AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782845740846
191 pages
Éditeur : Le Verger (23/10/2009)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 49 notes)
Résumé :
1909. La France a perdu la guerre, l’Alsace-Lorraine est entrée dans le IIe Reich. Son nouveau maître, Guillaume II, investit son énergie et ses précieux Goldmarks dans la région. Mais derrière l’intérêt qu’il semble afficher pour l’Alsace, se cachent peut-
être d’autres projets… Pourquoi s’est-il pris de passion pour cette vaste ruine qu’est le Haut-Kœnigsbourg, et pourquoi, depuis que le bâtiment a été restauré, y reçoit-il secrètement son état-major ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  29 septembre 2013
Un pastiche holmésien vaguement ésotérique et résolument alsacien... qu'est-ce donc que cela ? Mais c'est élémentaire, mon cher Watson, c'est Sherlock Holmes et le mystère du Haut-Koenigsbourg, ou la quête par notre célèbre enquêteur anglais d'un objet mystérieux et puissant datant de la croisade de Barberousse, au château du Haut-Koenigsbourg et dans ses environs...
Si je ne suis pas suffisamment experte en canon holmésien pour juger la qualité du pastiche, le livre m'a sans conteste bien plu : je l'ai trouvé intéressant, amusant et instructif. Strasbourgeoise 'pure souche', j'ai apprécié comme autant de clins d'oeil les noms, les lieux, les expressions et les plats typiques de chez moi. Plus important, j'ai aimé les rappels sur l'histoire de l'Alsace, ballotée entre les puissances française et allemande depuis des siècles, et appris au passage des choses sur la reconstruction du Haut-Koenigsbourg, sur son petit voisin l'Oedenbourg, et même sur Le Mont Sainte-Odile et Sélestat...
Le cadre ne fait pas tout, et l'enquête elle-même a bien contribué à mon plaisir de lecture : entre les déductions sagaces de Sherlock Holmes, la bonté parfois naïve du Docteur Watson, les rencontres avec des personnalités étonnantes, et surtout cet objet très mystérieux et un peu mystique, la lecture est rapide et agréable.
Livre lu pour le Challenge 'Vivent nos régions' : http://loiseaulyre.canalblog.com/archives/2013/07/08/27593518.html
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          553
Davalian
  06 janvier 2017
L'avis de Souris7, la première et la quatrième de couvertures, le titre même de Sherlock Holmes et le mystère du Haut-Koenigsbourg ne laissent guère de place au doute : il s'agit d'un pastiche à la sauce alsacienne.
Son contenu a de quoi laisser perplexe (pour être clément) les adeptes du Grand détective non originaire des ces deux territoires (autrement dit la majorité de la population). Pourtant, ce roman est un succès de librairie qui a même été adapté en bande dessinée.

Si l'on s'attend à lire un pastiche, le texte nous laisse l'impression d'avoir affaire à une farce. A aucun moment l'on n'arrive à espérer qu'il s'agisse effectivement d'un manuscrit retrouvé de Watson. La liste des avanies est tellement longue que la reprendre relèverait d'un catalogue. Les deux moments les plus savoureux étant la confrontation verbale entre Sherlock et Guillaume II (borné et colérique) et l'instant où Watson avoue s'essuyer la moustache après avoir mangé un morceau de forêt-noire !

L'histoire bénéfice d'un très long développement pour une chute… ridicule. le scénario se donne une impression de complexité qui peine à convaincre. de nombreux ingrédients sont présents et l'on peut vraiment se demander ce qu'ils viennent faire là… Si l'on nous berce d'abord de manière agréable, la page 130 comporte une révélation hasardeuse nous menant vers une longue dégringolade.

Le style de l'auteur est pourtant clair, limpide, agréable, donnant ainsi envie de suivre Jacques Fortier qui s'est visiblement beaucoup documenté. le travail est indéniable, la volonté de bien faire également mais tout cela tombe rapidement à plat. Pourquoi ? Parce que l'auteur semble vouloir composer un écrit localisé avec des références mémorielles contestables (et donc non historiques).

Nous avons droit à des anachronismes (dont plusieurs allusions aux conséquences à venir de la Grande Guerre en 1909 !) ou à des approximations dès que l'on s'éloigne du champ alsacien. A plusieurs reprises, les Allemands sont ridiculisés et le sentiment pro-français est systématiquement valorisé. La caricature n'est pas loin et il est fait appel à une grande figure de la littérature populaire pour légitimer cette approche.

Recommander cette lecture aux curieux désireux de découvrir les environs n'est du coup pas une excuse valable. Jacques Fortier fait pourtant beaucoup pour attirer le chaland : le Haut-Koenigsbourg et ses environs, Pierrefonds, Strasbourg, le Mont-saint-Odile, sans oublier les spécialités culinaires abondamment valorisées. Il faudra toutefois de solides connaissances sur la période pour trier le bon grain de l'ivraie. Les adeptes de Sherlock trouveront ici un bon sujet de moquerie… Trancher entre ces deux extrêmes est donc difficile.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          131
Souri7
  25 décembre 2016
Sherlock Holmes et le Mystère du Haut-Koenigsbourg est un pastiche sur lequel je m'interroge encore...

Dans ce pseudo pastiche, le docteur Watson relate une aventure passé de Sherlock. Ce dernier avait dû reprendre du service et quitté ses abeilles afin d'enquêter en Alsace et de retrouver un objet disparu depuis les Croisades.

À part se targuer de mettre comme personnages principaux, Sherlock Holmes et Watson, l'histoire est insipide, ennuyeuse avec un manque de rythme manifeste. La lectrice que je suis avait plus l'impression de lire une sorte de guide touristique faisant la description de l'historique et de lieux emblématiques à visiter en Alsace que d'une réelle enquête policière. L'intrigue se veut dans le style de Conan Doyle avec un soupçon da Dan Brown avec le Da Vinci Code... et le résultat est affligeant d'ennui. Les personnages sont sans saveur, sans âme, sans ce qui fait de Sherlock un personnage de fiction incroyable. L'intrigue est noyée dans une lourdeur de style qui perd rapidement le lecteur.

Pour résumer : Grosse déception littéraire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          162
Tamara
  27 septembre 2010
Il est de notoriété publique que lorsque Conan Doyle tua le personnage de Sherlock Holmes, il reçut une telle quantité de lettres de protestation de la part de ses fans qu'il fut contraint de le ressusciter. Les fans furent de nouveau désolés lorsque Conan Doyle mourut. Mais là, impossible de ressusciter l'auteur ! Alors bien en pris à des amoureux du personnage maniant habilement la plume (enfin, ce n'est pas toujours le cas !) de rendre hommage au maître Doyle en proposant leurs propres aventures de Sherlock Holmes.
Ce roman commence par un retour à l'an 1190 (ça ne nous rajeunit pas…), où l'on assiste (en direct) à la mort du terrible empereur Barberousse. Puis, nous faisons des bonds à travers les siècles (1462, 1633, 1871, 1899) pour parvenir en l'an 1909 durant lequel se déroule les faits (rapportés par le bon vieux Dr Watson bien des années plus tard, cela va de soi). Sherlock Holmes est sollicité par son frère Mycroft pour découvrir un trésor ancien caché dans un château alsacien – le Haut_Koenigsbourg - plusieurs fois détruit et reconstruit récemment par l'empereur germanique Guillaume II.
Holmes étant à la retraite et le trésor ayant une valeur politique ou diplomatique, il doit prétendre s'être pris de passion pour les vieilles pierres et vouloir écrire une monographie sur les vieux châteaux. Naturellement, Watson est de la partie et les voilà embarqués sur les vallons alsaciens (allemands, à l'époque) à la recherche d'un objet inconnu et peut-être disparu depuis des siècles…
C'est la première fois que je lis un pastiche, il m'est donc difficile de juger de la perfection des répliques ou de la crédibilité du ton. En effet, sachant qu'il ne s'agit pas d'un “vrai” Sherlock Holmes, j'ai eu tendance à trouver au début que les dialogues étaient un peu caricaturaux (dans le genre “veut trop bien faire”). Cependant, ce sentiment s'est rapidement dissipé une fois que je me suis laissée happée par le tourbillon de l'histoire, et de l'Histoire… Sur ce point, même si certains passages m'ont un peu ennuyée au début (lorsque l'on ne sait pas où l'auteur nous emmène), je reconnais que l'intrigue tient tout à fait la route (des vins ! ), et que l'apparition d'une certaine femme scientifique rappelle d'autres “authentiques” aventures du détective. Cet hommage ne manque d'ailleurs pas de références aux aventures originales. L'auteur joue brillamment de l'humour anglais et respecte les codes de Sir Arthur Conan Doyle et je ne regrette donc pas du tout d'avoir tenté l'expérience !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Eric75
  29 janvier 2011
Voici un pastiche des plus curieux, amenant Holmes et Watson en Alsace, sur les traces d'un mystérieux objet qui serait caché dans le Château du Haut-Koenigsbourg.
Ce livre plaisant nous fait quitter pour une fois les brouillards humides de Baker Street pour une belle région touristique et ensoleillée. On sent bien l'attachement de l'auteur, journaliste aux Dernières Nouvelles d'Alsace, à sa région, et la description des lieux flirte parfois avec le genre guide touristique, mais le tout est heureusement compensé par une histoire originale qui dépasse largement la simple mise en situation du détective dans un cadre nouveau.
Les scènes initiales introduisant le sujet à travers les siècles jusqu'en 1909 sont d'une efficacité hollywoodienne et l'enquête qui va suivre solidement construite. La plume prêtée une fois de plus au Dr Watson est irréprochable, la parodie est impeccable. La seule faiblesse que l'on peut trouver au roman réside hélas dans le sujet central qui à mon sens relève d'une flagrante contradiction : une arme psychologique susceptible de "terroriser l'ennemi" et d'assurer la "suprématie militaire" mais constamment tenue secrète ! On aurait aimé découvrir un système d'armes un peu plus redoutable à la veille de la première guerre mondiale !
A signaler : ce roman de Jacques Fortier paru en 2009 a été adapté en bande dessinée, scénario de Roger Seiter et dessin de Giuseppe Manunta, publiée en 2013.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70


critiques presse (1)
BoDoi   22 août 2013
Cette adaptation élégante du roman pastiche de Jacques Fortier tient ses promesses.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
DavalianDavalian   05 janvier 2017
- C’est le dragon de Metz. Graülich, en allemand, signifie « monstrueux ». Il appartient à la légende de la capitale de Lorraine, désormais, l’un des joyaux de notre Reichsland. Ce dragon aurait été noyé au II siècle par saint Clément, le premier évêque de la cité. Dans l’imaginaire collectif, il symbolise évidemment le paganisme combattu par le christianisme. Une statue du Graouly existe dans la crypte de la cathédrale messine. Celui-ci est le petit frère : la ville de Metz en a fait cadeau à notre empereur comme d’ailleurs de tous les meubles de cette pièce. Nous l’appelons donc la chambre Lorraine…
Holmes se planta face au dragon :
- Il n’a rien de monstrueux. Il ne ferait pas de mal à une mouche.
- Je suis bien d’accord, Monsieur Holmes. Mais figurez-vous que nos ouvriers de l’aiment pas. Ils détestent entrer seuls dans cette chambre, et ne toucheraient pas au Graouly pour tout l’or du monde. Des adultes pourtant, et en plein XXème siècle, vous imaginez !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          141
DavalianDavalian   04 janvier 2017
- Je voudrais que vous passiez demain à la London Library. Dans la salle de lecture, vous trouverez Deutsche Burgen, le traité de Bobo Ebhardt sur les châteaux forts allemands, édité en 1898. Vous l’emprunterez – je sais que vous êtes au mieux avec le bibliothécaire – vous le lirez et m’en ferez un résumé.
- Mais Holmes, je ne lis pas l’allemand…
- Ah, c’est vrai, Watson ! Et bien, vous emprunterez également une grammaire et un lexique de la langue de Goethe.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
DavalianDavalian   05 janvier 2017
- Votre Majesté, même les policiers savent que la politique européenne n’est pas qu’une affaire de partage de vignobles.
Je retins un sourire. Mon ami n’avait pas beaucoup aimé que l’Empereur évoque ses « dons de policier »…
-Vous avez raison monsieur Holmes. C’est plus compliqué que cela. Mais je crois savoir qu’à Londres, on regrette encore les bordeaux d’Aquitaine…
- Pas vraiment. Nous avons beaucoup d’autres vignes, ailleurs sur la planète.
- Ah ! L’empire britannique ! Des vins d’Afrique, des vins de Palestine, oui… mais c’est surtout du thé, ses océans de thé en Inde ou à Ceylan. Nous autres Prussiens n’aimons pas beaucoup le thé, nous préférons planter du houblon.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MagEvMagEv   24 janvier 2016
Je vis ce qu'il lui tendait : c'est le Deerstalker, la casquette de tweed à rabats que nous avions achetée au chapelier de Sélestat. L'enfant arbora un grand sourire :
- Oh, merci, monsieur Holmes ! Merci beaucoup. Mais elle est trop grande pour moi !
- Ne t'inquiète pas. Ton crâne grandira, avec toutes les idées qu'il y a déjà dedans !
Commenter  J’apprécie          20
athena1athena1   18 janvier 2011
- Retraité ? mais vous êtes encore si jeune !
- J'en suis conscient, professeur. Mais vous savez, je crois avoir fait le tour du paysage du crime. Depuis quelques années, il n'offre plus de belles énigmes. Les malfrats sont trop prévisibles. Scotland Yard suffit bien à la tâche répétitive qu'est devenue leur poursuite.
Commenter  J’apprécie          20

autres livres classés : alsaceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1914 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre

.. ..