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EAN : 9782362662386
496 pages
Talents Hauts Editions (21/06/2018)
4.17/5   103 notes
Résumé :
Dalmatie, fin du XIXe siècle. Ana a dix ans lorsqu’elle est jetée sur la route suite à la mort de sa grand-mère, sa seule famille. Elle rejoint Spalato, la ville la plus proche, où elle intègre une bande d’enfants des rues menée par la fascinante et mystérieuse Dunja. Sans le sou et affamés, les enfants vont vivre le plus froid des hivers, mais Ana ne perdra rien de sa détermination à vivre.

Des tensions et des rivalités au sein du groupe poussent Ana... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
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Les grandes vacances sont l'occasion rêvée de se plonger en famille dans un grand roman fleuve, à déguster quotidiennement au coeur de la pinède. Mon fils cadet et moi avons jeté notre dévolu sur le Renard et la Couronne, que mon aîné avait déjà englouti seul il y a quelques mois. Un roman flamboyant retraçant un destin hors du commun, une trajectoire incroyable et épique, à la charnière entre le 19ème et du 20ème siècle !

Il s'agit de la vie – des vies faudrait-il dire ! – d'Ana, petite orpheline aux origines mystérieuses que nous découvrons errant, livrée à elle-même, dans une ville de l'Adriatique où tout lui semble hostile. Se met en place un récit poignant qui n'est pas sans rappeler d'autres histoires de gamins des rues ne pouvant compter que sur l'entraide pour survivre – je pense évidemment à Dickens et à Oliver Twist, mais aussi par exemple au très beau Prince des voleurs, de Cornelia Funke. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, loin s'en faut ! Je n'en dirai pas autant que la quatrième de couverture sur les coups de théâtre et les péripéties qui se succèdent avec rythme au long des 440 pages du roman, mais sachez que l'on y voyage à travers toute l'Europe, que l'on y rencontre toutes sortes de personnages fabuleusement romanesques. Il se pourrait même que l'on assiste à l'une ou l'autre révolution ! L'intrigue se renouvelle constamment et nous tient en haleine jusqu'à un épilogue ébouriffant. On se croirait tour à tour dans le journal de Calpurnia, chez le comte de Monte-Cristo ou dans une pièce de théâtre de Schiller !

La plume de Yann Fastier déborde de générosité. Mes garçons et moi avons été époustouflés par cette fresque, esquissée de la perspective d'une toute jeune fille, de l'Europe à la veille de la Première guerre mondiale – ses révolutions scientifiques, technologiques et artistiques, ses grands clivages politiques, ses débats de valeurs, ses balbutiements démocratiques, ses journalistes, ses brigands et ses tourments diplomatiques… J'ai souvent fait les sous-titres pour mon fils qui, à 8 ans et demie, n'avait jamais entendu parler de l'empire Austro-Hongrois, de René Magritte ou d'une assemblée constituante. Nous avons évidemment pris beaucoup de plaisir à ces échanges, mais ils m'ont donné à penser qu'en dehors de notre contexte de lecture à voix haute, des lecteurs plus âgés et initiés seraient probablement mieux à même d'apprécier cette richesse du décor historique. Je me suis même amusée de plusieurs clins d'oeil anachroniques à notre actualité beaucoup plus immédiate que d'autres auront peut-être aussi noté…

C'est aussi et surtout un très joli parcours initiatique qui se déroule sous nos yeux, celui d'Ana qui grandit, apprend à déchiffrer le monde et à prendre confiance en elle, à porter haut ses belles valeurs de solidarité, de respect, de pacifisme et d'émancipation. Autant dire que le Renard et la Couronne trouve parfaitement sa place aux éditions Talents hauts, dont la sensibilité aux formes de discrimination, en particulier sexistes, est si bienvenue.

Nous avons donc beaucoup apprécié cette lecture qui n'a été ternie que par des coquilles dans le texte (j'admets que je suis probablement un peu tatillonne là-dessus) et peut-être par quelques longueurs (mais, me direz-vous, c'est un peu le risque quand on décide de se lancer dans la lecture à voix haute d'un tel pavé…). le Renard et la Couronne est l'un de ces romans qui contribuent magnifiquement à élargir les horizons de leurs lecteurs… L'aventure avec un grand A !


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Ana est orpheline, sa grand-mère vient de mourir, la voila seule au monde. Elle part tenter sa chance en tant que serveuse ou tout autre besogne qu'on voudrait bien lui confier. A 10 ans, sa seule proposition ressemble plus à de la pédophilie qu'à un travail honnête... Mais les rencontres qui vont jalonner sa route changeront sa vie. du tout au tout.

J'ai pensé à Mademoiselle Scaramouche et au Capitaine Fracasse en lisant ce roman. Pas pour le théâtre mais pour les quêtes d'identité et la centralité des personnages féminins. Et là, bien que l'auteur soit un homme, ce sont des vrais personnages féminins. Pas des fantasmes ou des représentations. Je m'y suis reconnue, elle m'a semblé vraie. Alors oui, il y a des anachronismes, quand même, tant dans les équipements des militaires que sur (je suppose) l'acceptation des moeurs des héroïnes. N'oublions pas qu'elles sont entourés d'hommes, des vrais, un tantinet conservateurs... Mais au moins, il y a une large palette de personnages, de quoi s'adresser un public étendu sans perdre en force fictionnel. C'est facile, en fait : il faut une bonne intrigue, des vrais personnages et hop ! C'est un bon roman ! (ouais ouais, je dis ça, en vrai j'en serais bien incapable, hein ^^")

Vivent les éditions Talents hauts !

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Une intrigue palpitante (c'est le moins que l'on puisse dire) déroulée tambour battant et avec un talent fou.

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Je pense que l'expression « zut de flûte » résume parfaitement bien mon ressenti face à cette lecture. Parce qu'il y a des choses absolument géniales et d'autres qui m'ont parfaitement déçue. Tout d'abord, sachez que ce roman est un Young Adult, et non pas un jeunesse comme le laissent penser couverture et résumé. Si le début est raconté du point de vue d'une Ana petite, la seconde et troisième partie sont racontées par une jeune fille de 21 ans. Quoiqu'il en soit ce n'est pas du tout quelque chose qui m'a dérangée mais je préfère prévenir celles et ceux qui voudraient le mettre à portée de toutes les mains 😉

La première partie m'a comblée de joie. On suit le quotidien d'Ana, une jeune fille pauvre dans la vieille campagne de Croatie où on y parle un vieux mélange d'italien, d'allemand et de croate. Sa grand-mère et elle sont arrivées, exilées d'une terre lointaine dont Ana ne connaît rien. Bien sûr l'acceptation n'est jamais le fort des gens de ces zones reculées, il y a la méfiance, la curiosité, la peur, l'anxiété. Alors Ana et sa grand mère ont toujours vécu à deux, se soutenant l'une l'autre, parlant français, lisant, écrivant. Jusqu'au jour où sa grand mère meurt. Et où Ana est obligée de partir sur les routes après avoir été dépouillée de tout dans un odieux rapt. On la suit à travers Almissa, puis Spalato. On y rencontre des gamins des rues, des orphelins, la pauvreté, la précarité. On y suit ses débuts de voleuse à la tire, d'enseignante. C'est une très belle partie qui construit notre personnage, lui donne son caractère, l'endurcit, la forge.

Plus tard, dans la seconde partie nous voici en France, en compagnie d'un vieux monsieur philanthrope et d'une Ana collectionnant les passions, les connaissances, les savoirs, avec une soif toujours plus grande. Son évolution est assez drastique bien qu'elle n'en perde pas son regard naïf et candide sur le monde. Mais c'est dans la seconde et troisième partie qu'apparaissent beaucoup de mes déceptions. le français d'Ana, galvaudée depuis presque trois siècles est très amusant et donne lieu à des situations très cocasses qui m'ont beaucoup amusée.

Mais c'est aussi dans cette seconde partie, Ana est violée, je ne vous dirais ni par qui ni pourquoi, mais cette scène arrive. C'est un ressort que l'on voit de plus en plus dans les littératures pour adolescents et young adult et si je comprends la nécessité de parler du viol, je ne comprends pas le principe d'en faire un moteur. Ici Ana est violée mais ne s'en rend compte qu'un peu plus tard (le choc, l'irréalité de la scène) sans que cela ne change quoique ce soit à sa vie. Sans qu'elle n'en ressente de colère. Alors certes cela transforme son regard sur le monde qui en devient beaucoup plus réaliste (encore que) mais cela n'a aucun impact sur l'intrigue. Pourquoi le mettre ici si c'est pour l'évoquer trois secondes ? Et que faire de l'idée que cet homme restera impuni ?

Par la suite nous traversons moult paysages et intrigues (et vous savez à quel point j'aime les intrigues politiques) avec un côté presque irréaliste, alors que l'époque pourrait s'y prêter. J'ai beaucoup beaucoup aimé la manière dont le « renard » était amené. J'avais d'emblée imaginer un animal, couverture oblige, mais c'était une belle surprise. J'aurais beaucoup aimé en apprendre un peu plus sur le voyage d'Ana, sur ce qu'elle voit, ce qu'elle entend, sur ce peuple serbo-croate dont je ne sais rien et dont peu d'occidentaux connaissent finalement les traditions et paysages. Cela m'a manquée un peu. Pour les lecteurs et lectrices de fantasy avec intrigues politiques, beaucoup de choses vous apparaîtront comme évidentes, mais certaines resteront des surprises et de ce point de vue là, les aventures que vit Ana sont rondement menées.

Seconde et dernière déception : sa relation. Ana finit par tomber amoureuse d'une femme. Sur le principe je n'ai absolument rien contre étant moi aussi tombée amoureuse d'une fille. Mais là encore c'est la façon dont c'est amené. Je ne trouve pas cela réaliste. le roman a l'air de se situer dans les années 1900 et quelques puisqu'on fait allusion à la Grande Guerre (première guerre mondiale) à la fin du roman, et cette période n'est pas réputée pour son ouverture. D'autant plus qu'Ana s'est engagée auprès d'un homme, donc son éducation a été entièrement formée autour de cela et pourtant rien ne lui vient. Rien ne la surprend. Rien ne la dérange. Elle a 21 ans dans cette partie (il me semble) et je trouve que sa relation aurait mérité plus de réflexion au regard de l'époque dans laquelle elle vit. En dehors de cela j'adore leur petit couple ❤

En dehors de cela, le Renard et la Couronne est une très belle quête initiatique qui, bien qu'elle présente quelques clichés et ne s'éloigne que de peu du schéma traditionnel, présente de belles surprises, des rebondissements et ses moments de souffle. On voyage, on combat, on pense, on rêve et on s'émerveille 😀

En résumé

Le renard et la couronne fut pour moi une lecture en demie teinte. Bien que très belle dans sa construction et sa narration, elle m'a déçue sur quelques points qui me sont ensuite restés en tête tout le long de ma lecture. Malgré cela, ce roman reste une aventure agréable pour des soirs d'automne pluvieux et glaciaux.


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Je suis en colère contre ce roman.

-.-.–.-.–.-.–.-.–.-.–.-. Attention : spoil ! -.-.–.-.–.-.–.-.–.-.–.-.

Je ne peux malheureusement pas vous expliquer pourquoi j'ai abandonné cette lecture sans spoiler son contenu donc si vous souhaitez encore découvrir ce livre, détournez le regard maintenant !

Et puis. Comme ça, sorti de nulle part : le viol.

Ce n'est pas une scène très détaillée mais elle reste très explicite et dérangeante car tout à fait gratuite. Elle surgit à la fin du premier tiers : Ann a 20 ou 21 et ne vit plus dans la rue mais dans une maison bourgeoise avec ses parents adoptifs, elle vient de se fiancer. On avait très bien compris que l'homme qu'elle fréquentait était louche et peut-être même malhonnête alors pourquoi cette scène ? Pour nous montrer qu'il veut avoir une emprise sur elle ? Il y avait mille autres façons plus subtiles et bien moins perturbantes de le faire.

Et qu'on ne me réponde pas qu'Ann en sort plus forte, que grâce à cela elle deviendra une femme résistante, courageuse parce que, tout ça, Ann l'était déjà : elle a survécu à la rue, à la faim, au froid, à la violence ! Elle n'avait pas besoin d'en passer par là pour devenir un modèle de force et de ténacité, aucune femme, fictive ou non, n'a besoin d'en passer par là pour le devenir, jamais. Et cette banalisation du viol me choque. Il faut dénoncer le viol, il faut le combattre en éduquant les gens, il ne faut pas le minimiser mais il ne faut surtout pas le banaliser. Ce que la fiction (roman ou TV) a tendance à faire en ce moment et qui me peine beaucoup. Il peut y avoir des hommes méchants qui ne soient pas des violeurs et il peut y avoir des héroïnes puissantes qui n'ont pas été victimes d'agressions. Ce schéma commence à m'énerver.

De plus, la réaction d'Ann n'est pas du tout crédible. Elle met du temps à comprendre vraiment ce qui lui ait arrivé, ce qui est vraisemblable, mais lorsqu'elle s'en rend compte, sa réaction équivaut à un « Oh flûte alors ! » et l'auteur l'entraîne sans attendre dans des péripéties à n'en plus finir pour qu'elle n'ait pas le temps d'y penser, pour que nous, lecteurs, n'ayons pas le temps de digérer, pour minimiser l'acte. Alors pourquoi l'écrire du tout ?

Peut-être que cette scène sert l'intrigue plus tard, peut-être qu'elle permet un retournement de situation génial mais, en fait, je m'en fiche. Après cela, j'ai lu encore deux ou trois chapitres puis j'ai renoncé. Les mots, les rebondissements, tout me paraissait quelconque, d'autres lectures m'attendaient et je n'ai pas pu pardonner à l'auteur d'avoir été si mesquin. Dommage.


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critiques presse (2)
Ricochet
16 mai 2019
C’est un ouvrage dense, captivant, fourmillant, écrit avec talent [...] Une réussite à ne pas manquer.
Lire la critique sur le site : Ricochet
LeMonde
03 décembre 2018
Yann Fastier s’amuse des codes et de la langue de l’époque pour offrir un récit moderne et féministe dans un écrin historique où les femmes sont des guerrières et des tacticiennes hors pair, et les petites gens, lancées à l’abordage du pouvoir. De cette prose dense mais belle et facile à lire et ses péripéties enlevées, naît un magnifique récit d’aventures.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation

Mais avant toute chose, monsieur Roland voulut me réapprendre à parler français. C’était bien sûr le plus urgent, comme je ne tardai pas à m’en apercevoir sitôt que j’eus d’authentiques Français à portée de mon vocabulaire. Monsieur Roland avait bien tenté de me prévenir des déconvenues auxquelles je m’exposais, mais il parlait lui-même une langue si châtiée que je ne compris pas bien ce qu’il voulait dire. J’en eus cependant un aperçu la première fois où, dans le train de Nice à Paris, je tendis mon billet au contrôleur :

— Tenez, monsieur, nos sauf-conduits. Je puis toutefois vous assurer qu’ils sont en règle : nous avons acquitté le prix de notre voyage il n’y a pas même une heure sur la foi de beaux écus trébuchants…

Le brave homme me lança un regard si stupéfait que je crus avoir commis une faute de grammaire. Monsieur Roland intervint alors, précisant que je venais d’un pays où l’on parlait un français un peu… différent.

— Ah ? Vous venez du Canada, peut-être ? Parce que j’ai moi-même un cousin qui…

— Oui, du Canada, précisément, le coupa monsieur Roland qui peinait à dissimuler un sourire.

Je n’osai le contredire.

— Mon enfant, reprit-il lorsque l’homme fut sorti du compartiment, je crois que vous ne mesurez pas bien que le français que vous parlez avec une aussi déconcertante facilité a plus de deux siècles et qu’il est passé depuis pas mal d’eau sous le pont Henri IV et quelques révolutions par-dessus… Comprenez-vous ?

— Point tout à fait…

— Ana, on ne parle plus ainsi depuis longtemps. Tu vas devoir simplifier. Ainsi, que dirais-tu si tu as soif ?

— Si je suis assoiffée ? Eh bien, je dirais par exemple : « Holà, l’hôtesse ! Verse-nous de ton meilleur vin ! » Non ? Vous riez !

— Non, non, je ne ris pas ! Je ne ris pas ! s’étrangla-t-il. Eh bien, Ana, outre que tu es sans doute un peu jeune pour demander du vin, à ta place je dirais plutôt : « Pourrais-je avoir un verre d’eau, s’il vous plaît ? »

— Ce n’est pas très différent…

— Pas tellement, au fond, mais, vois-tu, ton français est celui de l’aristocratie du XVIIe siècle. Or nous sommes presque au XXe. Beaucoup de choses ont changé. Il y a, de plus, une langue écrite et une langue parlée. Celle que tu parles est une langue savante, essentiellement pratiquée à l’écrit. De plus, je ne sais pas si tu t’en rends compte, mais tu as un accent, certes assez chantant, mais très marqué.

— Un accent, moi ?

Je tombai des nues. Ainsi, ce français que nous parlions avec Grand-mère et qui nous mettait sur un pied d’égalité avec les plus beaux esprits que la terre ait portés, ce français ne serait plus qu’une langue morte, une langue en quelque sorte périmée ? Et en plus, j’avais un accent !

— Ne t’inquiète pas, Ana, tu t’y feras vite, j’en suis persuadé. En attendant, pense seulement à bien écouter comment l’on parle autour de toi et à en retenir le plus possible.

Nous étions alors à l’arrêt dans une petite gare. Un porteur, passant sous notre fenêtre, fit tomber des bagages et y alla d’un retentissant « Bordel de Dieu ! »

— Bordel de Dieu, répétai-je, docile.

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Comme elle était devenue belle ! Vêtue en cavalier, chaussée de hautes bottes luisantes et d’un long manteau noir à soutaches, coiffée d’une toque d’astrakan, elle avait toutes les allures d’une reine cosaque, d’une altière princesse barbare que l’on eût mieux vue courir la steppe sur son étalon que stationnant en pleine nuit dans un fiacre au pied d’une maison bourgeoise.

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Une fois de plus, je regrettais mes habits masculins et prenais conscience de la sujétion dans laquelle nous maintenaient nos vêtements, des modernes carcans conçus pour le seul agrément des hommes !

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J'ignorais alors combien la condition d'une fille seule était précaire et la prédisposait à devenir la proie de quiconque estimait avoir des droits sur elle.

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Dans toutes les occasions de la vie courante, au village, au marché, nous parlions comme tout le monde un mélange d’italien, de croate et d’allemand. Mais, entre nous, nous ne parlions que le français. C’était notre langue secrète, avec laquelle nous nous entendions le mieux parce qu’elle n’appartenait qu’à nous. C’était une langue magique, douce à l’oreille, qui ressemblait un peu à l’italien, sans en avoir les éclats parfois tonitruants. Grand-mère le parlait couramment. Elle racontait qu’il y avait eu des Français, ici, il y a longtemps. Ils étaient venus conquérir les Provinces illyriennes au nom de l’empereur.

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Vidéo de Yann Fastier
157 collégiens; 3 auteurs, 3 romans, 3 intervenants, 3 parcours. Une expérience littéraire de 6 mois faite de lectures, d'échanges et de débat, de rencontres, de questions, de critiques, de lectures à voix haute… Avec les élèves de 4èmeC du collège Pablo Picasso (Bron), les élèves de 3ème5 du collège Théodore Monod (Bron), les élèves de 5ème2 du collège Jean Monnet (Lyon 2), les élèves de 3ème3 du collège Olivier de Serres (Meyzieu), les élèves de 5ème6 du collège Honoré de Balzac (Vénissieux), les élèves 3ème3 du collège Jean Macé (Villeurbanne), et leurs équipes pédagogiques. Avec les auteurs Yann Fastier, Sylvain Pattieu, Marie Sellier, et les intervenants artistiques Raphaële Botte, Raphaël France-Kullmann, Camille Thomine. En partenariat avec la DRAC Auvergne Rhône-Alpes, la Métropole de Lyon, la Ville de Bron, la Délégation Académique aux Arts et à la Culture de l'Académie de Lyon, et l'Espace Albert Camus / Pôle en Scènes (Bron)
Une réalisation Fête du Livre de Bron/Collectif Risette
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