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EAN : 9782070304141
192 pages
Éditeur : Gallimard (30/09/2004)

Note moyenne : 2.91/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Julien est bègue depuis l'âge de dix ans, depuis que son père l'a surpris en train de brûler les testicules d'un chat errant. Bègue mais pas manchot quand il s'agit de tenir une plume. À la recherche d'un stage et bien désireux de fuir l'exemple "mini-bourgeois" de ses parents, Julien dégotte une place à la Foulée Verte, ONG quasi mystique défendant les pingouins du pôle et la couche d'ozone. Sous la houlet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
moustafette
  21 avril 2012
*Ouvrage Non Garanti, malgré un Grand Prix de l'humour noir 2003 .
Déjà la couverture n'est pas engageante, mais pourtant j'aurais bien mis ce masque à gaz tant la lecture de ce livre m'a mis mal à l'aise.
Julien, jeune bègue de vingt-cinq ans, vit encore chez pôpa et môman. En recherche d'emploi, il se dégote un stage dans une ONG écolo extrémiste. Engagé sous le quota "handicapés" afin de bénéficier de la subvention, il devra suivre Ulis, le grand gourou qui dirige "La Foulée verte", et noter tous les faits et gestes ainsi que les bonnes paroles du maître.
Tout baigne jusqu'au jour où s'installe dans l'immeuble une autre ONG "Enfance et vaccin". La guerre va éclater sous prétexte de partage de l'espace d'affichage dans l'ascenseur. Et ce sera l'escalade jusqu'à plus soif.
Rien ne nous sera épargné, les clichés sectaires, les opérations coup de poing, les manipulations médiatiques, les magouilles financières, et les dérapages inévitables et incontrôlés.
"Comme j'allais protester, il m'a jeté un regard sans appel.
- Pas la peine de se voiler la face. Mon karma n'est pas des meilleurs en ce moment. le feng shui est nord-ouest. L'année du cheval est mauvaise pour les Capricornes. Mon inconscient clignote à l'orange. Et avec moi c'est toute la Foulée verte qui est menacée... Ce qu'il nous faudrait pour nous réveiller c'est qu'un millier de baleines viennent mourir sur nos côtes ! Qu'une fuite radioactive contamine l'eau de la ville ! Une grande catastrophe écologique ! O ce serait... Où sont-elles ? Je doute... Parfois j'ai l'impression que les temps glorieux des Exxon Valdez appartiennent au passé... Laisse-moi.
Il s'est mis en position de lotus.
Je suis sorti, un peu sonné, ébloui par la grandeur de cet homme."
Pour m'encourager à poursuivre ma lecture, j'ai dû me répéter sans cesse que c'était une caricature, une satire grossière de ces associations pleines de bons sentiments. le fond de vérité qui sous-tend tout cela a sans doute participé à ma hâte de refermer ce livre.
Certes le propos est féroce, mais j'ai à peine souri. L'artillerie sortie est trop lourde. A moins que ce soit l'aveuglement sectaire de Julien qui m'ait oppressée...
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uaeroffat
  09 novembre 2019
L'un de mes livres préférés de ces dernières années est L'Écologie en bas de chez moi, de Iegor Gran. le ton virulent, toujours drôle, de l'auteur dans sa dénonciation des approximations, parallèles dangereux et tics de communication de certains milieux écologistes m'avaient ravi. L'auteur y ajoutait un usage malicieux et jubilatoire des notes de bas de pages qui mériterait à lui seul un prix ! C'est pourquoi je me suis procuré le roman qui l'avait rendu célèbre, O.N.G ! Avertissement : l'humour, ici, est dévastateur, cruel, radical et terrible. Les deux ONG qui se font la guerre dans cet immeuble de bureaux, aveuglés par leurs certitudes, basculent dans une violence grotesque, jusqu'au finale carrément sordide. En un sens, cette violence qu'on peut trouver surjouée ne ressemblerait-elle pas à la violence symbolique de la “com'” dans ses pires dérives, que l'on côtoie quotidiennement dans les médias ?
À noter une trouvaille de vocabulaire qui résume bien le ton du roman : les membres de la Foulée verte, association écolo, remplacent le mot “bien” par “bio”, genre : « Tu vas bio, ce matin ? »
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JoyeuxDrille
  12 mai 2015
Tellement juste ! Même si Gran force le trait parce qu'on est là dans la caricature, le livre fait mouche car ça se passe parfois comme ça. L'humanitaire est un business avec des marchés à conquérir et ces ONG sont donc en concurrence frontale, d'où, parfois, seulement parfois, hein, quelques excès.
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axelreaute
  24 janvier 2019
Adolescent attardé et frustré, Julien, le narrateur, est recruté comme stagiaire bénévole au sein d'une organisation écologique, "La Foulée verte", dirigée par le charismatique Ulis. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où une autre organisation humanitaire, "Enfance et vaccin", s'installe dans le même immeuble. Les provocations mesquines se multiplient de part et d'autre, et c'est une guerre sans merci qui finit par éclater entre les deux ONG, tous les coups étant permis pour détruire l'adversaire...
Voilà un roman original et sacrément cynique. Avec un humour acide, Iegor Gran dissèque la délirante confrontation entre deux ONG dans un immeuble de province. Ce qui est hilarant et fait tout le sel du livre, c'est le décalage entre leurs belles paroles et leurs actes de plus en plus ignobles. Les deux organisations rivalisent en effet de bons sentiments et d'idéaux, mais chacune est prête à tous les coups tordus sous le prétexte de défendre sa "Cause", humanitaire pour les uns, écologique pour les autres. Ces défenseurs de la vertu, gonflés de leur importance et persuadés d'être indispensables, vont révéler leur véritable visage, et ce n'est pas joli à voir. La haine éclate, les pires pulsions humaines se réveillent, la guerre est totale et il n'y a pas de quartier. C'est peut-être d'ailleurs le reproche qu'on peut faire au roman : les personnages et les situations sont parfois tellement outrés qu'on frôle la caricature.
Malgré tout, l'impertinence et l'humour décapant d' «o.n.g.!» en font un roman qui se lit avec plaisir, d'autant que sous la farce se dissimulent des questions plus sérieuses. Les personnages qui se disputent le monopole de la bonne conscience et se servent de leurs idéaux pour excuser leurs dérapages et leur soif de pouvoir donnent en effet à réfléchir.
Un bon roman, donc, intelligent et férocement drôle. Si vous n'aimez pas le cynisme, passez votre chemin !

Lien : http://www.lecture-ecriture...
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yann-frat
  12 février 2020
Deuxième livre de cet auteur après 'la revanche de Kevin" et deux fois presque le même constat : un vrai talent pour décrire la vérité acide derrière la façade écolo/ bio/ tiers mondiste/ bienveillant et donc de vrais personnages drôles... Mais une fois la situation posée il ne se passe pas grand chose et on piétine sec voire on répète quinze fois la même blague. Sentiment mitigé donc.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
YassleoYassleo   06 octobre 2016
J'éprouvais un réel plaisir à regarder les gens dans les yeux. Il n'y a pas de meilleur bien-être que le sentiment de supériorité.
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