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ISBN : 202053357X
Éditeur : Seuil (19/03/2002)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Les récits regroupés dans ces jours de Kabylie apparaissent tels d'indispensables compléments au journal de Mouloud Feraoun et aux situations géographiques et narratives de son œuvre romanesque.
Les illustrations de Charles Brouty, fin connaisseur de l'Algérie, ne sont pas de simples " mises en images " mais s'intègrent véritablement au texte pour s'y fondre et lui donner du relief. Les visions des deux auteurs, l'artiste et l'écrivain, se mélangent ainsi et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
aouatef79
  20 octobre 2016
L' auteur du roman: " Jours de Kabylie", Mouloud FERAOUN est un des grands écrivains algériens d' expression française. Dans " Jours de Kabylie qui est un court roman mais combien dense et riche par sa substance .C' est
un très beau et bon roman !
Dans sa narration, l' auteur nous entraîne, nous guide dans un petit village de Kabylie et nous fait connaître les us et coutumes de ses habitants pauvres certes mais fiers mais il ne faut pas oublier le contexte dans lequel vivent ces gens : c' est la période de la colonisation mais ces gens font tout, tant qu' ils peuvent de résister et de rester debout.Nous découvrons la solidarité qui existe dans le village et cette solidarité passe ce qu' on appelle"la djemaa ". Cette dernière est une sorte de comité de sages. le soir les sages et les habitants se retrouvent et se regroupent en un lieu déterminé du village. A la djemaa, tous les problèmes des habitants, du village sont exposés et les sages font de leur mieux
pour résoudre les litiges, aider les nécessiteux , assister aux " ouadas" ( sortes d' offrandes ) auxquelles assistent tous les habitants .
Dans ce livre, on fait connaissance avec une belle région malgré
ses faibles moyens, à l' époque du récit, ses montagnes, ses oliviers et ses braves habitants. Cette région vaut le détour .
Un très beau livre facile à lire et un récit captivant.
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ATOS
  18 avril 2017
« Je suis né dans la ville d'Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers."Les mots qui ont un son noble contiennent toujours de belles images. » écrivait Marcel Pagnol.
Pagnol et Feraoun ...ces deux là auraient du se rencontrer.
J'aime à croire que dans un lieu de collines , bergères de soleil , deux enfants courent dans leur éternité.
Les « Jours de Kabylie » de Mouloud Feraoun sont des tableaux d'humanité composés par la tendresse, l'innocence, et la vérité. Tout d'abord «  mon village » viendra vous rencontrer. Et c'est par la magie de ses mots que l'on en devient soudain l'enfant, celui qui revient, celui qui n'a rien oublié. de la fontaine, aux bergères, d'une figue, d'un bois, du marché, de la djemaâ, tout nous parvient.
Partout les hommes sont les mêmes pour peu que nous ayons la sagesse de verser leur amour dans un encrier. C'est un merveilleux pays que ce voyage où nous nous sommes rencontrés. « lire sans comprendre c'est chasser sans prendre », il faut connaître la faim pour ne pas avoir l'appétit de tout gâcher. Les braves gens de Mouloud Feraoun sont la gloire d'une terre, où la peine et la misère ne nous sont pas étrangères, et où il y a toujours des joies qui ne s'achèteront pas.
Lire les jours de Kabylie de Mouloud Feraoun c'est un peu trouver le temps d'une place au paradis.
Astrid Shriqui Garain
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oran
  25 juin 2018
Mouloud Feraoun ( 1913-1962 ) fut notamment l'ami d'Emmanuel Roblès (ils fréquentèrent l'école normale de Bouzaréah, dans la proche banlieue d'Alger) et d'Albert Camus avec qui il correspondit, tous trois, « fils de pauvre » .
Ce récit autobiographique (le dédicataire en est "Emmanuel Roblès , notre ami" ) raconte, en onze chapitres avec tendresse, poésie, saveur, le quotidien solaire malgré la pauvreté de Tizi Hibel village natal de l'écrivain, en Haute Kabylie, où il passa son enfance et son adolescence, les lieux de rencontre la djemaâ (la place publique) pour les hommes, la fontaine pour les femmes , les traditions , la déclinaison des saisons, les travaux des champs, les personnages pittoresques .
Avec le temps, ces pages sont un témoignage émotionnel précieux .
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Dosamuse
  27 août 2012
Très agréable de lire d'aussi jolis mots faisant d'un quotidien modeste une véritable fierté
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Anis0206
  19 janvier 2013
bon roman passionnant!!!!
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
aouatef79aouatef79   21 octobre 2016
Nos efforts ne pourront jamais changer tout à fait ton visage . Nous l' enlai-
-dissons , peut-être , par nos tentatives et nos imitations . Tu as la couleur de
la terre , tu es fait de terre . La terre est saine, modeste et pure comme une
paysanne pauvre mais de bonne naissance.
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oranoran   01 août 2016
Tout le monde connaît le vœu de Si-Mehammed. Si-Mehammed est un chacal. Un chacal kabyle. Lorsqu'on lui a demand" ce qu'il pensait des saisons, il été catégorique :
-l'hiver? Un jour puis un autre
-L'été ? Une année et une autre
-Lekhrif ? Un mois suit l'autre
Disons tout de suite que lekhrif est la saison des figues et que de ce mot ,lekhrif, nous avons tiré un verbe, le verbe "se régaler". C'est compris ? Deux jours d'hiver, deux ans d'été et l'éternité pour lekhrif.
+ Lire la suite
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aouatef79aouatef79   30 octobre 2016
Il y a des joies qui ne s' achètent pas, des plaisirs insoupçonnés, des
bonheurs simples et tranquilles dont il faut jouir en cachette . Ces joies , ces
plaisirs,ces bonheurs, nous seuls les connaissons lors que allons le matin aux
champs faire la cueillettes de la rosée...
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aouatef79aouatef79   20 octobre 2016
Ce sont des moments importants à ses yeux , les seuls où
l' on retrouve Dieu .
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aouatef79aouatef79   22 octobre 2016
A part l' amin et l' usurier , les gens du quartier n' avaient pas de préférence
pour les bancs . Ils prenaient place au hasard . Il y avait pourtant le banc du
vieil Oussada . Oussada était aveugle et aimait ce banc, on ne sait pourquoi .
A force d 'y trouver tout le temps le vieillard, les gens se mirent à dire : "le
banc d' Oussada " . Et depuis , le nom est resté . J' ai connu ce bonhomme très
vaguement , mais les jeunes générations qui ne l' ont jamais vu continuent à
dire : " le banc d' Oussada" , sans curiosité ni malice .
+ Lire la suite
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Vidéo de Mouloud Feraoun
Mouloud Feraoun - Sur Albert Camus
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Mouloud Feraoun est né à :

Casablanca
Tizi-Ouzou
Marseille
Tunis

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