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ISBN : 2072765625
Éditeur : Gallimard (11/01/2018)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 61 notes)
Résumé :
"Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l'alcool à 90°, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l'éther, dans ce flacon d'un bleu céruléen comme la sphère vespérale. Cette couleur était la sienne, cette profondeur du bleu sombre où se perd le coup de poing lancé contre Dieu." Ce premier roman raconte l'amour incond... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  17 mai 2018
J'abandonne ! Sans doute n'est-ce pas le bon moment, ou pas le bon livre... Peut-être que j'y reviendrai, peut-être pas. De moi-même, je n'aurais pas choisi de le lire de toutes façons, mais il était sélectionné pour un prix littéraire local, et certaines de mes amies ici avaient aimé, alors j'ai voulu tenter...
Je ressens un malaise profond depuis le début. Un énième récit autobiographique, une énième lecture plombante, mais surtout dérangeante : il s'agit d'enfance maltraitée psychologiquement tout de même, par une femme dépressive et une mère toxique (son côté "fantasque" ne m'a pas touchée, car il y a aussi les insultes et les coups, entre les caresses et mots doux). Sa souffrance pathologique ne pouvant pas tout excuser, tout balayer si facilement. Les rôles sont totalement inversés, des petites filles adultes avant l'âge, se devant d'être exemplaires, parfaites, car sans cesse culpabilisées (terrible chantage affectif) , sinon "perverties". Otages impuissantes et victimes innocentes du dysfonctionnement d'un couple, de leur inconstance affective, prisonnières d'un vernis social...
Trop intimiste, trop exacerbé, dans le tragique comme dans la légèreté, (trop) excessif ; je ne suis même pas curieuse de découvrir la seconde partie du récit (appréciée par la majorité) sur le pourquoi du comment, sur la genèse du drame, une autre enfance fracassée dès le départ. Je devine sans peine un chemin de résilience, via ce roman-hommage, exutoire (?), mais n'ai pas envie de le parcourir.
Je ne m'attarde plus sur les regrets ; j'ai une pile indécente de livres qui m'attend !! ;-)
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Annette55
  13 mars 2018
Voici un premier roman impossible à lâcher, lu d'une traite ou presque, bouleversant et tragique , une autobiographie à peine déguisée puisque les prénoms et les noms sont gardés.
Ce texte cru , allégre , vrai et tendre,expressif, tout en tension conte l'amour fou de deux filles pour leur mère Catherine : fantasque, possédée de démons,euphorique puis dépressive , entière , incontrôlable, déchirée et hantée par des fêlures irréparables , consécutives à son enfance , rejetée totalement par une mère danseuse , indifférente , qui ne voulait pas d'elle , qui l'abandonna enfant pendant plusieurs mois à l'hôpital Necker .......Ses filles aimantes et généreuses la protègeront avec une force fascinante, incroyable !!
Jalouse de son éblouissante beauté, la mère n'acceptera jamais aucune de ses faiblesses , ni ses excès.......
Catherine se vengera de toutes ces humiliations grâce à sa beauté ravageuse , son corps splendide et son génie de la danse : elle est souple , longiligne, gracieuse, maîtrise à la perfection les piqués et fouettés, les pirouettes, elle y excelle !
Las ! le mur de Berlin vient de tomber lorsque Elsa , 12 ans et Violaine10 ans voient leur mère s'effondrer elle aussi .
Plus violemment que d'ordinaire , elle ne résiste plus , explose de souffrance , jusqu'à se faire interner ........ses filles ont l'habitude , mais là .......
La construction étrange du livre , en emboîtements et retours en arrière successifs ajoute encore à l'émotion intense du lecteur !
Catherine est une héroïne indomptable qui épuisera maris , amants , amantes , elle se noie , se perd, s'abîme dans la fumée, le sexe, la drogue , les médicaments , ressasse , se lamente , hurle son mal au sein de scènes crues, épiques, cruelles , insensées, tout en s'agrippant de toutes ses forces à l'amour inconditionnel de ses deux filles !
Le milieu parisien snob, brillant , riche, ( auquel Antoine son deuxième mari appartient ) ne peut accepter qu'avec défiance cette ballerine prolétaire , au décalage social évident , à la langue soutenue , au français respectable, très souvent agrémentée de gros mots , d'argot de pouilleuse , dont elle ne pouvait s'empêcher de truffer ses phrases ! Une prolétaire pourtant habillée en Saint - Laurent ou Christian Dior !
Quelle trace laisse t- on ?
Que transmet - on de soi ? de quoi se souviendra t- on ? Oú la souffrance remontant à l'enfance peut - elle mener ?
Catherine ne veut pas faire subir à ses filles le "désert d'amour " qu'elle a traversé , elle fait pire avec ses excès en tous genres .
Mais ses filles l'aimeront toujours passionnément.Le récit hallucinant , à la plume érudite ou grossière , crue et acérée, émouvante, sulfureuse et lumineuse nous fait pénétrer dans la peau abîmée , éperdue de désirs contradictoires, fous, brûlée par la vie de Catherine , une héroïne insaisissable .......
Ce témoignage est un chant d'amour éblouissant , un cri de tendresse ineffable et puissant , un bel hommage qui rend sa dignité à une mère excessive en tout !!
Il faut que leur mére les ait beaucoup aimées pour que Violaine dessine un portrait aussi éperdu d'amour !
Fascinant ! Bouleversant !
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LucileMM
  02 février 2018
Une lecture inconfortable.
Lire le désarroi de cette petite narratrice confrontée à la maladie mentale de sa mère, assister à la déchéance, s'immiscer dans les failles des uns et des autres.
Un voyage en enfer, un sentiment de gâchis et d'impuissance.
Tout au long de ma lecture, j'ai pensé à la phrase de Stendhal « Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c'est l'âme du lecteur ». En l'occurrence ma caisse à moi a produit des sons discordants.
Rien à voir avec la qualité du texte, la beauté de l'écriture, non. Violaine Huisman a la plume sûre, la tournure élégante.
Plutôt une question de moment, de bagage aussi.
Ce sujet n'a pas pour moi l'excuse de l'exotisme.
Pas le bon archet pour mon violon, mais nul doute que la musique sera belle chez d'autres lecteurs…
Challenge Muli-défis 2018
Challenge Plumes féminines 2018
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FredMartineau
  04 février 2018
Participer à Masse critique implique un consentement actif, le fait de cocher un livre de la liste proposée aux commentaires des lecteurs, un ouvrage que l'on s'engage à commenter dans les délais impartis. Fugitive parce que Reine de Violaine Huisman n'était pas mon seul choix, mais le hasard ou la volonté d'un tirage au sort orchestré par des forces mystérieuses a fait de moi l'heureux destinataire, -recevoir gracieusement un roman expédié par la prestigieuse maison d'édition Gallimard est toujours un plaisir, de cette ode au seul amour inconditionnel que porte l'espèce humaine, celui d'une mère pour ses enfants, des enfants pour leur mère.
L'auteure qui signe là son premier opus affiche une belle maîtrise de sa plume qu'elle rend tour à tour prolixe, précise, érudite, populaire, grossière, fluide ou émouvante, entraînant le lecteur dans la scansion furieuse d'une vie familiale orchestrée par la figure tutélaire, cette maman qui régna des premiers souvenirs d'enfance à sa disparition et qui sans nul doute occupe une place irremplaçable et inégalable dans la mémoire de sa descendance.
Ce livre résonne en moi, à tort ou à raison, comme une tentative de maintenir en vie et de prolonger l'existence de cette mère adulée dans les pages d'un ouvrage auquel le dépôt légal confère une once d'immortalité. Je comprends le besoin ou l'envie de l'écrire, mais l'histoire manque des ingrédients qui m'emportent en tant que lecteur. Tout au long de la première partie, je me disais que sans ma participation à masse critique, j'aurais pu abandonner la lecture. La biographie de la mère fut un peu plus digeste…
Ce manque d'enthousiasme tient au fait que cette histoire est trop personnelle, trop intime, nombre de relations parents-enfants finissent couchées sur le papier, elles ne m'intéressent que dans un contexte plus large que la simple exposition du lien ; et celle-ci n'apporte rien de plus. Le milieu social dans lequel elle se déroule lui évite l'ingérence des assistances sociales, la protection de l'enfance et la rubrique des faits divers.
Cependant, le style de l'auteure mérite un autre roman que j'espère avoir l'occasion de lire.
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Bazart
  16 février 2018
Violaine Huisman (traductrice en anglais) nous livre pour cette rentrée de janvier 2018 un roman bouleversant qui est aussi largement autobiographique.
Elle rend aussi un vibrant hommage à sa mère, Catherine, une femme vraiment excessive que les médecins ont diagnostiqué comme "maniaco dépressive", à une époque où on de disait pas encore bipolaires pour parler de ces individus qui alternent périodes d'euphories et séquences de grande dépression et auto apitoiement.
On pense, à la lecture de ce livre entre le récit et le roman ( la frontière semble bien tenue comme souvent dans ce genre de livres) à "Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan, aussi portrait déchirant d'une mère borderline, ou plus récemment "Encore vivant" de Pierre Souchon- voir chronique ici même qui parlait aussi de bi polarité vu de l'intérieur mais Violaine Huisman se différencie des autres livres sur le sujet sur le sujet par une plume alerte et poignante et une construction assez originale, en deux parties ( enfin trois si on compte un court épilogue dans lequel la narratrice fait le bilan avec le recul de sa vie d'adulte).
Après une première partie, dans laquelle l'auteure expose sans pathos et avec beaucoup de lucidité son rehard sur cette enfance somme toute assez brutale où sa mère lui paraissait particulièrement difficile à cerner et où les rôles entre parents et enfants se voient inversés, la deuxième partie, se place du point de vue de Catherine, et de ses vies avant d'avoir eu ses filles, éclairant largement les zones d'ombres de la première partie.
On voit que l'auteur a eu une enfance peu ordinaire, dans laquelle sa mère personnage bigger than live avait tendance à tirer toute la couverture avec elle, et si l'auteur ne nous épargne pas certaines scènes très dures sur la déchéance maternelle (où se cotoient alcool, cigarette, médicaments...) , elle parvient in fine à toujours apporter une tendresse et une humanité à cette mère, reine brisée et parfois déchue , mais reine quand même…
Une plume percutante et fluide qui pourra laissé pas mal de lecteurs totalement bouleversés.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (4)
Bibliobs   13 avril 2018
Violaine Huisman évoque sa mère maniaco-dépressive dans un premier roman à la fois autobiographique, beau et profond.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaCroix   09 avril 2018
Dans ce premier livre bouleversant, Violaine Huisman décrit l’amour fou qui les liait sa sœur et elle à une mère fantasque et fragile.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaLibreBelgique   15 février 2018
Une femme extravagante, excessive et déterminée. Une héroïne entre vice et sublime au regard amusé de ses filles.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   26 janvier 2018
Avec « Fugitive parce que reine », bouleversant premier roman autobiographique, l’écrivaine rend un juste hommage à une femme excessive en tout.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
rabannerabanne   16 mai 2018
Arrête de pleurer, bordel ! Comment ça, tu sais pas pourquoi tu pleures ? Tu veux que je t'en colle une pour que tu saches pourquoi tu pleures ? Maman exagérait, maman abusait franchement, sa mauvaise foi dépassait les limites de l'entendement : elle-même pleurait à tout bout de champ, par intermittence certes, mais quand la saison des larmes arrivait c'était la mousson, Isis faisant déborder le Nil.
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hcdahlemhcdahlem   10 mars 2018
Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l’alcool à 90°, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l’éther, dans ce flacon d’un bleu céruléen comme la sphère vespérale. Cette couleur était la sienne, cette profondeur du bleu sombre où se perd le coup de poing lancé contre Dieu.
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FredMartineauFredMartineau   04 février 2018
Maman nous demandait de lui pardonner d’avoir encore foutu le feu à la cuisine en laissant brûler l’étrange ragoût qui devait nous tenir lieu de dîner, c’était la faute de ces foutus neuroleptiques dont elle n’arrivait pas à se remettre, on lui avait lessivé le cerveau, tout était brouillé, il y avait trop de friture sur la ligne.
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Annette55Annette55   13 mars 2018
"Il suffisait de prononcer son nom pour que les invectives fusent: menteuse, voleuse, folle , dépensière, irresponsable, infernale, déchaînée, incontrôlable, toujours en retard , jamais fiable, grossière, se donnant des airs, violente , prêtentieuse, impertinente, autoritaire, toujours des problèmes, y a toujours des problèmes avec ta mère. Merci Mamie, nous étions au courant , mais merci , oui ........
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Olivia-AOlivia-A   14 mars 2018
Le propre du ravissement est de se manifester dans l'éphémère, au point culminant de l'effusion et de l'effervescence, au paroxysme d'un élan qui ne peut se maintenir en lévitation permanente, il faut bien atterrir, et dans la vie il y a des hauts et des bas, on ne peut pas tout le temps rester perché sur les cimes de l'orgasme. Maman ne connaissait pas la descente en douceur, la piste verte n'existait pas dans son domaine skiable, au mieux elle était rouge incendiaire, au pire noire extinction. Alors il ne restait plus qu'à voir s'il y avait plus haut, si on pouvait encore monter tant que le ciel était bleu.
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Videos de Violaine Huisman (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Violaine Huisman
17.05.18 - INTEGRALE - É. Louis, P. Kramer, G. Brisac, P. Labro, V. Huisman et M. Dorsan.
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