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ISBN : 2070429083
Éditeur : Gallimard (11/03/2004)

Note moyenne : 2.65/5 (sur 17 notes)
Résumé :

Au collège de Clerval, près d'Orléans, Eric Capadis, jeune professeur d'histoire géographie, vient de se suicider en se jetant par la fenêtre de sa classe. Il est aussitôt remplacé par un autre enseignant du même établissement, Pierre Hoffmann, qui raconte l'histoire. D'abord par dévouement, puis mû par une obscure intuition, Pierre Hoffmann s'intéresse à l'entourage de Capadis, à ses p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
latina
  04 octobre 2011
A vrai dire...j'ai été "dérangée" par cette histoire. Dérangée par ce prof qui n'aime pas particulièrement son métier, qui est désabusé avant l'heure, qui n'aime pas vivre, dirait-on. Dérangée par ces élèves bizarres, qui n'aiment pas vivre non plus et qui, sans aucune morale, n'ont aucun scrupule à éliminer ceux qui n'entrent pas dans leurs vues. Dérangée par ce principal du collège qui est soumis aux parents d'élèves...Bref, c'est un roman assez glauque, bien écrit (Quel art de dresser les portraits en quelques lignes assassines ! Quel sens de la métaphore ! ). Mais duquel je suis sortie, soulagée d'avoir fini.
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Prunille
  16 octobre 2016
Mon premier ressenti à la lecture de ce roman a été l'ennui, comme le sentiment qui se dégage de la vie du narrateur. Après le suicide d'un jeune professeur de collège dans son établissement, et alors qu'on s'attendrait aux conséquences sur tous les acteurs du collège, l'histoire traîne en longueur. le suicide semble lié aux comportements d'une classe en particulier, mais les informations sont livrées au compte-gouttes et il faut attendre la sortie scolaire de la dernière partie pour en savoir plus.
Le narrateur, lui aussi professeur, reprend la classe de son collègue, et cherche à mieux comprendre ces élèves, mais se perd dans des réflexions sur sa vie personnelle, sa relation étrange avec sa soeur, et ses désabusements face à son métier d'enseignant. Lui comme tous les autres personnages, en particulier professeurs et élèves, expriment ce même désabusement sur leur vie actuelle mais aussi sur leur avenir qui m'a laissé un sentiment de tristesse et surtout de malaise . Il se dégage au final un tel pessimiste de ce roman que je l'ai achevé avec soulagement.
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aliasdam
  20 octobre 2018
Suite au suicide d'un professeur sur son lieu de travail, Pierre devient le remplaçant d'une classe de collège particulièrement étrange.
Tout d'abord, le héros : un homme blasé par sa vie, blasé par son entourage avec qui il tente d'éviter de se lier profondément, une relation incestueuse frère/soeur, L'heure de la sortie n'est pas un roman facile. Sans parler de cette classe, avec son début auréolé de mystère. le récit pourrait basculer dans le fantastique. Il tombe plutôt dans le pamphlet syndicaliste & sociologique. Déroutant, âpre, juste, cette lecture loin de tout repos repose sur un narrateur difficile à percevoir. Ce qui rend certainement le cheminement plus difficile à lire. Pourquoi ce professeur s'est-il suicidé? le héros mène son enquête en se rapprochant de ces élèves aussi matures qu'antisociaux. La fin, redoutable, laisse un goût amer en tête. Les paragraphes s'enchaînent où nos sentiments alternent béatitude, je-men-foutiste & somptuosité.
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Christophe_bj
  22 décembre 2018
Le style est souvent beau mais pas toujours (une tendance à l'afféterie) – avec parfois d'inexplicables fautes de français (par exemple « quelque chose de » + adjectif au féminin, systématiquement « fît » au passé simple – un comble pour un professeur de français…). le mélange de passés simple et composé est dérangeant. Mais surtout l'histoire s'englue et ne parvient pas à maintenir l'attention du lecteur, d'autant qu'elle étonnamment peu crédible.
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cdisaintemarguerite
  07 septembre 2015
L'histoire d'un professeur et de sa classe nous plonge dans l'étrange malgré le cadre ordinaire dans lequel se déroule l'action.Hitchcockien !
D. ROYER
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
latinalatina   04 octobre 2011
On dit souvent que le culte des objets s'enracine dès l'enfance et qu'ils enchâssent les périodes marquantes de l'existence, comme une sorte de métaphore personnelle. Un jour, il faudrait que quelqu'un retrace l'importance anthropologique des airs musicaux et la place qu'ils occupent dans les biographies familiales. Récemment, j'ai entendu parler par hasard du joueur de pipeau de "Bonne nuit les petits". Il s'appelle Antoine Berge et a soixante et onze ans. Il avait demandé sur le tard 150 000 francs de droits d'auteur au tribunal de grande instance de Paris. Il ne lui avait finalement été accordé que 632,50 francs.
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latinalatina   04 octobre 2011
La radio diffusait "California Dreamin'" des Mamas and the Papas, un morceau qui, inexplicablement après autant d'années, me faisait éprouver un pincement de terreur mélancolique chaque fois que j'en entendais les premières mesures. Je me suis levé pour l'éteindre avant le solo de flûtiau qui avait toujours eu le même effet sur moi : je fondais en larmes et je voulais mourir.
Cet air me rappelait la flûte de "bonne nuit les petits" qui venait achever de sa tristesse poignante chaque soirée de ma petite enfance vers huit heures. J'allais me coucher - accompagné de milliers d'enfants de ma génération, je le sus bien plus tard - après que le débonnaire Nounours m'avait jeté une poignée de sable pour que je m'endorme.
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latinalatina   04 octobre 2011
Je me souvenais de lui comme de quelqu'un de jeune avec des pattes-d'oie, un mental grisonnant, des rides et une peau qui semblait avoir essuyé tous les coups de vent d'une existence vécue sans discernement. Ayant dix ans de plus que moi, il appartenait à cette génération qui, la première, avait tourné la bonté et la gentillesse en dérision, et dont l'heure de gloire se situait au milieu des années quatre-vingt.
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latinalatina   04 octobre 2011
Allongé sur un tapis pseudo-persan que j'avais acheté à un soudeur au chômage pour m'en débarrasser, je cochais des destinations peu onéreuses (Liechtenstein, Andorre, Valenciennes) sur un catalogue Fram. Ce n'était pas le mépris de la populace qui m'encourageait à éviter les plages ensoleillées - il est vrai que quand on bronze, on a toujours un peu l'air con - mais la peur de me sentir encore plus seul sous un climat propice aux relaitions.
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latinalatina   04 octobre 2011
Elle souleva une immense valise grenat avec des sangles si serrées que je fus presque surpris de ne pas entendre le cuir pousser des hurlements de douleur.
Le poids de son bagage faillit l'emporter en arrière. Elle vacilla quelques instants, la valise contre elle, donnant l'impression comique qu'elle était en train de faire quelques pas de danse avec un obèse un peu gris.
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