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ISBN : 2070320952
Éditeur : Gallimard (09/03/2006)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 84 notes)
Résumé :
On l'appelait " l'Américain ". Après le Débarquement, il avait rencontré ma mère lors d'un bal donné à Rouen, en l'honneur des libérateurs.

Et il s'était fixé en Normandie. Il me battait beaucoup. Il battait, surtout, beaucoup maman. C'est pourquoi j'ai passé mon enfance à vouloir le tuer.

Ma haine contre lui ravagea tout en moi, ma lucidité et mon humanité. Jusqu'à sa mort. Mais jamais je n'oublierai le sourire souffrant qu'il traîna... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
carre
  23 mai 2012
Le journaliste dresse le portrait d'un homme qui ne sait jamais remis d'avoir débarqué un 6 juin 1944, et d'être resté debout alors que tant de ces camarades sont tombés, c'est celui de son père. Un homme qui va faire payer chèrement à femme et enfants (Franz Olivier est l'ainé de cinq enfants) ces souffrances existentielles. Et malgré ces violences comment on se construit dans la haine et l'adversité ?
Giesbert n'épargne pas le lecteur, c'est souvent d'une cruauté et d'un insupportable réalisme, et pourtant il y a ici et là des moments de joies, de tendresse, ces moments ou l'on gonfle les poumons pour replongé dans un quotidien glauque et malsain. Là ou certains auraient rendus les armes, Giesbert lui s'est construit , est devenu le journaliste et le patron de presse que l'on connait. Un récit éprouvant , une concession terrible qui ne nous laisse pas indifférent.
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HORUSFONCK
  17 octobre 2018
L' Américain.
C'est ce jeune soldat du Nouveau Monde, jeté dans le débarquement de juin 1944.
C'est le combattant qui verra tomber nombre de ses camarades autour de lui, et se briser un partie de son âme: peut-on survivre à cette fureur?
Le fils de l' Américain raconte, regrette, s'applique à comprendre la vie d'un homme installé définitivement en Normandie, non loin de la plage où il arriva.
L' Américain dont le dégoût, la colère et le désarroi s'exprime par les raclées administrées à sa femme et à son fils aîné le narrateur.
Le petit Franz-Olivier va grandir, tenter de se construire en opposition au père-frappeur qu'il veut tuer. Ne veut pas lui pardonner. Ne lui pardonnera pas. Et la mort de l' Américain viendra lui dire: "trop tard..."
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myriampele
  26 janvier 2014
L'auteur parle ici de son père, il raconte son père et ses souffrances, mais aussi ses propres douleurs. Son père est un violent, un américain qui a pris part au débarquement et ne s'en est jamais bien remis. Ce livre évoque aussi la difficulté de faire le deuil d'un parent avec lequel on n'a jamais fait la paix.
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veroherion
  22 mars 2019
La violence du père qui bat femme et enfants...
Un thème dur, pénible qui aurait pu frôler le misérabilisme.
Mais Franz-Oliver Giesbert ne fait pas dans le sordide. Il parle de son père, il parle de lui, il parle de sa mère. Et tout l'intérêt de ce livre est dans l'intelligence de ces portraits : tous victimes, tous coupables. Tous humains, finalement.
Il raconte la haine qu'il a pour son père, tout au long de sa vie. Ce désir intense et omniprésent de le tuer pour tout ce qu'il détruit, pour sa violence, pour ses colères, pour ce qu'il fait à sa mère, pour ce qu'il lui a fait à lui.
Il explique cette haine et comme finalement, elle a empêché le pardon quand son père a essayé d'évoluer. Il explique qui il était et comment il cherchait à détruire son père, à l'humilier, à le maintenir loin de lui.
Il décrit un père armé de ses poings mais désarmé face à son fils, un père qui réfléchit sur le monde, qui essaie d'aimer mais un père qui frappe, incapable de maîtriser sa violence et les émotions négatives qui l'envahissent.
Un père qu'il estime impardonnable et qu'il laisse impardonné.
Il n'y a pas de monstre, il n'y a pas d'angélisme ni de victimisation.
Franz-Olivier Giesbert, dans toute sa haine parvient à transmettre surtout la haine de cette violence destructrice et la haine de cette haine qui n'a rien permis.
Un livre extrêmement touchant.
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Albina
  15 juillet 2019
Un récit autobiographique où se mêlent la haine, la cruauté, le regret, l’amour et le pardon. L’américain c’est le père de l’auteur, un homme traumatisé par la guerre, brulé de l’intérieur.
Il y a des passages bouleversants notamment quand il raconte le jour J où son père débarque en Normandie dans une mer de sang sans pouvoir porter secours à ses camarades tombés sous le déluge de feu des mitrailles ennemies...
Il ne s’en remettra jamais et chassera ce désespoir larvé en passant ses nerfs sur un être sans défense ; en battant sa femme. Un schéma classique si on pense à tous ces soldats revenus du Vietnam, mais on a peu parlé de ceux qui ont survécu à la Guerre de 39-45. Le petit F.OG, qui assiste à ses scènes, et lui-même victime de sévices, lui vouera une haine sans merci jusqu’à sa mort. C’est par la foi et par la vertu du pardon qu’il parviendrait à comprendre, à surmonter son ressentiment, à rompre le cercle de la vengeance et à voir dans ce père autre chose qu’un monstre, un humain prisonnier de ses démons.
Un livre bien écrit et qui se lit facilement. Mais je crois que l'on comprend mieux d’où vient l’ambiguïté du personnage F.O.G Giesbert, toujours habile à nager entre deux eaux, mais malgré tout profondément humain.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
mariechmariech   03 novembre 2016
Aux États -Unis , la vie lui parait plus que jamais ´ matérialiste , laide et vide ´. Qu'on lui ouvre la porte de la cage , conclut- il , et il s'envolera tout de suite .
Il ment . Papa est quelqu'un que les pesanteurs du monde retiendront toujours au sol . Il ne peut vivre que dans une cage . C'est son excuse pour ne pas s'envoler .
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BookaddictBookaddict   25 juin 2014
S'il n'avait pas été aussi athée, papa aurait sûrement fait sienne la formule de la célèbre pancarte de bistrot : "Ici, nous faisons confiance à Dieu, mais c'est la seule exception. " Je crois qu'il est revenu de tout, après quelques jours de guerre. Surtout des patriotes. Il ne faut jamais laisser la patrie aux patriotes. Une fois qu'ils ont joué avec, ils la laissent toujours en mauvais état [.....]

Pendant toute mon enfance, j'ai été élevé ainsi dans la haine des patriotes.Même papi, un grand résistant qui avait monté une imprimerie clandestine dans la forêt de La Londe, près de Rouen, ne se vantait jamais de ses faits d'armes qui lui valurent de participer au Comité départemental de Libération, en 1944. Comme mon père, il dissimulait mal son aversion pour tous ces braves gens, de la catégorie des ruminants, qui, à chaque génération, rongés par le même prurit, se rassemblaient en cortèges haineux avant de remplir les charniers du vieux monde. Ils abominait mêmement les couards bien pensants qui, sitôt l'Allemagne vaincue, s'étaient refait une virginité en épurant et en tondant à tour de bras. Les Français ont résisté tard, mais enfin, ils ont résisté. Après la guerre, surtout, et même encore cinquante ans plus tard.

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BookaddictBookaddict   25 juin 2014
je l'ai racontée pour me délivrer du chagrin de n'avoir jamais donné à mon père l'occasion de me parler et de lui pardonner. Je ne manque de rien, au couchant de ma vie. Juste d'avenir et de bonne conscience, ce qui revient peut-être au même. Après avoir laissé des remords partout où m'a mené ma haine, j'ai décidé d'aimer tout le monde, même mes ennemis, et de vivre chaque journée, chaque rencontre, chaque conversation, comme si c'était la dernière. Voilà ce que m'a appris la mort de papa....
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carrecarre   23 mai 2012
L’amour dont je débordais était comme un torrent qui m'emmenait continuellement au ciel. Un jour, il me fallut bien redescendre sur terre.
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CorinneCoCorinneCo   08 avril 2014
Empédocle, que j'ai toujours à mon chevet, écrivait avec l'autorité du poète, dans les purifications : "je fus au cours des temps le garçon et la fille, l'arbre, l'oiseau ailé et le muet des eaux...."
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