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EAN : 9782756054629
288 pages
Éditeur : Delcourt (08/10/2014)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Un récit autobiographique de 300 pages qui évoque avec justesse et humour des sujets universels comme la paternité, la quête des origines et le devoir de mémoire. En 2007, Julien part à la rencontre d'un père qu'il ne connaît pas. Ce dernier lui livre un secret de famille. Alors qu'il tentait de s'échapper du ghetto de Varsovie, son propre père a dû faire un choix tragique. Suite à cette révélation, Julien décide d'en savoir plus sur le passé de ce grand-père. Une e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  01 décembre 2014
Julien veut connaître sa famille paternelle avant d'avoir trente ans et de devenir lui-même papa. Son père Pierre n'est pas totalement inconnu pour lui, il l'a vu à la TV, c'est un journaliste. Mais ils ne se sont jamais rencontrés, le père s'y est toujours opposé. Il le lui rappelle crûment lors de leur premier échange de visu : "A vingt ans, on a autre chose à faire que d'être père. Ta mère voulait te garder, alors... j'ai laissé pisser." Il reste froid et dur face à ce fils adulte qu'il voit pour la première fois, ne s'attendrit pas, lui révélant de manière brutale leurs origines juives, le sort de leur famille pendant la Shoah, et un drame en particulier. Pierre en a trop dit ou pas assez, Julien veut en savoir davantage et se rend pour cela en Israël, chez son oncle paternel. Mais il n'est pas facile de s'y retrouver entre les faits et ce que l'on a pu en dire, certains drames sont indicibles : "A force de se murer dans le silence, ils ont oublié une partie de l'histoire de Jakob. Et ce qu'ils n'ont pas oublié, ils l'ont souvent déformé."
Art Spiegelman a initié avec Maus la BD reportage-autobiographique autour de la Shoah. Deuxième génération de Michel Kichka m'avait touchée, ce témoignage de Julien Frey également. A l'image du trait fin et doux, l'auteur y présente sobrement et pudiquement sa quête. On devine à quel point ce cheminement a été douloureux pour lui, on l'espère salvateur et fécond pour sa vie d'homme.
Bien qu'introspectif, ce bel album émouvant n'est jamais nombriliste, on y apprend sur les conditions de vie en Israël et sur le sort des déportés juifs après l'ouverture des camps par les alliés.
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Commenter  J’apprécie          270
Shan_Ze
  05 février 2018
Avant de devenir père, Julien veut rencontrer le sien qu'il n'a jamais vu. Quand ils se voient, son père, Pierre, lui parle de ses origines juives et du drame que son propre père a vécu. Curieux d'en savoir plus sur sa famille, part à la recherche de sa famille, de son histoire.
Un livre aperçu à la bibliothèque et lu dans la foulée. Julien veut connaitre sa famille et cherche à connaitre la vérité, celle-ci change selon celui qui raconte l'histoire mais Julien découvre enfin une partie de sa famille qui lui était inconnu. Un témoignange très touchant sur l'holocauste à travers ce voyage de Julien qui construit sa famille en apprenant sur celle paternelle, qui lui permet d'envisager le futur de manière plus sereine. La vérité est parfois dure à connaitre mais elle aide à devenir plus fort. Jolie BD !
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thedoc
  05 janvier 2016
Julien n’a jamais rencontré son père même s’il connaît son identité et l’existence de sa nouvelle famille. Avant ses trente ans, alors que lui-même va bientôt devenir père, il décide de partir à sa rencontre. Le père de Julien, Pierre Jonas, est journaliste à France3, vit à Limoges, est de confession juive et a deux enfants.
La rencontre, imprévue, reste polie mais froide. Julien pose des questions, Pierre y répond franchement et même de manière très abrupte en dévoilant un terrible secret de famille. Julien repart avec cette révélation qui le mènera jusqu’en Israël, sur les traces de son grand-père Jakob, rescapé de la Shoah.
Ce roman graphique évoque de manière très pudique les interrogations sur la paternité, le besoin de renouer avec ses racines familiales et la transmission de la mémoire entre les générations. Julien Frey, auteur et narrateur, est bouleversé par ce qu’il découvre sur son passé familial. Il ressent un besoin irrépressible de marcher sur les pas de son grand-père Jakob, de lier une à une les découvertes qu’il fait sur ce dernier pour reconstituer son histoire. Mais les recherches ne sont pas toujours simples et si au final Julien apprend beaucoup plus de choses sur Jakob que ses propres enfants, il doit se résoudre à s’arrêter quand certaines questions ne trouvent pas de réponse.
Il est intéressant de voir combien ce sont les « troisièmes générations » qui sont avides de connaître en détail le passé, alors que les enfants des déportés ont tout bonnement accepté le silence de leurs parents.
Julien a cependant obtenu l’essentiel : pouvoir raconter à ses enfants leur histoire familiale lorsque ceux-ci lui poseront des questions.
Cet ouvrage nous donne également un aperçu de la société israélienne aujourd'hui.
Un très beau livre, tant dans l’histoire que dans le graphisme.
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Bdziles97
  25 avril 2015
(AX971) J'ai beaucoup aimé cet album. Cette quête d'une mémoire familiale m'a émue et touchée. Jusqu'au dessin que j'ai trouvé subtil et délicat, en particulier ces visages à peine esquissés qui reflètent bien les hésitations de la mémoire, la difficulté d'exprimer ses sentiments, de renouer avec un passé trouble. Un sujet devenu tabou au sein de toute une famille. Cela étant, je ne suis pas sûr que sa lecture passionne les élèves, même lycéens. le sujet et le traitement me semblent un peu loin des élèves...
(LX971) Bien que le sujet ait été maintes fois traité en BD, l'album est très touchant par sa sincérité et son regard neuf, presque naïf, sur la culture juive, le sionisme, la vie sur le fil à Jérusalem, le devoir de mémoire et l'histoire de la Shoah (ghetto de Varsovie,déportation, camps d'extermination, marche de la mort...). La simplicité des dessins et des dialogues malgré la gravité du sujet rendent sa lecture agréable. L'auteur a un talent indéniable pour rendre compte des traumatismes de l'histoire familiale ou des situations de gêne en 2 ou 3 coups de crayon. Mais il sait aussi très bien traduire les moments de joie et de complicité. L'album m'a fait découvrir les conditions peu glorieuses des camps ouverts par les Alliés en 45 pour accueillir les survivants. Donc oui en Lycée car permet une approche en "douceur" de la Shoah, à la fois simple et intime. D'autant que la situation familiale du narrateur / auteur, avec cette figure du père absent et maladroit, risque de toucher nombre d'élèves...
(IK971) Difficile de passer derrière Chroniques de Jérusalem ou Deuxième génération... Ce récit tente de s'insérer dans cette filiation mais le graphisme à la Sfar (avec un clin d'oeil appuyé au chat du rabbin, p. 206 à 208) est un peu en dessous. Malgré des trouvailles symbolisées par l'absence de bouche pour incarner le secret ou les non-dits et même si le scénario n'est pas inintéressant , surtout au départ, il devient confus et se perd un peu dans les arcanes du passé et du présent. Autre bémol et de taille, les pages ne tiennent pas la route en 3 lectures! Non pour moi pour le Prix.
(SC971) le graphisme est intéressant (le visage du père par exemple) et la quête de ce fils de ses origines, alors qu'il s'apprête lui-même à devenir père, est prometteuse au départ. Mais j'avoue être restée un peu en dehors de cette lourde histoire familiale qui devient peu à peu complexe. Je ne pense pas que cet album accrochera les élèves du collège. Pour moi c'est non pour le Prix collège.
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alouett
  05 février 2015
En 2007, Julien Frey décide de prendre contact avec son père. le problème, c'est qu'il ne le connait pas. Il sait juste qu'il habite à Limoges, qu'il est chauve, journaliste à France 3, marié, père de deux enfants et juif. Julien saute dans le train à destination de Limoges en espérant décrocher une entrevue avec ce père si mystérieux. Mais la rencontre est abrupte et le père sur la réserve. Ce dernier livre à son fils quelques informations sur l'histoire familiale… le ghetto de Varsovie, les camps, les morts… mais referme vite la discussion. C'est du passé.
Ces révélations ébranlent Julien. Il cherchera dans un premier temps à faire la connaissance de ses demi-frères puis, face au silence dans lequel ils se murent, Julien décide de partir à la rencontre du reste de sa famille ; son oncle, sa tante… C'en ainsi qu'en août 2013, il prend l'avion pour Jérusalem.

« Un jour il viendra frapper à ta porte ».
Ces mots, l'oncle de Julien Frey s'en rappelle encore. Plein de sagesse, le grand-père paternel de l'auteur avait averti son fils (le père de Julien) alors que ce dernier ne pensait qu'à fuir ses responsabilités paternelles. Car cet homme n'a jamais cherché à voir son enfant. « A 20 ans, on a autre chose à faire que d'être père. Ta mère voulait te garder, alors… j'ai laissé pisser ». C'est l'une des premières confidences que ce père fait à son enfant, désormais adulte. Cette confidence tombe comme un couperet et n'en appelait pas d'autre a priori. Pourtant, lors de la brève entrevue entre les deux hommes, celle-là même qui permet à l'auteur d'entamer son récit, il y aura d'autres mots. Aussi durs. Ils relatent brièvement l'histoire d'une famille endeuillée par la Shoah.
Un grand-père paternel d'origine polonaise, juif de surcroît, qui a perdu la quasi totalité des siens dans cette horreur nazie. le ghetto de Varsovie, puis les camps (Auschwitz, Dachau, Buchenwald… 5 en tout), sans compter les marches de la mort, le meurtre d'un de ses enfants et le reste… un traumatisme. Malgré tout, il a trouvé la force de reconstruire sa vie.
Julien Frey relate ici sa démarche personnelle. Initialement, alors qu'il allait devenir papa, il espérait renouer un lien – même ténu – avec son père et pouvoir ainsi répondre aux questions que sa fille ne manquerait pas de lui poser plus tard. Il était loin d'imaginer qu'il allait entendre de tels propos, que sa famille avait essuyé un tel drame, qu'il aimerait en connaître les moindre détails pour mieux pouvoir se les approprier et se situer dans cette histoire familiale… et loin d'imaginer que cette quête durerait près de 7 ans. Car si le premier contact avec son père date de 2007, ce ne sera qu'en 2013 qu'il prend la décision de partir à Jérusalem. Loin d'être satisfait de cette rencontre, il éprouve pourtant de la satisfaction d'avoir enfin concrétisé ce projet qui lui tenait à coeur. Des questions, il en avait donc tout un stock avant de voir son père pour la première fois mais le voilà qui repart avec d'autres questions, d'autres inquiétudes… et un besoin criant de comprendre et de mettre des prénoms sur ses aïeuls. le scénario présente sans difficulté les différentes étapes de son questionnement.
L'intégralité de cet article est disponible sur mon blog
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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critiques presse (3)
BDGest   12 mai 2015
Savamment dosé, cet album sait trouver les mots justes. Ne se contentant pas de retracer le voyage initiatique de l’auteur, il permet d’honorer la mémoire des survivants de la Shoah.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   19 décembre 2014
Beaucoup de sensibilité et de pudeur émanent de cet album, grâce aux mots justes et sobres de Julien Frey, parfaitement soutenus par la ligne fluide et légère de Dominique Mermoux.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   15 décembre 2014
À partir d’un sujet somme toute banal, Julien Frey, scénariste pour la télévision, arrive à faire un récit tendre et amer sur la filiation, émaillé d’anecdotes signifiantes et de non-dits plus éloquents encore.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ZilizZiliz   01 décembre 2014
Oui, mais vous savez, oncle Jakob ne parlait pas du passé, même à ma mère. C'était la Shoah. La deuxième génération n'a pas posé de questions. Vous, c'est la troisième, vous ne pouvez pas comprendre. Et je souhaite de tout mon coeur que vous ne compreniez pas. (p. 269)
Commenter  J’apprécie          120
thedocthedoc   05 janvier 2016
A force de se murer dans le silence, ils ont oublié une partie de l'histoire de Jakob. Et ce qu'ils n'ont pas oublié, ils l'ont souvent déformé.
Commenter  J’apprécie          60
alouettalouett   05 février 2015
Le lendemain matin. En route pour Bethléem. On vient à peine de passer la frontière et j’ai déjà l’impression d’être dans un autre monde. Un autre siècle aussi.
Commenter  J’apprécie          30
Erik_Erik_   01 octobre 2020
Fiston ! Il fut un temps où j'étais comme toi, il viendra un jour où tu seras comme moi.
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