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Jean Rosenthal (Traducteur)
ISBN : 2253143308
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 624 notes)
Résumé :
Entre le jeune Mack, condamné à un quasi-esclavage dans les mines de charbon des Jamisson, et l'anticonformiste Lizzie, épouse déçue d'un des fils du maître, il n'a fallu que quelques regards et rencontres furtives pour faire naître l'attirance des cœurs.
Mais dans la société anglaise du XVIIIe siècle, encore féodale malgré les idées neuves de ses philosophes, l'un et l'autre n'ont de choix qu'entre la soumission et la révolte. Rebelle, fugitif, repris et con... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
denis76
  29 octobre 2018
C'est un roman historique contre l'esclavage :
Ecosse, 1763. Mack est quasi esclave dans une mine de charbon. Il s'échappe à Londres sous les yeux de Mlle Lizzie. Ils se retrouvent à Londres. Elle, aristocrate, se marie. Lui organise la grève des dockers, tombe dans un traquenard, et est déporté comme forçat en Virginie, dans soi-disant "Le pays de la liberté".
Il se trouve que Jay, mari de Lizzie, va prendre possession d'une plantation de tabac, et achète Mack....
.
En plus de la traite négrière, les ambitieux colons européens qui s'installent chez les indiens d'Amérique et les "génocident" (néologisme ? ), ont besoin de bras : ils font la traite négrière en important des Africains qu'ils considèrent sans "âme", et des forçats blancs qu'ils considèrent comme perdus pour la société.
.
Vers la même époque, l'Angleterre envoie aussi ses forçats refaire leur vie en Tasmanie et en Australie. Ceux-ci chassèrent, là aussi, les Aborigènes vers le centre du pays autour d'Uluru, leur magnifique montagne sacrée ( Ayers rock ).
.
Au XVIII è siècle, l'Amérique est vue comme un eldorado, mais n'en est pas forcément un ;
au XXI è siècle, l'Europe est vue comme un eldorado par les pays du sud, mais n'en est pas forcément un.
L'Histoire se répète.
Quand comprendrons-nous que les racines sont essentielles, qu'on est bien chez nous, à condition de trouver une solution pour mettre à la tête de chaque pays quelqu'un d'empathique ?
Mais il n'y en a que 20% dans le monde, on a une chance sur cinq, et c'est pour ça que le Monde va mal.
.
Encore un, parmi les quantités de Follett lus il y a dix ans, sortis enfin de notre box : )
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Gwen21
  02 octobre 2012
C'est très bon ; c'est l'un de mes Ken Follett préférés.
En synthèse, si vous connaissez et appréciez le film de Ron Howard "Horizons lointains" avec le couple Cruise-Kidman, il y a de très fortes chances que vous adoriez ce roman.
Une narration épique, enlevée, pleine de rebondissements et des personnages attachants. Bien sûr, on retrouve quelques pistes faciles dont l'auteur est coutumier comme le manichéisme un peu basique (mais qui s'inscrit plutôt bien dans le contexte) et la romance dont on peut assez aisément deviner le dénouement en cours de lecture mais c'est aussi cela le charme de Ken Follett !
Je recommande plutôt deux fois qu'une.
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ladesiderienne
  19 septembre 2017
Après "Apocalypse sur commande" et "Le troisième jumeau", je découvre avec "Le Pays de la liberté" une autre facette du talent de Ken Follett. Une chose est indéniable, c'est vraiment un écrivain multi-genres. Il officie ici dans ce que j'appelle un "roman" dans toute sa splendeur, exactement celui qui faisait battre mon coeur d'adolescente : la saga familiale avec la belle et rebelle héritière et le séduisant et tenace jeune homme pauvre.
Dans l'Angleterre du XVIIIième siècle, McAsch a décidé d'échapper à sa condition en fuyant les mines de charbon d'Ecosse où il est exploité. A Londres, pour ceux de sa classe sociale, la situation n'est pas meilleure, le voilà plongé dans la lutte des dockers contre la mainmise des entrepreneurs locaux. Accusé d'avoir fomenté une grève, il est envoyé comme forçat en Virginie, à cette époque colonie anglaise, dans une exploitation de tabac. Heureusement, la présence de Lizzie, qu'il côtoie de loin depuis l'enfance et qui est désormais l'épouse de son patron, va le motiver à poursuivre sa quête de liberté.
Ken Follett mêle donc une intrigue sentimentale à une description plutôt réaliste de la lutte ouvrière dans un pays très attaché à ses distinctions sociales, ainsi qu'à celle des conditions des esclaves et forçats dans les colonies anglaises. Comme je l'ai déjà dit, c'était tout à fait mon style de lecture... il y a fort longtemps. Mais mes goûts ont changé et j'ai eu beaucoup de mal à avancer dans ce roman. Il faut dire que pendant les vacances, je m'évade physiquement et la tête pleine d'images réelles, je ressens moins le besoin de m'évader par la lecture. Ayant donc eu du mal à me concentrer, j'ai trouvé que l'intrigue trainait un peu en longueur. Malgré la lecture de trois romans très différents, je n'ai pas eu de coup de coeur pour l'écriture de Ken Follett. A chaque fois, l'intrigue amoureuse, digne de la grande époque de la collection "Har... n" prend le dessus, et cela même si dans la toile de fond, l'écrivain sait se renouveler. Pour moi, cette lecture se solde par un 11/20 mais tout n'est pas perdu, car j'ai encore dans ma PAL son best-seller "Les Piliers de la Terre" à découvrir.
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Leoniee
  12 août 2017
Fresque historique des assujettissements pesant sur les mondes anglophones du XVIIIième
Mack doit quitter les siens car il a osé rappeler son droit à l'émancipation après une enfance passée dans les mines de charbon des Jamisson en Écosse. Lizzie, jeune aristocrate, prend en vain sa défense. Sa parole n'a de valeur que lorsqu'elle apporte ses terres en dot d'un mariage arrangé.
Arrivé à Londres, Mack se fait le défenseur des dockers sous le joug d'un monopole les réduisant à mendier un salaire de misère. Mais un coup monté l'exile dans les plantations de tabac de Virginie où il est condamné à subir le sort des esclaves. Le mari de Lizzie étant l'instigateur de sa déchéance après les avoir surpris ensemble dans une situation équivoque, c'est sur son domaine que Mack retrouve la femme dont il a toujours admiré la détermination.
Ken Follett nous dresse un portrait riche en anecdotes des injustices de cette époque à travers l'histoire d'amour improbable mais touchante de Lizzie et Mack, qui doivent se battre pour ne pas se soumettre.
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Missbouquin
  19 février 2012
Le livre
Entre le jeune Mack, condamné à un quasi-esclavage dans les mines de charbon des Jamisson, et l'anticonformiste Lizzie, épouse déçue d'un des fils du maître, il n'a fallu que quelques regards et rencontres furtives pour faire naître l'attirance des coeurs. Mais dans la société anglaise du XVIIIe siècle, encore féodale malgré les idées neuves de ses philosophes, l'un et l'autre n'ont de choix qu'entre la soumission et la révolte.
Des crassiers de l'Écosse aux docks de la Tamise, de l'Amérique esclavagiste aux premières incursions vers l'Ouest encore vierge, l'auteur des Piliers de la terre nous entraîne ici dans une superbe épopée où la passion amoureuse se confond avec l'aspiration de toute une époque à la liberté et à la justice.
Ce que j'en ai pensé
Roman d'aventure totale, mais également roman où l'on apprend des tas de détails sur l'histoire qui font que Ken Follet est pour moi un maître en littérature historique (non par son goût des dates et des faits mais bien pour inscrire des personnages vivants dans une époque, les érigeants comme des témoins directs de la grande Histoire).
- Où j'ai découvert que l'esclavage existait encore en Europe au 19e siècle : dans les mines. En écho au film “Qu'elle était verte ma vallée” qui rend hommage aux mineurs irlandais, c'est la même situation pour les mineurs écossais qui engagent leurs enfants comme “esclaves” des maîtres toute leur vie, à moins qu'ils ne puissent gagner leur liberté avant leurs 21 ans (loi qu'ils ne connaissent pas bien sûr).
- Où j'ai appris la dure réalité des dockers londoniens de l'époque, que là-bas aussi les patrons arnaquent et exploitent, sans que les ouvriers n'osent contester l'état de fait.
- Où se sont approfondies mes connaissances des plantations américaines fonctionnant avec des esclaves, blancs ET noirs.
Ken Follet nous promène dans ces différents charmants endroits, suivant les aspirations de liberté du jeune Mack, qui est devenu mon nouvel héros idéal soit dit en passant; et les idées contestataires de Lizzie, dont le caractère iconoclaste est croustillant d'humour !
Mais c'est aussi, en filigrane, une belle histoire d'amour, au-delà des préjugés de classe, et d'argent, décrite avec finesse et pudeur.
- Où j'ai appris que l'intelligence et la volonté peuvent faire des miracles sur un destin tracé d'avance. Et où il n'est jamais mauvais de se poser des questions et de contester des réalités injustes.
Un roman qui nous éclaire sur l'exploitation de l'homme par l'homme, qui n'est pas propre au XIXe siècle malheureusement. Un roman d'aventures qui se dévore.
Un coup de coeur.
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   17 septembre 2017
Malgré tout, quand il sentit enfin les fers tomber de ses chevilles, il dut faire un effort pour ne pas s'enfuir à toutes jambes.
Il réprimait encore cette envie quand Kobe prit la parole. "Maintenant que vous n'avez plus vos chaînes, certains d'entre vous calculent déjà jusqu'où ils pourront aller d'ici au coucher du soleil. Avant de vous enfuir, il faut que vous sachiez quelque chose d'important : alors, écoutez-moi bien et faites attention." Il marqua une pause dramatique et reprit : "Les gens qui s'enfuient se font généralement prendre et on les punit. D'abord on les fouette, mais ça, ce n'est rien. Ensuite, ils doivent porter le collier de fer, que certains estiment infamant. Mais le pire, c'est que vous augmentez votre temps de service. Si vous vous évadez une semaine, vous devrez servir deux semaines supplémentaires. Nous avons ici des gens qui se sont enfuis tellement de fois qu'ils ne seront pas libres avant d'avoir cent ans." Il regarda autour de lui et surprit le regard de Mack. "Si vous êtes prêts à courir ce risque, tout ce que je peux dire, c'est que je vous souhaite bonne chance."
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MadavenMadaven   22 mars 2013
Elle se tourna vers lui et dit : "Emmenez moi à la pendaison."
Il prit un air désapprobateur. "Quelle macabre requête!
-Ne me dites pas que ce n'est pas un endroit pour une dame."
Il sourit. "Je n'oserais pas.
-Je sais que riches et pauvres,hommes et femmes,vont là-bas.
-Mais pourquoi avez-vous envie d'y aller?"
C'était une bonne question. Elle éprouvait à ce sujet des sentiments mélangés. C'était honteux de faire de la mort une distraction et elle savait qu'en suite elle serait dégoûtée de ce qu'elle avait fait.Mais sa curiosité l'emportait. "Je veux savoir comment c'est,dit-elle. Comment se comportent les condamnés? Et les spectateurs? Quelle impression cela fait-il de regarder une vie humaine arriver à son terme?"
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ladesiderienneladesiderienne   23 août 2017
Jay était furieux de cet incident à l'église. Cela le mettait hors de lui de voir des gens se hausser au-dessus de leur condition. C'était la volonté de Dieu et la loi du pays que Malachi McAsh passe sa vie à piocher du charbon sous la terre et que Jay Jamisson ait une vie plus large. C'était mal de se plaindre de l'ordre naturel des choses. Et puis McAsh avait une façon de parler exaspérante , comme s'il était l'égal de n'importe qui, même de quelqu'un de haute naissance.
Aux colonie en revanche, un esclave était un esclave et il n'y avait pas toutes ces histoires de travailler un an et un jour ni de recevoir un salaire. C'était la bonne méthode, estimait Jay. Les gens ne travaillaient que quand on les obligeait, et il fallait parfois les y forcer sans pitié : c'était plus efficace.
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denis76denis76   28 octobre 2018
L'homme s'attaqua de nouveau à l'enfant. Elle était en train de se remettre debout. Il la frappa d'une gifle à toute volée qui la fit chanceler.
Mack vit rouge. Il saisit l'homme par le col de son manteau et le fond de son pantalon et le pris à bras-le-corps. L'homme poussa un grognement de surprise et de colère et se mit à se débattre violemment, mais Mack le tenait solidement et le souleva au-dessus de sa tête.
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ladesiderienneladesiderienne   24 août 2017
"Toute sorte de racaille pourrait réclamer la liberté, des mineurs d’Écosse aux nègres de la Barbade. Mais Dieu a chargé des gens comme moi d'avoir de l'autorité sur le commun des mortels."
Naturellement, c'était vrai. "Mais vous demandez-vous jamais pourquoi ? fit -elle.
- Comment cela ?
- Pourquoi Dieu vous aurait donné autorité sur les mineurs et sur les nègres."
Il secoua la tête avec agacement et elle comprit qu'une fois de plus elle avait passé la mesure. "Je ne pense pas que les femmes puissent comprendre ces choses-là", déclara-t-il.
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Videos de Ken Follett (65) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ken Follett
Extrait de "Le Réseau Corneille" de Ken Follett lu par Caroline Klaus. Editions Audiolib.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/le-reseau-corneille-9782367626826
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