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EAN : 9782021307665
232 pages
Éditeur : (01/01/1900)
4.45/5   10 notes
Résumé :
Les habits collent à la peau. Ils nous protègent et nous exposent. Le vêtement happe le regard social et trahit notre part d’ombre. Les hommes et les femmes ne sont pas égaux dans cette course aux apparences.

Dans ce livre, Lydia Flem raconte les vêtements de ses souvenirs. Elle mêle avec malice le grave au frivole. Sur un mode ludique, elle poursuit sa quête de l’intime en adoptant une forme devenue classique depuis les Je me souviens de Georges Pere... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  21 avril 2016
j'ai lu déjà plusieurs écrits de Lydia Flem qui m'enchantent et me surprennent chaque fois et celui-ci ne fait pas exception !!!
Un petit livre qui ne paye pas de mine ... jubilatoire, faussement léger,
qui parle avec beaucoup d'humour, d'émotion, de facétie mais aussi de
connaissances historiques, littéraires , etc. des habits que nous choisissons,
et des codes vestimentaires auxquels nous obéissons ou que nous refusons...
"Je me souviens qu'un corps, c'est une manière de se mouvoir, d'exister
dans l'espace. Nos habits nous habillent, mais c'et nous qui les habitons." (p. 196)
Tout ce que les vêtements révèlent ou dissimulent de notre personnalité...
La course aux apparences, les convenances, les règles de savoir-vivre, les
marques de classe sociale, etc.
Une lecture des plus plaisantes grâce au talent de Lydia Flem, qui balaye
tous les registres, entre l'histoire de la mode, ses souvenirs personnels, des
évocations littéraires, picturales , historiques ou cinématographiques, sans oublier "le décortiquage" facétieux d'expressions qui sont rentrés dans notre langage quotidien !!
Lydia Flem par la forme choisie, rend hommage parallèlement à Georges
Perec avec son "Je me souviens"....
J'ai beaucoup souligné dans ce florilège des plus attrayants... mais je
tenterai de me freiner dans mes transcriptions, que je vous ajoute à cette
fin de chronique...sans trop vous lasser, j'espère ?!!
"Je me souviens de la phrase d'André Suarès: " La mode est la plus excellente des farces, celle où personne ne rie car tout le monde y joue" (p. 174)
"Je me souviens que les mots -habit, habitation et habitude- partagent une commune étymologie. (p. 178)"
"Je me souviens des phrases de Gilbert Lascault: " Chaque maison est un
vêtement de pierre. Chaque manteau est déjà une demeure et-simultanément-une peau" (p. 131)

Je me souviens que lorsqu'il faisait trop chaud, les hommes demandaient
aux dames l'autorisation de "tomber la veste" (p. 134)
Une lecture fort agréable... qui évoquera à chacun ses propres souvenirs, et
ses propres comportements face aux choix vestimentaires, qui en disent fort long sur "notre deuxième peau" !!... que nous nous créons...intimement, de manière rebelle ou plus conventionnelle.... !
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claraetlesmots
  12 avril 2016
Dans ce livre inclassable car ce n'est pas d'un recueil de nouvelles ni un roman, Lydia Flem nous raconte et surtout se raconte depuis son enfance.
En se souvenant d'un événement familial ou historique, d'un vêtement, d'une personne, d'une expression, chacun des 476 petits paragraphes commence par « je me souviens » .
Je me souviens que la minijupe est apparue en même temps que la pilule et que les femmes croyaient à la révolution sexuelle.
Je me souviens de la publicité : « Demain, j'enlève le haut. »
Je me souviens de l'injonction « Sois belle et toi. »
Je me souviens d'avoir lu qu'en 1931 le maire de Paris ordonna à Marlène Dietrich de quitter la ville sur-le-champ parce qu'elle s'était montrée, dans la rue, en pantalon.
Je me souviens de Simone Veil, en chignon et tailleur Chanel, défendant à l'Assemblée nationale, sous les huées et les injures, le droit des femmes à avorter et faisant passer la loi.
Je me souviens qu'on s'habille un peu pour soi et beaucoup pour les autres (ou le contraire).
Je me souviens que, comme la mère était fâchée contre moi, elle disait : « Tu es une vraie chiffonnière ». Je ne savais pas ce que cela voulait dire mais j'entendais la colère dans sa voix.
Je me souviens des militantes aux seins nus du groupe Femen.
Je me souviens de l'instant délicieux où tout bascule lorsqu‘une main ouvre le premier bouton.
Je me souviens d'un imperméable de couleur mastic que je détestais. J'avais treize ans, j'étais amoureuse. On disait : « Se sentir moche comme un pou. »
Je me souviens que le 24 avril 2013 plus de mille cent-trois jeunes ouvrières sont mortes après l'effondrement des huit étages du Rana Plaza, un ensemble de cinq usine de confection, au Bangladesh.
Je me souviens qu'un corps, c'est une manière de se mouvoir, d'exister dans l'espace. Nos habits nous habillent, mais c'est nous qui les habitons.
Je me souviens comment j'étais habillée le 11 septembre 2001.
Je me souviens que les baskets n' étant plus le seul privilège des ados et des sportifs, tout le monde s'est mis à affirmer : « Je suis bien dans mes baskets ».
Chaque paragraphe serait à citer tant c'est juste !
Authentique, drôle, malicieux, touchant, ce livre recèle de belles émotions et déclenche des réflexions. A partir de ses propres souvenirs, Lydia Flem réactive notre mémoire collective avec de observations très pertinentes sur les femmes. Ces instantanés composent brillamment un éventail de l'histoire et de ce qui nous a marqués.
A picorer, à savourer et à méditer sans aucune modération !

Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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silencieuse1
  11 mars 2016
Un régal d'humour et de sentiments. Se garde au fond de son sac pour être lu par petites touches, avec gourmandise.On retrouve ici l'esprit de Geoges Perec, mais cette fois dans un environnement féminin, quelquefois espiègle, genre petit lutin rieur, mais également sur des sujets très sérieux, avec de vraies émotions et une belle intimité. J'avais beaucoup aimé "Comment j'ai vidé la maison de mes parents" qui m'avait accompagnée alors que ... je vidais dans la douleur la maison de mes parents ...
Lydia Flem utilise les mots justes pour dire ce qui nous trouble, nous agace, nous anime, nous fait rêver.
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thisou08
  25 avril 2017
J'ai emprunté ce livre pour son titre, qui me plaisait beaucoup. Je ne l'ai même pas feuilleté ( heureusement ). Aussi, quand je l'ai ouvert, quelle surprise !
Je me suis dit : « Oh, mon dieu, je n'arriverai jamais à lire ce truc... »
Et bien, pas du tout, j'y ai pris au contraire beaucoup de plaisir.
Et certains des " Je me souviens " m'ont rappelé... des souvenirs.
Un petit bijou, écrit en hommage à Georges Perec, et à déguster sans modération.
Mais l'élève s'est bien gardée de dépasser le maître : elle s'est arrêtée à 479 " Je me souviens ".
Je ne connaissais pas cet auteur, mais je vais vite me précipiter sur ses autres écrits.
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Tu_vas_voir_ce_que_tu_vas_lire
  24 janvier 2019
Quelle meilleure preuve de la vitalité de l'oeuvre de Perec que de la voir continuée aujourd'hui par d'autres ? Dans Je me souviens de l'imperméable rouge que je portais l'été de mes vingt ans, Lydia Flem reprend le principe des "Je me souviens" de Perec, ces brefs échos du passé appartenant autant à l'intime qu'à la mémoire collective. Elle y ajoute une autre dimension, en portant une attention toute particulière au vestiaire féminin au long des décennies. Sujet futile ? Loin de là, car le vêtement se fait témoin des contraintes qui pèsent sur le corps féminin, et de sa libération. En 479 fragments - un de moins que Perec -, Lydia Flem dessine ainsi une histoire de la mode et des avancées sociales, des premières créations de Sonia Rykiel aux soutien-gorges brûlés de 68, en passant par la mini-jupe, tout en rendant un bel hommage à son modèle.
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critiques presse (1)
Telerama   22 juin 2016
Lydia Flem explore très librement les plis de nos habits : sociologiques, linguistiques, cinématographiques, littéraires, intimes.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   20 avril 2016
je me souviens que le vêtement a été inventé pour trois raisons: la protection contre les intempéries, la pudeur afin de cacher sa nudité, la parure pour se faire remarquer. A ces trois motifs de protection, de pudeur et de parure, Barthes en a ajouté une quatrième : le port du vêtement comme un "acte de signification, un acte profondément social" (p.80)
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fanfanouche24fanfanouche24   20 avril 2016
Je me souviens que chaque matin notre corps se met en scène pour exister à sa mode sur le théâtre du monde. (p. 74)
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fanfanouche24fanfanouche24   21 avril 2016
Je me souviens qu'un corps, c'est une manière de se mouvoir, d'exister dans l'espace. Nos habits nous habillent, mais c'et nous qui les habitons. (p. 196)
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fanfanouche24fanfanouche24   21 avril 2016
Je me souviens que les baskets n'étant plus le seul privilège des ados et des sportifs, tout le monde s'est mis à affirmer : "Je suis bien dans mes baskets." (p. 187)
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SZRAMOWOSZRAMOWO   15 avril 2016
Je me souviens de la liste sans fin des couvre-chefs : ­canotier, capeline, chapeau de paille d’Italie, béguin des béguines, huit-reflets, ­bonnet d’âne, panama, cône ­de feutre blanc de clown, ­chapeau melon, casquette, calot, ­calotte, hennin, ­bicorne, képi, kippa, chapeau tyrolien, bonnet à poil, ­capuchon, bombe ­d’équitation, bonnet de ­natation, bob, chapeau de sorcière, tiare, chapeau ­claque, ­chapeau chinois, charlotte des chirurgiens, ­faluche, penne, coiffe de ­Binche, coiffe bretonne, ­casque, ­gibus, bolivar, ­keffieh, mitre, mantille, ­quatre-bosses de Baden Powell, sombrero,­schtreimel,turban, ­couronne…
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Videos de Lydia Flem (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lydia Flem
Psychanalyste, mais aussi écrivaine et photographe, Lydia Flem publie "Paris Fantasme", chez Seuil. Ce livre raconte comme aucun autre une rue très spéciale de Paris. Parant du Jardin du Luxembourg jusqu'à la Place Saint-Sulpice, la rue Férou est celle des "Trois Mousquetaires", De Voltaire, De Chateaubriand ou encore de Madame de la Fayette. 
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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