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ISBN : 2290035505
Éditeur : J'ai Lu (04/05/2011)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 62 notes)
Résumé :

Les Guidon de Repeynac, nobles désargentés, famille de sept enfants, ont été expulsés de leur appartement de Neuilly et relogés dans une HLM de banlieue.

Depuis, Grangemarre, épouse tyrannique et mère désemparée, leur fait vivre à tous un épouvantable calvaire.

Criblé de dettes, son mari Toto se lance dans de multiples pérégrinations pour sortir de ce cauchemar, aidé par ses fils aînés qui se font les complices attendris de se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
IzaBzh
  25 août 2010
Roman autobiographique, même si les noms des personnages principaux (la famille de l'auteur) ont été changés.
Dans la France des années 50, William Guidon de Repeygnac raconte son enfance : son père aristocrate et pauvre, combinard refusant de regarder la réalité en face et travaillant tant bien que mal pour élever sa famille ; sa femme, grande bourgeoise élevée dans l'opulence, neurasthénique et incapable de supporter la vie qui est devenue la sienne, harcelant sans cesse sa famille mais surtout son mari ; les 7, 8, puis 9 enfants du couple qui survivent tant bien que mal aux scènes de ménage, à la pauvreté, aux coupures d'électricité, à la bataille contre les huissiers.
Expulsés de Neuilly pour partir habiter dans un HLM de banlieue, William nous raconte une vie au jour le jour, sans grand espoir d'amélioration, les écoles catholiques auxquelles leurs parents tiennent à les inscrire mais qu'ils ne peuvent pas payer, les humiliations, les préjugés de leur époque et de leur classe sociale d'origine, une vie qui ira jusqu'à le rendre malade physiquement, avant qu'il puisse tant bien que mal y échapper.
On comprend pourquoi la famille de Duroy l'a mis au ban, poursuivi en justice, désavoué, parce qu'il ne cache rien, ni les bassesses, ni les insultes, ni les surnoms, ni la haine. Ce roman (?) raconte une vie absolument effarante, personne n'est épargné.
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myriampele
  12 août 2013
Un véritable coup de coeur! Je ne me suis pas ennuyée une seule minute tout au long de ces 310 pages. C'est parfois très drôle, souvent pathétique, et certainement sincère et authentique. L'histoire de cette famille ruinée dérivant dans une vie dans laquelle elle n'est absolument pas à sa place, m'a littéralement captivée. Les 8 enfants, issus d'une mère neurasthénique et d'un père utopique à souhait, se jettent tant bien que mal dans une existence chaotique, avec pour décor les années soixante. Un livre inoubliable.
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soleil
  20 août 2015
Mademoiselle Grangemarre épouse le Baron Raoul Guidon de Repeygnac. La couple habite à Neuilly dans un appartement avec leurs enfants. Tout se déroule plutôt pas trop mal jusqu'au jour où la famille est expulsée de l'appartement. Les voici donc relégués en banlieue ouest dans une HLM flambant neuve (nous sommes en 1960) au grand désespoir de Madame. Monsieur prend les choses plutôt bien. La bonne les suit dans ces appartements qu'ils occupent. Les enfants continuent leur scolarité dans leur ancienne école et Monsieur essaye de trouver un travail pour subenir aux besoins de la famille et regagner au plus vite Neuilly. Malheureusement, les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et les aléas vont venir jalonner la vie de cette famille. Les enfants, eux, vont être les spectateurs impuissants de cette débâcle.
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Mon avis : je suis partagée pour ce roman. J'ai beaucoup aimé et souri lors de la première moitié puis après cela se gâte par trop de répétitions. En fait, il leur arrive tellement de "tuiles" à chaque fois que l'on croit qu'ils vont s'en sortir que c'en est lassant. J'ai été aussi gênée par le fait que les enfants en parlant de leur père disent "Toto" ; cela ne me semblait pas cadrer avec la famille. de plus la mère a une tendance à blâmer son époux sans cesse et à le maltraiter si bien que j'avais envie de prendre Toto par les épaules et lui dire de se rebeller et de faire taire son épouse. Lui peine sans arrêt et de le voir entrer dans des combines pour s'en sortir ne me semblait pas convainquant. L'époux passe pour un guignol et sa conduite ne semblait pas cadrer avec son milieu social.
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Myriam3
  24 mai 2014
Je ne connaissais pas Lionel Duroy ni son histoire avant de lire ce roman.
Au-delà de l'aspect biographique attristant, dur, ce livre est fascinant. Fascinant, ce parcours familial des parents qui en arrivent - elle surtout - à ce stade d'indifférence vis-à-vis de ces enfants; la succession des naissances, la ruine de la famille, le père trop fantasque, la chute, petit-à-petit, de cette famille aristocrate qui se retrouve à vivre dans un taudis.
Et puis, toujours présent, le regard que l'enfant, puis l'adolescent et enfin l'adulte porte sur cette vie et surtout sur ses parents.
Un livre éprouvant, déprimant mais touchant. Je n'en ai pas lu d'autres de lui mais je le suis maintenant de loin, à chaque publication, et je me demande quand même secrètement s'il en finira jamais avec son besoin de revanche, de vengeance.
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aimylitHK
  05 août 2019
La famille Guidon de Repeynac vit à Neuilly mais le titre de noblesse ne suffit pas à remplir les assiettes et les comptes en banque, ils sont sans argent et se retrouvent expulsés de leur bel appartement et relogés dans une HLM de la banlieue, la Cité du Bois-Brûlé...
Deux petits appartements dans lesquels il faut caser les parents, les sept enfants (!), les meubles Louis XVI, les porcelaines de Chine, les tapis ... et Thérèse la bonne.
C'est par la voix de William que nous découvrons l'histoire de cette famille, il est le numéro 4 de cette grande fratrie qui continuera de s'agrandir au fil du récit.
On suit les pérégrinations du père, Toto, qui tente tout un tas de magouilles - pas toujours légales - pour trouver de l'argent et améliorer le quotidien de sa famille ; il embarque avec lui ses grands garçons qui ne sont que de très jeunes adolescents mais heureux de le suivre pour échapper à leur mère qui petit à petit nous est montrée comme une vraie marâtre, à moitié hystérique, jamais heureuse et toujours enceinte.
Le père ment constamment à son épouse pour ne pas subir son ire. Il n'a pas l'air très malin, et un peu lâche, bien que gentil, très bricoleur, et voulant faire au mieux mais ses petites combines sont trop souvent des échecs, et empiler les lettres des créanciers et des huissiers dans un coin n'a jamais fait disparaitre les dettes.
Ses enfants le soutiennent du mieux qu'ils peuvent mais ils ne sont malheureusement pas toujours capable de le sauver.
Un livre qui nous renvoie dans les années soixante, dans une famille catho-cliché ; je me suis attachée à ce petit William qui aime son père et voudrait l'aider, qui fini par haïr sa mère et on le comprend. Cette mère qui ne vit pas avec ses enfants et son mari mais dans un monde à part où l'apparence et les "on-dit" sont les plus importants.
Il s'agit du premier roman de Lionel Duroy qui lui a valu le désaveu de toute sa famille car apparemment très autobiographique... Il est certain que l'image de la mère n'est pas très reluisante mais celle du père est touchante, attendrissante, les frères et soeurs sont plutôt épargnés.
Lien : https://enviedepartagerlesli..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
myriampelemyriampele   12 août 2013
Il s'agissait de remplacer les valves cardiaques de Toto par des prothèses en peau de cochon qui n'avaient pratiquement aucune chance de fonctionner. En somme, il allait mourir, c'était certain, mais il avait la délicatesse d'agrémenter sa sortie d'un minimum de suspense.
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corinnejackcorinnejack   17 mars 2015
On ne savait pas pour combien de temps elle s' en allait. Elle était venue nous embrasser chez nous, de l'autre côté du palier. Ça faisait bien trois jours qu'on nell'avait plus vue, depuis cette crise terrible qui l'avait jetée par terre, elle, et toute l'huile noire de la friteuse.
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DanRDanR   16 octobre 2015
Sa mère, j'ai vu du premier coup d’œil qu'elle était sans intérêt : une des ces vieilles élégantes de Passy dont je me demande encore chaque fois comment leurs maris ne les confondent pas sur les trottoirs, je veux dire.
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