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ISBN : 2702143415
Éditeur : Calmann-Lévy (29/08/2012)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 29 notes)
Résumé :
« Anne-Marie ne sera même pas capable de balayer les couloirs d’un hôpital ! »

Cette sentence familière à bon nombre de naufragés de l’orthographe, Anne-Marie Gaignard l’a entendue enfant, avant d’être diagnostiquée dyslexique et abandonnée à son sort. Elle-même persuadée d’être « nulle », elle traîne sa mauvaise orthographe jusqu’à la première partie de sa vie professionnelle. Lire un livre, écrire une carte, rédiger un mail : les gestes du quotidien... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Illion
  25 janvier 2015
Que vient donc faire cet étrange ouvrage dans mes lectures ? Serait-je donc "nulle en orthographe" moi aussi ? Que nenni. C'est même plutôt le contraire, je suis dans cette catégorie de personnes pour qui la méthode globale était parfaitement adaptée, et je ne fais donc pas beaucoup de fautes d'orthographes. Sauf quand je le fais exprès ou quand ma "dyslexie du clavier" (quand je tape trop vite) s'en mêle. Alors pourquoi lire pareil livre qui s'adresse a priori, comme l'indique le titre, à ceux que l'on qualifie de nul ? Tout simplement pour la leçon de vie.
J'ai dévoré en moins de deux jours ce livre plein d'empathie et sincère. Tout est dit sans langue de bois et l'auteure part de sa vie, de son expérience pour raconter un mal profond qui touche bien plus de monde qu'on ne le croit et les solutions qu'elle a trouvé, seule, pour y remédier et dont elle fait aujourd'hui bénéficier de nombreuses personnes. N'y allons pas par quatre chemins. Ce mal profond qui fait tant souffrir, c'est notre système scolaire de moins en moins adapté à l'élève qui doit déjà savoir écrire avant d'avoir appris à lire, c'est aussi le système parascolaire et ses fameux "dyslexiques" qui est incapable de voir le vrai problème et d'apporter de vraies solutions. Ce livre c'est aussi le récit de la misère humaine, dans le sens où ces gens vivent comme une honte d'avoir des difficultés qu'ils n'ont pas (encore) réussi à surmonter et que ceux "qui savent" se plaisent à rabaisser. Les exemples d'Anne-Marie Gaignard sont à ce titre frappants. Frappante aussi est la simplicité de la réponse qu'elle propose et dont elle distille quelques extraits dans ces 250 pages.
Arrivée à la fin du livre, je suis révoltée contre ces gens qui se permettent de mépriser ceux qui ont des difficultés, scandalisées de voir que les soi-disant réformes du systèmes scolaires n'ont jamais touché et ne toucheront jamais ce problème que l'auteure met en lumière. Et ce même si moi je n'ai pas eu à en souffrir. Qu'importe, je compatis. D'autant plus que j'ai souffert sur autre chose et qu'une méthode du genre de celle évoquée ici aurait pu m'aider et m'offrir un autre avenir (même si je suis très heureuse du mien). N'allons certes pas tout noircir, parmi ces gens qu'Anne-Marie Gaignard "tacle" il y a des gens biens, qui font leurs travails avec conviction et avec les moyens dont ils disposent même si ça ne suffit pas toujours. Ce ne sont pas ces gens qui sont mis en cause mais le système. Retenons l'humain et soutenons-le face aux défaillances d'un système perclus de rhumatisme et qui refuse pourtant de changer.
Au tout début du livre il y a quelques lignes indiquant les précédentes parutions de l'auteure : des livres "de grammaire et d'orthographe" pour tous les âges. Je n'ai pas honte de dire que si l'occasion se présente j'irais les acheter pour aider mes enfants si j'en ai. J'ai appris il y a longtemps à respecter l'institution d'un côté et à trouver mes propres chemins de l'autre sans dénigrer pour autant ce qui est "officiel". On est tous concerné d'une manière ou d'une autre,même si on a pas de difficulté particulière en orthographe.
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hupomnemata
  30 août 2013
Du pathos, du pathos et encore du pathos. Ce livre parle d'orthographe vite fait en passant. En le refermant, on a tout au plus de vagues notions de l'accord des participes passé et cela seulement si on fait la démarche de se reporter à un bécherelle pour vérifier la technique du "mur mentale". Les récits de mal-être à l'école et au travail dû à la dysorthographie ne sont pas inutile mais en ce qui me concerne, j'était plus à la recherche de descriptions de méthodes et d'astuces d'apprentissage. Une description plus précise, plus poussé de ce qu'est la méthode globale aurait aussi été bénéfique, ici on se contente du rappel que l'on trouve dans n'importe qu'elle débat TV.
Conclusion: je crois qu'il est préférable de potasser un bécherelle ou de se reporter directement au autre livre de cette auteur qui aborde directement la méthode pour éviter de perdre du temps avec un roman autobiographique peu informatif et un peu répétitif.
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tiph85
  12 mars 2015
Anne-Marie Gaignard nous dévoile son vécu personnel de souffrance à l'école, en raison de difficultés orthographiques. Puis, elle nous explique comment elle a inventé sa méthode qui aide beaucoup d'enfants à voir autrement notre grammaire si obscure parfois. Elle finit par de multiples exemples de personnes pour qui sa méthode a marché, et en gros si les hautes sphères l'écoutaient un peu plus le Monde irait mieux (plus de problèmes scolaires, de violence, voire même de guerre!!).
Je ne remets pas en cause sa méthode mais plutôt la façon dont elle dénigre les différentes professions qui entourent les enfants en difficultés. Je m'occupe de ces enfants et utilise la plupart des choses décrites dans ce livre et ce, depuis 10 ans maintenant. Dois je avoir autant la grosse tête que l'auteur?
Cette dernière ne prend pas en compte tous les facteurs qui peuvent engendrer des difficultés. Peut-être devrait elle sortir un peu de sa ville et venir voir autre chose que les salons du livre où l'on rencontre un public forcément plus accessible.
Entre autres choses sa méthode marche t elle à chaque fois? Et sinon que faire?
Elle parle des diagnostics posés par les centres du langage a-t-elle une idée du délai d'attente pour avoir un rdv ? Il est souvent d'un an minimum, et on fait quoi en attendant ? de plus, les conclusions de ces centres sont souvent décevantes, et manquent de professionnalisme.
Bref, je ne vais pas faire comme elle, je salue sa méthode et vais même sûrement me procurer son livre Hugo et les rois, pour varier mes supports de travail. Il faut juste se dire que partout il y a des gens plus ou moins consciencieux et que non le monde ne doit pas s'arrêter de tourner pour écouter la seule bonne parole de Mme Gaignard (il y a plein de petites mains qui sont là pour aider les enfants en difficultés et qui le font bien).
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mickaelig
  12 septembre 2012
Passionnant, déculpabilisant se lit comme un roman.
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Aikez
  08 décembre 2016
Un bouquin qui nous permet d'un peu mieux comprendre les personnes ayant de réelles difficultés avec l'orthographe, et pas juste un poil dans la main...
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
hupomnematahupomnemata   27 octobre 2014
Je les ai écoutés, elle et ses parents. puis je lui ai fait passer le test que j'ai élaboré avec des spécialistes en neurosciences. C'est une série de questions qui sert à déterminer le type de mémorisation principale et de gestion mentale de l'enfant. Trop de parents ont l'impression de ne pas savoir s'y prendre au moment des leçons, de ne pas réussir à faire en sorte que leurs enfants se concentrent suffisamment pour retenir des dates, du vocabulaire ou l'essence d'un cours d'histoire. C'était le cas avec Léa, qui aurait tout à fait pu s'entendre dire, comme moi, qu'elle avait une tête-passoire. Sa mère désespérait de lui donner les bons outils et au final, les devoirs se terminaient dans les cris, la rancoeur et l'incompréhension. Il existe une variable qui est déterminante pour faciliter l'apprentissage : connaître son type de mémorisation, savoir si l'on est plutôt auditif, visuel ou kinesthésique. Une fois la mémoire principale détectée, je m'y adapte afin que les choses à retenir s'ancrent plus facilement.
Si l'enfant est auditif, il lui suffit d'écouter pour comprendre et retenir. Généralement, ces enfants-là ne viennent pas chez moi, car ils n'ont pas de soucis particulier à l'école.
La mémoire visuelle fait appel aux réseaux mnémoniques du cerveau. Ceux-ci fonctionnent comme la pellicule d'un film. L'enfant est face à une série d'image qu'il enregistre directement. Pour lui, il est plus facile de mémoriser des images que des chiffres ou des mots. Le visuel, c'est aussi celui qui regarde par la fenêtre quand il est en cours, c'est un rêveur. Ses oreilles ne lui servent à rien pour retenir, alors s'il rentre chez lui avec une leçon d'histoire-géographie à apprendre, il la lit plusieurs fois, ferme son cahier et quand il la récite dans la foulée à ses parents, il la sait. Il se couche confiant, mais le lendemain, devant sa copie, plus rien ne lui revient. Il a activé sa mémoire à court terme, plus communément appelée mémoire bloc-notes, qui ne dure que quelques minutes. C'est pour cela que beaucoup d'élèves apprennent le plus tard possible en pensant qu'en agissant ainsi, ils augmentent leurs chances de retenir.
Restent les kinesthésiques. Eux retiennent réellement s'ils se sont appropriés le contenu du cours et s'ils l'ont retranscrit par le geste. Quand ils rentrent à la maison, s'ils doivent apprendre un texte, un tableau, un schéma, ils sont perdus et recopier la leçon ne leur suffit pas pour la mémoriser. Il faut qu'ils en remodèlent le contenu à leur façon, de leur main. Or, à l'école, on a toujours expliqué aux élèves qu'apprendre se faisait d'une seule manière : " Ouvre ton livre ou ton cahier et relis." Mais le kinesthésique doit écrire ou dessiner pour retenir son cours. Il n'a pas le choix, cela ne rentrera pas autrement dans sa tête.
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rkhettaouirkhettaoui   23 mars 2013
Dans ma tête, la grammaire et l’orthographe étaient dirigées par un chef d’orchestre maléfique qui envoyait ses sbires me contrôler dès qu’il fallait que j’écrive. Ce jour-là, dans le magasin, ils étaient partout. Sur l’épaule du commerçant, dans le regard de cette femme qui passait près de la caisse à ce moment-là, derrière le baffle de la chaîne hi-fi de la boutique qui crachait les annonces publicitaires de la radio locale. Ils venaient embrouiller mon esprit quand je cherchais l’orthographe correcte d’un nom commun ou le bon accord d’un participe passé. Ils riaient de moi quand j’échouais, et comme j’échouais tout le temps, j’étais à leur merci. Je ne pouvais que m’incliner.
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tiph85tiph85   15 mars 2015
Pour éviter des catastrophes, les dictées sont préparées à l'avance. Les enseignants font apprendre par cœur aux élèves les mots qu'ils retrouveront dans la dictée du lendemain. Cela rassure tout le monde : l'enfant, qui pense que tout ira bien, les parents et les enseignants. [...]
On demande aux élèves d'apprendre par cœur les mots. Oui, mais qu'en est-il pour ceux qui n'ont pas une mémoire visuelle fiable? Et quand bien même, apprendre par cœur des mots dont ils ne comprennent pas la mécanique, à quoi cela rime-t-il? Comment seront-ils capables de les réutiliser par la suite, de les ajouter à leur banque de mots?
Régulièrement, je suis face à des enfants dont les capacités de mémorisation n'ont pas fonctionné et pour lesquels il est impossible de retranscrire correctement la fameuse dictée préparée de la semaine précédente.
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rkhettaouirkhettaoui   23 mars 2013
J’avais l’impression que les adultes avaient trompé la petite fille que j’avais été et bousillé la première partie de ma vie. J’étais révoltée par le fait que le personnel de l’éducation qui aurait dû m’aider n’avait jamais su le faire. J’étais comme un aveugle qui retrouvait la vue d’un seul coup. Je ne voulais plus rien, si ce n’est me cacher les yeux, me boucher les oreilles et qu’on me foute la paix.
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hupomnematahupomnemata   30 août 2013
Lorsqu'elle entend ce genre de remarques, elle venge tous ceux qui, comme elle, se sont senti visés, en assenant des "ce n'est pas parce qu'on fait des fautes qu'on n'est pas intelligent!"
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Videos de Anne-Marie Gaignard (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne-Marie Gaignard
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