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EAN : 9782266312868
272 pages
Éditeur : Pocket (02/09/2021)
4.26/5   23 notes
Résumé :
La rue de l'école, elle monte. Ou elle descend, c'est selon. En haut, les façades des immeubles sont un peu noires. Plus bas, les villas s’ouvrent sur des allées de graviers blancs.

Les habitants y trimballent leur passé et y bricolent leur présent. Au n°7, Karine et son fils, Naël, essaient de repartir de zéro, ou plutôt de ne plus y rester. Juste au-dessous, Kamel apprend à être seul avec ses filles, Siryne et Nour. Au n°24, Julie, la maman parfait... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Jeanfrancoislemoine
  13 septembre 2021
Si j'ai choisi ce livre de poche , c'est pour cette sublime couverture représentant cet enfant courant vers l'école . Retard ? Hâte d'aller apprendre ? de retrouver les copains ? ...Bon , ça c'est pour l'anecdote car , ceux qui me font le grand plaisir de lire mes propos le savent , j'ai l'habitude de lire la quatriéme et là....Franchement , déception car cette quatrième en dit vraiment , mais vraiment trop . C'est incroyable et je pousse " mon coup de gueule " ...Quelle frustration !
Une incroyable maladresse pour ...ne pas dire plus.Bon , passons , moi , de toute façon, j'étais " ferré " par la couverture et ....On y va . Une rue , un quartier , des habitants , de toute nature , de sexe , d'age , de niveau social ,d'origines différents , un melting pot original , et au bout , l'école et ... Françoise...Et...Marie ...Chacun , chacune son histoire ...dans laquelle nous prénétrons. Il suffit de suivre le numéro des entrées . La première partie du roman est géniale, on frappe à toutes les portes , on entre , on " prend les traces " , on se reconnaît...ou pas , on vit , on vibre , on compatit...
La seconde partie se recentre plus particulièrement sur certains personnages et c'est une autre histoire qui , tout de même, nous conduit aussi vers cette école que certains fuient , que d'autres regrettent , que les instances veulent reconstruire , tout comme la rue , du reste ....Mais le risque n'est - il pas grand de perdre ...des coeurs qui ne demandent qu'à vivre....
Vous l'aurez compris , j'ai préféré la première partie avec toutes ces rencontres si différentes et si originales ...Pourtant , la seconde ne m'a pas rebuté, non mais...
C'est un très joli livre , bien pensé, qui met à l'honneur l'école laïque qui s'étiole mais se " redresse " , où des maitres et maitresses se débattent pour fédérer....dans une rue où l'on se contente de " changer les façades " pour favoriser " le paraitre " sans tenir compte de " l'être " , l'être qui se bat comme il peut , avec ses armes , ses qualités, ses défauts, ses espoirs ou sa détresse...
C'est un " petit " livre qui se lit avec plaisir , bien écrit, prenant , plein d'une foule d'émotions, avec des personnages " forts " à défaut d'être tous attachants ....Une micro - société....
Un bon livre , avec une mauvaise quatrième. Je l'ai déjà dit ? Oui , bon , mais ça fait du bien de le répéter...Ah oui , la rue , elle monte ou elle descend ? Allez , regardez la couverture ...C'est pas marqué sur la quatrième, ça ...mais ....je connais votre " flair " .
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Waterlyly
  26 avril 2020
Une rue, une école. C'est dans ce décor que va planter l'auteure l'intrigue de son roman. Au fil des pages, le lecteur va rentrer dans cette vie de quartier, partager avec ses habitants leurs joies mais également leurs drames respectifs, et toujours avec pour point d'orgue la petite école du quartier.
Je ressors totalement conquise de ce roman qui est plus profond qu'il n'y parait. Au travers de ses personnages, Anouk va réussir à aborder une multitude de thématiques difficiles et sensibles tout au fil du récit égrenant le quotidien de personnages en difficulté.
Il y a Julie, mariée et deux enfants, qui ne se sent plus désirée et comprise par son mari. Il y a Karine, jeune femme totalement perdue et dépassée par son fils qu'elle n'arrive plus à gérer. Il y a Kamel, dont la femme est en hôpital psychiatrique, et qui a la charge de ses deux petites filles. Il y a aussi Pitù, l'épicier du quartier. Pour finir, il y a les professeurs et la directrice de l'école. L'auteure réussit à installer un véritable microcosme où chaque personnage a son importance.
Le système narratif est très plaisant. On passe d'un personnage à l'autre, pas de lassitude possible. S'il est vrai qu'à un moment, la narration va se centrer sur Kamel, dû à un événement qui survient, chaque personnage a malgré tout sa place. Ils sont remarquablement construits et j'ai ressenti beaucoup d'empathie à leur égard. Il est vrai que je me suis davantage attachée à certains d'entre eux, comme par exemple Kamel, mais malgré tout, chacun apporte quelque chose.
La plume est simple, fluide et assez descriptive. Peu de dialogues viennent ponctuer cette histoire, mais c'est écrit d'une manière très visuelle et j'ai réussi à totalement m'immerger dans ce quartier. L'auteure débute chaque chapitre non pas par le nom du personnage abordé, mais par l'indication du numéro de la rue et de l'étage où il réside. C'est déroutant au départ, mais finalement, après un petit temps d'adaptation, j'ai trouvé ce procédé original.
Un roman qui mettra en exergue le quotidien d'un quartier, avec une école pour point d'orgue. Je me suis totalement attachée aux personnages et ce roman est une petite pépite d'originalité et de sensibilité.
Lien : https://mavoixauchapitre.hom..
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Sharon
  15 février 2020
Ce roman est l'histoire d'une rue, d'un quartier, d'une ville dans la ville, presque, unie par une école – par opposition à la campagne, où les enfants doivent se rendre dans d'autres communes que la leur, selon leur classe, pour cause de regroupement scolaire.
C'est le récit aussi de la gentrification d'un quartier, là où certains résistent encore. Améliorer le cadre de vie, c'est bien, à condition de ne pas chasser certains habitants qui n'auraient plus les moyens d'y vivre. le mot « lien social » n'est pas prononcé, pourtant il en est qui arrive très bien à le nouer, à le maintenir, sans le dire, sans presque y penser.
L'école justement. Il est question de l'antagonisme entre l'école publique et l'école privée. Pourquoi choisir la seconde ? parce que les résultats obtenus sont meilleurs, paraît-il, parce que la mixité sociale est quasi nulle surtout. Rester dans l'entre-soi de ceux qui ont réussi et qui ont les mêmes intimes convictions, qu'y a-t-il de mieux pour reproduire à l'identique le schéma de la réussite ? Oui, je développe un peu trop cet aspect, qui n'est que secondaire dans ce roman magnifique, qui nous parle de tant d'autres faits, notamment avec Marie, la directrice de l'école publique. Marie est un personnage emblématique, qui impose les règles, les mêmes pour tous, sans passe-droit : chaque enfant a droit aux mêmes égards, au même droit de s'expliquer, de dire. Il est un enfant, non l'adulte auquel il joue être, parfois, quand les responsabilités ou la solitude sont trop lourdes. Marie, qui a fort à faire avec son corps, qu'elle espère enfin se réapproprier – son personnage permet d'évoquer la grossophobie ordinaire dont sont victimes les personnes trop fortes, parce que, comme tant d'autres personnes, elles sont victimes de clichés. Thème secondaire du roman, à nouveau, que j'ai trouvé important de voir abordé.
Marie porte son école à bout de bras, avec, aussi, des enseignants qui vont dans la même direction qu'elle : pas de fausses notes dans l'équipe éducative, même si, forcément, on se sent toujours plus proche de certains collègues.
Qui dit école, dit enfants, dit parents. Parfois, l'enfant peut être vu comme un dû, un objet que l'on souhaite s'accaparer, s'approprier. C'est le sentiment que j'ai eu avec Karine et le père de son fils – elle-même à la dérive peine tant à donner un sens à sa vie qu'elle ne peut plus grand chose pour son propre fils. Julie non plus ne se sent plus très bien dans une existence qui est à l'opposée de celle de Karine. Elle a un bon travail, un bon mari, deux enfants qu'elle choie, pour lesquels elle ne veut pas le meilleur (le plus cher) mais le plus épanouissant pour elle. Julie se cherche aussi, et il est difficile aussi d'en parler, quand on a tout pour être heureuse aux yeux des autres.
Le lien est privilégié entre les parents et les maitresses (maîtres aussi, même s'ils sont moins nombreux) : elles voient les parents matin et soir. En fait, elles ont tellement l'habitude de voir les mamans qu'elles en oublient les papas, et s'étonnent à peine d'en voir un faire son apparition, comme Karim. Tant qu'un des parents tient la route, tant que les enfants semblent bien aller, on ne s'offusque pas de l'absence de l'autre. Pour Karim, pour sa fille aînée, il s'agit aussi de ne pas répondre aux questions, de ne pas dire ce qui est déjà indicible : le fait d'avoir une femme, aimée, une mère, aimante, perdre pied, se déconnecter de la réalité, ne plus être là pour ses enfants, être hospitalisée, pour être soignée, oui, mais loin, physiquement, psychiquement. Alors, oui, c'est dur pour Nour, l'aînée des filles, celle qui, par son âge, par son tempérament, était le plus proche de sa mère. J'ai beaucoup aimé la représentation du personnage de Karim : il a beau faire de son mieux, et il le fait, comme tous les parents ou presque, il est des moments où tout devient trop lourd. Noor a perdu son poids d'ancrage, et c'est pour cette raison qu'elle disparaît : pour en (re)trouver un autre.
Un roman coup de coeur.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Calimero29
  02 mai 2020
"Dans la rue de l'école" est un petit bijou de vraie vie, celle qui ressemble à la nôtre avec ses petits et gros problèmes, ses petits bonheurs et ses peines. Il est original car une rue partagée entre une partie à l'abandon, pauvre et une partie bourgeoise, avec en son coeur l'école, représente le lien entre tous les habitants aussi différents soient-ils. Et tout se passe dans cette rue comme un huis-clos.
Tous les personnages pourraient être nos voisins, nos connaissances, nos amis, nos enfants. C'est ce qui les rend si attachants, si proches. Il y a Richard, le raciste, le beauf qui vit de trafics divers et variés; Karine, à la dérive, qui se retrouve seule avec un fils ingérable après avoir subi pendant des années la cogne de son conjoint; Kamel qui élève seul ses deux filles après que sa femme a été hospitalisée pour des désordres psychiatriques; Julie qui ne supporte plus sa vie lisse et confortable; Pitu, l'épicier, figure inamovible de la rue, qui connaît tout le monde; et Marie, la directrice de l'école publique.
La disparition d'une des filles de Kamel va rapprocher tous les adultes vers un but qui transcende leurs différences, retrouver la petite fille de 10 ans et va les réveiller car chacun reprendra son destin en main et ne subira plus totalement sa vie mais en sera l'acteur plus ou moins volontaire.
L'école, comme lieu de rencontre et de mixité sociale, peut être considérée comme le personnage principal du roman, elle est le poumon de la rue; c'est là que les enfants se retrouvent, c'est là que Nour trouve refuge lorsqu'elle ne peut plus supporter la douleur de sa mère absente, c'est là que se créent des camaraderies solides entre enfants de milieux sociaux complètement différents, c'est devant elle que les parents engagent la conversation, c'est là que les enfants trouvent l'écoute et l'aide que des parents débordés, rongés par leurs propres problèmes ne peuvent pas toujours leur offrir. L'école est bien plus qu'un bâtiment où on apprend, c'est un lieu d'échange et de socialisation sans équivalent.
La rue et l'école sont en travaux : on modernise, on rénove, on élargit, on repeint; tout change sauf l'épicerie de Pitu qui refuse de vendre pour que s'installe une chaîne de supermarché sans âme; ces travaux sont une métaphore des changements qui se produisent progressivement dans la vie des personnages.
Anouk F. aborde, dans ce roman, de nombreux sujets de société : la mixité sociale, le rôle de l'école, la survie des petits commerces, la violence faite aux femmes, le racisme; elle le fait avec une grande humanité et de la tendresse pour tous ses personnages même les moins sympathiques car elle nous fait comprendre au fur et à mesure, soit qu'ils ont été déglingués par la vie, soit qu'ils cachent leurs émotions sous une carapace bourrue et antipathique et qu'un évènement exceptionnel peut révéler le bon en chacun de nous.
Un bien beau roman.
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magalibertrand
  28 juillet 2020
Dans la rue de l'école, il y a…Une école, bien sûr, avec sa concierge un peu revêche qui monte la garde et ne serait pas contre l'idée de mordre les mollets des retardataires, sa directrice un peu trop enveloppée qui ne s'en laisse pas compter, ne perd jamais son calme mais ne serait pas contre l'idée de perdre un peu de ce poids qui l'entrave, ses travaux encombrants, bruyants, salissants, pas tout à fait suffisants pour remettre les lieux vraiment d'aplomb mais juste assez pénibles pour entraver le bon déroulement des jours de classe.
Dans la rue de l'école il y a…des maisons cossues et des immeubles vétustes, des façades bientôt rafraîchies et d'autres pour lesquelles ce sera toujours chaud de cacher la misère, des vies qui circulent et qui parfois s'embrouillent, des oreilles à l'affût et des yeux qui se ferment. Il y a ceux qui arrivent et ne feront que passer, ceux qui feraient mieux d'aller gêner ailleurs et celui qui ne partira plus, soudé aux murs de son épicerie sans âge où depuis toujours transitent tous les autres.
Dans la rue de l'école il y a… la vie qui passe et ne fait pas que des cadeaux, un papa qui fait ce qu'il peut, des gamines bien trop petites pour grandir sans maman, une maman bien trop paumée pour donner un cap, une autre bien trop dévouée pour oser s'avouer qu'elle en changerait bien.
Dans ce premier roman d'Anouk F. il y a un charme fou qui justifie pleinement sa présence dans la présélection du Prix Orange de cette curieuse année 2020. Forte de sa double expérience de journaliste et de professeur des écoles, elle met un style direct et précis, une langue nuancée mais sans affectation, au service d'une histoire humaine, pleine de sensibilité mais dénuée d'angélisme, peuplée de personnages attachants et crédibles. Peut-être l'épaisseur, la densité du propos font-elles encore un peu défaut ? Peut-être n'est-on pas bouleversé par l'originalité des thématiques, surfant sur une bonne part de celles qui font l'actualité du moment et exaspèrent les épidermes réactifs, ou de la forme faisant ricocher ce récit à plusieurs voix d'un numéro à l'autre d'une rue ayant le bon goût d'offrir en un même lieu un panel représentatif d'une société modèle ? Certes. On n'est pas là dans un roman qui coupe le souffle mais dans une histoire dont la respiration s'accorde volontiers à celle de celui qui la lit, accélérant, parfois, les battements de son coeur, ne le bouleversant pas, non, mais le touchant durablement.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
SharonSharon   15 février 2020
Pour Kamel, être français, ce n'est pas porter un prénom français. Mieux s'intégrer, ce n'est pas se déguiser, se cacher, mettre un masque, se faire oublier. Il n'a rien à prouver, Kamel, rien à revendiquer on plus. Il est français, c'est un fait. ses enfants le sont aussi. Ce que les autres en disent, ça ne compte pas. Les autres, il s'en moque, il n'en a pas besoin. Il ne leur parle pas, ne les fréquente pas. Il est seul. Lui et sa famille, c'est tout.
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SharonSharon   15 février 2020
Quand on est mère, l'angoisse, c'est comme l'amour pour ses enfants, ça ne se divise pas, ça se multiplie.
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Calimero29Calimero29   02 mai 2020
Je ne savais pas que le bout du bout d'une histoire, que la vraie fin d'un couple, c'était quand on n'avait plus rien à se dire.
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Calimero29Calimero29   02 mai 2020
C'est pratique d'oublier; Ça fait moins mal, on ne sent rien.
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