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ISBN : 2070320952
Éditeur : Gallimard (09/03/2006)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 62 notes)
Résumé :
On l'appelait " l'Américain ". Après le Débarquement, il avait rencontré ma mère lors d'un bal donné à Rouen, en l'honneur des libérateurs.

Et il s'était fixé en Normandie. Il me battait beaucoup. Il battait, surtout, beaucoup maman. C'est pourquoi j'ai passé mon enfance à vouloir le tuer.

Ma haine contre lui ravagea tout en moi, ma lucidité et mon humanité. Jusqu'à sa mort. Mais jamais je n'oublierai le sourire souffrant qu'il traîna... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
carre
  23 mai 2012
Le journaliste dresse le portrait d'un homme qui ne sait jamais remis d'avoir débarqué un 6 juin 1944, et d'être resté debout alors que tant de ces camarades sont tombés, c'est celui de son père. Un homme qui va faire payer chèrement à femme et enfants (Franz Olivier est l'ainé de cinq enfants) ces souffrances existentielles. Et malgré ces violences comment on se construit dans la haine et l'adversité ?
Giesbert n'épargne pas le lecteur, c'est souvent d'une cruauté et d'un insupportable réalisme, et pourtant il y a ici et là des moments de joies, de tendresse, ces moments ou l'on gonfle les poumons pour replongé dans un quotidien glauque et malsain. Là ou certains auraient rendus les armes, Giesbert lui s'est construit , est devenu le journaliste et le patron de presse que l'on connait. Un récit éprouvant , une concession terrible qui ne nous laisse pas indifférent.
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myriampele
  26 janvier 2014
L'auteur parle ici de son père, il raconte son père et ses souffrances, mais aussi ses propres douleurs. Son père est un violent, un américain qui a pris part au débarquement et ne s'en est jamais bien remis. Ce livre évoque aussi la difficulté de faire le deuil d'un parent avec lequel on n'a jamais fait la paix.
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Nadouch
  17 août 2012
FOG nous livre ici une page particulière de son enfance et de son adolescence, centrée sur sa relation avec son père, un homme qui battait volontiers sa femme et son aîné, FOG, justement... La haine envers ce père violent monte chez l'enfant, conditionne les passions et les envies de l'adolescent. On se sent parfois un peu voyeur devant tant de malheur, mais aussi devant les petits bonheurs de cette vie à la campagne, de cette éducation de lettré. En filigrane, les regrets de ne pas avoir fait la paix avec ce père abhorré, jusqu'à une fin poignante qui, personnellement, m'a bouleversée. Remarquablement écrit, sensible et beau, un travail sur soi qui ne laisse pas le lecteur de côté, bref une superbe page autobiographique.
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nrisovics
  14 mai 2017
L'Américain est un roman de l'auteur sur son père.
Son père était américain et a participé au débarquement en Normandie. Lettré, imprimeur, souvent violent et avare de mots cette figure reste très forte et l'auteur éloigne les sentiments qu'il lui inspire.
FOG est tour à tour protecteur envers sa mère, plein de haine pour son père par ses paroles, ses mensonges et autres. Parfois très dur mais en ne gommant pas des accès de lumière, de regrets.
Livre plutôt riche qui secoue et a bousculé l'image que je me faisais de son auteur.
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lycmagnanap
  12 décembre 2013
Histoire touchante et sincère. le jeune garçon qui raconte son histoire a eu une enfance difficile, mais réussit malgré tout à travèrser cela et devient ce qu'il a toujours voulu être: écrivain.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
mariechmariech   03 novembre 2016
Aux États -Unis , la vie lui parait plus que jamais ´ matérialiste , laide et vide ´. Qu'on lui ouvre la porte de la cage , conclut- il , et il s'envolera tout de suite .
Il ment . Papa est quelqu'un que les pesanteurs du monde retiendront toujours au sol . Il ne peut vivre que dans une cage . C'est son excuse pour ne pas s'envoler .
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BookaddictBookaddict   25 juin 2014
S'il n'avait pas été aussi athée, papa aurait sûrement fait sienne la formule de la célèbre pancarte de bistrot : "Ici, nous faisons confiance à Dieu, mais c'est la seule exception. " Je crois qu'il est revenu de tout, après quelques jours de guerre. Surtout des patriotes. Il ne faut jamais laisser la patrie aux patriotes. Une fois qu'ils ont joué avec, ils la laissent toujours en mauvais état [.....]

Pendant toute mon enfance, j'ai été élevé ainsi dans la haine des patriotes.Même papi, un grand résistant qui avait monté une imprimerie clandestine dans la forêt de La Londe, près de Rouen, ne se vantait jamais de ses faits d'armes qui lui valurent de participer au Comité départemental de Libération, en 1944. Comme mon père, il dissimulait mal son aversion pour tous ces braves gens, de la catégorie des ruminants, qui, à chaque génération, rongés par le même prurit, se rassemblaient en cortèges haineux avant de remplir les charniers du vieux monde. Ils abominait mêmement les couards bien pensants qui, sitôt l'Allemagne vaincue, s'étaient refait une virginité en épurant et en tondant à tour de bras. Les Français ont résisté tard, mais enfin, ils ont résisté. Après la guerre, surtout, et même encore cinquante ans plus tard.

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carrecarre   23 mai 2012
L’amour dont je débordais était comme un torrent qui m'emmenait continuellement au ciel. Un jour, il me fallut bien redescendre sur terre.
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BookaddictBookaddict   25 juin 2014
je l'ai racontée pour me délivrer du chagrin de n'avoir jamais donné à mon père l'occasion de me parler et de lui pardonner. Je ne manque de rien, au couchant de ma vie. Juste d'avenir et de bonne conscience, ce qui revient peut-être au même. Après avoir laissé des remords partout où m'a mené ma haine, j'ai décidé d'aimer tout le monde, même mes ennemis, et de vivre chaque journée, chaque rencontre, chaque conversation, comme si c'était la dernière. Voilà ce que m'a appris la mort de papa....
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CorinneCoCorinneCo   08 avril 2014
Empédocle, que j'ai toujours à mon chevet, écrivait avec l'autorité du poète, dans les purifications : "je fus au cours des temps le garçon et la fille, l'arbre, l'oiseau ailé et le muet des eaux...."
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