AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782253041283
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/1993)
3.1/5   15 notes
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Hachette, La vie quotidienne - 02/1986)


S'il y eut un maître du quotidien, c'est bien Sigmund Freud. Au coeur de son oeuvre, le rêve, le mot d'esprit, l'enfance, l'étrange, l'oubli et l'erreur occupent une place de choix. Freud édifie une théorie à partir de sa propre intimité, de la trame de ses jours et de ses nuits, de tous ces petits riens qui, avant lui, étaient "insignifiants", et il y cherche... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
LIAZID
  01 octobre 2019
Je n'ai pas bien compris le titre : la notion de vie quotidienne s'applique quasiment qu'à Freud sur son emploi du temps et ses petites habitudes. Je m'attendais à un récit des nombreux patients de Freud à travers les différents cas d'école qu'il a réussi à isoler et conceptualiser.
Je l'aurai titré « le Complexe de Sigmund F ». Moins commercial comme titre, certes, mais cela résume très bien ce personnage en souffrance relative, concomitamment caractérisé par le juif humilié dans la filiation paternelle, le juif réformé puis occidentalisé, le viennois non assumé, le londonien exilé et le romain d'adoption. Ces plusieurs facettes constituent alors les circonstances idéales qui ont servi à Sigmund de devenir le grand Freud. N'oublions surtout pas le lettré et le collectionneur d'art pour compléter l'homme.
On apprend que c'est par hasard qu'il met au monde la psychanalyse en écoutant les confidences de ses patients lors de ses consultations en tant que neurologue. Guérir par la force des mots, cerner la spontanéité de l'existence même par des détails à priori insignifiants pour enfin révéler des vérités psychanalytiques, faire parler l'inconscient, l'Oedipe et le surmoi lors des séances. Telles sont les différentes méthodes mises au point afin d'accoucher l'âme profonde de l'être humain pour le soigner beaucoup mieux que par la pharmacopée.
La longue liste des patients illustres que Lydia Flem énumère montre à quel point cette nouvelle discipline devait être très moderne et révolutionnaire puisqu'ils venaient pour la plupart du monde entier pour plusieurs journées d'analyse ; une sorte de pèlerinage à l'instar d'un Dalaï lama ou d'une rock star universelle.
Un ouvrage que j'ai lu avec intérêt en faisant connaissance avec Sigmund Freud dans un contexte très humain donc moins austère que dans une configuration scientifique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Bruno_Cm
  14 avril 2017
Bon, voilà un livre pro-freud, un livre de disciple, un livre assez à la gloire de.
Mais pas que, on peut aussi découvrir quelques travers parmi la chevauchée fantastique du maître...
Le prisme de la vie quotidienne et des patients pour décrire un parcours, c'est intéressant. Même pour moi qui ne supporte plus beaucoup Freud. Je voulais lire des détails sur Freud et j'en ai eus.
Ceci dit, je pense que tout ceci ne sera bientôt plus qu'un vague témoignage ou travail d'historien de quelque chose, d'une oeuvre totalement dépassée par la science "moderne", et qu'on regardera avec un sourire comme on en a sur des dessins un peu ridicules d'enfants, mais comme ce sont des enfants, on a une sorte de pitié bienveillante, les prenant juste pour ce qu'ils sont...
Sinon, je dois dire qu'à la lecture de ce livre, je suis plus que jamais d'accord avec Onfray, Freud a fait de sa petite histoire, de ses problématiques personnelles des théories universelles, et en cela il s'est profondément planté. Ce n'est pas parce qu'on vit une chose que nécessairement tout le monde la vit aussi, peu ou prou... Non NON NON...
Bref. Faites et croyez ce que vous voulez.
Oooh pardon, je vais finir par ce que par quoi j'aurais du commencer cette critique, citer les intentions de l'auteure, intentions somme toute respectées, je pense :
"[Flem] le dit, d'ailleurs, sans fausses prétentions. Son ambition est plus modeste : il s'agit, écrit-elle, de faire "une promenade du côté de l'homme Freud". En somme, de favoriser la rencontre entre un lecteur, un penseur et son oeuvre."
"Freud et ses patients propose en fait une autre manière de découvrir la psychanalyse : comme un roman vrai."
"Ni biographie du fondateur, ni essai théorique sur les origines de la psychanalyse, ce livre convie plutôt son lecteur à une promenade du côté de l'homme Freud et de quelques-unes des silhouettes venues s'allonger sur son divan couvert de tapis orientaux."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
jprathle
  28 octobre 2019
Avec La vie quotidienne de Freud et de ses patients, Lydia Flem nous propose un ouvrage grand public qui parle de la vie d'un homme connu de tous, parfois haï, parfois adulé ou déifié par certains. Elle propose avec rigueur et sensibilité un regard sur l'homme, sur les conditions matérielles de celui-ci. Avec respect et élégance dans son écriture, Sigmund Freud redevient ici un être humain avec un père, une mère, une histoire, une culture, et non simplement un concept à mettre au panthéon ou à vouer aux gémonies. L'ouvrage retrace avec rigueur la vie d'un homme, de son enfance dans un empire qu'il verra disparaître à sa fin tragique précipitée par les Nazis.
Dans La vie quotidienne de Freud et de ses patients, Lydia Flem invite par la lecture, une figure universelle, à redevenir un homme, processus inverse de la déification. On apprend les difficultés matériels de la vie des juifs de Moravie dans l'empire Habsbourgeois, jusqu'au décret qui libéralise quelque peu leur statut et permet l'émergence eu sein de cette communauté à part de l'empire, d'une bourgeoisie éclairée, qui verra également naître Gustave Malher ou Stefan Zweig… On en apprend un peu plus de l'intrication du quotidien d'une famille dont le patronyme évoluera de « Freide » à « Freud », joie en allemand. Puis retraçant les débuts de Sigismond, on voit naître Sigmund. du regard de ses patients à leurs quotidien à eux, on voit naître des concepts clefs de la psychanalyse, comme le transfert et le contre-transfert.
En somme en ré-appelant l'homme, La vie quotidienne de Freud et de ses patients rappelle que loin d'avoir créé une secte ou un mouvement sectaire emprunt de dogme, cet homme d'un temps passé a proposé une approche humaine du féminin et de l'altérité. En ancrant son récit dans le quotidien de Sigmund Freud, Lydia Flem ose faire de lui, et de ses patients, ce que peu font : elle historicise l'homme et ses concepts pour en montrer la subversion encore contemporaine.
Lien : http://lecinedeneil.over-blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (168) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   07 avril 2017
Quant à l'usage du divan - ce symbole de la psychanalyse -, comme outil essentiel du travail thérapeutique, il représente un vestige historique, le souvenir de la méthode hypnotique d'où est née la cure freudienne. Freud conservera ensuite ce meuble pour un motif de commodité personnelle : "Je ne supporte pas que l'on me regarde pendant huit heures par jour (ou davantage)." Et il justifie ce dispositif divan-fauteuil pour un e raison plus générale aussi : "Comme je me laisse aller, au cours des séances, à mes pensées inconscientes, je ne veux pas que l'expression de mon visage puisse fournir au patient certaines indications qu'il pourrait interpréter ou qui influeraient sur ses dires." Et il ajoute : "Ce procédé et surtout clairement en lumière le transfert du patient."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Bruno_CmBruno_Cm   04 avril 2017
"Il y avait une atmosphère de fondation d'une religion dans cette pièce, raconte Max Graf, un des témoins de la première heure. Freud lui-même était le nouveau prophète [...[, les élèves de Freud - tous inspirés et convaincus - étaient les apôtres [...]. Ainsi le premier cercle intime des adeptes de Freud se réunissait chaque mercredi dans son bureau de consultation. Au bout de la longue table, le chercheur lui-même présidait, examinant avec soin son cigare de Virginie qu'il fumait le regard grave."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Bruno_CmBruno_Cm   07 avril 2017
Pour les familles juives, la connaissance, le savoir, représente une valeur essentielle du judaïsme, une réussite bien plus précieuse que celle de l'argent ou du pouvoir. L'inventeur de la psychanalyse a-t-il à sa manière tenté de répondre à ce voeu paternel, non pas su un mode religieux mais laïc ? Et cela n'expliquerait-il pas cet intérêt soutenu et conflictuel avec le monde de la religion ? Sigmund Freud avait-il pour mission d'effacer la boue du judaïsme humilié de son père par rapport au monde des Gentils et de poursuivre l'héritage savant au sein de la lignée familiale ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Bruno_CmBruno_Cm   12 avril 2017
Jaloux, tyrannique même, Freud rêve d'un foyer où l'homme et la femme occupent les places réservées traditionnellement à chacun des sexes. A l'épouse, les enfants, la cuisine, le joli linge dans les armoires : "Il est tout à fait impensable de vouloir lancer les femmes dans la lutte pour la vie à la manière des hommes [...]. Non, sur ce point, je m'en tiens à la vieille façon de penser." Et il ajoute : "Je crois que nous sommes du même avis (15 novembre 1883)." En échange, Martha reçoit la certitude d'être aimée toute sa vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Bruno_CmBruno_Cm   05 avril 2017
Par la position sociale, politique ou artistique qu'ils ont occupée dans la société viennoise, par les oeuvres qu'ils ont laissées, eux ou leurs proches, ils sont souvent plus "visibles" que d'autres. Mais il serait hâtif et erroné d'en conclure que Freud n'a attiré à lui que d'autres Juifs. Ce sont des artistes, des intellectuels, bien sûr, des gens plus modestes et moins cultivés eux aussi, mais surtout, toujours des êtres blessés, à la recherche d'une réconciliation intérieure, qui sont venus s"'allonger à la Berggasse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Lydia Flem (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lydia Flem
Psychanalyste, mais aussi écrivaine et photographe, Lydia Flem publie "Paris Fantasme", chez Seuil. Ce livre raconte comme aucun autre une rue très spéciale de Paris. Parant du Jardin du Luxembourg jusqu'à la Place Saint-Sulpice, la rue Férou est celle des "Trois Mousquetaires", De Voltaire, De Chateaubriand ou encore de Madame de la Fayette. 
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Philosophes et psychologues : biographies (91)
autres livres classés : psychanalyseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Freud et les autres...

Combien y a-t-il de leçons sur la psychanalyse selon Freud ?

3
4
5
6

10 questions
350 lecteurs ont répondu
Thèmes : psychologie , psychanalyse , sciences humainesCréer un quiz sur ce livre