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Roland C. Wagner (Autre)
EAN : 9782381631233
384 pages
Le Bélial' (14/03/2024)
3.63/5   40 notes
Résumé :
Imaginez un monde où les organes de presse auraient le pouvoir de copyrighter l'information... Un monde où il serait possible de déléguer les tâches subalternes auprès de clones et mener ainsi plusieurs vies de front... Un monde où l'avenir serait prédéterminé en fonction d'un ADN attribué. Un monde dans lequel il serait concevable de parcourir l'univers en s'incarnant dans des entités extraterrestres. Un monde qui, ayant banni la mort, punirait le suicide par une p... >Voir plus
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Le monde, tous droits réservés - ****
Les médias dans le futur. L'information s'achète comme toute autre marchandise, laissant place à une dérive absurde entre ceux qui font l'actu et ceux qui la diffuse. Un jeune loup fraîchement sorti de son école de journalisme fait équipe avec un vieux reporter aguerri.

Membres à part entière - ***
L'humanité se trouve privée de l'usage de ses membres inférieurs, suite à une épidémie. Les derniers Debouts sont relégués a des taches subalternes quel que soit leurs compétences. Jean-Paul est un des rares Debouts, et son ambition est freinée par son statut de Tige. Pourtant il trouvera le moyen d'évoluer dans cette société.

Edgard Lomb, une rétrospective - *****
Edgar Lomb est l'homme par qui le voyage interstellaire est désormais possible. Cobaye volontaire du docteur Tramont, il expérimente le faisceau translateur. Cet appareil, lorsqu'il est dirigé vers un monde habité, permet de se transférer dans le corps d'un de ses habitants.
L'expérimentation suivait sont court normal, jusqu'au jour ou Edgar ce transfert dans une fanelle.

L'unique - ****
Dans une société où l'on ne peut choisir son enfant que sur catalogue grâce au progrès du génie génétique, concevoir un enfant naturellement relève de l'illégalité. C'est donc l'heure du procès pour Adeline, Lucien son fils et le docteur Veddour. C'est l'un des textes qui ouvre le plus la réflexion sur l'avenir. Comment allons nous aborder la venue du génie génétique.

Les déracinés - *
L'ère de la phytobiologie est arrivée. L'art de combiner les gènes de plantes a ceux des hommes donnent naissances aux Dendroïdes. Mais lorsque les sujets d'expérience se rebiffent ça tourne mal.

Esprit d'équipe - **
Avoir des clones pour effectuer vos basses besognes c'est bien pratique. Mais Lorsque Léon, l'original, veut reprendre sont indépendance les choses ne tournent pas comme il l'entendait.

Fantômes d'univers défunts - *****
Une bande de copains férus d'astrophysique se réunis régulièrement pour parler de leur passion commune. Un texte sur l'amitié et les relations humaines qui dérive rapidement sur de la Hard-Science grandiose. Lorsque le monde est sur le point de mourir, rien n'est perdu car il est encore possible de créer un univers parallèle dans lequel il vous sera possible de prendre la place de votre double.

La bête du recommencement - ***
Imaginez un animal qui vous permette de recommencer votre vie, d'effacer vos erreurs, de reconquérir votre amour perdu. Etes vous bien sur de le vouloir vraiment ?

Eclats lumineux du disque d'accrétion - ****
Les désoeuvrés ne sont plus laissés à l'abandon puisque chacun d'entre eux peut avoir accès à un logement et se voit attribuer des tickets de rationnement mensuels. Mais cette pseudo prise en charge n'est que de la poudre aux yeux, la cité des désoeuvrés n'est qu'un ghetto édifié pour ne pas déranger les villes et leurs travailleurs. La pression monte et l'affrontement n'est pas loin.

La dernière mort d'Alexis Wiejack - ****
Le suicide est interdit par la loi, et ce même si vous parvenez à vos fins. Vous serez alors ressuscité pour purger votre peine. Et attention à vous si vous récidivez trois fois. La fin est grandiose et effrayante.

En sa tour, Annabelle - ****
L'amour d'un jeune homme pour sa soeur folle. Très court, poétique et magistral, rien de bien SF mais il aurait été dommage d'amputer le recueil de ce texte magique.

La fin du Big Bang - ****
Un jeune étudiant en astrophysique et une bibliothécaire sont ballottés d'un univers parallèle à un autre. Ensemble ils vont tenter de comprendre ce phénomène.


10 petites merveilles composent ce recueil. En effet, seuls Les déracinés et Esprit d'équipe sont un ton en dessous des dix autres nouvelles. La première, car la phytobiologie n'est guère convaincante. La deuxième, car le texte aurait sans doute mérite d'être plus approfondit. Et puis même si cette nouvelle est plus ancienne, elle souffre de la comparaison avec l'excellent le peuple d'argile de David Brin.
Voila pour le négatif car le reste n'est que pur bonheur de lecture.

Claude Ecken a un don, celui de la prospective. Il pousse ces sujets d'étude (les medias, le génie génétique, l'exclusion, l'immortalité, le clonage…) à l'extrême pour voir où cela nous mènera. Et il agrémente le tout avec des histoires fortes, des personnages attachants et une certaine touche de poésie.
Je vous met au défi de ne pas tomber sous le charme de En sa tour, Annabelle, de ne pas être envoûté par Fantômes d'univers défunts ou encore de ne pas être hanté des jours durant par Edgard Lomb une rétrospective, L'unique, Eclats lumineux du disque d'accrétion, La fin du Big Bang et La dernière mort d'Alexis Wiejack. (oui tous en fait…)

Voila en tout cas un excellent recueil qui donne envie de découvrir cet auteur (si ce n'est pas déjà fait).

LISEZ ECKEN
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Après mon petit billet sur les Ebooks de ce matin, je reviens sur ce recueil dont je viens de tourner la dernière page, celui de Claude Ecken.
J'ai décidé qu'il ferait partie de mes coups de coeur, car malgré des nouvelles inégales, celles que j'ai aimées sont pour moi des chefs d'oeuvre d'inventivité et d'anticipation.

C'est simple, mes nouvelles préférées sont :
==>le monde, tous droits réservés. La première du recueil, tout simplement l'exemple même d'une histoire en deux temps avec une réflexion sur notre société.
==>La bête du recommencement. Qui en quelques pages, m'a fait voyager et sourire plus que certains romans ne l'ont fait en trois cents…
==> Éclats lumineux du disque d'accrétion. Tellement intelligente, bien menée et réaliste qu'elle m'a fait l'effet d'un choc.
==> La Dernière mort d'Alexis Wiejack. Pour son ton, si dur, si noir et toujours si réaliste.
==> La fin du big bang. Ma préférée avec la première. J'y ai senti une émotion que je retrouve rarement dans un texte ainsi qu'une imagination si débordante d'inventivité, que cette nouvelle va surement me pousser à me procurer les autres livres de Monsieur Ecken, et ce incessamment sous peu.

Vous l'aurez compris, pour ceux qui aiment la SF, achetez-le ! Et pour ceux qui aiment l'anticipation, érigez un autel à ce livre ! Il n'en mérite pas moins.
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Avec le monde, tous droits réservés, plongez avec claude Ecken dans un recueil de nouvelles assez inégales. Certaines, très scientifiques, vous emmèneront très loin dans l'interrogation de notre réalité et des lois qui la régissent, d'autres plus légères vous divertiront mais s'oublieront rapidement.
Dans la majorité des cas, vous serez quand même bluffé par les univers que Claude Ecken parvient à brosser en quelques paragraphes. Si les nouvelles les plus ardues scientifiquement vous effraient, passez à la suivante qui vous rassurera et vous fera voyager. de belles pistes de réflexions mises en oeuvre dans les différentes nouvelles.
En bonus, les dernières pages vous suggèrent quelques idées de scénarios si vous vouliez vous lancer dans l'écriture !
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Comme souvent dans les recueils de nouvelles, ces dernières sont d'un niveau inégal. Elles partent toutes avec un concept bien pensé mais c'est dans le développement des intrigues que le livre tire ses faiblesses. Les histoires perdent de leur intérêt à mesure que l'on progresse dans leur lecture.

Trois nouvelles sortent toutefois du lot: "La fin du Big Bang", "Fantômes d'univers défunts" et "La dernière mort d'Alexis Wiejack". le reste va du correct ("Le monde, tous droits réservés") au franchement mauvais "En sa tour, Annabelle".

Dans tous les cas, on ne peut enlever à Claude Ecken sa volonté et son effort de documentation pour nous livrer des échanges à contenu scientifique, pointu mais passionnant. Certains peuvent entraîner une réflexion du spectateur, notamment lorsqu'il aborde le Big Bang.

Un recueil moyen car un tri plus rigoureux aurait était nécessaire. Je conseille la lecture des trois nouvelles citées plus haut.
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Le monde tous droit réservés ****: Dans ce monde, les journalistes payent leurs interlocuteurs pour leurs témoignages, et en échange réservent les droits d'auteurs pour leur reportages.
Membres à part entière *****: Un virus a privé presque tous les humains de l'usages de leurs jambes. Vivre en fauteuils roulants est devenu la norme, et plus rien n'est adapté pour ceux qui se tiennent encore debout.
Edgar Lomb, une rétrospective **: Un appareil permet d'échanger les esprits de deux individus à distance. Un laboratoire s'en sert pour intervertir l'esprit de volontaires humains avec ceux d'extraterrestre à l'autre bout de la galaxie. Je me suis ennuyée, le problème vient surtout qu'on n'est pas au coeur de l'action: c'est raconté à la manière d'un guide conférencier qui raconte un passage historique de l'évolution scientifique.
L'unique *****: Dans un monde à la Gattaca où tous les humains naissent avec un génotype parfait, Lucien est né naturellement, sans contrôle génétique. Voici le procès de sa mère: a-t-elle bien fait de prendre cette décision?
Les déracinés **: Des hommes ont fait l'objet d'expériences scientifiques: on leur a donné des aspects végétaux. Nouvelle très courte, avec presque aucune explications. le temps que je comprennes le propos, elle se finissait abruptement.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
La perpétuation de l'espèce se poursuivait pour elle-même, sans autre visée dans l'avenir que le perfectionnement du système, l'élimination de l’inutile et du superflu. Pour que vive l'ensemble de la population, le poète devait mourir.

(La Dernière mort d'Alexis Wiejack)
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Après avoir asservi la nature, nous avons modelé le réel. Nous dominons toute la création puisque, qu’il soit provoqué ou non, nous avons le contrôle de l’événement. Il dépend des critères économiques, politiques et sociologiques que nous avons définis comme base du réel. Il ne doit plus rien au hasard ou aux circonstances, ou si peu.
Puisque le journaliste n’est qu’un artisan de cette invention permanente qui tiens lieu de réalité, il ne reste plus, pour rendre compte du réel, qu’à utiliser la fiction.
C’est bien pourquoi, d’ailleurs, cette histoire est inventée de toutes pièces.
C’est comme ça que je regarde le monde en face.
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P 37 La liberté de presse ne signifie pas le libre plagiat. Les journux d’information se répétaient tous. Leur seule spécificité était le filtre politique, interprétant les nouvelles selon la tendance de leur parti. Il existait autant d’interprétations que de suppo rts. Le plus souvent, aucun des rédacteurs n’avaient vécu l’événement : chacun se contentait des télex adressés aux agence de presse. On confondait journaliste et commentateur. Les trop nombreuses prises de positions plaidaient en faveur d’une pluralité des sources mais cet argument perdit du poids à son tour: il y avait ressassement et affadissement et non plus diversité. L’information était banalisée au point d’être dévaluée, répétée en boucle à l’image d’un matraquage publicitaire, jusqu’à diluer les événements en bouillie d’informations qui accompagnait l’individu tout au long de sa Journée. Où était la noblesse du métier de journaliste ? Les nouvelles n’étaient qu’une toile de fond pour les médias, un espace d’animation dont on ne percevait plus très bien le rapport avec le réel. Il était temps de payer des droits d’auteur à ceux qui se mouillaient réellement pour raconter ce qui se passait à travers le monde.
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P 396 les livres ont toujours changé le monde, s’amusa Denise. Tous, nous avons vibré, pleuré et ri à la lecture d’œuvres qui exaltaient nos émotions. Des héros imaginaires nous ont édifié par leurs exploits. Les histoires nous façonnent de la même façon que certains épisodes de notre vie. Elles font également partie de nos expériences. Elles deviennent réelles dès qu’elles ont frappé l’imaginaire d’un lecteur.
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Un journaliste sans imagination, c'est comme un évènement sans lieu ni date : ça n'a aucune valeur.
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Videos de Claude Ecken (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claude Ecken
Festival des Utopiales à Nantes.
Stocker des exaoctets, construire des transistors de plus en plus petits, de plus en plus rapides… Les performances informatiques doublent tous les deux ans environ, ce qui a permis l'extraordinaire développement de l'informatique et la numérisation du monde. Cela s'arrêtera-t-il ? La Singularité sera-t-elle atteinte ou restera-t-elle un horizon à jamais indépassable ?
Avec : Frédérick Garcia, Killoffer, Dominique Lestel Modération : Claude Ecken
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