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EAN : 9782253106722
Le Livre de Poche (11/10/2023)
3.48/5   33 notes
Résumé :
"Pour qui ne craint pas la noyade, la lune n'est jamais loin. Elle se reflète dans toutes les eaux, flotte entre toutes les paupières. N'est-ce pas son éclat qui fait briller les yeux des amants et leur donne le pouvoir ensorceleur ? "

A partir de simples instants de vie, Fatou Diome scrute les comportements et sonde les cœurs d'une galerie de personnages rêvés ou croisés : qu'ils aient le cœur en berne ou comblé, tous savent, au fond, que l'amour es... >Voir plus
Que lire après De quoi aimer vivreVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Il m'arrive, quelques fois par année, de lire un recueil de nouvelles. Habituellement, je choisis des recueils regroupant plusieurs auteurs afin de découvrir de nouvelles plumes. Cette fois-ci, le recueil est entièrement écrit par une auteure qui m'était jusqu'alors inconnue.

Certaines nouvelles m'ont complètement conquise, j'étais charmée par la plume et les personnages. Ce ne fut pas le cas pour toutes les nouvelles, voilà pourquoi il m'apparaît difficile de partager mon appréciation de ce recueil. Comment vous décrire mon ressenti alors qu'une nouvelle m'a fait un bien immense et que la suivante fut décevante?

Tout de même, ce que je retiendrai de cette auteure, c'est la qualité de sa plume. Certaines phrases m'ont tellement émue que je ne pouvais faire autrement que de les relire tant elles suscitent de fortes émotions en moi. Certaines phrases sont empreintes d'une certaine poésie qui m'a, je l'admets, surprise et charmée.

Je me permets de vous partager mon avis sur deux nouvelles qui m'ont touchée et qui resteront ancrées dans ma mémoire.

Une fenêtre pour les anges
Cette nouvelle est scindée en deux parties. Alors que je me demandais où s'en allait ainsi l'auteure lors de la première partie, j'ai totalement été touchée par la suite. C'est à ce moment que j'ai saisi à quel point l'auteure avait une plume singulière et vibrante de vérité. C'est probablement la nouvelle qui m'a le plus bouleversée et je compte bien la relire et relire!

Le vieil homme sur la barque
Parfois à la lecture d'une nouvelle, d'un poème, d'un livre… il nous arrive que ce dernier tombe à un moment de notre vie qui fait en sorte que cela résonne en nous. Et c'est exactement ce que j'ai ressenti en lisant cette nouvelle. En pleine reconstruction de ma vie, cette nouvelle m'a remplie d'espoir et m'a fait réaliser à quel point, il est important de toujours garder en tête ses rêves. Et le tout est si joliment écrit que je ne pouvais faire autrement que de voguer sur les mots…

Je sais que je me répète, mais je vous confirme que la plume de cette auteure est tout simplement jolie. Malgré certaines nouvelles qui m'ont paru bien ennuyantes, je retiendrai que celles qui m'ont charmée et qui me donnent le goût de découvrir les autres bouquins de cette auteure!

http://alapagedesuzie.blogspot.com

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C'est grâce à ce recueil de nouvelles que je découvre la plume de Fatou Diomé. Je me suis laissée embarquer ! J'ai été touchée par la puissance et la finesse de son écriture dans sa manière de conter ces histoires et ces « instants de vie ».
Parmi les nouvelles, voici celles qui m'ont le plus touchée :
J'ai eu un faible pour « Indémodable ! » qui dresse le portrait d'une personne très connue à travers un de ces habits.
J'ai aimé le cheminement de « Sept mots par semaine ».
J'ai eu de l'émotion en lisant « le vieil homme sur la barque ».
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Des nouvelles plus ou moins longues qui dressent le portrait de personnages différents : le grand-père de Fatou Diome, un féministe avant l'heure à qui elle rend un bel hommage mais aussi un cadre au chômage, la robe d'Edith Piaf et F. Diome elle-même.
L'écriture est riche mais je m'y suis perdue. Je n'ai pas aimé toutes ces images que l'autrice nous offre à chaque phrase, images qui ont embrouillées ma vue et m'ont empêchée d'apprécier le noyau des histoires.
J'avais portant bien aimé "La préférence nationale", autre recueil de nouvelles sorti en 2001.
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Chacune des nouvelles qui forment ce livre semble singulière et pourtant toutes sont liées par la force de l'amour. Simple mot ou poudre aux yeux pour certains, raison de vivre pour d'autres, ce qui est sûr c'est qu'il apparait difficile de vivre sans. Qu'il soit fusionnel, amical, filial, il est là et nous guide ou absent et nous manque. Ces textes sont parsemés de mots et d'images d'une poésie qui fait du bien.
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Fatou Duome, à travers huit nouvelles, nous transporte de Paris au Sénégal, avec des héros du quotidien, avec entre autres un amoureux transi et misanthrope, un berger généreux ou la robe noire délaissée de Piaf.

Entre fiction et réalité, et bien qu'elles soient inégales, ces nouvelles sont pleines d'humanité et de bienveillance.
Chacune pose la question "Qui est-on pour juger l'autre ?". L'amour, quel qu'il soit, est le cheval de bataille de l'auteur.

L'écriture est agréable, parfois un peu trop chargée en images, ce qui fait perdre la spontanéité du plaisir de la lecture.
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critiques presse (3)
Fatou Diomé s’interroge sur cette grande question dans un nouveau recueil de nouvelles fascinant, poétique, superbement écrit : De quoi aimer vivre.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique
12 avril 2021
Femme d'engagement, dont la voix porte fort, la Franco-Sénégalaise Fatou Diome vient de sortir un juteux recueil de nouvelles, "De quoi aimer vivre".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaCroix
26 mars 2021
La Franco-Sénégalaise Fatou Diome offre une galerie de personnages, tous mus par le désir d'aimer.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Le ridicule tue, lorsque
l’on accuse à tort ; la patience peut vous éviter de mourir de honte, me disais-je.
Hélas, le temps passa, renforçant mes impressions : un visiteur n’aurait pu se livrer
à pareil manège avec tant de régularité. Les yeux de hibou qui transperçaient mes
vitres au crépuscule résidaient bien in situ.
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Un jour, on se découvre vide de ce que l’on ignorait porter en soi, une part de l’autre, une part de vie qui s’ajoutait à la nôtre et nous fortifiait. L’absence se mesure à la fragilité qu’elle suscite en nous.
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Sans boule de cristal, les bavards le disaient issu d’une famille nantie de la région.
Peut-être une ascendance de viticulteurs, soufflaient certains. Il est vrai que la terre alsacienne
est bénie des dieux. Gris ou noir, le pinot s’y ramifie, irriguant des fortunes endémiques.
Sur les rives rhénanes, en fin de soirée, les touristes voient les péniches voguer
sur le gewurztraminer et, gourmets, ils vous certifieront que même les truites nagent
dans le riesling ! Flânant dans les coquettes et proprettes rues de Strasbourg, le
visiteur pourrait donc croire que sainte Odile ne voit aucun de ses protégés enguenillé
ou le ventre creux, si la cathédrale ne trahissait les millénaires suppliques des
enfants d’Ève.
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Ce que la nature ôte à l’apparence physique amoindrit-il
l’orgueil d’un homme ? Andy tenait la réponse, mais sa pudeur n’en pipait mot.


Parfois, vexé, mais l’émotion toujours discrète, il sauvait la face ; faisant mine
d’avoir reconnu une connaissance, il s’éloignait d’une tablée pour en rejoindre une
autre.
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Quand Andy vous croisait, ses coups d’œil se
faisaient d’abord furtifs avant de s’attarder, autant rieurs qu’interrogateurs. Ce
regard à l’innocence quasi enfantine, c’était sa façon de sonder l’humeur du jour.
Qui ne cherche pas courage avant d’oser franchir la barrière mentale qui nous sépare
les uns des autres ? Imaginez donc, lorsque l’on ne peut ni courir ni sauter, encore
moins boxer sur de fermes appuis ! La vulnérabilité, ce n’est pas une vue de l’esprit,
quand c’est le corps qui vous assène sa vérité. Écoutant le sien, Andy percevait nettement un veto à toute hardiesse.
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Videos de Fatou Diome (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fatou Diome
Au verbe contraint par les exigences d'un éditeur, Fatou Diome, pour qui l'écriture est pourtant une jouissance, une revanche, une nécessité, préfère le silence. C'est la thèse de l'essai flamboyant, drôle et imagé qu'elle publie en cette rentrée chez Albin Michel.
#littérature #écriture #rentréelittéraire
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