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ISBN : 2330108273
Éditeur : Actes Sud Junior (22/08/2018)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Huit adolescents. Huit voix. Ils ne se connaissent pas mais ont en commun de rejeter les codes traditionnels de la société japonaise. Tous laissent entrevoir un furieux besoin d'imposer leur trace dans ce monde. A Ueno Park, ils vont se trouver réunis pour Hanami, le spectacle de l'éclosion des cerisiers.
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  14 septembre 2018
Ce tout petit roman est en fait une succession de tranches de vie, celles de huit jeunes gens, filles et garçons, habitants à Tokyo et qui se trouveront tous au parc Ueno durant une journée pendant laquelle les cerisiers sont en fleurs.
Ces huit jeunes sont tous en marge de la société, pour des raisons différentes, une société extrêmement rigide et cadrée qui ne tolère pas que l'on sorte du rang.
Ces jeunes n'acceptent pas de devoir se plier aux règles établies. Parfois ignorés, craints, humiliés, regardés avec pitié, dégoût ou effroi, ils tentent tous de trouver leur place au sein de cette ville.
La diversité de leurs parcours est intéressante, entre un jeune SDF, une ado atteinte de leucémie, un garçon ayant vécu le traumatisme du tsunami, une autre qui sort avec des hommes pour de l'argent, un garçon qui se travesti…
J'ai beaucoup aimé ces récits courts, justes et très touchants, les jeunes y expriment des sentiments très bien décrits, poignants sans être exagérés, criants de vérité et qui en disent long sur la société japonaise.
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Walkyrie29
  22 août 2018
Huit personnalités, huit révoltes adolescentes, huit « moeurs » controversés au Japon où souvent tout est rigide, linéaire et sans travers ! Succinct mais efficace.
La culture japonaise est bien connue pour être dans une espèce de perfection permanente qui ne déborde jamais ou très peu, les rues sont propres, la population, pourtant nombreuse, ne se marche jamais dessus, il y a un réel dynamisme, les hommes au travail, les femmes ont généralement ce rôle de femme d'intérieur qui s'occupe du mari et des enfants, mariées avant un certain âge sinon rapidement cataloguées de vieilles filles ou mal vues dans une société fortement normée, une sorte de fourmilière géante, efficace, mais aussi profondément bornée. Étonnamment, c'est dans cette société ultra rigide que certains laissent place à une fantaisie excessive (il n'y a qu'à regarder leurs jeux télévisés), à un look coloré et sexy (K-Pop et autre business) ou encore à des idées trash (plongez dans les mangas hentaï du genre Urotsukidoji…), certainement une façon d'exorciser une pression souvent trop intense. C'est dans ce contexte que l'auteur à puiser ses idées pour écrire Ueno Park, sans critiquer le pays, mais plutôt en soulevant ce que peut cacher cette image de perfection, l'auteur dresse huit portraits d'adolescents en marge d'une société qui en demande beaucoup et qui laisse peu de place à l'émancipation et aux « hors normes ».
L'auteur a voyagé au Japon et en garde un souvenir impérissable, il en parle d'ailleurs de manière concise et succincte dans un prologue. Il est vrai que le pays du Soleil levant à sa manière émerveille par une histoire traditionnelle passionnante, attise les papilles par des spécialités culinaires folles et délicieuses, tout une culture, une langue, une histoire qui ne demandent qu'à être connues. Je suis personnellement attirée par ce Japon là, un peu moins pour celui qui codifie et inhibe sa population au point d'avoir quelques ratés psychologiques. le Japon, c'est aussi les sakuras, les fameux cerisiers en fleurs, magnifiques aux floraisons succinctes. Tous les ans, dans les parcs, est fêté Hanami, période au cours de laquelle les japonais et les touristes peuvent observer les jolies fleurs aux pétales roses pâles. Ici, l'histoire se passe à Ueno Park au coeur de Tokyo, capitale effervescente où huit jeunes gens se retrouvent à travers leur singularité. L'auteur pointe du doigt une jeunesse qui se cherche à travers huit personnages.
Ayumi est une jeune fille studieuse, première de la classe qui réalise un jour que ce n'est pas l'excellence qui rend heureux quand on est profondément seule. Après une période cloîtrée chez elle, elle décide de reprendre contact avec le monde extérieur en fêtant Hanami seule.
« Et je souris à ces vies que les fleurs de Hanami nous aident à célébrer. A ces vies qui nous manquent et que des vents contraires ont emporté trop tôt. A celles qui naissent, fleurissent et se dévoilent en plein soleil. A celles qui s'égarent et retrouvent leur chemin. Et à toutes celles, précieuses et pleines d'espoirs, qu'il nous reste encore à vivre. »
Sora est un jeune homme qui se sent profondément fille et en prend l'apparence au grand dam de ses parents qui jouent les aveugles, et subit chaque fois les moqueries et les regards haineux des uns et des autres intolérants.
« Je suis une fleur et je m'ouvre au regard de cette foule. Je me sens plus proche de moi que je ne l'ai jamais été. Dans ma vérité. »
Fuko est une jeune fille malade, atteinte de leucémie, se déplaçant en fauteuil roulant et que la vie épuise à petits feux. Elle vit ces derniers instants auprès d'une soeur aimante et pleine d'énergie !
« Tu m'as emmenée à l'endroit exact où nous ne mourons jamais. Celui des souvenirs. Au milieu des fleurs qui bercent les espoirs. »
Natsuki est une jeune fille qui joue de son sex appeal auprès des hommes d'âges mûrs pour gagner un peu d'argent, pas de sexe, juste de l'escorte, une oreille attentive et un profond dégoût pour ceux qui ont le monopole.
« Être une femme dans un monde d'homme. Une asphyxie lente te guette auquel il te faudra toute ta vie vie, être attentive. Pour ne pas devenir une ombre. Pour ne pas disparaître. »
Haruto est un jeune homme qui a perdu son père au cours d'un séisme. Aujourd'hui, il se retrouve à vivre dans l'ombre du père défunt pour faire plaisir à sa mère, en réalité il aspire à d'autres rêves.
« C'est ça mon rêve. Devenir musicien. Parcourir le monde. Rêver en grand. Vivre une vie que j'ai choisie. »
Daïsuké n'a pas fait d'étude et travaille dans une échoppe à pancakes et vit encore chez ses parents.
« Je suis celui qu'on ne voit pas, mais à qui l'on confie un sourire sur le chemin du parc. (…) C'est ma façon d'appartenir à cet endroit. Ma façon d'être utile aux autres. »
Aïri est une jeune fille névrosée qui attend patiemment l'arrivée de celui qu'elle aime sous un cerisier en fleurs.
« Les lettres de son prénom sont gravés dans ma chair. Je l'ai fait hier avec la pointe de mon compas. Makoto mon amour. Mon idole »
Nozomu est un jeune homme SDF qui a une famille qui l'attend quelque part, mais qu'il a préféré quitter pour des raisons financières.
« Nous ne somment les étrangers que d'un instant. Un instant de solitude, de peur, d'inconnu. Un sourire nous en délivre, une parole, un geste. Pour exister au creux de l'autre, se lier. »
Autant de personnalités, pour autant de réflexions sur l'individualité, ce qui fait ce que nous sommes, avec des questionnements sur la solitude, notre identité sexuelle, sur la vie, la maladie, la mort, mais aussi sur la place de la femme et de l'homme dans une société patriarcale, sur le regard des autres quand vous ne suivez pas une certaine linéarité, sur l'image de votre activité professionnelle, votre place dans une famille, et sur les échappées psychologiques destructrices, ces vies inventées par les adolescents pour échapper à leur quotidien, l'aspect financier au sein d'une famille, autant de thèmes qui touchent les adolescents japonais mais pas que. L'auteur décrit des personnalités bien marquées, avec toujours ce côté dramatique qui finit cependant toujours sur une note positive ou d'espoir. C'est plutôt bien fait, avec ce fil conducteur autour d'Hanami, ces tâches individuelles qui paraissent gangrener la société et qui finalement se révèlent plus lumineuses et porteuses d'ouverture d'esprit, d'acception et d'individualisation que tout autre chose. J'ai particulièrement apprécié la façon dont l'auteur finit son récit, la « boucle est bouclée ».
En bref, un roman qui narre huit tranches de vie de jeunes adolescents japonais en proie à des pressions qui les dépassent, à des codes sociétaires qui devraient les forger dans un moule et pourtant, ces huit jeunes nous ouvrent les yeux sur beaucoup de thématiques sensibles et sur une certaine liberté d'être ce que l'on est, le tout écrit avec une plume belle et sensible. Concis et efficace !
Je remercie les éditions Actes Sud Junior pour cet envoi et l'auteur Antoine Dole pour sa dédicace.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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Lagagne
  19 octobre 2018
Huit portraits d'adolescents japonais, en marge de la société : une hikikomori (ado qui ne sort pas de chez elle), un travesti, une jeune leucémique, un sdf... Chacun a ses raisons pour vivre en marge, mais la pression sociale reste le principal problème. Un jeune homme quitte la maison pour soulager sa mère qui a trop à gérer, une jeune fille sort avec des hommes adultes, pères de famille, pour affirmer une domination qu'elle sait éphémère, un adolescent n'ose avouer à sa mère sa vraie passion et s'engouffre dans une destinée qui ne lui convient pas pour suivre les traces de son père...
Les portraits sont poignants, sonnent très juste. L'émotion me prenait à la lecture, et j'ai même versé ma larme. Antoine Dole nous rend vivant ces jeunes et le décor.
Je regrette simplement qu'il n'y ait pas plus de croisement entre ses portraits, ces jeunes se retrouvant tous dans le même parc, pour créer une plus grande cohérence, et moins cette impression de portraits côte à côte.
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pupucing
  12 octobre 2018
Hanami est la fête japonaise qui célèbre l'éclosion des fleurs de Sakura (cerisiers), c'est un moment très prisé par les japonais (mais aussi les touristes).
C'est dans le parc de Ueno au coeur de Tokyo, que vont se faire entendre huit voix, de huit adolescents japonais, huit jeunes garçons et filles qui veulent, à leur manière, briser le carcan familial dans lequel leur pays à la fois exemple de modernités et de traditions les maintient enfermés.
Huit courtes histoires, toujours à la première personne, toujours fortes en émotions, qui font vibrer une certaine résonance dans nos coeurs d'occidentaux.
Que ce soit cette jeune fille, première dans toutes les matières à l'école et qui pourtant n'a pas hésité à tout plaquer et vivre cloisonnée dans sa propre chambre ; ce jeune garçon survivant du tsunami de 2011; cette autre fille qui vit son dernier Hanami....
Je ne connaissais absolument pas Antoine Dole / MrTan, j'avoue que j'ai acheté ce livre principalement pour son titre, qui a fait remonter en moi des souvenirs pas si lointains de ce pays qui a ravi une partie de mon coeur, je n'ai ni regardé le nom de l'auteur, ni la quatrième de couv, juste savoir que c'est un livre qui se déroule au Japon m'a suffit.
Ces huit histoires, je les ai dévoré en une soirée, elles ont toutes fait vibrer ma corde sensible, j'ai été touchée par chacun d'elles, elles m'ont émues, et j'ai même pleuré...
Huit histoires écrites par un français passionné par le Japon, huit histoires qui pourraient être vraiment celles d'adolescents japonais, je recommande vivement, que vous soyez attiré par ce pays ou non.
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ChezLaurette
  11 octobre 2018
Nom d'un sushi sur roulettes, je ne sais pas si c'est la période de rentrée scolaire qui veut cela, mais en ce moment, mes pas me conduisent beaucoup vers des livres autour de l'adolescence. le dernier en date ? Ueno Park, d'Antoine Dole, débusqué dans la tanière du Renard Doré. Ce court roman s'apparente davantage à une succession de nouvelles, qui se déroulent toutes dans ce parc public de Tokyo lors des célébrations de Hanami, cette tradition japonaise consistant à se rassembler pour observer les cerisiers en fleur... arbres majestueux sur les branches desquels souffle un vent de révolte intérieure et de désir d'émancipation, propre à cet âge de la vie qui est aussi fragile que des bourgeons sur le point d'éclore.
Et si je m'improvise poète le temps d'une chronique, c'est que de la délicatesse, Antoine Dole en a semé plein les pages au cours desquelles il se glisse dans la peau de huit jeunes japonais - un par chapitre - aux destins bien différents et qui bouillonnent pourtant d'une même fureur de vivre. Recherche de la perfection, questionnement de l'obéissance, soif d'intégration, quête de singularité, apprivoisement du corps, de l'autre, c'est un tourbillon de sentiments qui galopent sous la plume de l'auteur pour animer ces huit âmes tokyoïtes coincées entre tradition et modernité.

Protagonistes vaillants, j'ai toutefois regretté qu'ils ...
[... suite sur le blog !]
Lien : https://www.chezlaurette.org..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
mimo26mimo26   17 octobre 2018
Station Ueno. À la sortie de la gare, on aperçoit dans les hauteurs quelques branches d’arbres qui griffent le gris du ciel. De minuscules touches roses viennent aussitôt panser ces plaies qui déchirent les nuages. Des pétales, comme des points de suture sur la grisaille. C’est ce que je suis venue chercher, aux premières heures du jour. D’ici, je peux entendre les battements de coeur de la ville, l’énergie qui l’anime et tout ce qui la rend vivante.

Les odeurs de curry et de dashi recouvrent lentement celle de la bruine matinale sur le trottoir, tandis que les échoppes se préparent à l’ouverture. J’avance en regardant mes pieds. Un enchaînement de petits pas entre les taches d’ombre et de lumière qui se dessinent au sol. Dans le train que j’ai pris pour venir, une femme m’a dévisagée avec insistance. Elle devait être surprise que je ne porte pas l’uniforme d’une école alors que la rentrée scolaire a eu lieu il y a quelques jours. J’ai tourné la tête pour regarder au loin, à travers la vitre. Chez moi, on garde nos cris et nos secrets au fond de soi.
Ueno Park n’est qu’à quelques minutes de la gare. Je prends une grande inspiration et, avec elle, mes semelles avalent les derniers mètres pour me mener jusqu’à la grande place. Un cerisier immense accueille les visiteurs, à l’entrée du parc. Son tronc noir se tend vers les bâtiments du quartier comme pour leur dire de reculer, tandis que les fleurs sur ses branches se déploient dans le ciel, prêtes à s’envoler. Un éclatement de douceur contre le paysage de béton froid. Je me
retourne. Vu d’ici, Tokyo n’est plus cette capitale immense qui mâche les corps et les recrache. Cette ville qui m’a tant fait peur ces derniers mois semble retenir son souffle. J’entends sa voix au loin, les bruits de la rue se mélangent pour faire parler Tokyo.Mais qu’a-t-il à me dire ? Et après tout ce temps, suis-je encore capable de l’écouter et de le comprendre ? Ce matin, je suis partie avant que mes parents ne se réveillent. Je ne voulais pas qu’ils insistent pour m’accompagner. Tout au long du trajet qui m’a menée ici, j’ai la sensation d’avoir marché sur la pointe des pieds, en effleurant à peine le sol. À chaque pas, mon coeur sur le point de lâcher.
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mimo26mimo26   17 octobre 2018
Cela faisait exactement deux ans, trois mois et vingt-neuf jours que je n’étais pas sortie de l’appartement.
Devant moi, à perte de vue se déployait une vision de Tokyo qui ne voulait plus rien dire. C’était comme regarder le fond d’écran de mon ordinateur, l’image d’un lieu que je croyais connaître à force de le voir chaque jour mais dont je ne savais rien au fond. En deux ans, trois mois et vingt-neuf jours, j’avais perdu
le fil de mon quotidien d’avant, les visages, les connaissances, les endroits que j’aimais. Les rues se mélangeaient dans mon esprit, un capharnaüm de souvenirs auquel rien ne redonnait de sens.
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mimo26mimo26   17 octobre 2018
Je serre contre moi le bentō que j’ai préparé, emballé dans un carré de tissu. C’est maman qui m’a appris à
le nouer correctement quand j’étais petite. J’imagine qu’elle pense que j’ai oublié ces moments discrets, lorsqu’un peu d’elle devenait subitement un peu de moi. Mais l’empreinte de ses coutumes et de ses gestes est restée. Je ne voulais pas venir ici les mains vides et me tenir là, en flottement, alors j’ai préparé ce repas. Il m’a surtout aidée à occuper mes pensées cette
nuit, quand je ne trouvais pas le sommeil et que ma décision de sortir me paraissait soudain irrépressible.
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BibaliceBibalice   29 juin 2018
“À la sortie de la gare, Ueno Park n’est qu’à quelques minutes. Un cerisier immense accueille les visiteurs. Un éclatement de douceur contre le paysage de béton froid. Vu d’ici, Tokyo n’est plus cette capitale immense qui mâche les corps et les recrache. Cette ville qui m’a tant fait peur ces derniers mois semble retenir son souffle. Tout au long du trajet qui m’a menée ici, j’ai la sensation d’avoir marché sur la pointe des pieds, en effleurant à peine le sol. À chaque pas, mon coeur sur le point de lâcher.”
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ValerielleValerielle   07 août 2018
Quand grand-père est décédé, j'ai compris ce qu'il avait voulu dire toutes ces fois et l'importance de ces moments passés ensemble, à contempler l'éphémère. C'est à cet endroit de nos cœurs qu'il continue d'être présent au monde.
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