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ISBN : 2350874761
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (08/11/2018)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Grâce à son écriture subtilement ironique et à ses histoires à rebondissements, Stella Gibbons nous transporte au cœur d'une Angleterre respectablement excentrique.
L'esprit pétillant de Stella Gibbons parcourt ces quinze nouvelles, profondes sous leur apparente légèreté. Qu'il s'agisse de Pompey, de Mr Pavey ou de Miss Garfield, tous les personnages sont confrontés à la morale victorienne corsetée. Vont-ils oser la transgresser et échapper à leur vie si conv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
alexb27
  15 janvier 2019
J'aime beaucoup la littérature anglaise et les nouvelles, je ne pouvais donc qu'apprécier ces textes plein d'humour et de délicatesse, qui nous dressent un portrait particulièrement savoureux de la femme émancipée des années 1930. Un petit délice, à savourer un peu chaque soir.
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CathR
  19 janvier 2020
Quinze nouvelles dans un esprit british. Ironie, excentricité et humour y sont présents jusque dans les moindres recoins. C'est parfois acide, parfois plus léger mais chacune des nouvelles révèle une vraie tendresse pour le genre humain qui semble souvent perdu...
A déguster au chaud avec thé et shortbread pour accentuer le plaisir!
Commenter  J’apprécie          60
cathulu
  02 décembre 2018
Elles s'appellent Pompey, Joyce ou Jenny et vivent à la fin des années 30 en Grande-Bretagne mais, par bien des aspects, elles pourraient être nos contemporaines.
Elles font partie de la bonne société, une classe sociale qui peine parfois à se décorseter, à laisser libre cours à ses sentiments, à accepter que les femmes ont changé : elles travaillent et entendent bien ne pas se laisser dépérir sur pieds pour un homme égoïste et pleurnichard.
Les hommes ne sont pas toujours à la fête dans ces textes car Stella Gibbons traque leurs petites lâchetés mais ne manque pourtant pas de souligner les réelles qualités de ceux qui semblent sans charme au premier abord.
Ce recueil de nouvelles commence par un conte de Noël avec tous les ingrédients du genre, mais ne croyez pas pour autant que Stella Gibbons fasse dans les sucré: elle rappelle plutôt ces biscuits anglais au gingembre : son esprit piquant prend vite le dessus et épingle avec malice les travers de ses personnages. C'est à la fois délicieusement suranné et toujours d'actualité ! Un petit délice à ne pas manquer !
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Garoupe
  16 janvier 2019
A British sense of christmas humour
Recueil de nouvelles des années 40, ce livre possède un petit goût so british, so suranné, so cynique !
Les nouvelles tournent toutes plus ou moins autour du thème de la rencontre. Elles sont parfois amoureuses, parfois amicales, parfois positives, parfois négatives, parfois fermes et définitives, parfois elles restent en suspension, comme si l'auteur ne voulait pas en dire trop, voulait garder une part de mystère.
La narratrice, Stella Gibbons herself, n'est jamais partie prenante, elle opère comme témoin. Elle n'en est pas moins un personnage à part entière qui apporte sa subjectivité et la partage avec le lecteur. Se positionnant en conteuse, elle ne laisse pas le lecteur en simple spectateur mais elle l'invite à prendre position, que ce soit pour ou contre son propre avis.
Stella Gibbons semble dénoncer les petits travers de la société anglaise de son époque, exacerbant sa rigidité, son cynisme, son indécrottable maniérisme et machisme. Et pourtant, on ne peut totalement se résoudre à penser que Stella Gibbons soit contre ce système. Sa dénonciation ne semble être que de façade. Elle fait partie de cette société qu'elle dénonce mais qu'elle ne peut pas rejeter. Il y a autant de tendresse pour ces personnages qui tentent de s'extraire d'une routine pour mieux y succomber par paresse, par facilité, par convention, sans le regretter au demeurant, que de propos acerbes et de regards sans concession sur la société dans laquelle ces personnages se déplacent, (sur)vivent, étouffent.
A partir du moment où une chose est ancrée en vous depuis l'enfance, il devient difficile, voire impossible, de la contredire, de la renverser. Soumettre une habitude au changement est une des choses les plus difficiles au monde.
Par contre, Stella Gibbons préfigure indéniablement une certaine forme de féminisme mais qui est une fois de plus soumise à une sorte de tiraillement entre l'envie de voir la figure de la femme s'émanciper sans pour autant révolutionner une société feutrée et confortable. On pourra toujours trouver que la société dans laquelle Stella Gibbons elle-même vit n'est pas la société de plus basse extraction qui soit. Elle semble être dans une strate plutôt bourgeoise de la société anglaise, travailleuse certes mais pas pour autant populaire. C'est peut-être ce qui fait que, en tant que personne appartenant à une frange plutôt privilégiée de la société anglaise, elle ne lâche pas totalement les chevaux et que la charge n'est que celle d'une brigade légère…
Ce qui n'enlève rien au plaisir de découvrir une auteure passionnante. Je vous le conseille, un soir de décembre, pendant les fêtes, allongé sur un canapé moelleux, les jambes couvertes d'un plaid, un feu dans la cheminée et une tasse de thé, légèrement aromatisé et, selon l'arôme, avec un nuage de lait.

Lien : https://garoupe.wordpress.co..
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DViolante
  05 décembre 2019
Je ne connaissais pas Stella Gibbons avant d'ouvrir le Petit sapin de Noël et j'ai découvert un petit bijou de littérature britannique comme je les aime. Il s'agit d'un recueil de nouvelles qui dépeignent la bonne société anglaise entre les deux guerres.
Les jeunes gens passent leur temps à s'amuser (ou à tenter de s'amuser) dans des soirées, flirtent et n'ont pas d'autres sources d'intérêts. Puis les couples se forment et les femmes restent à la maison, à attendre leur mari. La bonne et la nurse s'occupent de la maison et des enfants et elles se rendent alors compte de la vacuité de leur vie.
Lorsqu'elles tentent de s'affranchir de cette vie étriquée, c'est pour s'apercevoir qu'elles ne sont plus ni jeunes ni compétentes pour se faire embaucher et que le mariage est comme un enclos fermé sur leur couple. Celles qui sont restées célibataires ne s'en sortent finalement pas mieux, puisqu'elles ne rêvent que de mariage ou regrettent un ancien amant.
Quant aux classes inférieures de la société, elles ne sont pas en reste en matière de préjugés et d'intolérance. Ainsi la mère d'une jeune fille, mère célibataire, estime qu'il n'est pas convenable que sa fille travaille comme bonne à tout faire chez une femme dont l'amant est mort à la guerre...
J'ai adoré l'esprit caustique et le regard critique et désabusé sur une société qui nous semble étrangère et désuète, mais dont la mentalité étriquée n'est hélas pas toujours si éloignée de notre époque… Un gros coup de coeur !
Lien : http://dviolante5.canalblog...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   02 janvier 2019
Ils étaient mariés depuis près de vingt ans. Elle était fatiguée de ce mariage, fatiguée de Peter. Calme, content de lui, dénué d’ambition et de cette grâce de l’insatisfaction qui est la clé du progrès, il avait perdu son individualité pour devenir l’archétype de millions de maris. Mrs Carter allait vivre sa propre vie.
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rkhettaouirkhettaoui   02 janvier 2019
Il aimait lire, et observer les habitudes de ses semblables, à la fois bizarres et d’un naturel réconfortant. Il avait le sens de l’histoire. Il était capable de s’identifier avec force au passé vénérable de Chesterbourne, à son humble niveau. Il aimait marcher jusqu’aux ruines du campement romain dominant la ville, par une nuit d’été, et contempler à ses pieds les marais obscurs en se demandant l’effet que ce paysage pouvait faire à un soldat romain mort voilà deux mille ans.
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missmolko1missmolko1   31 décembre 2018
C’était à peu près la cinq millième fois qu’elle brossait le chapeau de Peter, et ce serait la dernière. Ils étaient mariés depuis plus de vingt ans. Elle était fatiguée de ce mariage, fatiguée de Peter. Calme, content de lui, dénué d’ambition et de cette grâce de l’insatisfaction qui est la clé du progrès, il avait perdu son individualité pour devenir l’archétype de millions de maris. Mrs Carter allait vivre sa propre vie.
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rkhettaouirkhettaoui   02 janvier 2019
Elle n’était nullement choquée par les mensonges de la fillette, mais elle aurait vraiment été curieuse de savoir si elle avait une mère, et si celle-ci avait conscience de l’imagination dont sa fille était dotée. Il semblait à Miss Harting que ces trois enfants avaient besoin qu’on s’occupe d’eux. Malgré leur prononciation cultivée, leurs vêtements chauds et leurs manières charmantes, ils avaient l’air perdus.
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rkhettaouirkhettaoui   02 janvier 2019
… la chiromancie me rend un peu nerveux. Il me semble parfois que ce n’est qu’un tissu de bêtises, voyez-vous, puis il est question d’un cas où elle s’est révélée véridique, et je ne sais plus que penser.
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