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EAN : 9782213713120
360 pages
Fayard (06/11/2019)
3.76/5   558 notes
Résumé :
En se faisant muter à la brigade criminelle après vingt ans de "Mondaine", le commandant Philippe Valmy espérait s'éloigner des bars et des boîtes où il restait jusqu'à l'aube, et ainsi sauver son mariage. Mais quand il découvre que la victime de sa première affaire de meurtre est une de ses anciennes indics, il comprend tout de suite qu'il va devoir replonger dans les eaux troubles du Paris nocturne. Pour le pire. Les cicatrices de la nuit sont de celles qui ne s'e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (116) Voir plus Ajouter une critique
3,76

sur 558 notes
Pour le cadre de ce roman , il suffit de plonger son regard sur l'illustration de couverture , et , en devinant " le mot manquant ", ça y est , on sait qu'on risque de fréquenter des " coins célèbres " dédiés " aux nuits parisiennes " et peut - être même, d' en percer quelques secrets puisque la quatrième de couverture nous apprend que l'auteur , Alexandre Galien , a travaillé à la Direction Régionale de la Police .Tiens , un gars de plus " de la maison" qui semble , comme d'autres dont on taira le nom mais qui y excellent , avoir préféré quitter le métier pour s'adonner à l'aventure de l'écriture....Si vous ajoutez ce bandeau rouge qui nous indique que ce roman a obtenu " le prix du quai des orfèvres 2019 , vous vous dites qu'il " faut voir " là , de nombreux " détails " donnant à penser que ....
L'intrigue est vite lancée : le corps dénudé et terriblement mutilé d'une jeune femme est retrouvé " dans la nature " et l'équipe du commandant Valmy , fraîchement affecté à la brigade criminelle après des années de présence à " la mondaine " , va se charger de l'affaire . Ce corps , fait étrange et important , c'est le corps d'une ancienne .........Oh , mince , excusez - moi , mon doigt a ripé , c'est bête , non ? Bon , comme vous ne m'en voulez - pas je continue.....Une enquête très bien menée, sans grande surprise , sans doute , mais avec un dénouement particulièrement abouti et surprenant . de courts chapitres nous permettent de suivre , sans le connaître, le coupable et ses victimes , les autres nous proposent d'être les partenaires des membres de l'équipe chargée de l'enquête . Ça bouge , ça poursuit , ça cogite dans les bureaux , ça déduit...On se trouve d'autant plus au coeur de l'affaire que nous découvrons tous les rouages du déroulement d'une enquête. Les investigations , les fausses pistes , les interrogatoires , les scènes d'autopsie , l'information aux familles des victimes ,les rapports aux chefs , les notions juridiques ,les abréviations qui désignent les services , le rôle de l'ADN , tout un " aspect pédagogique " qui s'insère avec bonheur dans un récit parfaitement bien écrit, sans nous faire perdre un seul instant le fil de l'histoire , sans alourdir un style fluide car bien maîtrisé.
A mon avis , Alexandre Galien à su concilier ses grandes connaissances du métier et les mêler à d'évidentes qualités de conteur et , franchement, je suis ravi de le voir emprunter un chemin tracé avec bonheur par quelques autres de ses " collègues " ...Que puis - je ajouter d'autre , sinon que j'ai passé un excellent moment et que j'ai lu ce roman d'une traite , sans jamais me lasser .... Je précise aussi que , malgré la dureté du sujet ( oui , ça rigole quand même pas , hein ) Alexandre Galien maîtrise parfaitement la description des scènes et ne tombe jamais dans l'excès , phénomène qui rebute parfois nombre d'entre nous . Dernier point : la vie de flic et la vie familiale . Ça aussi , on le trouve dans cette histoire . Ah , la passion !!!...Allez , je vous laisse ....Avec ce livre , vous êtes entre de bonnes mains ...heu , non , ce livre est entre de bonnes mains s'il tombe entre les vôtres ....Bon , c'est vrai , vous me pardonnez pour ma faute de frappe du début ? Sinon je recommence , non ? Sûr ? Allez , vous verrez , c'est trois fois rien , peut- être même que vous me ....plus tard. Ça , c'est une autre histoire ...
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Un excellent polar classique comme je les aime, écrit par un ancien de la Maison « Poulaga », ce qui permet de plonger tête baissée, happé par le récit, dans le monde interlope de la nuit et de la prostitution. le suspens est au rendez-vous. L'atmosphère, la tension qui entoure l'enquête sur le meurtre d'une jeune indic est parfaitement rendue.

Prix du Quai des Orfèvres 2020, Alexandre Galien, né en 1989, est le plus jeune lauréat à ce jour de cette récompense.

Issu de la Direction Régionale de la PJ, il rejoint Olivier Norek, Hervé Jourdain, Pierre Pouchairet et tant d'autres qui inspirés par leur vie professionnelle, nous offrent de bons moments de détente pour les amateurs, avides de sensations tout en restant dans le vraisemblable. Faut dire qu'à "La Crim", aux "Stup" et aux "Moeurs", il y a matière à suggestion.

Evidemment, ce n'est pas suffisant l'expérience, il faut aussi savoir conter même si l'écriture n'est pas celle d' Antonio Muñoz Molina, c'est « addictif », efficace, et bien noir malgré quelques clichés.

J'ai, pour habitude de m'offrir le « Prix du quai des Orfèvres » de l'année. Je remercie Jean-François Lemoine pour son excellente chronique des Cicatrices de la Nuit qui a retenu mon attention. C'est un bon millésime que je conseille aussi.
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Un serial-killer assassine des call-girls en plein Paris. Les corps sans vie sont retrouvés sauvagement mutilés. le commandant Valmy, récemment muté des moeurs à la brigade criminelle, mène une enquête qui va le mener jusque dans des extrémités dont il n'aurait jamais soupçonné ni l'existence ni l'ampleur d'une telle folie meurtrière.
« Les cicatrices de la nuit » est un gentil polar, prix du quai des orfèvres 2020, écrit par Alexandre Galien qui a fait partie de l'effectif de la direction régionale de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris, autrement dit le 36 quai des orfèvres ou plus récemment « le bastion ».
Le style est simple et sans ambition, mais efficace. A noter, un lexique précis en bas de chaque page sur le vocabulaire particulier des policiers. Mal grès la faiblesse et la candeur de certains dialogues, on est vite emporté par cette histoire originale. L'intrigue est bien ficelée. Un prix mérité.
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Alexandre Galien est un auteur de polar que je ne connaissais pas, mais que je voyais passer sur les sites de lectures assez régulièrement. Un auteur français de plus. Oui, j'aime bien les auteurs de polars français. Alors un de plus au compteur me suis-je dit, chouette ! Oui, mais voilà pour moi l'écriture n'est pas au rendez-vous : écriture plate sans relief, sans émotion, plutôt scolaire, propre sur elle (!) mais fade. Donc, jamais je ne me suis sentie en harmonie, en empathie avec les personnages. Et pour la lectrice que je suis, si je ne peux pas être en symbiose avec au moins un des personnages, c'est mal parti. Et pour ternir encore plus mon ressenti, je n'ai pas non plus aimé l'emploi excessif du jargon policier et autres acronymes qui alourdissent la lecture par des renvois constants en bas de page.

Voilà, vous avez mon tableau, mais rien ne vous empêche de vous faire le vôtre qui prendra peut-être d'autres teintes.

Quant au pitch, le voici :
En se faisant muter à la brigade criminelle après vingt ans de « Mondaine », le commandant Philippe Valmy espérait s'éloigner des bars et des boîtes où il restait jusqu'à l'aube, et ainsi sauver son mariage. Mais quand il découvre que la victime de sa première affaire de meurtre est une de ses anciennes indics, il comprend toit de suite qu'il va devoir replonger dans les eaux troubles du Paris nocturne. Pour le pire. Les cicatrices de la nuit sont de celles qui ne s'effacent pas.
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Quand vous ouvrez un polar le matin et que vous le terminez le soir, c'est que l'auteur a fait du boulot de pro, non ?
C'est ce qui vient de m'arriver avec Les cicatrices de la nuit d'Alexandre Galien. LE polar, à la française, tel que je l'aime.
Classique, sans chichi, juste l'essentiel.
Efficace.
Addictif.
Un cadavre, une enquête.
À Paris. Les flics du 36, c'est l'ex-Quai des orfèvres, aujourd'hui le Bastion.
Philippe Valmy passe de la Mondaine à la Crim, fini les bars et les boîtes de nuit, changement de décor.
Pour sa première affaire à la tête de son équipe, il va être gâté.
Galien connaît le sujet, il ne nous embrouille pas.
On a la totale.
Enquêtes de voisinages, autopsies, planques, filatures, perquisitions, gardes à vue, interrogatoires, tous les ingrédients je vous dis.
Chez ces flics-là, on dort peu, on boit parfois, du café beaucoup, quelques cigarettes, une pause entre collègues de temps en temps, on ne lâche jamais, on épluche tout.
Une enquête, c'est une course contre la montre, l'adrénaline au taux maximum.
Et l'auteur nous offre en plus, ici, un final à couper le souffle, on n'en sort pas indemne.
Moi, j'adore ce genre de polar, mais ça... vous l'aurez compris.


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critiques presse (1)
LePoint
12 décembre 2019
La chasse au tueur, méticuleux et sadique nous balade, de nuit, jusqu'à l'inframonde interlope et noctambule des clubs libertins et sado-maso de la capitale… Jargon policier, scènes de crime, légistes, perquisitions, vidéosurveillance, tout le bagage du vrai est là ; on se sent flic d'un jour ou, plutôt, d'une nuit.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
- En parlant de ça, Jean, je vais annoncer la mort moi-même aux parents. Je pense que c'est mieux.

- De toute façon, c'est à toi de le faire. T'es chef de groupe, ça fait partie de ton job. C'est écrit sur ta fiche de paye. Juste en dessous de la CSG.

- Tu dois raquer en impôt sur la connerie, toi.

- J'ai jamais déclaré, sinon j'aurais rebouché le trou de la Sécu.

page 77
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Amusé, Philippe ne peut s’empêcher de remarquer qu’il a l’attitude typique de celui qui se retrouve dans les bureaux de la BRP. L’endroit où les néons agressifs éclairent de façon brutale la misère qu’il fait le choix d’ignorer lorsqu’elle est habilement dissimulée derrière du mousseux tiède et des lumières tamisées. Depuis plusieurs heures, il a vu les filles qui l’entouraient pendant la partie fine défiler sous le regard protecteur des enquêteurs, qui les ont entendues l’une après l’autre pour étayer leur dossier et caractériser plus précisément encore les faits de proxénétisme dont il s’est rendu complice. En dehors de la pénombre, leurs visages juvéniles sont encore constellés de boutons d’acné à cause du maquillage cheap qu’elles utilisent pour les masquer. Leurs yeux sont tristes et cernés, comme si elles avaient perdu de vue la possibilité de consentir à ce que demandent leurs clients. À vingt ans, ces gamines en ont déjà trop vu.
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Pour Philippe, la musique est une sortie de secours, le seul moyen d’offrir à son cerveau le répit qu’il mérite. Quand Django gratte sa guitare, quand Louis se met à chanter, quand Chuck Berry ou Keith Richards font résonner dans ses enceintes des riffs de génie. C’est à ces moments précis que Philippe Valmy devient un être dénué de souvenirs, d’affect, de névroses.
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La sonnerie du téléphone retentit dans la chambre.
« Allô ?
– Bonsoir, c’est l’état-major PJ.
– Je suppose que tu ne m’appelles pas pour les croissants… »
Philippe se lève de son lit, enfile son costume et regarde par la fenêtre de sa chambre. Son réveil indique 3 h 40 du matin, Paris dort encore. Le froid de l’hiver naissant donne au ciel un voile gris qui tombe sur la rue, brouillant la lumière des lampadaires. On s’attendrait presque à voir surgir de ce halo un cavalier sans 26tête. Le bruit des draps qui se froissent tire Philippe de ses rêveries. Élodie le regarde, les yeux ensommeillés.
« Qu’est-ce qu’il se passe ?
– Mon premier homicide, il faut que j’y aille.
– Tu dois être impatient.
– Plutôt, oui. Mon groupe m’attend au tournant, j’ai intérêt à poser les bases tout de suite, sinon je vais me faire bouffer. J’y vais, mon amour, rendors-toi. »
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Il ne s'est pas vu devenir vieux. Comme commandant à la brigade de répression du proxénétisme, groupe Cabarets, officiellement il gère les autorisations administratives des établissement de nuit. Mais sa vraie mission est de prendre la température du Paris nocturne. Savoir où se côtoient le show-biz, le grand banditisme et parfois les flics. Il connait tout le monde et tout le monde le connait
C'est son métier.
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Vidéo de Alexandre Galien
Entretien avec Alexandre Galien à l'occasion de la parution de son roman 'Le Souffle de la nuit' au format poche, aux éditions Pocket. Découvrez les 5 mots choisis par l'auteur pour évoquer ce livre.
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