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ISBN : 2754820914
Éditeur : Futuropolis (02/11/2017)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 13 notes)
Résumé :
1960. À Meudon, dans son pavillon, Céline est au travail. Sous le regard de Toto, son perroquet, Céline est concentré sur son prochain livre, Rigodon, celui qui clôturera sa dernière trilogie. À l’étage, dans la salle de danse, Lucette fait répéter ses élèves.
Alors que le soir tombe, l’orage éclate. Le tonnerre claque comme un coup de canon. À travers la fenêtre, à la lumière de l’éclair, Céline voit la silhouette d’un cavalier, le maréchal des logis Louis-F... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
alberthenri
  03 novembre 2017
"Le chien de Dieu" pour définir Céline, la formule est de Drieu la Rochelle, un écrivain collabo, ça ne va pas arranger sa réputation au père Destouches !
Notez qu'il n'est plus à ça prés, sulfureux maudit il est et restera pour la postérité, même si parler postérité c'est "faire un discours aux asticots"...
Enfin bref...
Après "la cavale du Dr Destouches", les éditions Futuropolis nous gratifie d'une nouvelle bédé consacrée à L.F Céline.
C'est cette fois la fin de sa vie qui en est le sujet.
Céline à Meudon travaille à la rédaction de "Rigodon" son ultime ouvrage.
Il se souvient, et nous emmène dans un dernier voyage dans sa mémoire.
Que l'on ne si trompe pas, le scénario, et le texte (très largement tirés d'écrits et de propos de Céline) n'éludent pas les sujets qui fâchent.
Oui Céline fut antisémite, et s'en explique, même si son explication peut sembler discutable (les "sémites" sont cause des guerres, et agissent comme une secte) il était, comme tant d'autres de sa génération convaincu de son bien fondé.
Ce que je retiens surtout de cet album, c'est la place importante que les femmes ont tenue dans la vie de l'écrivain.
Elles sont toutes là, ses amoureuses, Elisabeth Craig, la danseuse américaine à qui il dédit "Le voyage", Lucette fidèle parmi les fidèles, sa grande amie Arletty...
"Le chien de Dieu" n'apprendra pas grand-chose aux céliniens, soyons franc.
Il n'en reste pas moins une oeuvre d'une grande qualité tant littéraire que graphique.
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MurielT
  15 janvier 2018
Le chien de Dieu - Jean Dufaux & Jacques Terpant
Évocation de la vie de Louis-Ferdinand Céline.
Sur la quatrième de couverture il est écrit : « Jean Dufaux livre un portrait personnel de l'écrivain... »
Les dessins de Jacques Terpant sont très réalistes et emplis de sensibilité
Je ne connais de Céline que son antisémitisme et le titre de son roman le plus célèbre « voyage au bout de la nuit ».
Mais cette bande dessinée trace un portrait saisissant d'un homme sûrement traumatisé par la première guerre mondiale, il est à la fois aigri et révolté contre la société, mais il n'hésite pas à aider les plus pauvres et les marginaux.
J'ai beaucoup aimé cette BD qui fait découvrir un personnage,sans le juger en bien ou en mal.
C'était un grand écrivain et un humain plein de contradictions.
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Marc-Sefaris
  20 avril 2018
Un bel album, au trait précis et esthétique, et qui dépasse la simple séquence biographique (fin de l'existence de l'écrivain). Via des rencontres et des souvenirs, Dufaux, visiblement connaisseur, s'efforce de donner des "entrées" à l'univers de Céline, en équilibrant les moments oniriques (le double de Céline plus jeune, la galère de la mort) et les passages plus réalistes (activité de médecin, relations avec l'édition). Comme on est dans la tête de Céline, narration entièrement à la première personne, le scénario adopte volontiers sa logique, ses obsessions, son système de défense face aux accusations les plus répandues - ce n'est pas un scoop, mais toujours intéressant à observer: de l'eau a coulé sous les ponts, Céline le sulfureux a droit à la parole, y compris pour justifier ces aspects les plus sombres: cette BD aurait été inimaginable il y a trente ans... Bien sûr, le caractère outré, paranoïaque du personnage ressort également, ce qui équilibre le portrait.
Ce souci de l'équilibre est à la fois la force et la limite de l'ouvrage, que l'on retrouve dans l'emploi quasi systématique des citations de l'oeuvre placées dans la bouche de Céline (et parfois d'autres personnages); procédé pédagogiquement excellent, mis en oeuvre parfois habilement, parfois de manière trop forcée et artificielle; j'ai eu l'impression de phrases à placer absolument dans la conversation (l'amour, "l'infini mis à la portée des caniches" par exemple, qu'on attend... et qui arrive au moment de parler de l'amour, évidemment...). du coup, il y a quelque chose de sage, trop sage par moments, dans cette BD (le dessin de Terpant, magnifique et soigné, a d'ailleurs quelque chose de figé - la dynamique syncopée célinienne manque, notamment quand il est question de danse).
Cela reste une bande dessinée de valeur, qui permet de redécouvrir une partie de la richesse de l'oeuvre ou donne envie de s'y replonger.
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LettresItBe
  18 janvier 2018
Par bien des abords la figure de Louis-Ferdinand Céline avait déjà été évoquée en librairie. Mais du côté du Neuvième Art, encore rares étaient les initiatives jusqu'à présent. Jean Dufaux et Jacques Terpant corrigent la donne avec le chien de Dieu publié chez Futuropolis. Bien plus que le récit dessiné de la fin de vie de l'auteur du Voyage au bout de la nuit, c'est un véritable miroir de toute une époque qui vous attend dans ces quelques planches. Lettres it be vous convie au voyage.

# La bande-annonce

1960. À Meudon, dans son pavillon, Céline est au travail. Sous le regard de Toto, son perroquet, Céline est concentré sur son prochain livre, Rigodon, celui qui clôturera sa dernière trilogie. À l'étage, dans la salle de danse, Lucette fait répéter ses élèves.
Alors que le soir tombe, l'orage éclate. le tonnerre claque comme un coup de canon. À travers la fenêtre, à la lumière de l'éclair, Céline voit la silhouette d'un cavalier, le maréchal des logis Louis-Ferdinand Destouches, du 12e cuirassier, qui semble l'attendre au bout du jardin.
Et Céline se replonge dans son passé : la boucherie de 14, la rencontre avec Élisabeth Craig, l'écriture du Voyage au bout de la nuit, son quotidien de médecin, les dérives de la seconde guerre, la fuite à Siegmaringen, l'objet de ce dernier livre, Rigodon. Et bien sur, Lucette, sa compagne, présente dans les pires moments, qui fait répéter ses élèves à l'étage.

# L'avis de Lettres it be

Un scénariste de BD belge comptant à son actif une oeuvre-fleuve (plus de 200 ouvrages différents à ce jour !) s'étalant des thèmes les plus noirs aux univers les plus complexes et qui revient, à travers cet ouvrage, sur son amour originel pour la littérature. Un dessinateur drômois qui illustre tout cela avec un trait criant de réalisme et débordant d'humanité, malgré tout. C'est, en quelques mots, le cocktail détonnant qui donne la genèse d'un ouvrage remarquable du début à la fin. Difficile de contenir son enthousiasme lorsque, au travers des mêmes pages, peuvent se réunir amoureux de Littérature et admirateurs des phylactères.

En effet, le chien de Dieu surprend par son abord du destin, du moins de la fin de la destinée, de Céline, l'immense auteur français, cette météorite qui depuis le XXème siècle ne cesse de questionner et renvoyer dos à dos les admirateurs de son génie et les détracteurs de ses agissements hors-oeuvre. Un sujet brûlant, si l'on en croit l'actualité récente, mais qui ici ne tombe jamais dans l'hagiographie subjective ou l'ouvrage désintéressé. Dans le ton, la mesure permanente employée suffit à limoger les différentes objections. On redécouvre donc un auteur que l'on pensait (trop/pas assez) connaître, on le redécouvre d'une manière fraîche et originelle. le découpage est classique et incorpore quelques « flashbacks » bien sentis, la colorimétrie changeante selon les époques est tantôt claire mais plus généralement sombre, comme un ensemble de gravures anciennes. Les tons bronze, noir et gris qui dominent dans l'album captivent l'oeil de la première à la dernière planche, sans jamais faire trop austère. Au contraire. Sur le fond, comme sur la forme, c'est un plaisir dessiné. de toute évidence.

La suite de la chronique sur le blog de Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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LiliLee
  27 janvier 2018
Je voulais en apprendre un peu plus sur Céline en lisant cette BD car j'aime bien aborder un auteur ou un artiste par ce biais-là avant de me lancer plus en avant dans son oeuvre. Au final, je me suis bien ennuyée. J'ai trouvé le personnage aigri et même si cela reflète certainement le carcactère de Céline, rien dans la façon dont la BD est menée ne m'a donné envie d'aller creuser un peu plus. Les flashbacks donnent un rythme décousu à l'histoire et même le dessin, pourtant de qualité, ne m'a pas accrochée. Dommage...
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critiques presse (4)
ActuaBD   07 décembre 2017
Un portrait fasciné dans la droite ligne d’une iconographie patiemment entretenue par les admirateurs de l’écrivain mais quelque peu égratignée par les travaux historiques récents.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   05 décembre 2017
Dans Le chien de Dieu, la voix du biographe est juste et sensible. Pas d’hagiographie ou d’assassinat, simplement le portrait d’un être profondément banal et malheureux qui n’a pas compris qu’il vaut parfois mieux se taire.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom   21 novembre 2017
S’attaquer au personnage de Louis-Ferdinand Céline n’est pas une mince affaire. Seuls deux auteurs confirmés, comme Jean Dufaux et Jacques Terpant, pouvaient relever le défi. Ce portrait chaleureux et fidèle devrait combler les inconditionnels de l’écrivain.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Sceneario   06 novembre 2017
Un très grand album, unique, qui nous parle d'un grand romancier du XXème siècle, que je vous recommande fortement.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
alberthenrialberthenri   03 novembre 2017
A présent, c'est à la radio et à la télévision que ça se construit une carrière. C'est là qu'ils sont les écrivains dans la lucarne à déballer leur camelote, leurs petites misères, leurs feignasseries, qu'ils en sont même touchants à force de lorgner leur courbes de vente, les seules courbes qui les fassent bander les galeux !
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alberthenrialberthenri   04 novembre 2017
Il y a du religieux chez Céline. C'est un homme qui ressent les choses sérieusement et qui, en étant empoigné, est contraint de crier sur les toits et de hurler au coin des rues la grande horreur des choses. Au moyen-âge il aurait été dominicain, chien de Dieu.

Drieu la Rochelle
Nouvelle Revue Française, mai 1941.
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NievaNieva   14 mars 2019
On s'est baladés. Il y avait un charme dans la nuit que je voulais qu'elle saisisse.
— Et puis aussi, je vais vous acheter une bicyclette.
— Une bicyclette ?... Comme vous ne roulez qu'en moto, je vais avoir du mal à vous suivre.
— Faudra pédaler.
Et on s'est retrouvés comme Gabin et Morgan, les yeux dans les yeux, loin du monde, là où il y a une possibilité de bonheur.
Et Lucette, si belle, m'a dit :
— Attention, Louis ! Si vous me prenez, je reste.
Je l'ai regardée un long moment. Puis j'ai dit :
— Reste.
Et elle est restée. Et ça, je ne l'ai jamais regretté.
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MurielTMurielT   15 janvier 2018
Et c’est ainsi que je me suis retrouvé chez Denoël à signer mon contrat. Le Voyage commençait , un autre voyage, tout aussi exténuant que l’autre. Au début, les ventes n’ont pas été extraordinaires. Mais le bouquin fut remarqué par la critique.
Il plaisait même à certains et pas des moindres. Bernanos, Thibaudet, Daudet, Descaves, pas tous fondus du cerveau, en somme
Commenter  J’apprécie          10
PsychikFabPsychikFab   24 décembre 2017
Grâce et légèreté c'est ainsi qu'il devrait être, le monde. Mais le monde n'est que vacarmes et insultes!
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