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EAN : 9782290309780
J'ai Lu (24/01/2001)
3.64/5   245 notes
Résumé :
"Bon sang, elle a fait, mais tu rêves ou quoi ? Il faudrait que je sois complètement cinglée pour retourner avec un type comme toi. Y a pas de place pour moi dans ta vie, y a de la place pour personne, il y a rien que toi et tes putains de bouquins !..." Nina est la plus belle fille qu'il ait jamais eue, et il l'aime encore.

Pourtant, ils se sont quittés. Parce qu'il n'est pas facile d'écrire un roman et d'aimer une femme en même temps. Parce que l'é... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Djian
" Il encule la dérision
Il encule la décadence
Il encule l'avant-garde....."(p.271)

Encore un Romancier atteint de priapisme, pas à la hauteur d'un Bukowsky, mais s'en approche tout de même.
Bon un peu plus soft !

En tous cas il en aura visité des zones érogènes !

Y aura t-il toujours trouvé du plaisir ?
En aura t-il donné ?

Attirail du Romancier ( de tous je ne pense pas) :
- une machine à écrire
- beaucoup de papier
- de préférence la nuit tombée
- une vie en "bâtons de chaise" bien pourrie parfois, avec
des embrouilles et des coups foireux et des coups tout court
- des bières, beaucoup de bières
- des jeux poker ou autres
- des chips ou n'importe quelle bouffe
- des joints pour bien délirer
- et des filles autant qu'il peut en pleuvoir, à mettre dans son lit ou à sauter "au petit bonheur la chance".

Bon, à côté de ça des journées ou semaines galères sans un sou,
Des petits boulots merdiques et des plans complètement déjantés qui finissent toujours mal en général.

Pas monotone la vie

Un Romancier - livreur - déménageur - démolisseur ....

" ... seul en attendant un miracle, dans le silence et l'ennui et l'amertume et la faim, seul et complètement lessivé !".

Pas inintéressant mais au fil des pages presque la "routine" !





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bon ce n'est pas le meilleur que j'ai lu de Djian et pourtant je retrouve bien les codes habituels, l'ambiance surtout du début de sa carrière.
Si ça pèse à force d'être plonger dans cette ambiance enfumée, alcoolisée etc... j'aime assez l'humour, les petites tournures originales bien spécifiques de cet auteur. On invente pas du Djian, il a sa griffe, et ça rien que pour ça, on ne peut nier qu'on va jusqu'au bout du livre, même si ce n'est pas toujours très intéressant et encore moins captivant. On finit par se lasser.
lu pour répondre à un challenge et dans mon objectif de rattraper mon retard dans ma lecture des romans de Djian, d'une pierre deux coups, c'est tout positif.
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Je viens de finir ce livre à l'instant et comme il n'y a pas trop de critiques ou alors pas si bonnes que ça , j'ai envie de vous dire de le lire . Si vous me ressemblez un tant soit peu vous l'apprécierez .
Vous faire part de mon ressenti de lecture , j'ose pas trop , tellement j'ai crainte d'abimer ce livre en disant des conneries . Djian est toujours dans son registre habituel , pourquoi en changerait-il puisqu'il est bon et qu'on le compare souvent à Bukowski , ce que je considère comme un compliment mérité et pas faux du tout . Bon .... Lisez-le , ça vous lavera de bien des trucs imbuvables , vous renaîtrez peut-être dans le vrai de vous-même . C'est tout le plaisir que je vous souhaite .
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Mon premier Djian, comme on dit "ma première clope" ou "mon premier pétard" - acte transgressif. Un roman punk ou l'on s'ennuie un peu - mais en s'ennuyant on fait corps avec l'ouvrage, qui décrit cyniquement une vie dont les heures glissent sans rien pour les retenir. C'est vulgaire dans l'expression, brutal, d'une poésie poisseuse, impolitiquement correct à souhait, avec une complaisance assumée. On a mal au bide après quatre pages, puisque l'auteur s'est déjà ingurgité dans ce bref espace autant de litres de bière au milieu de la nuit. Seul le ciel est beau. Et tout cela fonctionne grâce à l'originalité absolue tant de l'écriture anarchiste que des personnages déjantés.
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Je n'avais jamais lu Djian.
Comme tout le monde, j'avais vu 37°2 le matin, mais ça n'a rien à voir. D'ailleurs, j'étais persuadé que ce premier roman était la base de l'adaptation de j.j. Beineix.
Tout faux pour commencer.
Bon, c'est l'histoire d'un type de 33 ans (le gars s'appelle Philippe Djian!), l'âge du Christ soit dit en passant, qui écrit un roman, qui vide bière sur bière et ne pense qu'à une chose : baiser des filles.
En particulier deux d'entre elles. Il y a Nina avec qui il a déjà partagé un bout d'existence et Cecilia, à peine majeure.
Ca ce passe dans le Sud, au bord de la mer et c'est la canicule.
D'abord, Djian a le don de m'énerver : il ne sait pas, disons qu'il ne veut pas utiliser de vraies négations. Il veut pas au lieu de il ne veut pas. Imaginez votre interlocuteur atteint d'un tic de prononciation, zézaiement, avalant la moitié des mots, accent à couper au couteau ou victime du syndrome de Gilles de la Tourette…
Passé cet effet de style (le héros n'en a que pour ça : un style pur), la vie du mec est finalement d'une monotonie à s'endormir debout.
Et puis, la fameuse Nina lui colle dans les pattes sa fille, 8 ans. Là, on se dit que la gamine aura pour tâche de bousculer le quotidien un peu train-train d'un auteur à la mode : bar, bières, joints, nuits blanches, lever à deux heures (de l'après midi), bières, tour en bagnole, un coup vite fait, bières, bar, joints, nuit blanche…
Mais la gamine s'évapore lorsque Nina refait son apparition. Un certain Marc veut récupérer Cécilia que les flics recherchent aussi (on imagine que les parents ont déposé une demande de recherche mais rien n'est dit). Bref, Djian nous balade.
Au milieu du bouquin, j'ai pensé à Hemingway, la corrida en moins - c'est déjà ça. Mais n'est pas Hemingway qui veut.
Alors vient quelques belles et bonnes pages quand le romancier s'aperçoit que sa tirelire est vide. Il prend des petits boulots, comme porter des poutrelles en haut d'une colline ou livrer des sommiers. Et je revois Zorg (le personnage de 37°2) repeignant les chalets de Gruissan ou livrant des pianos à queue.
On a même droit à une randonnée avec nuit en refuge.
Au final, on n'a pas progressé d'un pouce. Juste une errance. Il faudra surement en ouvrir un autre pour se faire une idée.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
-- Ces types-là ( les éditeurs ) n'ont rien trouvé de bon à publier depuis dix ans .
-- D'accord , les neuf dixièmes sont bons pour la poubelle , mais il y a quand même quelques trucs de bon .
-- Alors cites-moi des noms .
-- Il y a Edouard Limonov et cette fille qui a écrit " Une baraque rouge et moche " . Je l'ai lu deux fois . En général , les femmes ne valent rien en littérature , mais certaines ont atteint les sommets .....
-- Au fait à dit Cécilia , tu sais que j'ai jamais eu l'occasion de lire un de tes bouquins ... ?
-- Ca ne fait rien , j'ai dit . C'était pas obligatoire . Essaie de lire le prochain .
-- Ben moi je les ai lus , a fait Marc . D'ailleurs je voulais t'en parler .
Merde , nous y voilà , j'ai pensé , il doit croire qu'on est de la même grande famille , il doit croire que je lui dois quelque chose et c'est là qu'il se goure , j'ai pas 'impression de faire partie d'un truc comme ça .
-- Non , ça sert à rien d'en parler . Ca m'emmerde , j'ai dit ......
-- Ca t'intéresse pas de savoir ce que j'en pense ....?
-- Non , j'ai dit . J'ai été comparé à Rimbaud , Bukowski , Céline , Kafka , Faulkner et d'autres , j'en oublie . je peux plus espérer grand-chose de mon vivant ......
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J'ai installé la machine à écrire sur la table ( de la chambre d'hôtel ) et j'ai attaqué sec . J'étais pas un écrivain à la mode , je faisais partie d'aucun courant et j'avais pas d'idée particulière à défendre , ça me laissait pas mal de liberté .......J'étais vraiment au calme , l'hôtel était silencieux dans la journée .......J'ai vaguement entendu qu'on frappait à la porte ....Une blonde en robe de chambre dans les quarante ans avec des cheveux sur les yeux :
-- Hey , dites donc , j'arrive pas à m'endormir moi , avec votre machine électrique , là .
-- Quelle heure il est ? j'ai demandé .
-- Bon , ça va , laissez tomber .....
Elle a traversé la chambre et s'est approchée de la fenêtre .
-- La mienne donne sur une cour , elle a fait , c'est pas marrant .
-- Vous voulez une bière ?
-- Je veux bien mais à propos , qu'est-ce que vous fabriquez au juste ...?
-- j'écris un bouquin .
-- C'est pas vrai... elle a dit .
-- Je vous le jure , j'ai dit .....
Elle s'est assise sur un coin du lit , mais sans découvrir ses jambes ......
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Elle a continué un moment à dérailler sur la création , citant quelques auteurs que j'avais plutôt rangés dans le coin des psychiatres et des emmerdeurs mais je l'écoutais plus vraiment , j'ai jamais pu soutenir ce genre de conversation plus de cinq minutes , et encore quand je me sens en forme ..... Ca doit être pour ça que je me suis pas fait beaucoup d'amis dans le Monde des Lettres , j'ai jamais bien compris où la plupart de ces types voulaient en venir , alors que moi au moins c'était clair , je voulais aller nulle part . Je suis le seul écrivain qui demande à ses lecteurs de garder les yeux bandés .
J'ai attendu qu'elle se calme un peu et j'ai bu mon café . J'ai soupiré à l'idée du boulot qui nous attendait . Je pensais qu'elle avait fini de vider son sac mais elle a fait une dernière remarque sur mon style . Et j'ai horreur de ça .
-- Ecoutez , j'ai dit , je connais rien à l'argot , c'est tout juste si j'en ai entendu parler . Et j'emploie pas non plus toutes ces expressions à la mode et tout le vocabulaire à la con qui va avec . Je suis surement un des derniers auteurs classiques vivants .
-- Holà , comme vous y allez ....!
-- Ouais , c'est comme ça , j'ai dit . Vous êtes pas forcée de me croire .
-- Inutile de vous énerver , elle a fait .
-- Je suis pas énervé . Mais j'ai passé une nuit à moitié blanche et je me suis pas vraiment reposé pendant ces deux jours
-- Je vois .
-- Si vous voulez bien , on va essayer de s'y mettre ,j 'ai dit .
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....il faisait une journée orageuse , je me sentais énervé .Les femmes lançaient des rires aigus et les types transpiraient sous le soleil , ils se tenaient par petits groupes colorés et discutaient et chacun voulait s'en tirer le mieux possible , ils semblaient tous prêts à baiser et chaque regard brillait du même désir secret , du même besoin tragique , du style oh regardez-moi , je vous en prie me laissez pas tout seul .... En tant qu'écrivain , je suis heureux de vivre à une époque où la plupart des gens sont cinglés , torturés par la solitude et obsédés par leur forme physique . Ca me permet de travailler tranquillement mon style .
J'étais là en train de me demander quelle direction j'allais prendre quand une femme m'a pris par le bras , une femme sur le déclin avec un sourire violent et bronzée à mort .
-- Quelle chaleur , elle a fait . je peux vous aider à trouver un verre si c'est ce que vous cherchez....Elle portait une robe en lamé , elle semblait incapable de se tenir tranquille là-dedans , sans compter une paire de nichons incroyables et un parfum délirant ..........
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Plus tard, je me suis tourné tout doucement, il y avait toujours de la musique et j'ai fait semblant de dormir, j'ai ouvert à peine les yeux et je l'ai regardée, elle dansait juste pour elle, seulement pour le plaisir et elle semblait touchée par la grâce. C'était quelque chose de formidable à voir. Toutes les merdes qui vous arrivent dans la vie sont balayées par ça.
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Vidéo de Philippe Djian
Le romancier Philippe Djian, adapté de nombreuses fois au cinéma (notamment dans "37°2 le matin" de Jean-Jacques Beineix, "Impardonnables" d'André Téchiné, "Elle" de Paul Verhoeven), publie un nouveau roman, "Sans compter". Un polar qui ne dit pas son nom et s'approche par moment du fantastique. Il est l'invité d'Olivia Gesbert.
#litterature #polar #cinema _____ Écoutez d'autres personnalités qui font l'actualité de la culture dans Bienvenue au club https://youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDrqYh8kUxa2lt9m1vxzCac7X ou sur le site https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/bienvenue-au-club
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