AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070413713
Éditeur : Gallimard (04/05/2000)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Le héros de Un roi sans divertissement, l'inoubliable et désenchanté capitaine de gendarmerie Martial Langlois, reparaît dans ces six nouvelles.
Pendant la Restauration, Martial, ancien soldat de Napoléon, sert le pouvoir en y mettant une nuance de distance et de dédain. Sur son cheval, des Alpes de Provence aux Cévennes, il débrouille les intrigues policières et déjoue les complots politiques, tout en poursuivant son rêve. La nature, les chevaux, le mystère,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
SZRAMOWO
  25 octobre 2014
Des histoires de gendarmes à cheval sous la restauration, un gendarme en particulier, la capitaine Martial Langlois. Il va au devant des affaires, les élucide, met les coquins en prison ou les laissent filer selon.
Martial est un personnage typique de Giono, il fait son devoir, mais sa motivation est ailleurs que dans l'accomplissement du devoir, peut-être dans l'amour des chevaux et des collines de Provence, son amour du travail bien fait, il y a des gendarmes et des voleurs et entre les deux toute la palette des caractères des personnages et des situations, lui ne se compromet jamais, mais il est conscient que certains doivent le faire, il ne les juge pas mais déjoue leurs calculs, avec tact, en douceur, sans craindre le danger, mais plutôt avec cette obstination qu'il retrouve chez ses chevaux.
Ces récits sont l'occasion de randonnées à cheval, de jour et de nuit, par tous les temps, par tous les chemins, dans le vent et les odeurs des saisons.
On y retrouve la petite marquise de Théus, celle d'un hussard sur le toit, des préfets cauteleux, des aubergistes faussement hospitaliers, des salles communes où il faut se méfier de tous, des feux de cheminée et des repas odorants.
Et puis il y a ces lignes admirables (nouvelle intitulée "la mission") lorsque le cheval de Martial, "une carne fourguée par le maitre de poste d'Uzès" se comporte comme une bête de race et emporte son cavalier, "...dans une volte qu'en équitations espagnole on appelle la ressource...", pour lui éviter de prendre le coup de pistolet qui lui était destiné.
A lire absolument !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
ChtiBaboun
  01 mai 2017
En 6 nouvelles Jean Giono nous remets en présence de Martial L'anglais capitaine de la demi brigade de Saint Pons en Haute Provence.
Nous sommes en 1830. Louis Philippe est au pouvoir, L'épopée napoléonienne est encore dans tous les esprits. Martial est un ancien de l'armée napoléonienne.
Dans ces terres de Haute Provence le brigandisme de grand chemin courre avec les diligences dans le Pays d'Aix ,la Sainte Baume, Rians et les confins des Cevennes.
Martial est confronté à ce brigandisme mais surtout à lui même
Il a un regard désenchanté et en même temps il a des certitudes sur les hommes l'honneur mais aussi les chevaux et la nature.
L'écriture de Giono magnifie ses six nouvelles par sa description de la Haute Provence sous la neige, par ses tournures de phrases qui empreinte tu à la nature provençale.
Commenter  J’apprécie          80
Lavieestunlongfleuvetranquille
  26 mai 2016
Nous retrouvons avec plaisir Martial LANGLOIS, Capitaine des troupes napoléoniennes reconverti dans la gendarmerie, qui connait son pays comme sa poche.
Cet homme farouche, brave, doté d'un sens aigu de l'observation, qui connait mieux les chevaux que les hommes, nous entraîne dans des aventures dignes de Rocambole.
Au-delà des hommes, il y a la nature, chère à GIONO, et la Provence, si belle et si méconnue.
Une pure délectation.
Commenter  J’apprécie          90
BVIALLET
  11 septembre 2018
À l'époque de la Restauration, en Provence et sur les collines du Luberon, le capitaine de gendarmerie Martial Langlois a la rude tâche de maintenir l'ordre en des temps particulièrement troublés. La Révolution est terminée, l'épisode napoléonien s'est achevé de la manière que l'on connait. La monarchie peine à retrouver sa légitimité et son autorité. Les campagnes sont infestées de bandits de grands chemins. Des déserteurs, des demi-soldes, d'anciens bagnards et autres gens de sac et de corde n'hésitent pas à trucider à tout-va pour quelques pièces. Des paysans ensauvagés, des aubergistes louches et même des aristocrates se mettent même de la partie. Avec sa dizaine de gendarmes, Martial n'en finit pas de sillonner le pays et l'arrière-pays, de se faire tirer dessus et de réaliser néanmoins quelques jolis cartons…
« Les récits de la demi-brigade » est un recueil rassemblant six nouvelles écrites par Giono à diverses époques. de la plus ancienne (« L'Ecossais ») et sans doute la plus intéressante, car elle se présente comme un court roman ou comme une novella, à la plus récente, dix années se sont écoulées, ce qui explique les différences de ton et presque de style entre les unes et les autres. Reste l'unité de lieu, de temps et le maintien du personnage principal dans chacune d'elles. On remarquera que celui-ci est également le héros d' « Un roi sans divertissement » et que la jolie petite marquise de Théus qu'il affronte dans « L'Ecossais » est également l'héroïne du « Hussard sur le toit ». Ces histoires toujours agréables à lire mais qui ne sont quand même pas du niveau des grands titres du maître de Manosque valent surtout par le style inimitable et par les descriptions du cadre et de l'époque.
Lien : http://www.bernardviallet.fr
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
gabylis
  13 février 2017
Ecrits entre 1955 et 1965, ces récits relatent les exploits du Capitaine Martial Langlois, dans les Alpes de Haute Provence, au XIXème siècle. Chevauchées dans le froid et la neige, traîtrises, assassinats, vent glacial et soleil brûlant, ce sont des nouvelles marquées par la dureté des temps et l'âpreté des paysages.
Lecture plaisante, un brin ennuyeuse parfois, sans coup de coeur donc, si ce n'est pour le dernier récit de cet ouvrage - l'Ecossais ou la fin des héros - qui déploie un sens de l'honneur digne des romans de cape et d'épée.
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ClioInoClioIno   25 avril 2015
J'aurais pu passer cette nuit de Noël comme tout le monde, en tout cas comme un célibataire qui a du feu chez lui, mais j'eus ce soir-là des démangeaisons dans la poignée de mon sabre. Depuis l'entrée de l'hiver, la bande du Beau François avait fait parler d'elle. Je lui attribuais trois attentats contre les voitures publiques sur la grand-route d'Aix à Saint-Maximin, dans la traversée des montagnes. Je ne commande que la demi-brigade de Saint-Pons, mais je n'aime pas qu'on tue des chevaux, je n'aime pas qu'on tue des cochers et finalement je n'aime pas qu'on tue des femmes ; j'ai l'air de ne rien aimer, si : j'aime rendre prompte justice.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
MahejulMahejul   15 juillet 2014
Rien que sur le parcours de la grand-route, j'ai des espions dans cinq auberges. Demi-espions ou même quarts ou huitièmes, qui mangent à divers râteliers... mais à qui j'ai su inspirer assez de sainte frousse pour être sûr de ce qu'ils donnent en échange de rien du tout ; un oeil fermé, de temps à autre, quand il ne s'agit pas d'affaires d'Etat.
On m'aime dans trois cabanes de bûcherons sur dix, ce qui est une excellente proportion , car dans les sept autres on me hait, et la haine ne fait pas de cocus, on peut s'y fier.
Par-dessus tout, il y a ce que je vois, ce que j'entends, ce que je renifle du haut de mon cheval.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
gabylisgabylis   30 janvier 2017
-Je ne me mêle ni de Dieu ni de gouvernement, répondis-je. Je ne comprends pas les grands mots. L'affaire, pour moi, est fort simple. On a assassiné un pauvre bougre qui faisait son devoir. Vous vous reconnaissez coupable de cet assassinat ?
-Non, dit-il, je m'en reconnais responsable.
Commenter  J’apprécie          10
gabylisgabylis   30 janvier 2017
Hors de vos lois que je ne reconnais pas, je perds ma propre estime si je ne m'en donne pas de plus rudes.

*L'Ecossais ou la fin des héros*
Commenter  J’apprécie          30
MahejulMahejul   26 juillet 2014
Ce n'est pas que je sois un héros. Je ne les aime guère et je m'arrange fort bien de la vie ordinaire. Mais le travail bien fait est encore ce que j'ai de mieux pour me distraire.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Jean Giono (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Giono
Du lundi au vendredi, Claire Chazal explore les multiples formes de la culture. Au menu, l'actualité culturelle des dernières 24 heures, des reportages sur des sujets éclectiques, ainsi que des rencontres avec des personnalités du monde des arts plastiques, du spectacle vivant, du cinéma et de la musique.
Le poète conteur Roger des Prés met en scène « L?homme qui plantait des arbres » de Jean Giono jusqu?au 12 juin à la Ferme de bonheur à Nanterre.
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Jean Giono

Né à Manosque en ...

1875
1885
1895
1905

12 questions
256 lecteurs ont répondu
Thème : Jean GionoCréer un quiz sur ce livre