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EAN : 9782290035504
318 pages
Éditeur : J'ai Lu (04/05/2011)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 75 notes)
Résumé :

Les Guidon de Repeynac, nobles désargentés, famille de sept enfants, ont été expulsés de leur appartement de Neuilly et relogés dans une HLM de banlieue.

Depuis, Grangemarre, épouse tyrannique et mère désemparée, leur fait vivre à tous un épouvantable calvaire.

Criblé de dettes, son mari Toto se lance dans de multiples pérégrinations pour sortir de ce cauchemar, aidé par ses fils aînés qui se font les complices attendris de se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
marlene50
  05 janvier 2020
Cette histoire est racontée par un des fils aînés de la famille Guidon de Repeynac, William.
Sa mère issue d'une famille de noble, bourgeois et croyants de Neuilly se marie avec Toto qui est d'un milieu de nobles désargentés.
Désargentés ils vont être relogés en HLM et commence pour eux une vie de galères, le père Toto, beau parleur va trouver des combines à chaque fois plus douteuses les unes que les autres pour faire rentrer de l'argent à la maison.
Sa femme qui a beaucoup de mal à s'habituer à cette nouvelle vie, misérable et instable, il faut bien le dire pique des crises et est souvent dépressive ; s'ensuit des disputes et des réconciliations qui a chaque fois amène un nouvel arrivant dans la famille. En tout neuf enfants naîtront et toujours de gros problèmes financiers.
Tout ceci la débrouille, les dettes, les huissiers, les manques, les disputes et le père Toto qui essaie par tous les moyens de s'en sortir mais s'enfonce davantage à chaque nouvelle combine sont décrits par ce fils qui se fait avec ses frères aînés complices attendris de leur père.
Père certes attachant, mais tellement inconséquent et faible face aux aléas de la vie. Un beau parleur mais un looser, que ces trois fils aînés vont tout à la foi aimé et détesté.
Une mère dépassée et si peu habituée et préparée à cette vie sans le sou qui se sentira dépossédée de l'amour de ses enfants, mais tellement attachée malgré tout à ce mari qu'elle aime et hait parfois.
Je n'ai pas trouvé ça ni drôle, ni nostalgique.
Description de la société bourgeoise des années soixante paraît-il !
J'ai trouvé cette histoire très triste pour commencer l'année, je ne m'attendais pas à cela.
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IzaBzh
  25 août 2010
Roman autobiographique, même si les noms des personnages principaux (la famille de l'auteur) ont été changés.
Dans la France des années 50, William Guidon de Repeygnac raconte son enfance : son père aristocrate et pauvre, combinard refusant de regarder la réalité en face et travaillant tant bien que mal pour élever sa famille ; sa femme, grande bourgeoise élevée dans l'opulence, neurasthénique et incapable de supporter la vie qui est devenue la sienne, harcelant sans cesse sa famille mais surtout son mari ; les 7, 8, puis 9 enfants du couple qui survivent tant bien que mal aux scènes de ménage, à la pauvreté, aux coupures d'électricité, à la bataille contre les huissiers.
Expulsés de Neuilly pour partir habiter dans un HLM de banlieue, William nous raconte une vie au jour le jour, sans grand espoir d'amélioration, les écoles catholiques auxquelles leurs parents tiennent à les inscrire mais qu'ils ne peuvent pas payer, les humiliations, les préjugés de leur époque et de leur classe sociale d'origine, une vie qui ira jusqu'à le rendre malade physiquement, avant qu'il puisse tant bien que mal y échapper.
On comprend pourquoi la famille de Duroy l'a mis au ban, poursuivi en justice, désavoué, parce qu'il ne cache rien, ni les bassesses, ni les insultes, ni les surnoms, ni la haine. Ce roman (?) raconte une vie absolument effarante, personne n'est épargné.
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Myriam3
  24 mai 2014
Je ne connaissais pas Lionel Duroy ni son histoire avant de lire ce roman.
Au-delà de l'aspect biographique attristant, dur, ce livre est fascinant. Fascinant, ce parcours familial des parents qui en arrivent - elle surtout - à ce stade d'indifférence vis-à-vis de ces enfants; la succession des naissances, la ruine de la famille, le père trop fantasque, la chute, petit-à-petit, de cette famille aristocrate qui se retrouve à vivre dans un taudis.
Et puis, toujours présent, le regard que l'enfant, puis l'adolescent et enfin l'adulte porte sur cette vie et surtout sur ses parents.
Un livre éprouvant, déprimant mais touchant. Je n'en ai pas lu d'autres de lui mais je le suis maintenant de loin, à chaque publication, et je me demande quand même secrètement s'il en finira jamais avec son besoin de revanche, de vengeance.
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myriampele
  12 août 2013
Un véritable coup de coeur! Je ne me suis pas ennuyée une seule minute tout au long de ces 310 pages. C'est parfois très drôle, souvent pathétique, et certainement sincère et authentique. L'histoire de cette famille ruinée dérivant dans une vie dans laquelle elle n'est absolument pas à sa place, m'a littéralement captivée. Les 8 enfants, issus d'une mère neurasthénique et d'un père utopique à souhait, se jettent tant bien que mal dans une existence chaotique, avec pour décor les années soixante. Un livre inoubliable.
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soleil
  20 août 2015
Mademoiselle Grangemarre épouse le Baron Raoul Guidon de Repeygnac. La couple habite à Neuilly dans un appartement avec leurs enfants. Tout se déroule plutôt pas trop mal jusqu'au jour où la famille est expulsée de l'appartement. Les voici donc relégués en banlieue ouest dans une HLM flambant neuve (nous sommes en 1960) au grand désespoir de Madame. Monsieur prend les choses plutôt bien. La bonne les suit dans ces appartements qu'ils occupent. Les enfants continuent leur scolarité dans leur ancienne école et Monsieur essaye de trouver un travail pour subenir aux besoins de la famille et regagner au plus vite Neuilly. Malheureusement, les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et les aléas vont venir jalonner la vie de cette famille. Les enfants, eux, vont être les spectateurs impuissants de cette débâcle.
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Mon avis : je suis partagée pour ce roman. J'ai beaucoup aimé et souri lors de la première moitié puis après cela se gâte par trop de répétitions. En fait, il leur arrive tellement de "tuiles" à chaque fois que l'on croit qu'ils vont s'en sortir que c'en est lassant. J'ai été aussi gênée par le fait que les enfants en parlant de leur père disent "Toto" ; cela ne me semblait pas cadrer avec la famille. de plus la mère a une tendance à blâmer son époux sans cesse et à le maltraiter si bien que j'avais envie de prendre Toto par les épaules et lui dire de se rebeller et de faire taire son épouse. Lui peine sans arrêt et de le voir entrer dans des combines pour s'en sortir ne me semblait pas convainquant. L'époux passe pour un guignol et sa conduite ne semblait pas cadrer avec son milieu social.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
marlene50marlene50   05 janvier 2020
- Oh! moi, tu sais, j'ai pas un mot à dire, il susurrait avec des mimiques de bigot.
Quand on a fait autant de conneries que ton vieux père sur cette bonne vieille terre, on n'a plus qu'à la boucler .....
......... Ils avaient trouvé ensemble un équilibre.
Elle dans la peau du majordome, lui dans les guenilles du pénitent.
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myriampelemyriampele   12 août 2013
Il s'agissait de remplacer les valves cardiaques de Toto par des prothèses en peau de cochon qui n'avaient pratiquement aucune chance de fonctionner. En somme, il allait mourir, c'était certain, mais il avait la délicatesse d'agrémenter sa sortie d'un minimum de suspense.
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corinnejackcorinnejack   17 mars 2015
On ne savait pas pour combien de temps elle s' en allait. Elle était venue nous embrasser chez nous, de l'autre côté du palier. Ça faisait bien trois jours qu'on nell'avait plus vue, depuis cette crise terrible qui l'avait jetée par terre, elle, et toute l'huile noire de la friteuse.
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marlene50marlene50   05 janvier 2020
D'une certaine façon ils y avaient réussi. En inversant les rôles.
C'était elle désormais qui dictait leur mode de vie et non plus lui, qui durant tant d'années l'avait traînée d'illusions en catastrophes.
Elle rattrapait le temps perdu avec une rage presque pathétique.
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DanRDanR   16 octobre 2015
Sa mère, j'ai vu du premier coup d’œil qu'elle était sans intérêt : une des ces vieilles élégantes de Passy dont je me demande encore chaque fois comment leurs maris ne les confondent pas sur les trottoirs, je veux dire.
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Videos de Lionel Duroy (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lionel Duroy
24 septembre 2013
Un écrivain, Augustin, vient de se séparer de la femme qu'il a passionnément aimée. Cette rupture le précipite dans une immense détresse. Il cherche alors à exprimer l'indicible : tout ce qui se joue de si mystérieux, de si vertigineux, dans le huis clos d'un couple. Tandis qu'il écrit sur son intimité avec Esther, le souvenir lui revient des autres femmes qui ont traversé sa vie. Où se construit l'émotion que l'on éprouve soudain pour un visage ? Pourquoi celui-ci plutôt qu'un autre ? Où se construit l'idée même de l'amour ? Dans l'enfance, bien sûr. Il revient au couple de ses parents, à cette époque si troublante de sa vie, pour tenter d'y déceler l'origine de ses échecs amoureux. Depuis des années, livre après livre, Lionel Duroy tente de démêler l'imbroglio d'informations, de sensations, d'émotions qui tissent l'histoire d'une vie. Comme il l'avait si bien réussi dans le Chagrin, et avec ce style parfaitement maîtrisé qui est le sien, il nous entraîne cette fois, dans une veine purement romanesque, à travers les méandres de nos sentiments les plus secrets et s'interroge sur les difficultés de son personnage à réussir sa vie sentimentale. Qu'est-ce qu'aimer ?
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