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Jean-François Crochet (Traducteur)Henri Nolp (Traducteur)
EAN : 9782265058552
248 pages
Éditeur : Fleuve Editions (16/03/1998)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Quelque chose bougeait au milieu des églantines. C'était un mouvement imperceptible et extraordinaire. Lentement, centimètre par centimètre, il vit s'élever entre les ronces et les branches d'églantine, une assez grosse tige épineuse d'une raideur anormale. Elle continua de s'élever jusqu'à dépasser le
buisson d'une trentaine de centimètres. Puis, brusquement, elle s'immobilisa...


Source : Fleuve Noir
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Davalian
  26 mars 2015
Ce (premier) recueil de nouvelles permet à Ian de Fleming d'envoyer James Bond à travers le monde pour effectuer des missions courtes et considérées comme de la routine. C'est occasion de glaner quelques informations diverses (sur le passé du personnage et sa vie au sein des services secrets).
Bons baisers de Paris et le spécimen rare de Hildebrand servent de cadre à deux enquêtes policières, tout ce qu'il y a de plus classique. La première se déroule entre Paris et Saint-Germain avant de s'achever sur un final digne de la saga. La partie de pêche dans les Seychelles nous offre un récit agréable et un Bond quelque peu désorienté et en proie à des dilemmes plutôt étonnants.
Top secret, malgré son nombre de pages assez réduit condense à lui seul les ingrédients qui ont fait le succès de la saga, au fil d'une histoire qui passe de la chaleur de la Jamaïque, chère à Fleming, à la neige canadienne. Risico est une intrigue plus classique qui annonce une autre sur des biens des aspects : Au service secret de sa majesté. Avec une bonne dose d'humilité, le célèbre espion se trouve impliqué dans une bien sombre histoire de drogue.
La nouvelle la plus étrange reste sans doute Chaleur humaine. de par son caractère étranger et différent elle n'est pas sans faire penser à la future première partie de Motel 007... la chaleur des Caraïbes en plus.
Dans l'ensemble ces récits sont agréables à lire. Il faudra toutefois les laisser à un public déjà habitué aux aventures du célèbre héros. Outre certains raccourcis, ce sont principalement les femmes qui sont les plus malmenées dans ces pages. Nous avons ici affaire à de simples créatures destinées à mettre 007 en avant, du mois, une certaine facette du personnage...
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Kenehan
  03 avril 2016
Un recueil de cinq nouvelles pour rompre avec la tradition du roman annuel qu'Ian Fleming maintenait depuis 1953. Après sept romans de grande envergure, James Bond débute les 1960's avec plus de simplicité. Un bon moyen d'amener le lecteur vers des aspects plus triviaux de l'univers 00.
From a View to a Kill (Mission n°8) :
De passage à Paris, Bond est dépêché sur une affaire de vols de documents secrets. Entre guerre de services, enquête policière et petits plaisirs, Bond trouve de quoi de donner un peu de piment à son morne séjour en Ile de France. Une petite mission routinière le temps que le prochain mégalomaniaque sorte de l'ombre.
For Your Eyes Only (Mission n°9) :
Crise aux Caraïbes ! Un certain Castro, Fidel de son prénom, traîne petit à petit le chef d'Etat cubain Batista vers un gros siège éjectable. C'est la panique parmi les partisans qui investissent avec désespoir dans l'immobilier jamaïcains. Parmi eux, un ancien nazi reste ferme et intransigeant face aux refus d'honnêtes propriétaires. le couple Havelock, proche de M, est froidement assassiné.
Une affaire personnelle, de vengeance aussi bien aux yeux d'un vieil ami proche que d'une jeune héritière en deuil. James est pris au milieu, soumis à un ordre, tiraillé par sa conscience.
Nouvelle intéressante qui aurait pu faire l'éloge d'une femme forte, aussi capable que n'importe quel homme, aussi capable que Bond. Hélas, Fleming ne peut s'empêcher d'asséner sa puissante misogynie et de faire craquer la belle Judy dès le job achevé. le bon côté de la chose c'est qu'elle reste maitresse de sa vengeance jusqu'au bout. Ses parents, son loup et son poney (pas de plaisanteries !) peuvent reposer en paix.
Quantum of Solace (Interlude) :
Une nouvelle à part où Bond est relégué dans un rôle d'auditeur. En fin de soirée, après un bon diner, un gouverneur raconte l'histoire cruelle d'un couple qui s'est marié à la va-vite. Petite occasion pour Bond de réfléchir sur la vie et les relations entre hommes et femmes. Grosse occasion pour Fleming de présenter à ses lecteurs sa "loi du minimum de réconfort".
Risico (Mission n°10) :
Sous le soleil italien, Bond est chargé d'acheter les renseignements d'un informateur. le monde de l'espionnage étant propice au double jeu, aux oreilles indiscrètes, aux séductrices manipulatrices et aux tromperies, 007 comprend vite que sa petite aventure est légèrement faussée. Remis sur les bons rails par un allié inattendu, James bond met un terme à une nouvelle machination russe.
Une mission classique intéressante pour son retournement de situation et son aspect flibusterie. Bond s'est laissé berner (ce n'est pas la première fois) et retombe une fois de plus sur ses pattes.
The Hildebrand Rarity (Congés) :
Sa mission de repérage remplie et son rapport envoyé, James Bond se retrouve livré à lui-même au milieu des Seychelles. du temps libre qu'il met à profit pour écumer le fond des océans, à la recherche de quelques défis. L'un de ses amis l'entraine finalement à la poursuite d'un très rare spécimen de poisson en compagnie de Mr Krest. Milton Krest est un c*****d fini ! Il règne en tyran sur son yacht, n'hésite pas à insulter ses invités, fait part de son opinion limitée par un esprit encore plus limité et traite sa femme comme une véritable esclave soumise qu'il faut régulièrement fouetter pour "l'éduquer".
Pas de plan machiavélique ici, juste un homme riche qui se fiche de tout sauf de sa personne. Krest devient très vite cet antagoniste insupportablement antipathique capable de faire oublier les travers misogynes de James bond. L'histoire prend un tournant policier dans sa dernière partie au point qu'on ne peut s'empêcher de penser à Agatha Christie.
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lehibook
  30 avril 2020
Recueil de cinq nouvelles consacrées à James Bond :Bons baisers de Paris ,Top secret , Chaleur humaine ,Risico,Le Spécimen rare de Hildebrand ) Ensemble assez disparate en des lieux variés (France , Canada , Bahamas, Italie ,Océan Indien) .Trois n'ont aucun rapport avec l'espionnage . Assez médiocre recueil . La meilleure à mon goût « Risico » .
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sebastienaumont
  23 juillet 2018
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
KenehanKenehan   03 avril 2016
- Quand j'étais petite, je croyais que les étoiles étaient des trous dans le ciel. Je m'imaginais que le monde était entouré d'un grand voile sombre et qu'au-delà de cette enveloppe, dans l'univers, régnait une grande clarté. pour moi, les étoiles n'étaient que de petits trous dans le voile, permettant à la lumière de passer. On s'imagine vraiment des choses idiotes quand on est jeune.
Elle releva la tête et le regarda en espérant qu'il n'allait pas la rabrouer.
- Vous aviez peut-être raison, dit Bond. On ne devrait pas croire tout ce que disent les savants. Ce sont eux qui rendent tout ennuyeux.
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OutOfTimeOutOfTime   10 janvier 2020
La journée avait était magnifique - une de ces journées où l'on en arrive presque à croire que Paris est une ville belle et joyeuse - et Bond avait décidé de donner à Paris une chance de plus de le divertir. Il finirait bien par trouver une femme qui soit une vraie femme et qu'il inviterait à dîner au bois, dans un endroit un peu sophistiqué, comme le pavillon d'Armenonville. Pour faire disparaître des yeux de cette femme toute lueur de cupidité -il y en aurait certainement une- il commencerait par lui donner cinquante mille francs. Il lui dirait : ''Je te propose de t'appeler Donatienne ou éventuellement Solange, parce que ce sont des prénoms qui conviennent à mon humeur et à cette soirée. Nous nous connaissions déjà et tu m'avais prêté cet argent quand j'étais fauché. Je suis heureux de pouvoir enfin te le rendre et, à présent, nous allons nous raconter ce que nous avons fait depuis notre rencontre à Saint-Tropez il y a un an. En attendant, voici le menu et la carte des vins et tu es priée de choisir tout ce qui te plaira et tout ce qui te fera engraisser.''
Elle lui lancerait un regard où se lirait le soulagement de ne plus avoir à penser à ces questions sordides et lui dirait en riant :
- Voyons, James, je n'ai pas envie de grossir.
Et c'est ainsi que débuterait une soire de ''Paris au printemps''.
Bond serait sobre, s'intéresserait à elle et à tout ce qu'elle dirait. Et, mon Dieu, ce ne serait pas de sa faute si, en fin de soirée, il se confirmerait qu'il n'y a plus rien dans la réputation du ''gay Paris'' que la survivance d'un vieux conte de fée. Tout en attendant son américano à la terrasse du Fouquet's, Bond sourit lui-même de son enthousiasme.

(extrait de la nouvelle : ''Bons baisers de Paris'')
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OutOfTimeOutOfTime   10 janvier 2020
James Bond prit son premier verre de la soirée au Fouquet's. Ce n'était pas un verre digne de ce nom. Impossible de boire sérieusement dans des cafés français. Une terrasse au soleil, sur le trottoir, ce n'est pas l'endroit pour boire de la vodka, du whisky ou du gin. Une fine à l'eau c'est déjà assez sérieux, mais ça finit par vous monter à la tête sans avoir très bon goût. Un quart champagne ou un champagne à l'orange, c'est encore ce qu'il y a de mieux avant le déjeuner, mais le soir un quart conduit à un second quart et une bouteille de champagne n'est pas un bon point de départ pour une soirée. Reste le Pernod, mais il faut le boire avec des copains et, de toute manière, Bond n'en avait jamais été grand amateur, car ce goût liquoreux lui rappelait son enfance. Non, dans les cafés, il faut boire le plus inoffensif dans ce ballet des apéritifs ; Bond commandait toujours le même : un américano ; Campari, Martini, avec un grand zeste de citron et du siphon. En guise de siphon, il commandait toujours une bouteille de Perrier, car, à son avis, employer une eau gazeuse de bonne qualité c'est encore la façon la moins coûteuse de relever un apéritif assez terne. Lorsque Bond était de passage à Paris, il s'en tenait invariablement aux même adresses. Il descendait au Terminus Nord parce qu'il aimait les hôtels situés près des gares ; celui-ci était le moins prétentieux et le plus anonyme de tous. Il déjeunait au Café de la Paix, à la Rotonde ou au Dôme, parce que la cuisine lui paraissait convenable et parce que cela l'amusait d'observer les gens. Lorsqu'il avait envie d'un sérieux remontant, il allait le boire au Harry's Bar, d'abord parce que l'alcool y était de première qualité et ensuite parce que lors de son premier séjour à Paris à l'âge de seize ans, il avait suivi les conseils du Continental Daily Mail et avait demandé au chauffeur de taxi de le conduire : ''Sank Roo Doe Noo.'' Cela avait été le point de départ d'une des plus mémorables soirées de sa vie, dont le sommet avait été la perte pour ainsi dire simultanée de sa virginité et de son portefeuille.

(extrait de la nouvelle : ''Bons baisers de Paris'')
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DavalianDavalian   26 mars 2015
Effectivement, je suis anglais. Je m'appelle Bond, James Bond. Je suis écrivain... j'écris des romans d'aventures. J'en écris un en ce moment sur le trafic de la drogue. L'action se passe à Rome et à Venise. L'ennui, c'est que je n'y connais pas grand chose. J'essaye de glaner des histoires à gauche et à droite. Vous n'en connaîtriez pas par hasard ?
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OutOfTimeOutOfTime   10 janvier 2020
L'ennui, c'est que peu d'hommes savent encore se montrer durs après la quarantaine. La vie, les ennuis, les tragédies, les maladies les ont atteints.
'M' jeta un regard aigu à Bond et continua :
- Quel est votre degré de dureté, James ? Vous n'avez pas encore atteint l'âge dangereux.
Bond n'aimait pas les questions personnelles. Il ne savait que répondre, ni où était la vérité. Il n'avait ni femme ni enfant, n'avait jamais eu à déplorer une perte cruelle. Il n'avait jamais eu à faire face à la cécité ou à une maladie mortelle. Il n'avait aucune idée de la façon dont il se comporterait devant de tels malheurs pour lesquels il faut montrer plus d’énergie que dans les pires missions.
- Je crois être capable de supporter à peu près tout si c'est absolument nécessaire et si je pense que la cause est juste, monsieur.
Il continua tout en se sentant un peu honteux de renvoyer la balle à 'M'.
- Il n'est pas facile de décréter que telle chose est juste et telle autre pas. C'est ainsi que lorsqu'on me confie une mission désagréable, je me dis toujours qu'il doit s'agir d'une bonne cause.
- Nom de Dieu, s'écria 'M' les yeux brillants d'impatience, c'est bien ce que je veux dire ! Vous vous en remettez à moi. Vous ne voulez prendre aucune responsabilité.
Il se martela la poitrine du tuyau de sa pipe et continua :
- C'est à moi que revient cet honneur. C'est toujours à moi de décider si une cause est juste ou non.
L'expression de colère qui brillait dans ses yeux s'évanouit. Il eut un sourire amer et dit d'un air sombre :
- Bah, je suppose que c'est pour ça qu'on me paye.

(extrait de la nouvelle : ''Top secret'' dans 'Bons baisers de Paris')
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Vidéo de Ian Fleming
#jamesbond #guillaumeevin #m6
LA BIOGRAPHIE DU PLUS CÉLÈBRE AGENT SECRET
On connaît son nom. On connaît son numéro. Mais connaît-on l'homme qui se cache derrière l'espion de Sa Majesté ? Que sait-on vraiment du personnage né de l'imagination foisonnante d'un dandy anglais misogyne nommé Ian Fleming ?
007 aime les petits déjeuners copieux, regrette d'avoir dû abandonner son Beretta .25, pense que la femme idéale sait faire l'amour aussi bien que la béarnaise, déplore devoir tuer dans l'exercice de ses fonctions… mais s'en accommode aisément pour l'Angleterre.
Méfiant par nature, il ne se lie pas facilement, sauf quand sa mission l'exige. Méticuleux, parfois cynique, il se montre professionnel en toutes circonstances. Non seulement l'un des meilleurs éléments du MI6, mais l'un des plus dévoués.
S'appuyant sur les douze romans et deux recueils de nouvelles d'Ian Fleming, Guillaume Evin rouvre le « dossier 007 » et nous offre la première biographie – non autorisée – du héros au tuxedo. Une personnalité complexe, vulnérable et attachante, à qui bien des hommes rêvent de ressembler… et que bien des femmes rêvent de séduire.
*
Guillaume Evin, journaliste et « bondologue » reconnu (Bons baisers du monde, Dunod, 2020) lève le voile sur l'un des héros de fiction les plus célèbres de tous les temps, incarné pour la 25e fois au cinéma dans Mourir peut attendre.
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