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ISBN : 222631718X
Éditeur : Albin Michel (29/04/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.99/5 (sur 801 notes)
Résumé :
Véritable phénomène d’édition aux États-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et W... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (195) Voir plus Ajouter une critique
Sando
  08 décembre 2015
Marie-Laure Leblanc et Werner Pfennig ne se connaissent pas. L'un est un jeune allemand ayant grandi avec sa soeur dans un orphelinat jusqu'à être remarqué par la Wehrmacht pour ses talents de mécanicien et d'électricien, tandis que l'autre est une jeune française aveugle, vivant seule avec son père, conservateur au musée d'histoire naturelle de Paris. Pourtant leurs routes vont se croiser dans le Saint-Malo bombardé de l'année 1944…
De flashback en flashback, on va progressivement découvrir quelle a été la vie des deux adolescents et ce qui les a conduit dans la cité malouine, si éloignée de chez eux… Mais derrière la volonté de fuir la guerre ou de prouver sa valeur à travers des actes de résistance, se cache une quête bien plus grande, qui dépasse l'entendement des deux enfants et qui consiste à soustraire aux allemands un diamant d'une valeur inestimable…

Entre récit d'apprentissage, récit de guerre et roman d'aventures, « Toute la lumière que nous ne pouvons voir » se révèle être une histoire foisonnante et passionnante, comme pouvait l'être « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître, prix Goncourt en 2013 ! Si j'associe les deux, c'est tout simplement parce qu'ils m'ont procurée le même plaisir de lecture, le même attachement pour leurs personnages, le même intérêt pour leur intrigue et la même frustration à chaque fois qu'il m'a fallu interrompre ma lecture !
Anthony Doerr nous livre une fresque captivante et parfaitement rythmée sur la base de chapitres alternés, donnant tour à tour le premier rôle à Marie-Laure puis à Werner. Les deux enfants, que l'on voit évoluer et grandir dans des univers complètement différents, se révèlent être des personnages attachants et lumineux qui, malgré un contexte difficile, font preuve d'une humanité et d'une bonté des plus touchantes. le sujet quant à lui, bien que traité de manière très romanesque, s'avère, grâce à ses descriptions riches et précises, particulièrement intéressant et instructif et parvient à nous passionner pour cet épisode de l'histoire de Saint-Malo. L'écriture par ailleurs est fluide et agréable, faisant du roman un « page turner » pour le moins efficace !
Couronné du prestigieux prix Pulitzer, « Toute la lumière que nous ne pouvons voir » est donc un excellent roman, idéal pour ceux qui recherchent une lecture plaisante, prenante et intéressante ! Une très jolie découverte pour ma part !
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Commenter  J’apprécie          833
carre
  20 novembre 2016
Voilà un roman que je termine sans déplaisir mais bizarrement je n'ai pas été emporté comme je l'espérais. Deux destins pendant la seconde guerre mondiale de l'occupation à la libération, Marie-Laure est une jeune française aveugle réfugiée à Saint Malo, Werner lui est allemand as des transmissions,après un périple dans l'Europe, se retrouve lui aussi dans la cité corsaire. Ajouté à cela un troisième personnage, un officier SS malade à la chasse d'un diamant qui aurait des pouvoirs d'immortalité. Anthony Doerr alterne chaque histoire dans des chapitres courts qui donne un rythme incontestable au roman. Pourtant les pages défilent et l'empathie tarde pour ces personnages que Doerr peine à nous faire aimé. Je m'attendais à un roman au souffle épique, une saga qui m'emporterai (avec un sujet pareil il y avait matière), je n'y ai vu et lu qu'un livre agréable mais bien loin du chef d'oeuvre annoncé.
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tynn
  11 août 2015
L'enfance envolée.
Marie Laure est aveugle et fuit le Paris de l'Occupation pour se réfugier à Saint Malo avec son père dépositaire d'un étrange trésor de Musée parisien.
Werner, orphelin sans avenir, petit génie des maths et de la physique est enrôlé pour son talent de télégraphiste dans l'armée allemande, dérivant dans la furie nazie, pistant sans relâche par triangulation des ondes radio les poches de résistance.
Par une narration temporelle imbriquée, le fil rouge qui les relie nous conduit dans une cité corsaire de nuit, brouillard et fracas des armes, site hallucinant des bombardements alliés de 1944.
Livre historique, roman d'apprentissage et de perte de l'innocence, expérience poétique et sensorielle, ce livre apporte plusieurs niveaux de plaisirs littéraires. Les expériences croisées des deux jeunes enfants grandissant dans un monde de furie et de pertes personnelles nous sont relatées avec une intelligence de structure romanesque, une distanciation qui évite le pathos dans la dramaturgie. Il y a comme un filtre qui nous fait vivre ces années de guerre par procuration, par les yeux, les sentiments et l'extrême maturité de l'enfance envolée trop vite.
Cette mise en hauteur de l'occupation, pourtant très réelle, meurtrière et bruyante, est bien illustrée par la passionnante approche du monde impalpable des ondes radio, par la magie de la compréhension des choses par les sens, par l'écho des événements en parallèle avec un livre de Jules Verne. J'ai vécu le bombardement de Saint Malo par la perception de la cécité de Marie Laure, expérience effrayante.
De très beaux personnages, soigneusement construits, décalés, attachants, une toile de fond magnifique de remparts et de bord de mer martyrisés. Rythmé par des chapitres courts jamais pesants, une écriture aisée, c'est un roman un peu mystérieux, lyrique, musical, coloré, qui renouvelle le genre Seconde Guerre mondiale, par son originalité et sa sensibilité.
Et un coup de chapeau pour un écrivain américain qui, par son travail de documentation, a su si bien me faire vibrer à la lecture de la destruction d'une ville qui me ravie toujours autant.
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NathalC
  29 janvier 2016
Toute la lumière que nous ne pouvons voir est un roman magnifique.
2 personnages sans lien l'un avec l'autre.
On s'attache à Marie-Laure, jeune fille française aveugle.
On s'attache tout autant à Werner, jeune homme allemand.
Tous deux sortent de l'enfance brutalement, rentrent dans cette 2nde guerre mondiale sans choix, inévitablement.
On passe de l'histoire de l'un, puis de l'autre, alternativement.
600 pages qui se lisent très rapidement grâce au rythme qu'a su insuffler l'auteur, grâce aux chapitres courts.
En fin de livre, on imagine très bien cette fin de guerre, du côté français comme du côté allemand, où rien n'est tout rose ou tout noir.
C'est la 1ère fois que je m'interroge sur ce que la guerre a pu être pour les Allemands.
De même on imagine souvent la joie des Français une fois que le débarquement a eu lieu, mais tout n'a pas du être simple après cette longue guerre. Les plaies physiques et morales ne se sont pas refermées d'un coup... La lumière n'a pas du réapparaître aussi facilement qu'on peut le croire...
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isabelleisapure
  04 octobre 2015
Anthony Doerr nous propose de suivre le destin croisé de deux adolescents, d'origines différentes et de milieux différents. L''un allemand, Werner, jeune orphelin élevé avec sa soeur dans un village de la Ruhr, enrôlé par les nazis pour son talent en radio et en transmissions.
L'autre, Marie-Laure, jeune française, fille d'un serrurier du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, gardien d'un diamant maléfique. Marie laure devient aveugle très jeune et trouve refuge à Saint Malo chez son vieil oncle Etienne.
Et ainsi l'on entre dans la peau de ces enfants bousculés dans un monde en guerre.
L'auteur nous emporte, dès les premiers chapitres. Happés par le destin et les hasards heureux ou malheureux ce jeune garçon et cette petite fille seront des « héros sans le savoir ». Mêlant à la fois poésie et lucidité, c'est un roman de vie, passionnant, profond, sensible avec une bonne dose de science et d'histoire parfaitement maitrisés.
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   10 août 2015
Un succès monstre. Intelligent, de surcroît. Et sensible. Et bien fait. Je l’ai dévoré. Mais comment faire autrement? Tout, dans ce roman, est fait pour être dévoré.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LesEchos   05 mai 2015
La singularité de ce « page-turner » est qu'il s'affranchit du roman historique et/ou sentimental.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress   04 mai 2015
L'alternance de courts chapitres, consacrés à chacun de ses jeunes héros, qui transforme son récit historique, rythmé tel un thriller, en un véritable page-turner grand public.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   30 avril 2015
Un texte aussi inattendu que réjouissant, du Paris de l'Occupation aux joies de la Libération.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (121) Voir plus Ajouter une citation
mamansand72mamansand72   07 août 2015
Lumière
Mardi après mardi, elle échoue. Elle entraîne son père dans des détours sans fin qui la laissent furieuse, contrariée, et encore plus éloignée de l’appartement qu’au début de l’exercice. Mais au cours de l’hiver de sa huitième année, à sa grande surprise, elle commence à se repérer. Elle passe les doigts sur la maquette dans la cuisine, comptant les bancs, arbres, réverbères, porches. Chaque jour, un nouveau détail ressort – chaque grille d’égout, banc public, bouche d’incendie miniature a sa contrepartie dans la réalité. Même quand elle se trompe, elle ramène son père toujours plus près de leur domicile. Quatre, trois, deux pâtés de maisons. Et par un mardi neigeux de mars, alors qu’il l’emmène jusqu’à un nouveau point de départ, tout près des quais, la fait pivoter trois fois sur elle-même, et dit : « Ramène-moi à la maison », elle s’aperçoit que, pour la première fois, la peur ne la prend pas aux tripes. Au lieu de paniquer, elle s’accroupit sur le trottoir. L’odeur vaguement métallique des flocons qui tombent l’environne. Calme-toi. Écoute Des automobiles passent le long des rues en éclaboussant les trottoirs, la neige fondue forme des rigoles. Elle entend les flocons passer à travers les branches des arbres. Elle distingue l’odeur des cèdres du Jardin des plantes, à quatre cents mètres. Ici, le grondement du métro sous la chaussée : c’est donc le quai Saint-Bernard. Là, le ciel se creuse, un bruit de branchages : c’est l’étroite bande de jardins derrière la galerie de Paléontologie. Par conséquent ils se trouvent à l’angle du quai et de la rue Cuvier. Six pâtés de maisons, quarante immeubles, dix arbustes dans un jardin public. Cette rue-ci croise celle-là, qui croise celle-là. Un centimètre à la fois. Son père tripote les clés dans ses poches. Devant eux, les hauts, majestueux bâtiments qui flanquent les jardins, répercutant le son.
– Allons à gauche, dit-elle. Ils remontent la longue rue Cuvier. Un trio de canards vole dans leur direction, battant des ailes en harmonie, gagnant la Seine, et comme ils les survolent, elle croit voir les rayons de soleil se poser sur leurs ailes, touchant chacune de leurs plumes. À gauche, dans la rue Geoffroy-Saint-Hilaire. À droite, dans la rue Daubenton. Trois, quatre, cinq bouches d’égout. Derrière elle, les grilles ouvertes du Jardin des plantes, avec leurs barreaux comme ceux d’une immense volière. En face : la boulangerie, le boucher, l’épicerie de luxe.
– On peut traverser, papa ?
– Oui. À droite. Tout droit. Ils remontent maintenant la rue, forcément. Juste derrière elle, son père doit marcher la tête renversé en arrière pour faire un grand sourire au ciel. Marie-Laure en est sûre, même si elle ne voit rien, ne dit rien – les cheveux de son père sont mouillés par la neige, plaqués sur son crâne, son écharpe est de travers sur ses épaules, et il adresse un grand sourire radieux à la neige. Les voici au milieu de la rue des Patriarches. Marie-Laure trouve le tronc du marronnier qui pousse devant la fenêtre de sa chambre au quatrième étage, l’écorce sous ses doigts. Un vieil ami. L’instant d’après, son père l’a soulevée par les aisselles, ils font l’avion. Elle sourit, et il éclate d’un rire pur et contagieux, un rire dont elle se souviendra toute sa vie. Tous deux tournoient sur le trottoir devant leur petit immeuble, riant en chœur tandis que la neige continue à goutter entre les branches.

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PibookPibook   28 mars 2016
J'étais en permission l'an dernier et je suis allé voir mon père. Il était vieux. Il avait toujours eu l'air vieux, mais là, tout spécialement. Il a mis un temps fou à traverser la cuisine, avec un paquet de biscuits, des petits biscuits aux amandes. Il a mis ce paquet dans une assiette, tout simplement. On n'y a pas touché, ni lui ni moi. Et il m'a dit: "Tu n'es pas forcé de rester. J'aimerais bien que tu restes, mais tu n'es pas forcé. Tu dois avoir à faire. Tu peux sortir avec tes amis, si tu préfères...". Il n'arrêtait pas de répéter ça.
Je suis parti. J'ai descendu l'escalier et je me suis retrouvé dans la rue. Je n'avais personne à voir. Aucun ami dans cette ville. Je m'étais tapé toute une journée en train pour venir le voir. Mais je suis parti. Comme ça.
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Dixie39Dixie39   02 juillet 2015
Sous le bruit des pas, elle distingue un grondement profond, presque un bruit blanc. Elle tire son père par la manche.
- Les Allemands ?
- L'océan...
Elle prend un air dubitatif.
- C'est l'océan, Marie. Je te le jure.
Il la porte sur son dos. Maintenant, c'est le cri des mouettes. Odeurs de pierres mouillées, de fientes d'oiseau, de sel, même si elle ignorait que le sel avait une odeur. La mer murmure dans une langue qui voyage à travers les pierres, l'air et le ciel. Que disait le capitaine Nemo ?
La mer n'appartient pas aux tyrans.
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bvb09bvb09   28 juillet 2015
Il y a du savoir-faire dans ce roman qui se lit très facilement.
Sur fond de seconde guerre mondiale des protagonistes des deux camps et en même temps du même, celui des malgré eux, vont leur chemin qui vont fatalement se rencontrer.
Je ne me suis pas ennuyé j´ai même été touché par l´émotion, je suis un grand sensible, mais je n´ai pas été emporté.
Une bonne documentation technique et géographique n´arrive pas à faire oublier deux écueils majeurs :
- Des caractères qui, sans être manichéens, manquent d´épaisseur pour qu´ils soient marquants.
- Une traduction très sujet-verbe complément limite robotisée.
Pas un grand Pulitzer, c´est sûr.

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Dixie39Dixie39   03 juillet 2015
Toutes ces fenêtres dans le noir... C'est comme si la ville était devenue une bibliothèque de livres écrits dans une langue inconnue : et les maisons, des rayonnages de volumes devenus illisibles en l'absence de lumière.
Mais il y a cette machine au grenier, qui fonctionne de nouveau. Une étincelle dans la nuit.
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Vidéo de Anthony Doerr
Anthony Doerr - Toute la lumière que nous ne pouvons voir .A l'occasion du Festival Etonnants Voyageurs à Saint Malo, rencontre avec Anthony Doerrautour de son ouvrage "Toute la lumière que nous ne pouvons voir" aux éditions Albin Michel. Traduit de l'américain par Valérie Malfoy. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/doerr-anthony-toute-lumiere-que-nous-pouvons-voir-9782226317186.html Notes de Musique : © Mollat Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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