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Anne Fine (Traducteur)
ISBN : 2211053254
Éditeur : L'Ecole des loisirs (31/10/2001)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 25 notes)
Résumé :
A partir de 12 ans. Roman.

Tout le monde est d’accord pour dire que les adolescents sont des gens infréquentables, et Will le premier.

Depuis quelques temps, sa sœur Estelle fait régner une ambiance explosive au 27, avenue des Métairies. Elle est aussi aimable qu’un bouledogue en proie à une rage de dents et s’habille comme la fille de Dracula.

Côté parents ? Que peut-on penser d’une mère qui rentre chez elle par la fen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Soleney
  29 mai 2013
D'Anne Fine, je connaissais déjà Quand Papa était femme de ménage, et Mon amitié avec Tulipe, que j'avais lus quand j'étais jeune et que j'avais adoré. La Guerre sous mon toit ne me tentait pas vraiment parce que c'est un livre jeunesse (et que, bon, entretemps, j'ai quand même grandi), mais je me suis rappelée de l'humour mordant de l'auteur et j'ai donc tenté l'aventure.
Je ne regrette pas. de un, parce que c'est un bouquin de même pas 200 pages qui ne demande pas beaucoup de temps de lecture, de deux, parce qu'au final, même si ça parle de crise d'adolescence (épreuve qui ne me concerne plus tellement parce que j'en déjà triomphé, wouhou !), l'histoire m'a beaucoup plu. Parce que ça ne parle pas seulement de ça, mais aussi de vie familiale, de guerre, de conflit intergénérationnel...
William nous raconte son quotidien dans une vie de famille qui part en cacahuète à cause de sa petite soeur, Estelle. Elle multiplie les comportements égoïstes, agit comme si elle était seule au monde et s'emporte pour un rien (alors que le plus souvent c'est elle qui est en tort). Toute la famille est obligée de se plier à ses exigences, et il devient de plus en plus difficile pour les parents de s'opposer à leur fille. Au final, ils devront mettre les choses à plat et s'analyser eux-mêmes pour pouvoir progresser. Mais bien sûr, l'esprit de famille triomphe toujours (je reviendrai sur la fin tout à l'heure)...
J'ai beaucoup aimé la psychologie du narrateur. Je me retrouve un peu dedans. Il a tendance à laisser faire les choses, à tempérer et s'écraser pour éviter les conflits. À cause de cela, il ne parvient pas à se faire entendre de ses parents (ils ne l'écoutent pas quand il leur demande de l'argent pour acheter de quoi manger le midi, il se fait diriger son emploi du temps, il fait profil bas devant sa soeur - sa petite soeur !). Il est aussi obligé de s'occuper de Muffy, la petite dernière de quatre ans, parce que plus personne ne prend soin d'elle.
En parallèle, il comble son envie de se battre par un livre de guerre qu'il lit et relit depuis plusieurs mois. C'est le témoignage d'un jeune homme de 18 ans prénommé William, comme lui. Il s'identifie au narrateur et y fait référence à chaque coup d'éclat qui a lieu au 27 avenue des Métairies (il sort des trucs comme : "Et Papa monta courageusement à l'assaut de la chambre d'Estelle"), d'où le titre et la couverture du livre.
Estelle est agaçante. J'ai eu envie de la gifler du début à la fin et de lui hurler : "Bordel, mais le monde ne tourne pas autour de toi ! Arrête de prendre tout le monde de haut et apprends la vie en société !" Elle est décrite comme étant altruiste et responsable avant sa crise, et du jour au lendemain, elle est devenue plus peste que la dernière des bimbos. WTF ? En général, la crise d'ado ça tombe pas comme ça, un matin au réveil. C'est progressif, les hormones ! Je me suis même demandée si elle n'a pas eu un problème dans son enfance... Peut-être que c'est une amoureuse frustrée ? Qu'elle a été violée ? Torturée ? Non, on nous donne pas de raison.
Mais progressivement, on se rend compte que si on la perçoit de cette manière, c'est parce que c'est Will qui nous donne son point de vue. Au fil du livre, il change d'opinion, réalisant qu'elle ne fait que suivre ses convictions. Il la compare de plus en plus avec William et se met à l'admirer car elle se révolte contre ce en quoi elle ne croit pas (contrairement à lui et William, qui sait que les raisons de la guerre sont mauvaises, mais suit quand même les ordres). Elle affirme son point de vue et son existence, et il réalise qu'il est incapable de faire la même chose. À partir de ce moment, elle commence à devenir légèrement plus vivable.
J'ai trouvé ce point de vue étrange. Parce qu'une fille gueule contre ses parents (et aussi contre sa petite soeur de quatre ans, je le souligne) pour un oui ou pour un non, qu'elle vole les affaires de sa mère, qu'elle refuse de s'habiller le matin parce qu'elle ne veut pas aller en cours, qu'elle s'efforce de leur pourrir le quotidien, elle affirme sa personnalité et c'est cool ? Y a quand même d'autres moyens d'être cool...
Parlons de la fin ! Et n'ayons pas peur de mâcher nos mots, disons-le franchement, c'est un happy end des plus classiques. La situation se dénoue de manière inattendue et presque inexpliquée. Mais que s'est-il passé ? Pourquoi Estelle se relâche ? C'est juste parce qu'on arrive à la fin du bouquin ? C'est trop soudain pour être crédible.
Mais malgré ça, le style d'Anne Fine est très agréable et très facile à lire. Et il ne faut pas oublier que ce livre s'adresse à une jeune tranche d'âge qui ne s'occupera pas forcément de la crédibilité de la fin, mais du fait que ça finisse bien. À cet âge-là, c'est l'une des premières préoccupations. Faut que ça finisse bien coûte que coûte (comment ça, je généralise ?). Si vous ne savez pas quoi offrir à votre fils/neveu/petit frère, achetez ce livre (surtout si la crise d'ado est difficile. Et même, lisez-le au passage, ça peut aider).
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kathy
  10 novembre 2013
La guerre sous mon toit raconte le quotidien familial de Will, jeune garçon qui voit sa famille devenir un champ de guerre. Entre une soeur adolescente rebelle, des parents qui marchent sur des oeufs et une petite soeur qui parle peu, le jeune adolescent est lui aussi laissé de côté : l'attention de toute la famille étant focalisée sur Estelle, la grande soeur.
Face à une telle situation, il décide donc d'écrire un roman.
Destiné à un public adolescent, le roman d'Anne Fine décortique assez finement les chamboulements familiaux dus au passage de l'enfance à l'adolescence. Drôle, réaliste et facétieux ce roman explique simplement, et sans parti pris, ce phénomène. Certains pourront même s'y reconnaître…
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Perlune
  12 août 2015
Ce roman nous plonge au cœur du quotidien de Will, collégien passionné par la littérature et aîné d'une fratrie de trois enfants dont la cadette, Estelle, en pleine crise d'adolescence, fait vivre un enfer à sa famille et accapare toute l'attention des parents au détriment de ses frères et sœurs. Devant cet équilibre familial qui se brise, entre sa sœur, si douce auparavant, devenue invivable, ses parents complétement dépassés, et la benjamine qui s'efface totalement au point de ne pas oser parler, Will s'abandonne à l'écriture. Il nous dépeint alors la «guerre» qui se déroule chez lui, en s'inspirant de sa lecture du moment racontant la vie d'un combattant durant la première guerre mondiale.
Un des premiers romans qui m'a donné goût à la lecture ! Rapide et facile à lire, il décrit avec humour la vie de cette famille très attachante du point de vu de l'aîné, personnage très touchant qui rend les situations comiques dans sa façon de comparer son quotidien à un «champ de bataille». Avec un style d'écriture léger, la plume d'Anne Fine nous emporte un peu plus à chaque page et nous embarque pour un bon moment de lecture sur le thème des relations familiales, et, parallèlement, à travers Will, sur celui de l'écriture.
Une lecture que je conseille aux adolescents, comme aux adultes.
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Rhl
  22 janvier 2014
Roman qui a l'intérêt d'aborder de front le sujet de la crise d'ado, avec tout ce que cela comporte : désarrois des parents, bouleversement de l'équilibre familial, réactions en chaine... Certains passages sont assez drôles et les jeunes pourront, je pense, facilement s'identifier au narrateur, Will, collégien assez ordinaire spectateur de l'affrontement entre sa soeur et ses parents. Pour ma part, je me suis un peu ennuyée pendant la lecture, trouvant le parallèle avec le soldat de la 1ère guerre mondiale un peu maladroit et les situations cocasses pas toujours bien amenées... Niveau : collège.
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manonandre01
  22 juin 2015
J'aime beaucoup ce livre ( dont je suis en train de lire ) malgré que ce n'es pas mon style, je m'y accroche, il est tiré beaucoup de la réalité de facon guerrière, ce qui le rend comique .
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
PerlunePerlune   17 août 2015
Je ne sais pas si Maman s'en rendit compte, mais moi je sentis la température de la pièce chuter à zéro. Je suis comme William Saffery. S'il y a une chose que je ne supporte pas, c'est le calme glacial avant une attaque. Une fois, William a accidentellement appuyé sur la détente de son fusil, juste pour mettre fin à cette terrible attente. Je suis pareil.
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PerlunePerlune   11 août 2015
Il y a écrivain et écrivain, expliqua-t-elle, mais on ne peut être bon écrivain que si l'on est bon lecteur. C'est primordial. Vous écrivez pour le lecteur qui est en vous. Il faut que vous sachiez si cela fonctionne. Si vous ne lisez pas, si vous n'êtes pas capable de savoir quand quelque chose sonne juste, comment voulez-vous écrire vous-même ?
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PerlunePerlune   17 août 2015
Je me demande vraiment ce que les voisins peuvent penser quand ils la voient, tous les jours, remonter sa jupe et escalader le mur pour passer par la fenêtre. De deux choses l'une, dit maman : ou bien ils ont eu, un jour, une adolescente à la maison, alors ils comprennent tout de suite, ou bien ils n'en ont jamais eu, et ce n'est même pas la peine d'essayer de leur expliquer.
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RhlRhl   22 janvier 2014
[...] je ne pouvais m'empêcher de penser à Papa et Maman. Ils ne sont pas lâches, ni l'un ni l'autre. [...] Pourquoi n'ont-ils pas tenu tête à ma chère sœur ? Est-ce parce qu'ils savent qu'en se révoltant ainsi elle fait quelque chose d'utile ? [...] Peut-être veulent-ils pouvoir se dire que leurs enfants sont capables de s'exprimer et de prendre des décisions tout seuls. Peut-être savent-ils que ceux qui ont le courage d'envoyer promener leurs fusils et de partir sont vraiment très précieux.
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PerlunePerlune   17 août 2015
William Saffery dit qu'il n'y a pas de silence aussi intense que celui qui suit une attaque. Il est tellement réel qu'on a presque l'impression de pouvoir le toucher.
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