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EAN : 9782290309780
J'ai Lu (24/01/2001)
3.63/5   218 notes
Résumé :
"Bon sang, elle a fait, mais tu rêves ou quoi ? Il faudrait que je sois complètement cinglée pour retourner avec un type comme toi. Y a pas de place pour moi dans ta vie, y a de la place pour personne, il y a rien que toi et tes putains de bouquins !..." Nina est la plus belle fille qu'il ait jamais eue, et il l'aime encore.

Pourtant, ils se sont quittés. Parce qu'il n'est pas facile d'écrire un roman et d'aimer une femme en même temps. Parce que l'é... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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marlene50
  13 juin 2021
Djian
" Il encule la dérision
Il encule la décadence
Il encule l'avant-garde....."(p.271)
Encore un Romancier atteint de priapisme, pas à la hauteur d'un Bukowsky, mais s'en approche tout de même.
Bon un peu plus soft !
En tous cas il en aura visité des zones érogènes !
Y aura t-il toujours trouvé du plaisir ?
En aura t-il donné ?
Attirail du Romancier ( de tous je ne pense pas) :
- une machine à écrire
- beaucoup de papier
- de préférence la nuit tombée
- une vie en "bâtons de chaise" bien pourrie parfois, avec
des embrouilles et des coups foireux et des coups tout court
- des bières, beaucoup de bières
- des jeux poker ou autres
- des chips ou n'importe quelle bouffe
- des joints pour bien délirer
- et des filles autant qu'il peut en pleuvoir, à mettre dans son lit ou à sauter "au petit bonheur la chance".
Bon, à côté de ça des journées ou semaines galères sans un sou,
Des petits boulots merdiques et des plans complètement déjantés qui finissent toujours mal en général.
Pas monotone la vie
Un Romancier - livreur - déménageur - démolisseur ....
" ... seul en attendant un miracle, dans le silence et l'ennui et l'amertume et la faim, seul et complètement lessivé !".
Pas inintéressant mais au fil des pages presque la "routine" !


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saphoo
  17 février 2020
bon ce n'est pas le meilleur que j'ai lu de Djian et pourtant je retrouve bien les codes habituels, l'ambiance surtout du début de sa carrière.
Si ça pèse à force d'être plonger dans cette ambiance enfumée, alcoolisée etc... j'aime assez l'humour, les petites tournures originales bien spécifiques de cet auteur. On invente pas du Djian, il a sa griffe, et ça rien que pour ça, on ne peut nier qu'on va jusqu'au bout du livre, même si ce n'est pas toujours très intéressant et encore moins captivant. On finit par se lasser.
lu pour répondre à un challenge et dans mon objectif de rattraper mon retard dans ma lecture des romans de Djian, d'une pierre deux coups, c'est tout positif.
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Hardiviller
  27 avril 2021

Je viens de finir ce livre à l'instant et comme il n'y a pas trop de critiques ou alors pas si bonnes que ça , j'ai envie de vous dire de le lire . Si vous me ressemblez un tant soit peu vous l'apprécierez .
Vous faire part de mon ressenti de lecture , j'ose pas trop , tellement j'ai crainte d'abimer ce livre en disant des conneries . Djian est toujours dans son registre habituel , pourquoi en changerait-il puisqu'il est bon et qu'on le compare souvent à Bukowski , ce que je considère comme un compliment mérité et pas faux du tout . Bon .... Lisez-le , ça vous lavera de bien des trucs imbuvables , vous renaîtrez peut-être dans le vrai de vous-même . C'est tout le plaisir que je vous souhaite .
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Avouslire
  25 mai 2015
Mon premier Djian, comme on dit "ma première clope" ou "mon premier pétard" - acte transgressif. Un roman punk ou l'on s'ennuie un peu - mais en s'ennuyant on fait corps avec l'ouvrage, qui décrit cyniquement une vie dont les heures glissent sans rien pour les retenir. C'est vulgaire dans l'expression, brutal, d'une poésie poisseuse, impolitiquement correct à souhait, avec une complaisance assumée. On a mal au bide après quatre pages, puisque l'auteur s'est déjà ingurgité dans ce bref espace autant de litres de bière au milieu de la nuit. Seul le ciel est beau. Et tout cela fonctionne grâce à l'originalité absolue tant de l'écriture anarchiste que des personnages déjantés.
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SebastienFritsch
  17 avril 2012
Présenté comme autobiographique, ce roman l'est au moins sur un point, qui m'a semblé parfaitement rendu : le "sentiment d'écrivain".
Le reste est peut-être inspiré de la vie de l'auteur, mais semble quand même un peu exagéré ou, tout au moins, trop beau pour être vrai. Enfin, plutôt que "trop beau", je devrais plutôt dire "trop bien mis en scène". Parce que ce n'est pas spécialement beau. Enfin, disons que ce n'est pas mon idéal (car tout est relatif, comme disait l'autre, et surtout la beauté) cette vie de "glandouille" dans laquelle l'auteur ne semble vivre que pour "baiser", "picoler" de la bière et "baffrer" des chips dans des draps jamais changés. Désolé pour le niveau du vocabulaire : je suis sans doute sous influence. de toute façon, le registre des trois verbes que j'emploie correspond tout à fait à la façon dont Djian procède dans ses activités quotidiennes. Clairement, il ne fait pas l'amour, il ne boit pas, il ne mange pas : il baise, picole, baffre, suivant ses instincts comme un animal (si on fournit à l'animal autre chose que de la bière et des chips).
Dans ce contexte de laisser-aller bestial, les échappées poétiques brillent comme une goutte de sang clair dans le creux d'une main sale. Et quand Djian parle écriture, ce n'est plus une goutte de sang que l'on voit briller sur sa main, mais le coeur tout entier de l'écrivain.
Djian devient d'ailleurs, à ces moments là, d'une lucidité effroyable. Il décortique, expose, révèle ce que j'ai appelé le "sentiment d'écrivain".
Mais attention ! ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : le reste du texte (le texte uniquement branché baise/picole/bouffe) est d'une vivacité, d'une richesse, qui le rend splendide. Avec Djian, même les mains sales sont belles.
Lien : http://sebastienfritsch.cana..
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
HardivillerHardiviller   24 avril 2021
-- Ces types-là ( les éditeurs ) n'ont rien trouvé de bon à publier depuis dix ans .
-- D'accord , les neuf dixièmes sont bons pour la poubelle , mais il y a quand même quelques trucs de bon .
-- Alors cites-moi des noms .
-- Il y a Edouard Limonov et cette fille qui a écrit " Une baraque rouge et moche " . Je l'ai lu deux fois . En général , les femmes ne valent rien en littérature , mais certaines ont atteint les sommets .....
-- Au fait à dit Cécilia , tu sais que j'ai jamais eu l'occasion de lire un de tes bouquins ... ?
-- Ca ne fait rien , j'ai dit . C'était pas obligatoire . Essaie de lire le prochain .
-- Ben moi je les ai lus , a fait Marc . D'ailleurs je voulais t'en parler .
Merde , nous y voilà , j'ai pensé , il doit croire qu'on est de la même grande famille , il doit croire que je lui dois quelque chose et c'est là qu'il se goure , j'ai pas 'impression de faire partie d'un truc comme ça .
-- Non , ça sert à rien d'en parler . Ca m'emmerde , j'ai dit ......
-- Ca t'intéresse pas de savoir ce que j'en pense ....?
-- Non , j'ai dit . J'ai été comparé à Rimbaud , Bukowski , Céline , Kafka , Faulkner et d'autres , j'en oublie . je peux plus espérer grand-chose de mon vivant ......
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HardivillerHardiviller   26 avril 2021
J'ai installé la machine à écrire sur la table ( de la chambre d'hôtel ) et j'ai attaqué sec . J'étais pas un écrivain à la mode , je faisais partie d'aucun courant et j'avais pas d'idée particulière à défendre , ça me laissait pas mal de liberté .......J'étais vraiment au calme , l'hôtel était silencieux dans la journée .......J'ai vaguement entendu qu'on frappait à la porte ....Une blonde en robe de chambre dans les quarante ans avec des cheveux sur les yeux :
-- Hey , dites donc , j'arrive pas à m'endormir moi , avec votre machine électrique , là .
-- Quelle heure il est ? j'ai demandé .
-- Bon , ça va , laissez tomber .....
Elle a traversé la chambre et s'est approchée de la fenêtre .
-- La mienne donne sur une cour , elle a fait , c'est pas marrant .
-- Vous voulez une bière ?
-- Je veux bien mais à propos , qu'est-ce que vous fabriquez au juste ...?
-- j'écris un bouquin .
-- C'est pas vrai... elle a dit .
-- Je vous le jure , j'ai dit .....
Elle s'est assise sur un coin du lit , mais sans découvrir ses jambes ......
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HardivillerHardiviller   27 avril 2021
Elle a continué un moment à dérailler sur la création , citant quelques auteurs que j'avais plutôt rangés dans le coin des psychiatres et des emmerdeurs mais je l'écoutais plus vraiment , j'ai jamais pu soutenir ce genre de conversation plus de cinq minutes , et encore quand je me sens en forme ..... Ca doit être pour ça que je me suis pas fait beaucoup d'amis dans le Monde des Lettres , j'ai jamais bien compris où la plupart de ces types voulaient en venir , alors que moi au moins c'était clair , je voulais aller nulle part . Je suis le seul écrivain qui demande à ses lecteurs de garder les yeux bandés .
J'ai attendu qu'elle se calme un peu et j'ai bu mon café . J'ai soupiré à l'idée du boulot qui nous attendait . Je pensais qu'elle avait fini de vider son sac mais elle a fait une dernière remarque sur mon style . Et j'ai horreur de ça .
-- Ecoutez , j'ai dit , je connais rien à l'argot , c'est tout juste si j'en ai entendu parler . Et j'emploie pas non plus toutes ces expressions à la mode et tout le vocabulaire à la con qui va avec . Je suis surement un des derniers auteurs classiques vivants .
-- Holà , comme vous y allez ....!
-- Ouais , c'est comme ça , j'ai dit . Vous êtes pas forcée de me croire .
-- Inutile de vous énerver , elle a fait .
-- Je suis pas énervé . Mais j'ai passé une nuit à moitié blanche et je me suis pas vraiment reposé pendant ces deux jours
-- Je vois .
-- Si vous voulez bien , on va essayer de s'y mettre ,j 'ai dit .
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HardivillerHardiviller   25 avril 2021
....il faisait une journée orageuse , je me sentais énervé .Les femmes lançaient des rires aigus et les types transpiraient sous le soleil , ils se tenaient par petits groupes colorés et discutaient et chacun voulait s'en tirer le mieux possible , ils semblaient tous prêts à baiser et chaque regard brillait du même désir secret , du même besoin tragique , du style oh regardez-moi , je vous en prie me laissez pas tout seul .... En tant qu'écrivain , je suis heureux de vivre à une époque où la plupart des gens sont cinglés , torturés par la solitude et obsédés par leur forme physique . Ca me permet de travailler tranquillement mon style .
J'étais là en train de me demander quelle direction j'allais prendre quand une femme m'a pris par le bras , une femme sur le déclin avec un sourire violent et bronzée à mort .
-- Quelle chaleur , elle a fait . je peux vous aider à trouver un verre si c'est ce que vous cherchez....Elle portait une robe en lamé , elle semblait incapable de se tenir tranquille là-dedans , sans compter une paire de nichons incroyables et un parfum délirant ..........
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art-bsurdeart-bsurde   11 septembre 2014
Plus tard, je me suis tourné tout doucement, il y avait toujours de la musique et j'ai fait semblant de dormir, j'ai ouvert à peine les yeux et je l'ai regardée, elle dansait juste pour elle, seulement pour le plaisir et elle semblait touchée par la grâce. C'était quelque chose de formidable à voir. Toutes les merdes qui vous arrivent dans la vie sont balayées par ça.
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Vidéo de Philippe Djian
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/delphine-saada-celle-qui-criait-au-loup-53274.html Quel lien peut-il y avoir entre la médecine et l'écriture. Delphine Saada ne se pose pas la question même si elle reconnait que le lien à l'autre, la volonté d'interroger et le souhait d'apaiser les maux sont peut-être des points communs. Delphine Saada s'est toujours rêvée médecin, elle s'est aujourd'hui spécialisée en dermatologie. Mais grande lectrice depuis l'adolescence, elle a répondu à une envie d'écriture il y a quelques années, s'essayant à des textes courts, pour le plaisir. Pourtant, l'idée de ce qui allait devenir son premier roman était déjà là. Il faudra la participation à un atelier d'écriture animé par l'écrivain Philippe Djian pour que Delphine Saada franchisse le pas et s'autorise à proposer son texte à un éditeur. Voilà comment nait ce livre, « Celle qui criait au loup » publié chez Plon. Anabelle a tout pour être heureuse. Une profession qu'elle aime et exerce avec rigueur, elle est infirmière dans un hôpital parisien, un mari attentionné, Sebastian, deux beaux enfants, Arthur et Emma, un appartement confortable. Pourtant dans cette vie réglée comme du papier à musique, Anabelle cache des failles. Au fil de quelques semaines, tout semble vaciller, des souvenirs resurgissent. Et bientôt, sa fille de 6 ans devient comme une ennemie. Son coeur de mère se dessèche face à cet enfant qui semble toute l'opposée d'elle-même. Sur le thème du désamour maternel, Delphine Saada nous offre un premier roman saisissant, violent, qui se lit comme un thriller psychologique tout en abordant des thèmes sociétaux universels. L'écriture, très maitrisée et littéraire, est intense et glaçante. L'intrigue est parfaitement menée et le malaise s'installe sournoisement dans cette famille bien sous tous rapports. Mais au-delà du plaisir de lecture avec ce roman à rebondissements où le suspense est habilement construit, le roman aborde des sujets sur la famille, l'éducation, les souvenirs, auxquels chacun pourra coller sa propre expérience. Ce premier roman est une vraie réussite. « Celle qui criait au loup » de Delphine Saada est publié aux éditions Plon.
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