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ISBN : 2848655011
Éditeur : Sarbacane (12/04/2012)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 160 notes)
Résumé :
« Papa m’a dit 100 fois comment il fallait que je sois. »
Et surtout, « pas pédé ». La consigne est claire et quand
le narrateur se fait harceler par les gros bras du collège,
il n’a qu’à se débrouiller tout seul. Heureusement que Sarah
est là, qui n’a pas peur, elle. Pour le baume au cœur, c’est bien.
Mais la question reste : comment gagner l’amour d’un père
qui vous rejette pour ce que vous êtes ?
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Critiques, Analyses et Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  04 mai 2013
- Poignant et révoltant, à hurler.
Histoire de harcèlement sur un collégien de treize ans, d'acharnement verbal et physique très violent. Son père lui a pourtant répété "cent fois" que lui, au même âge, on ne l'aurait jamais traité comme ça, qu'il faut se défendre "comme un homme", un vrai, pas "une mauviette". "Son fils sera pas pédé. Il veut pas de ça dans la famille, ça n'arrivera pas." (p. 30)
Au-delà de la douleur physique, domine la honte pour cet adolescent différent : de ne pas savoir riposter, d'être vu par d'autres sous les coups des bourreaux. Mais par dessus tout, il redoute les réactions furieuses de son père qui le voit rentrer en piteux état.
La violence des tortionnaires est extrême, sans limites ; l'union fait la force, mais pour le pire, ici. L'inertie des autres élèves est révoltante, et celle des adultes plus encore - profs, pions, qui, même s'ils n'en sont pas les témoins directs, ne peuvent prétendre ignorer ce cas de maltraitance, les stigmates qu'en porte le garçon. Les réactions de ce père sont inacceptables également, quel que soit son idéal de la "virilité". Il refuse le dialogue, prend le calvaire de son fils à la légère, s'aveuglant sur son extrême souffrance, sous prétexte que c'est la fragilité-même qui susciterait les coups - et quand bien même !?
Un récit glaçant sur la différence en général, l'homosexualité et l'homophobie, la violence juvénile et le harcèlement, la complicité muette des témoins qui se voilent la face - par peur des représailles ?
Un bémol sur la fin qui ne m'a pas semblé en adéquation avec le reste du récit, trop 'rapide'.
Un roman important à faire lire dès 12-13 ans.
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manU17
  23 octobre 2015
A copier 100 fois d'Antoine Dole est un petit livre de 56 pages qui se lit en moins de 30 minutes.
A copier 100 fois d'Antoine Dole est un grand livre qui reste gravé en nous longtemps après sa lecture.
A copier 100 fois d'Antoine Dole, c'est un gamin qui subit quotidiennement la violence de ses « camarades » à l'école simplement parce qu'il est « pédé ».
A copier 100 fois d'Antoine Dole, c'est un gamin qui entend son père scander comme un mantra comment il doit être. Et surtout « pas pédé ».
A copier 100 fois d'Antoine Dole, c'est l'histoire d'un gamin de treize ans qui aimerait simplement que son père l'aime pour ce qu'il est.
A copier 100 fois d'Antoine Dole est une lecture coup de poing dont on ressort le souffle court.
A copier 100 fois d'Antoine Dole…
A copier 100 fois

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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trust_me
  19 avril 2013
« Pourquoi je peux pas te regarder en face et te dire que ouais, papa, ton fils est pédé, que c'est plus dur pour toi que pour moi, qu'on s'aime et que tout ira bien, comme dans les histoires que tu me racontais avant. […] Je veux que t'aies mal papa, je veux que tous les autres aient mal, et Vincent et Laurent et Julien, tous ces connards du bahut. J'veux plus me taire, j'peux plus me taire, parce que ça me tue, vraiment ça me tue. J'ai trop de bleus à l'intérieur. »

Le narrateur a 13 ans. Un collégien pas tout à fait comme les autres. Pour Vincent et sa bande, c'est une fiotte. C'est surtout le souffre-douleur idéal, celui qu'on peut tabasser sans jamais craindre de représailles. Et quand il rentre à la maison, pas question de compter sur un quelconque soutien paternel. Impossible de se faire aimer, impossible de communiquer avec un père qui vous rejette pour ce que vous êtes. Heureusement il y a Sarah, seule petite lumière dans ce monde de ténèbres. Toujours un petit mot pour rire, un petit mot qui fait du bien : « Tu sais, moi aussi j'aime les garçons. »
Antoine Dole frappe fort. Son récit secoue furieusement. le harcèlement, la violence sourde des abrutis, l'incompréhension du père… et cette douleur qui ronge ce gamin au point de lui faire envisager le pire. Une mise à nu aussi directe que subtile, sans un mot de trop, sans complaisance malsaine. On referme l'ouvrage en se disant que si les choses ont un peu avancé dans le bon sens, rien n'est réglé pour autant. Mais on se dit aussi que par les temps qui courent, voila un tout petit roman pour ados qui ne pouvait pas mieux tomber. Juste indispensable !

« Papa m'a dit cent fois : mon fils sera pas pédé, qu'il voulait pas de ça dans la famille, que ça n'arrivera pas. Papa, j'suis désolé. J'ai pas choisi, tu sais. J'ai essayé de changer, j'te jure, mais j'arrive pas, m'en veux pas. J'ai pas mérité qu'on me tape, pas mérité les claques. Non, papa, je mérite pas que tu me regardes comme ça, comme si je servais à rien, comme si j'étais pas ton fils, comme si tu regrettais. »
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Under_the_Moon
  13 juin 2017
Que d'émotions , de frustration, de solitude et de désarroi dans un si petit livre ... Celui d'un collégien qui est "différent" , et sa particularité n'est pas bien vu, car on "voit" qu'il est homosexuelle. Et de ce fait, une bande de garçons s'octroie le droit de le harceler, de faire pleuvoir les coups, les insultes...
Mais le pire dans tout ça, c'est que le jeune garçon ne ressens même pas de soutien du côté de son père qui lui aussi aimerait qu'il soit "comme les autres".
Ce fut une lecture aussi poignante qu'étouffante. J'avais parfois la sensation que la douleur du jeune garçon suintait tellement à chaque phrase qu'elle rendait les pages poisseuse. Je me suis sentis comme une spectatrice passive, et en même temps, l'écriture d'Antoine Dole rend le problème si palpable qu'on ressent cette souffrance comme si elle était la notre.
L'auteur a parfaitement transcris le mal- être du personnage , faisant de son livre une histoire aussi poignante que révoltante. Un livre qui parle de la douleur de ne pas être comme les autres et d'être rejeté pour ce qu'on est ...
Quelques pages qui ont de quoi faire réfléchir sur le sujet du harcèlement.
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orbe
  22 janvier 2013
Antonin est victime d'harcélement de la part des autres élèves qui lui reprochent d'aimer les garçons. Mais ce qui le blesse le plus c'est l'attitude de son père qui estime qu'il suffit d'agir en homme pour régler les différents entre jeunes. Jusqu'au jour où ...

Les thèmes de la violence à l'école et de l'homosexualité passent, au fur et à mesure des 56 pages du récit, en arrière plan pour révéler un sujet plus universel, celui du soutien nécessaire des parents pour aider l'adolescent à se construire.

Lien : http://0z.fr/6-xJt
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critiques presse (3)
Ricochet   22 mars 2013
Ce court texte (50 pages bien denses) possède le souffle des grandes émotions et se lit d’une traite. Il porte un regard très juste et aiguisé sur la difficulté d’être homosexuel à un âge où l’on se cherche et où il est difficile d’accepter sa différence.
Lire la critique sur le site : Ricochet
HistoiresSansFin   19 février 2013
Antoine Dole a cet art précieux de livrer avec délicatesse et poésie tellement plus que ce que l'on peut lire. Il nous prend, nous arrache, nous met aussi - à sa façon - la tête dans la boue pour que l'on comprenne bien. Ce roman ne se veut pas moralisateur, triste ou porteur d'espoir, il est un message.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
HistoiresSansFin   25 janvier 2013
Ce roman ne se veut pas moralisateur, triste ou porteur d’espoir, il est un message. Un livre percutant à côté duquel on vous conseille de ne pas passer !
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
manU17manU17   23 octobre 2015
Je regarde mon ventre, des bleus se perdent dans les vagues de chairs et d'os. Je peux retracer ma semaine de cours en suivant l'itinéraire des yeux : l'ecchymose sur mon avant-bras droit c'est lundi, quand Laurent m'a poussé contre la rambarde du grand escalier, la griffure sur mon flanc gauche c'est mardi, quand Vincent s'est pris pour un ninja avec la pointe de son compas pendant le cour d'arts plastiques, les bleus sur ma hanche droite et sur ma cuisse c'est mercredi, quand ils ont joué à celui qui arriverait à me mettre le plus de side-kicks en une journée, et ils ont trouvé ça tellement drôle qu'ils ont continué le jeudi.
+ Lire la suite
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manU17manU17   07 octobre 2015
J'ai l'impression que je pourrais raconter la même histoire tous les jours : à croire que je suis un caillou de plus dans les graviers de la cour, à qui on veut rappeler sans arrêt que sa place est par terre et pas chez les humains.
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DerouellacdiDerouellacdi   01 décembre 2014
Au bahut j'esquive toute la journée. Je suis devenu expert dans l'art de me rendre invisible une fois sorti de la salle de cours. Je ne me change pas dans les vestiaires mais dans les toilettes du bâtiment des sciences, je ne passe pas par le grand hall si j'en aperçois un de la bande, je connais à peu près toutes les issues du collège et je traîne pas sous le préau ni vers le terrain de basket, je passe la plupart des récrés dans un couloir du troisième étage, assis par terre à attendre que ça sonne pour rejoindre la classe. Mais ça suffit pas. Parce que si c'est pas dans les vestiaires, c'est dans un coin du gymnase, si c'est pas dans le hall, c'est sur le chemin de l'arrêt de bus, si c'est pas dans le couloir du troisième, c'est dans n'importe quel autre, comme si tous les chemins me menaient à la peine.
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StellabloggeuseStellabloggeuse   13 janvier 2013
Papa m’a dit cent fois d’être un homme, et d’agir comme un homme. Oui mais Papa, lequel ? Je veux pas être comme Vincent, n’être fait que de bruits, de cris et de colère. Pourquoi tu m’apprends pas les mots, plutôt ? Les mots qui soulagent, les mots qui apaisent, je voudrais avoir les mots qui soignent, ceux qui ne laissent pas seul. Ceux qui ne me viennent pas quand les choses vont trop loin : « Arrête maintenant, arrêtez, c’est trop ». C’est ces mots-là Papa, que tu dois me donner la force de dire
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ZilizZiliz   04 mai 2013
Je sais qu'il n'est pas fier de moi mon père, qu'il voudrait que je sois différent.
Qu'il préférerait avoir un fils comme Vincent, qui sache cogner, en imposer. Mais je suis petit, maigre, j'ai une voix de crécelle, j'impressionne pas les autres ; quand je gueule ou que j'essaie de rendre les coups, ça les fait juste rire. (p. 25)
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