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EAN : 9782211079488
209 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (01/09/2005)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 47 notes)
Résumé :

« Décrivez la vie d’une famille californienne en trois cents mots. »

Avec un intitulé pareil, Clara-Camille Caramel avait peu de chances de gagner le concours d’écriture. La Californie, c’est loin, très loin de la Côte d’Azur. Et la vie de famille, elle ignore ce que c’est.

Ses parents se sont tués en avion quand elle avait deux ans et demi, sa grand-mère est morte quatre ans plus tard. Mais l’écriture, c’est sa passion. L’im... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Soune
  24 mai 2013
«Décrivez la vie d'une famille californienne en 300 mots» : tel est le sujet du concours d'écriture auquel Clara, participe avec succès. La lauréate gagne un séjour linguistique en Californie pendant les vacances de Noël.
Pourquoi Clara a-t-elle participé ? Tout simplement parce qu'elle est sensible au sujet. Orpheline depuis l'âge de deux ans et demi, sa grand-mère a pris le relais de son éducation avant de décéder, elle aussi, quelques années plus tard. Triste ? Ce livre ne l'est en aucun cas.
Clara-Camille Caramel, notre héroïne, est obsédée par l'idée de retrouver une famille depuis le décès de sa grand-mère.
Alors lorsqu'elle apprend qu'elle a gagné un voyage aux Etats-Unis, Clara-Camille est ravie de cette opportunité de vivre dans une famille réelle. Sa correspondance échangée avec un certain Jeremiah la fait rêver. Elle fait jouer son imagination. Pour elle, vivre dans une famille américaine c'est :

«
1) Se faire adopter par une « famille
2) Des repas où l'on discute de tout.
3) Dormir dans un dortoir entre frères et soeurs qui se chamaillent, se font des blagues et s'aiment pour l'éternité.
4) Faire des randonnées avec des copains de mon « frère ».
5) Faire du shopping avec une des soeurs ou la mère.
6) Regarder les séries télé débiles, cercle familial réuni, en mangeant des chips et autres saletés délicieuses.
7) Aller au cinéma en bande et acheter une tonne de pop-corn.
8) Tomber amoureuse du garçon qui m'a écrit. »
Mais voilà…. Jérémiah se révèle être un homme âgé qui vit seul et construit des cabanes dans les arbres. Déçue, Clara-Camille compte repartir. Cependant, elle se ravise en se souvenant des propos que lui assénait sa grand-mère:
« Allons ! On n'est pas des dégonflées (…) On est fortes ».
Cette orpheline est obsédée par le désir d'avoir une famille. Souffrant de ce manque, elle se met en quête d'en avoir une Outre-atlantique. Selon elle, les « orphelins n'ont pas d'histoires. Nous grandissons dans une serre aux saisons artificielles. Nous ne sommes pas arrosés par des bisous au lit la nuit, ni par des contes de fées avant de nous coucher. Nous ne sommes pas nourris par des conflits avec nos parents, pas de rivalité entre frères et soeurs, pas de souvenirs de fêtes, pas de petit déjeune en famille ». Elle se sent privée de l'essentiel, c'est-à-dire « une mère ! Une pompon girl personnelle, là pour m'encourager et me soutenir. Une personne qui m'aurait toujours connue, même avant ma naissance, qui aurait toujours été là. Une continuité ».
Or, elle est perdue en arrivant aux Etats-Unis. Censée être hébergée par une famille américaine, seul un homme âgé l'accueille. Peut-être que ce dernier s'imagine être à lui tout seul une famille ? Elle se pose la question. Clara Camille doute de cette explication. Pour trouver la réponse, elle va devoir remettre en cause beaucoup d'idées sur la question.
Non loin de la maison, elle remarque un paon. « Serait-ce là enfin ma famille ? » se demande-t-elle. Puis, elle découvre les cabanes que construit son hôte et se prend à imaginer ces arbres comme faisant partie du lien filial qui lui manque tant:
« Je n'ai jamais embrassé un arbre et j'ai honte de le faire mais je me hisse sur une estrade et je mets mes bras autour d'un arbre. Et je suis contente».
Petit à Petit, elle se surprend à donner une toute autre définition à la notion de « famille ». Notre Clara a grandi. Son horizon s'est élargi. La famille telle qu'elle la connaissait ou telle qu'elle l'imaginait requiert différentes formes.
Clara-Camille est maintenant capable de définir le bonheur car il vient de franchir sa porte. le bonheur, dit-elle, « ce sont des moments où tout est parfait, et auxquels on ne changerait rien ». le bonheur, par exemple, c'est de voir Jérémiah sortir son violoncelle pour en jouer, c'est être capable de ressentir des liens d'affection pour quelqu'un et de lui dire « je t'aime », c'est échanger, c'est être ensemble, c'est créer des maisons, symbole du foyer familial… le bonheur, c'est une famille qui nous aide à surmonter les petits aléas de la vie en transmettant à la future génération les outils pour :
« toujours garder ton équilibre »
« une clef pour comprendre »
« une scie pour couper l'inutile »
« des tenailles pour arracher la vérité »
« un pinceau pour vernir ton monde »
« un mètre pour mesurer l'important »
« une lampe de poche pour éclairer ton chemin »
« une équerre pour vérifier que tu es droit et carré »
« un marteau…pour marteler la liberté »

J'ai lu ce livre d'une traite tant la rencontre de Clara-Camille avec Jeremiah, qui s'annonçait au départ comme une catastrophe, a finalement avivé mon intérêt. Je me suis laissée bercée par l'humour et les émotions que laisse transparaître l'auteur, ingrédients que j'avais également adoré trouver dans son autre Lettres d'amour de 0 à 10. Malgré les situations parfois difficiles que peut connaître tout orphelin, voici un livre où les réflexions justes et existentielles se font naturellement, si tant est qu'on se laisse emporter par l'histoire saugrenue. L'histoire racontée ici n'est en aucun semblable à la réalité effectivement. Avez-vous déjà vu une école, pension unique pour orphelins aussi parfaite que celle de Clara, où le luxe règne et où les meubles ressemblent à des pièces de musée ?
L'histoire relève davantage selon moi d'une fable visant à réapprendre ce qu'est l'essentiel à ses lecteurs. Cette histoire n'est pas sans rappeler le Baron perché d'Italo Calvino, roman pour adultes. Tout deux mettent en avant le chemin parcouru pour se rapprocher le plus possible de la liberté.
Côme, héros du Baron perché, décide de loger dans les arbres, après avoir fui l'autorité. Lui est en quête de liberté. Clara-Camille, quant à elle, trouve refuge quelques temps dans une cabane installée dans un arbre après avoir fui un chagrin qu'elle a du mal à supporter et trouver un remède à sa souffrance. Les arbres peuvent peut être y remédier, devenant pour elle les « frères et les soeurs » tant attendus… Tous deux vivent leurs peines dans les arbres avant de connaître le bonheur. L'arbre joue ici le rôle symbolique de médiateur permettant de retrouver sa propre identité. L'arbre supplante la mère perdue, la Mère Nature, en accueillant et en calmant les personnages des deux romans mentionnés ci-dessus. L'arbre est du reste souvent représenté dans les contes comme étant le lieu nécessaire pour qui veut se retrouver et grandir. Il faut souvent suivre son chemin dans sa propre forêt intérieure, en acceptant de connaître les temps de solitude et apprendre à vivre dans notre forêt inquiétante, pour découvrir nos propres pouvoirs. Loin du superflu, on atteint alors plus facilement notre potentiel.
Ainsi, Clara-Camille refuse au départ de vivre la solitude qu'elle découvre pour la première fois au côté de Jérémiah. Mais lisez donc le livre…. Vous verrez que cette solitude vécue au départ comme une souffrance se révèle au final comme nécessaire.
Les contes fourmillent d'exemples semblables où les arbres jouent un rôle nécessaire pour celui qui est en quête d'identité. Les contes, mais aussi les religions…
Je conseille à tous la lecture du Baron Perché que j'ai lu début 2013 mais qu'il m'a été impossible de chroniquer tant les émotions affluaient. Je remercie à ce titre la personne qui me l'a si gentiment offert pour mon anniversaire. Merci à toi pour ce merveilleux moment !
Quant au livre de Morgenstern, inutile de dire que ce livre se lit avec grand plaisir. Il y est question, d'amour, de joie, d'amitié, de famille… L'écriture y est douce et délicieuse. Ce fut un vrai coup de coeur pour ma part.
Lien : http://aupetitbonheurlapage...
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Apikrus
  12 avril 2020
Clara-Camille est une riche orpheline. Ses parents ont péri lors d'un accident d'avion alors qu'elle n'avait pas encore trois ans. Quelques années plus tard, sa grand-mère l'a laissée avec un confortable héritage..

Un concours gagnée lui offre la possibilité d'aller vivre quelques semaines dans une famille américaine. Curieuse de découvrir ce qu'est une "famille", Clara-Camille part en voyage. Sur place, les choses ne débutent cepednant pas comme l'adolescente l'avait imaginé…

Une histoire à l'eau de rose, avec une très improbable coïncidence comme je les déteste : a priori des ingrédients de nature à me dégouter.
J'ai néanmoins lu ce récit avec plaisir, porté par une écriture agréable, et par le quotidien pas banal de la jeune Clara-Camille dans cette « famille » originale.
Ce roman convient probablement beaucoup mieux à des adolescent(e)s qu'à des adultes.
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Ziliz
  14 juin 2011
Clara-Camille Caramel est en seconde, elle a perdu ses parents lorsqu'elle avait trois ans, puis sa grand-mère à six ans. Ayant hérité d'une fortune importante, elle se retrouve dans un orphelinat "doré", où elle bénéficie du plus grand confort, de belles amitiés, mais où lui manque... une famille. Elle est donc ravie de gagner des vacances de Noël dans une famille californienne, elle connaît un peu le fils, Jeremiah, pour avoir échangé des lettres avec lui... Une surprise l'attend à sa descente d'avion.
Voilà une histoire qui ne m'a absolument pas convaincue, en dépit d'un thème intéressant : l'amitié entre ado et vieil homme. le fait que l'orphelinat n'ait pas vérifié qu'il ne s'agissait pas d'un traquenard est dérangeant. Les échanges entre la jeune fille et Jeremiah n'ont rien d'extraordinaire, et l'histoire d'amour m'a semblé bien plate. Quant aux rebondissements de la fin... heum...
Une déception, donc. J'avais apprécié de cette auteur "Une mère, comment ça aime ?".
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MayaDeLuyckerClark
  05 novembre 2017
Ce livre n'a pas été une grande découverte pour moi. Pourtant, il m'a permis de poser un regard différent sur certain(e)s orphelin(e)s. Ceux qui ont les moyens, peuvent avoir une vie tout à fait agréable, même si le manque de famille est très dur à gérer. Sous la forme d'un journal intime, il nous donne accès à l'opinion que peuvent avoir les jeunes françaises sur la Californie, racontant justement l'histoire d'une jeune orpheline ayant gagné un concours lui autorisant à passer quelques semaines avec une 'famille californienne'. Seulement, cette 'famille' se compose d'un vieil homme, fabriqueur de maisons dans les arbres. Elle profite de ce séjour pour découvrir bien plus que prévu! J'ai apprécié les liens qui se créent non pas qu'entre les personnages en Californie, mais aussi entre sa vrai famille et la 'famille' qu'elle découvre au fil de l'histoire. J'ai trouvé que Jeremiah (sa 'famille') avait un caractère peu réaliste, en lui faisant passer son permis de conduire, lui construisant une maison dans un arbre, en lui apprenant à faire du vélo, en l'invitant à un restaurant très chic, en si peu de temps. Cela ne m'a pas beaucoup gêné mais je l'ai tout de même remarqué. Son histoire marque le début de sa 'vie de femme' avec l'arrivé de ses règles et son premier 'amour'. Ce livre ne m'a pas déplu mais il est loin d'être mon livre préféré et ne m'a pas marqué en tant que lectrice.
+ Lire la suite
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mamzelle-chachaille
  23 mai 2013
La vie de Clara-caca n'est pas si terrible que ça. Au contraire ! Elle a tout pour être heureuse : des amis très proches, des richesses, la possibilité de faire tout ce qui lui chante. Pourtant, il lui manque le principal : une famille.
--> Loin de la réalité de vie des ados, l'histoire nous entraine tout de même facilement de page en page, jusqu'à une étrange rencontre.
Ce livre aurait pu s'appeler : La monde est vraiment petit, bien qu'il se passe en France et aux Etats-Unis...
Très agréable à lire !
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - «Décrivez la vie d’une famille californienne en 300 mots» : tel est le sujet improbable du concours d’écriture auquel Clara, jeune orpheline, participe avec succès. La lauréate gagne un séjour linguistique en Californie pendant les vacances de Noël! Au lieu de la famille nombreuse qu’elle imaginait, c’est un vieil architecte solitaire qui l’accueille : grosse déception. Il l’initie à l’activité qui lui tient à coeur : construire des maisons dans les arbres avec des jeunes en difficulté, alcooliques ou drogués. Clara va devoir s’adapter et se montrer à la hauteur. Ses récompenses seront à la mesure de son investissement. Dans cette aventure, Clara découvrira une «famille» peu ordinaire, percera son inénarrable secret et sortira de l’enfance. Destinant son journal à ses amies du pensionnat, Clara raconte avec verve et lucidité ses mésaventures. Le lecteur s’amuse tout en étant amené à réfléchir sur la notion d’engagement et la nature du lien familial. Ce roman d’initiation séduit par sa tonalité, drôle et tendre. Michelle Brillatz
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
chardonettechardonette   14 novembre 2010
Je ne sais pas si ça t'est déjà arrivé, mais tu n'ignores sans doute pas que tomber amoureuse, ça ne se produit pas tous les jours. Et quand tu es frappée, quand tu "tombes" (c'est la seule fois où "tomber" veut dire "s'envoler"), tu découvres que c'est un miracle.
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chardonettechardonette   14 novembre 2010
Je suis tellement faible que je vais tout doucement, un pied hésitant après l'autre. Une fois en bas, je remarque un grand cœur gravé dans le tronc avec ces mots dedans:
"Les rares amoureux qui persisteraient à graver encore leurs initiales sur cet arbre on leur ferait des électrochocs pour les guérir du coup de foudre."
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bb25bb25   05 février 2016
Chaque outil a une étiquette :
un niveau pour toujours garder ton équilibre
une clef pour comprendre une scie pour couper l'inutile
des tenailles pour arracher la vérité
un pinceau pour vernir ton monde
un mètre pour mesurer l'important
une lampe de poche pour éclairer ton chemin
une équerre pour vérifier que tu es droit et carré
un marteau...pour marteler la liberté
p 206
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chardonettechardonette   14 novembre 2010
Voilà, j'ai vu des films d'horreurs, j'ai lu Stephen King. J'ai peur de monter dans l'arbre. Qui sait ce que ce vicieux compte faire de moi? J'ai beau ne pas être satisfaite de mon sort immédiat, je souhaite continuer à vivre.
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mamzelle-chachaillemamzelle-chachaille   13 mai 2013
Et la vérité, c'est qu'il est transformé sans ses colifichets de Zoulou. Non pas comme la grenouille qui devient prince APRES le baiser, mais comme le loubard qui devient plus ou moins BCBG AVANT le baiser.
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