne m'a pas apporté grand-chose, et en tous cas rien qui préfigure surréalisme ou art conceptuel.
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Laureneb
  18 septembre 2021
Ceci n'est pas un conte, alors ceci ne sera pas une critique...
Le titre convoque le surréalisme, Magritte. le texte n'est pas un conte, puisqu'il n'y a pas de merveilleux, pas de fée, pas de "il était une fois". le Narrateur réfute lui-même cette appellation de conteur. "Ceci serait donc un dialogue" ? Un dialogue mondain dans un salon alors, entre deux personnes dont on ignore l'identité, peut-être Diderot, peut-être un autre homme. Ce dialogue amène de la vivacité, du rythme, et surtout de l'humour. le début est particulièrement savoureux : l'un a très envie de raconter son histoire, l'autre ne l'écoute que par politesse mais l'hypocrisie sociale disparaît de plus en plus face à son agacement. le ton spirituel met une certaine distance par rapport aux deux récits, permet d'éviter un ton moralisateur : car "s'il y a des hommes bien bons, il y a des femmes bien méchantes", mais l'inverse est aussi vrai certaines femmes sont méchantes, certains hommes le sont aussi. On évite donc les généralités à partir d'un cas particulier grâce à cette discussion. le deuxième récit, la vie de Melle de la Chaux étant assez lourd, les interruptions de l'auditeur empêchent - de façon positive - que le ton devienne trop pathétique.
"Ceci est donc une historiette" ? Pas tout à fait non plus, puisqu'il n'y a pas un récit mais deux, que le conteur-qui-n'en-est-pas-un refus de faire une morale. Se mêlent donc passages presque libertins, éloge de Mme de Pompadour, allusion au commerce colonial... Dans ce mélange, je retiens le beau portrait apparemment très inspirée d'une femme réelle, Mme de la Chaux. Prête à tout pour son amant, du déshonneur à la pauvreté, au travail acharné surtout. Elle se tue littéralement à la tâche, apprenant quatre langues, la physique, la métaphysique... Un bien beau plaidoyer pour l'éducation des femmes au XVIIIème siècle de la part de Diderot !
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Bill
  04 octobre 2018
Très court roman de 60 pages, ce conte, qui n'en est pas un, de Denis Diderot raconte en fait deux contes ! 
Le premier met en scène Tanié, très amoureux de Madame Rayner, femme vénale, qui n'en veut qu'à son argent, argent insuffisant au point qu'il est parti faire fortune au bout du monde ... 
Le second raconte l'histoire de Melle de la Chaux qui s'est tellement investie auprès de Gardeil, qu'elle en a appris le grec, l'hébreu, l'italien, l'anglais pour lui préparer des traductions. Elle est exploitée professionnellement par Gardeil, mathématicien, helléniste, professeur de médecine et de mathématiques (multitâche donc cet homme du XVIIIème siècle, précurseur des slasheurs d'aujourd'hui !), mais elle l'aime et lui est si dévouée jusqu'au jour où il la quitte et qu'elle se laisse mourir ! 
Deux contes si remplis de personnages qu'ils en sont confus, mais dont le thème est intemporel ... 
A lire !  
Lien : http://les.lectures.de.bill...
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bfauriaux
  25 avril 2020
Ceci n'est pas un conte mais y ressemble beaucoup Diderot developpe ici ses idees pour notre plaisir dans cet écrit court mais dense !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   07 janvier 2017
Plaignons beaucoup les hommes, blâmons-les sobrement; regardons nos années passées comme autant de moments dérobés à la méchanceté qui nous suit; et ne pensons jamais qu'en tremblant à la violence de certains attraits de nature, surtout pour les âmes chaudes et les imaginations ardentes. L'étincelle qui tombe fortuitement sur un baril de poudre ne produit pas un effet plus terrible. Le doigt prêt à secouer sur vous ou sur moi cette fatale étincelle est peut-être levé.
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gavarneurgavarneur   19 décembre 2016
Lorsqu'on fait un conte, c'est à quelqu'un qui l'écoute; et pour peu que le conte dure, il est rare que le conteur ne soit pas interrompu quelquefois par son auditeur. Voilà pourquoi j'ai introduit dans le récit qu'on va lire, et qui n'est pas un conte, ou qui est un mauvais conte, si vous vous en doutez, un personnage qui fasse à peu près le rôle du lecteur; et je commence.
(incipit)
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aouatef79aouatef79   23 mars 2021
On employa et la vérité et le mensonge, pour disposer de sa liberté d' une manière infamante .
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aouatef79aouatef79   22 mars 2021
J' ai connu une Alsacienne belle, mais belle à faire accourir les vieillards, et à arrêter tout court les jeunes gens !
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Vidéo de Denis Diderot
Exposition "Tempêtes et naufrages, de Vernet à Courbet" Musée de la Vie Romantique
Le musée de la Vie romantique invite à découvrir une thématique emblématique et fascinante de la première moitié du XIXe siècle et l'une des plus puissantes sources d'inspiration de l'univers romantique : les tempêtes et les naufrages. La mer, par sa démesure et sa violence, fait écho aux tourments intérieurs des artistes qui s'emparent des motifs de coups de vents, de nuages menaçants, de vagues se brisant sur des récifs, de navires en perdition et de personnages en danger afin de créer de véritables mises en scène sublimes et dramatiques. Ce véritable spectacle des éléments déchaînés dévoile aussi toute une palette de sentiments exacerbés comme la terreur, le courage ou l'admiration devant la force et la beauté de la nature. À travers une sélection d'une soixantaine d'oeuvres – peintures, dessins, estampes, manuscrits – de plus de trente artistes des XVIIIe et XIXe siècles, cette exposition embarque le visiteur dans un récit vivant et illustré de la tempête maritime, depuis le déchaînement des éléments jusqu'aux conséquences souvent dramatiques du naufrage et de la perte avant le retour au calme en mer et sur terre. Grâce à une scénographie immersive, le parcours s'organise en trois parties chrono-thématiques, correspondant aux trois espaces du musée dévolus aux expositions temporaires : Aux sources de la représentation de la tempête – le spectacle de la tempête en pleine mer, au coeur du romantisme – Après la tempête : épaves et naufragés. Au côté de tableaux et dessins de Joseph Vernet, Joseph Mallord William Turner, Théodore Géricault, Théodore Gudin, Eugène Isabey, Eugène Boudin ou Gustave Courbet, résonnent les écrits tempétueux de René Diderot, Henri Bernardin de Saint-Pierre, Alphonse de Lamartine, Victor Hugo et Jules Michelet ainsi que les créations musicales de Ludwig van Beethoven, Franz Liszt ou Richard Wagner. En écho aux oeuvres présentées, une sélection de textes littéraires avec la voix de Guillaume Gallienne de la Comédie-Française et une bande sonore élaborée par la Médiathèque musicale de Paris viennent compléter le parcours. Cette exposition s'accompagne également d'une riche programmation culturelle, d'animations et de dispositifs de médiation comme un voyage olfactif conté, un parcours de visite pour les enfants, des visites guidées et des ateliers thématiques qui inviteront le public du musée de la Vie romantique à explorer cet imaginaire de la tempête à la fois effrayant et sublime.
Plus d'informations sur : https://museevieromantique.paris.fr/fr/expo_tempetes_et_naufrages
#TempetesEtNaufrages
Retrouvez-nous également sur Instagram (@museedelevieromantique), Facebook (@museevieromantique) et Twitter (@MVRParis)
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