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ISBN : 2266115413
Éditeur : Pocket (22/08/2002)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 124 notes)
Résumé :
Paris novembre 1940. Bravant le froid et défiant le couvre-feu, un homme avance à pas de loup dans les rues désertes. L'instant d'après, il est assis sur les sièges en cuir d'une superbe Aston Martin et effeuille Julia Crimson, l'espionne anglaise. Ainsi débutent les nouvelles aventures de Blémia Borowicz alias Boro, séducteur et justicier. Désormais la France vit entre débrouille, marché noir et collaborat... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Relax67
30 juillet 2016
Sacré Boro !
Ça faisait un bout de temps que tu faisais tournoyer ta canne d'ennui sur mes étagères. Evidemment, c'est une fille qui t'en a sorti. C'est grâce à la pioche de Witchblade que je t'ai retrouvé ; encore une qui n'a pas su résister à ton charme.
Oui, je suis envieux de ton succès avec ces dames, je l'avoue. Les plus belles, les plus intelligentes tombent en pamoison devant ta mèche rebelle et ton boitillement. Et toi, coeur d'artichaut, tu crois tomber à chaque fois sur l'amour de ta vie.
Mais je vois que tu t'agaces de ma légèreté. Tu as raison, excuse-moi ; c'est que l'heure n'est plus à la rigolade. Tu es en colère contre cette France affadie et vaincue qui accepte la collaboration, souvent avec dépit, parfois avec une joie perverse. Tu détestes ce que Pétain et Laval en ont fait, au point de même refuser de les photographier. Tu n'attends pas, toi, l'appel de De Gaulle pour te lancer dans une résistance nullement voilée. Tu prends même de gros risques. Tu oublies que tes ennemis nazis – le SS handicapé Friedrich von Riegenburg et la massive Frau Spitz en tête – te recherchent activement. Ils n'épargneront aucun de tes amis pour te mettre la main dessus.
Mais des amis, tu t'en es fait à la pelle dans les romans précédents, pas vrai ? Surtout parmi le ban et l'arrière ban de la canaille de Paris ; surtout parmi les supporters du Front Populaire. Ils n'attendent qu'un chef pour les mener à la bataille contre le Boche envahissant.
Mais surtout, tu as ta sublime cousine Maryika. Ah, Maryika ! Tu l'aimes tellement que je n'ai pu m'empêcher de lui prêter les traits de celle qui fit jadis tomber la foudre sur mon pauvre coeur. Elle est si belle, si pleine de toi, si pleine aussi de caractère qu'elle ira jusqu'à suivre l'entrainement commando en Angleterre pour venir te sauver. C'est que même les services secrets britanniques s'intéressent à toi depuis que tu les as aidés à mettre la main sur la machine Enigma.
Ah, tu m'as encore offert de sacrés bons moments, mon gaillard. Tu m'as fait revivre cette France grise, affamée et apeurée de la fin 1940. Tu m'as fait découvrir le rôle Honoré d'Estienne d'Orves dans l'organisation de la Résistance. Tu m'as montré les choix déchirants que Churchill a dû faire pour conserver une chance de l'emporter sur le troisième Reich. Et tout cela dans une ambiance gouailleuse, avec l‘humour et l'amour du mot qu'Audiard n'aurait pu qu'applaudir.
En te lisant, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander ce que toi et tes deux amis-pour-la-vie Pázmány et Prakash, émigrés hongrois, penseraient de ce qu'est devenu votre pays d'origine, mené par le conservateur nationaliste Viktor Orbán.
A mon avis, tu repartirais en guerre.
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gill
01 juillet 2012
Jean Vautrin et Dan Franck, les deux auteurs talentueux, du cycle des aventures de Boro, le reporter à la canne et au Leica, nous plongent avec ce volume dans la France occupée durant la seconde guerre mondiale.
L'intrigue est passionnante mais surtout l'ambiance et le ton donnée à l'histoire fait de ce livre un récit attirant et atypique.
Il est de plus très bien documenté et les personnages semblent tous sortir de l'histoire de cette époque troublée.
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Lordo
20 juillet 2016
La suite des aventures de Boro, le photographe séducteur, hongrois et boiteux, mélange d'Indiana Jones et de James Bond, en pleine 2ème guerre mondiale, toujours rebelle au fascisme sous toutes ses formes. Un récit toujours aussi réjouissant, propice à la richesse des détails historiques apportés par ses auteurs : sur les moyens de transport, le fonctionnement des réseaux de résistants, les détails méconnus de la vie des hommes célèbres et j'en passe. Cet épisode n'est sans doute pas le meilleur ou le plus palpitant des aventures de Boro, les évènements que traverse le héros semble plutôt de l'ordre de l'anecdotique, il n'en reste pas moins un témoin intéressant de la vie en France sous l'occupation.
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KORTO
09 février 2014
j'aime beaucoup la série des Boro, parce qu'elle nous fait vivre sous un regard différent une partie de notre histoire, en suivant ces juifs hongrois qui forgent leur place dans un monde qu n'en veut pas. Leur talent croise L Histoire, et c'est beau, et c'est grand.
ça c'est pour la série, car ce tome-ci, bon, est un essoufflement entre avant et après. Il faut le lire car c'est dans une suite, une veine, mais on ne le retiendra pas longtemps, surement beaucoup moins, pour moi, que les 2 oeuvres majeures de cette série : Les noces de Guernica, et la Dame de Jérusalem.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Relax67Relax6730 juillet 2016
- Vous êtes séparés?
- Elle vit avec un autre homme. Malgré cela, j'ai pris la précaution de lui faire un onzième enfant avant de partir pour le front!
- Tu as participé aux opérations?
- Catégorie nettoyeur, Borop'tit! Sitôt mobilisé, on m'a hâtivement distribué dans le rôle du négro! Faute à la réclame Banania, j'imagine! Faute à Lyautey!... Les nègres avec les nègres! On m'a versé dans un régiment de tirailleurs sénégalais et on m'a mis la baïonnette au canon. J'ai compris que la France, belle patrie, terre des arts, ma réservait le sort peu enviable de viande à Panzer. J'ai écrit à ma femme pour lui apprendre que, normalement, j'allais mourir. Elle n'a pas répondu. Elle voulait sans doute déjà faire l'économie d'un timbre.
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Relax67Relax6718 juillet 2016
- Est-ce vrai que vous avez passé la Manche uniquement pour tenter de me rapatrier?
Elle dit que oui.
- Cela signifie que les Anglais ont pris le risque de vous perdre et de perdre un avion dans le seul but de me faire venir à Londres?
- Oui.
- Rien ne justifie cela.
Il parlait bas. Il était en proie à une colère froide qui, en quelques secondes, balaya leurs complicités habituelles.
- On offre un avion et un parachute à quelqu'un qui le mérite. A Léon Blum ou à George Mandel. Pas à moi. Ni mon histoire ni mon destin, ni même ce que je représente, ne vaut votre déplacement. Il s'agit d'un passe-droit.
- En effet, reconnut-elle.
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Relax67Relax6729 juillet 2016
Adolf Hitler!
Naguère petit, morveux, les cheveux sales, les pommettes rendues écarlates par la colère, méprisant, violent, relâchant ses sphincters à la moindre contrariété. Ce jour-là, sanglé dans un uniforme, un baudrier, le torse médaillé, la visière de la casquette rabattue sur les yeux, la moustache aussi courte qu'à Munich, le même petit regard électrisé, vif, chafouin, un rictus qui s'ouvrit en sourire lorsque Pétain apparut en haut de l'escalier.
Boro laissa tomber son Leica. Il vit la poignée de main mais refusa de la photographier
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Relax67Relax6731 juillet 2016
Chaque nuit, dans toutes les villes d'Angleterre, des bénévoles montaient sur les toits afin d'éteindre les bombes incendiaires larguées par les appareils allemands. Et dans les rues, dans les cours, au fond des jardins, on s'entraînait à défendre sa maison, son quartier, sa ville, son pays.
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gillgill11 janvier 2013
Avec son profil d'aigle, sa canne et son Leica, il a parcouru l'Europe des années 30, combattu les conjurés de la "Cagoule", fait la guerre d'Espagne, bourlingué aux Indes, et même percé les codes ultra-secrets de la Wehrmacht.
Les nazis ne lui feront pas de cadeau.
Quand vient le temps de l'occupation, Blémia Borowicz, le splendide émigré de Budapest, reprend les armes. Malgré la rencontre avec une jeune fille aux yeux verts, l'heure n'est plus à la séduction. La France se déchire. Boro a choisi son camp en ces temps de délation, de xénophobie et de terreur.
Il devient, lui, le métèque, l'homme à abattre.
Le cinquième et dernier épisode d'une série de luxe devenue légendaire.
(quatrième de couverture du volume paru aux éditions "Pocket" en 2000)
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