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EAN : 9788408169451
448 pages
Planeta (04/04/2017)
4.2/5   71 notes
Résumé :
Le deuxième volet de la trilogie de la ville blanche !

Pays basque espagnol, 2016. Un tueur en série s’attaque aux femmes enceintes. Comble de l’horreur, l’individu semble s’inspirer d’un rite ancestral consistant à brûler les victimes avant de les pendre par les pieds pour les immerger dans un chaudron datant de l’âge de bronze.
L’affaire est aussitôt confiée à l’inspecteur et profiler Unai López de Ayala, dit Kraken. Appelé sur la première sc... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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Si vous avez adoré comme moi le Silence de la ville blanche, vous ne pourrez que vous régaler avec ce deuxième volet de la trilogie d'Eva García Sáenz de Urturi ! C'est certes jouable de démarrer indépendamment avec Les Rites de l'eau mais il y a tellement de références au premier volet, que ce serait vraiment dommage.

On pourrait aisément reprocher à l'auteure espagnole de reprendre la même recette mais on s'en fout tellement c'est bon !

Alors, oui, encore une fois, il y a un tueur en série qui commet des meurtres rituels ancrés dans le riche passé historique de l'Espagne. le roman s'ouvre sur la découverte dans un site celto-ibérique du corps d'une jeune femme enceinte, pendus par les pieds, la tête plongée dans un antique chaudron, selon le rite de la Triple mort. Occasion de visiter avec grand plaisir le pays basque et la Cantabrie.

Oui, Eva García Sáenz de Urturi réutilise une construction en parallèle années 1992 et 2016, alternance passé - présent qu'elle maitrise à merveille et qui ici lui permet d'aborder la thématique de la famille avec ses multiples embranchements autour de la paternité / maternité / filiation. le roman est peuplé de futurs parents qui se demandent s'ils en seront de « bons » ; de parents toxiques dont les abus ont lourdement traumatisé leurs enfants au point de quasiment les handicaper dans leur vie sociale ; mais aussi de tantes dévouées jusqu'au sacrifice ; et puis il y a le formidable grand-père de Kraken, le papy quasi centenaire plein d'amour qui fait office de père, on l'adore !

Oui, on retrouve les mêmes personnages, à commencer par l'inspecteur profileur Unai López de Ayala dit Kraken, qui, quelques mois après sa terrible première enquête, souffre d'aphasie. L'auteure va prendre le temps de creuser sa personnalité en révélant des pans entiers de son passé, remontant jusqu'à ses seize ans. Et ce personnage, déjà terriblement attachant, gagne en profondeur jusqu'à toucher profondément. J'avais les larmes aux yeux dans les dernières pages, fait plutôt rare lorsque je lis un thriller.

En plus de développer la psychologie de ses personnages et de fouiller leurs secrets enfouis, l'auteure propose un roman sans temps mort, qui nous balade de suspect en suspect, de rebondissement en rebondissement, en nous convainquant à chaque fois qu'on a trouvé la clef pour mieux nous surprendre avec son tueur inattendu. Impossible de lâcher ce livre tant l'empathie mise en oeuvre implique le lecteur.

Bref, je craignais d'être déçue après le Silence de la ville blanche … et c'est avec un grand sourire que je partage cette chronique avec vous. Vite, la suite !

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Après avoir beaucoup aimé "Le silence de la ville blanche", j'avais hâte de lire la suite des enquêtes de l'inspecteur et profiler Unai López de Ayala, dit Kraken.

Devenu aphasique après qu'on lui ait tiré dessus, l'inspecteur a beaucoup de mal à communiquer et ne fait pas beaucoup d'efforts pour s'en sortir.

Mais quand de nouveaux assassinats se présentent, s'il ne veut pas être écarté de cette enquête qui le touche personnellement, il ne se laisse plus le choix et met tout en oeuvre pour retrouver la parole.

Toujours dans le Pays Basque espagnol, l'action se déroule à Vitoria, ville de l'auteure, qu'elle connaît donc très bien et c'est avant tout les descriptions de cette région, et toute l'histoire de l'art notamment qui y était attachée, qui m'avait énormément plu dans le 1er tome.

Là, ce sont plutôt des rites ancestraux remontant à l'époque celtique qui nous sont présentés.

Historiens et archéologues font partie des personnages et ce n'est pas pour me déplaire.

La construction du roman est la même que dans le 1er tome, on navigue entre 2 époques 2016 et 1992. Entre montagnes et lieux historiques de la ville, le décor est le même mais quand on aime...

Bon, j'avoue l'enquête révèle quand-même un monde glauque, pas joli joli ce que l'on pressent depuis le début !

Dans ce roman, on est face à des parents toxiques. L'auteure s'est attachée à nous présenter de "bons" et de "mauvais" parents. "J'ai aimé réfléchir sur le fait qu'il appartient à chacun, indépendamment de son histoire personnelle, de devenir un bon père ou une bonne mère" nous dit-elle dans les remerciements à la fin du livre.

En parallèle, Eva Garcia Saenz de Urturi nous présente des personnes dévouées comme le grand-père presque centenaire que je vous laisse découvrir.

La psychologie des personnages est bien étudiée. On découvre dans ce 2ème tome l'inspecteur de Ayala et ses amis l'année de leurs 16 ans, rendant l'enquêteur toujours plus attachant.

Ce roman est un véritable page-turner. On n'a de cesse de le lire pour découvrir qui a fait quoi. Impossible de le lâcher, les 537 pages s'avalent et on n'a qu'une hâte découvrir le 3ème tome !

Ah j'ai failli oublier : une mention spéciale à l'excellente traductrice Judith Vernant ;)

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Pleins feux sur le Pays basque espagnol en 2016 où l'on vient de découvrir une jeune femme morte dans de curieuses circonstances : elle est pendue par les pieds ? la tête immergée dans un chaudron. Très vite, il s'avère que le chaudron qui date de l'âge de bronze a été dérobé quelques temps auparavant.

L'enquête est confiée à l'inspecteur Unai López de Ayala, profiler de son état, dont nous avons fait la connaissance dans le précédent livre. Notre inspecteur, que l'on surnomme Kraken, a reçu une balle dans la tête, tirée à bout portant et qui lui a occasionné des dégâts, une aphasie De Broca en plus du stress post traumatique.

En arrivant sur la scène de crime, il constate que la victime est une amie de longue date, un amour de jeunesse, même avec laquelle il a participé autrefois à un camp de vacances. Ils étaient cinq adolescents sous la houlette d'un jeune professeur, Saul Tovar en juin 1992 ?

Plus tard on découvre une autre victime, tuée selon un rituel analogue, les deux victimes ayant partagé l'expérience alors que s'est-il vraiment passé durant ce camp de vacances ?

Qu'est ce qui peut bien pousser le meurtrier à s'en prendre à des femmes enceintes, ou à des futurs pères ? Les juge-t-il indigne d'être digne d'être parent ? Et pour quelle raison ?

Ce récit nous permet de voir fonctionner notre profiler : le meurtrier est-il psychotique ou psychopathe, par exemple ?

L'auteure nous entraîne dans une enquête passionnante, avec des rituels celtiques compliqués, bien approfondis, nous envoyant au passage sur des fausses pistes, avec notre ami Kraken qui se remet mal de sa terrible blessure, rechignant à faire sa rééducation car plus rien ne semble l'intéresser. Mais l'assiduité à ladite rééducation étant la condition sine qua non, pour enquêter, en compagnie de sa coéquipière Estibaliz, alias Esti, il n'a plus le choix et ne tarde pas à succomber au charme de son orthophoniste, donc pas au bout de ses surprises…

Un clin d'oeil au passage à la relation très forte et pleine de tendresse qu'entretient Kraken avec son grand-père : on aimerait bien avoir le même !

Ce thriller sort complètement des sentiers battus et fait remonter des traumatismes du passé, en nous faisant découvrir l'importance de la mythologie celtique en Cantabrique, ce qui m'a passionnée illico.

J'ai retrouvé le même plaisir qu'à la lecture du précédent roman d'Eva Garcia Saenz de Urturi : « le silence de la ville blanche », avec des personnages récurrents (mais il n'est pas nécessaire de l'avoir lu pour déguster celui-ci). Il est aussi passionnant, m'a autant tenu en haleine car je l'ai lu presque en apnée. Un coup de coeur ce qui m'arrive rarement avec un ce style de roman. Je guette avec impatience déjà la parution du suivant en français….

Un grand merci à NetGalley et aux éditions Fleuve noir qui m'ont permis de découvrir ce roman et de retrouver la plume de son auteure.

#LesRitesdeleau #NetGalleyFrance !


Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Deuxième tome des enquêtes de Unai López de Ayala, dit Kraken, inspecteur profileur à Vitoria, dans la Communauté autonome basque. Nous le retrouvons quelques mois après la fin du premier tome, dont je ne dirais rien pour les lecteurs futurs.

Ce qui semble être un tueur en série, sacrifie des femmes enceintes selon des rites celtes dans la cérémonie de la Triple mort où le condamné est brûlé, pendu et noyé ! “Il s'agit de rites propitiatoires, en lien avec la fertilité. L'eau symbolise le sperme qui engendre la vie.” (Page 72)

Kraken avait connu la première victime dans sa jeunesse de même que ses amis de “cuadrilla”. Tout au long du roman nous allons remonter les souvenirs d'enfance de l'inspecteur et de ses amis ainsi que les drames qui ont jalonné cette période de leur vie ! Petit à petit le fil des souvenirs se déroule et mène à la vérité ! le passé n'est jamais loin et les silences avec !

La lecture a d'emblée été plus facile, non pas que les noms soient moins complexes mais pour les avoir déjà lus ! Cette fois-ci nous parcourons les monts cantabriques où de nombreux vestiges de sites de culte celte sont toujours présents et l'auteure donne vraiment envie d'aller découvrir cette région et sa culture typique ! Mis à part les crimes bien évidemment !

La violence est omniprésente mais ne tend pas au sadisme dans les descriptions alors ça me va très bien et l'auteure donne plus d'importance à la psychologie des personnages !

J'ai hâte de lire le troisième tome, je me suis prise d'affection pour Kraken qui a une tendance à être malchanceux sans épargner ceux qu'il côtoie !

#LesRitesdeleau #NetGalleyFrance

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2ème opus des aventures de l'inspecteur et profileur Unai Lopez de Ayala, surnommé Kraken, qui peut se lire sans avoir lu le précédent sans difficulté, ce qui fut mon cas, même si je préfère commencer une série par le premier et dans l'ordre chronologique.

Nous nous transportons à Vitoria-Gasteiz, capitale du Pays Basque Espagnol, en 2016. Une femme enceinte est retrouvée morte, assassinée, avec une mise en scène rappelant un rite ancestral, la triple mort. Il s'avère que cette femme n'est autre que l'amour de jeunesse de Kraken, rencontrée en 1992. Ils étaient alors partis en camp d'été avec pour projet la reconstruction d'un ancien village cantabre. Kraken était accompagné de ses 3 copains d'enfance, la cuadrilla. Ce camp était sous la supervision d'un charismatique directeur du projet accompagné de sa fille. Je site ces personnages là car ils auront un rôle important dans la suite des événements.

J'ai retrouvé par moment un peu de l'ambiance de la trilogie du Baztan écrite par Dolores Redondo ne serait-ce qu'à travers le Pays Basque espagnol qui a une place importante dans ces ouvrages, ce qui est très agréable. Dans celui-ci, on ne s'attache pas qu'aux personnages mais aussi à Vitoria, très présente et qui joue un rôle primordial dans l'atmosphère qui suinte de l'histoire.

Les personnages sont fouillés. On est immédiatement en empathie avec beaucoup d'entre eux.

Le sujet de la famille est abordé sous toute ses formes ; les rapports parents/enfants, père/mère, la maternité, l'éducation mais aussi les rapports de domination, la manipulation, la perversion.

L'autrice alterne entre passé et présent. On va de rebondissements en rebondissements. le rythme est vif. J'ai beaucoup apprécié ce livre et j'ai hâte de lire la suite.

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critiques presse (1)
LePoint
07 juin 2022
La culture, l’atmosphère du Pays basque espagnol, tout est là dans « Les Rites de l’eau ». La deuxième enquête de Kraken, flic profileur à Vitoria-Gasteiz.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (4) Ajouter une citation

Si on regarde le Moyen-âge, un tiers de la population mourrait des mains d’un tiers… Nous sommes tous les descendants de ceux qui ont survécu à la période de l’enfance et qui ont peu se reproduire avant de mourir. Dans notre ADN, nous portons à la fois les gênes des victimes et ceux des assassins.

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C’est atavique, depuis des temps immémoriaux. Il y a toujours eu des rituels, des cérémonies, des prières… Trop de cultures et de religions successives pour que je vous les énumère, mais les lieux de culte, certains, en tout cas, les plus importants, subsistent, s’adaptent, demeurent. La Triple Mort s’inscrit dans un fond mythique indo-européen très ancien, dans l’origine est antérieure à l’âge de bronze. On la retrouve dans l’imaginaire celte du pourtour atlantique, jusqu’en Hispanie, et dans les traditions littéraires populaires d’origine celte en Galicie, dans les Asturies et en Cantabrie, mais pas seulement.

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En fait, reprit-elle après quelques instants de réflexion, je crois que même si tu nais avec une forte personnalité, un fort instinct de survie, que tu refuses d’être abusé… La réalité, c’est que quand tu es gosse, tu as un corps de vingt kilos, et que si un adulte décide de te faire du mal, tu ne peux pas l’en empêcher. Ça se passe tous les jours. Je veux dire, la violence intrafamiliale, les abus qui ne sont pas détectés, voire acceptés par des mères qui ferment les yeux…

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Comment remarquer quoi que ce soit quand on refuse de voir ce qu'on a sous les yeux ?

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