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ISBN : 2070304140
Éditeur : Gallimard (30/09/2004)

Note moyenne : 3/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Julien est bègue depuis l'âge de dix ans, depuis que son père l'a surpris en train de brûler les testicules d'un chat errant. Bègue mais pas manchot quand il s'agit de tenir une plume. À la recherche d'un stage et bien désireux de fuir l'exemple "mini-bourgeois" de ses parents, Julien dégotte une place à la Foulée Verte, ONG quasi mystique défendant les pingouins du pôle et la couche d'ozone. Sous la houlet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
moustafette
  21 avril 2012
*Ouvrage Non Garanti, malgré un Grand Prix de l'humour noir 2003 .
Déjà la couverture n'est pas engageante, mais pourtant j'aurais bien mis ce masque à gaz tant la lecture de ce livre m'a mis mal à l'aise.
Julien, jeune bègue de vingt-cinq ans, vit encore chez pôpa et môman. En recherche d'emploi, il se dégote un stage dans une ONG écolo extrémiste. Engagé sous le quota "handicapés" afin de bénéficier de la subvention, il devra suivre Ulis, le grand gourou qui dirige "La Foulée verte", et noter tous les faits et gestes ainsi que les bonnes paroles du maître.
Tout baigne jusqu'au jour où s'installe dans l'immeuble une autre ONG "Enfance et vaccin". La guerre va éclater sous prétexte de partage de l'espace d'affichage dans l'ascenseur. Et ce sera l'escalade jusqu'à plus soif.
Rien ne nous sera épargné, les clichés sectaires, les opérations coup de poing, les manipulations médiatiques, les magouilles financières, et les dérapages inévitables et incontrôlés.
"Comme j'allais protester, il m'a jeté un regard sans appel.
- Pas la peine de se voiler la face. Mon karma n'est pas des meilleurs en ce moment. le feng shui est nord-ouest. L'année du cheval est mauvaise pour les Capricornes. Mon inconscient clignote à l'orange. Et avec moi c'est toute la Foulée verte qui est menacée... Ce qu'il nous faudrait pour nous réveiller c'est qu'un millier de baleines viennent mourir sur nos côtes ! Qu'une fuite radioactive contamine l'eau de la ville ! Une grande catastrophe écologique ! O ce serait... Où sont-elles ? Je doute... Parfois j'ai l'impression que les temps glorieux des Exxon Valdez appartiennent au passé... Laisse-moi.
Il s'est mis en position de lotus.
Je suis sorti, un peu sonné, ébloui par la grandeur de cet homme."
Pour m'encourager à poursuivre ma lecture, j'ai dû me répéter sans cesse que c'était une caricature, une satire grossière de ces associations pleines de bons sentiments. le fond de vérité qui sous-tend tout cela a sans doute participé à ma hâte de refermer ce livre.
Certes le propos est féroce, mais j'ai à peine souri. L'artillerie sortie est trop lourde. A moins que ce soit l'aveuglement sectaire de Julien qui m'ait oppressée...
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JoyeuxDrille
  12 mai 2015
Tellement juste ! Même si Gran force le trait parce qu'on est là dans la caricature, le livre fait mouche car ça se passe parfois comme ça. L'humanitaire est un business avec des marchés à conquérir et ces ONG sont donc en concurrence frontale, d'où, parfois, seulement parfois, hein, quelques excès.
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axelreaute
  24 janvier 2019
Adolescent attardé et frustré, Julien, le narrateur, est recruté comme stagiaire bénévole au sein d'une organisation écologique, "La Foulée verte", dirigée par le charismatique Ulis. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où une autre organisation humanitaire, "Enfance et vaccin", s'installe dans le même immeuble. Les provocations mesquines se multiplient de part et d'autre, et c'est une guerre sans merci qui finit par éclater entre les deux ONG, tous les coups étant permis pour détruire l'adversaire...
Voilà un roman original et sacrément cynique. Avec un humour acide, Iegor Gran dissèque la délirante confrontation entre deux ONG dans un immeuble de province. Ce qui est hilarant et fait tout le sel du livre, c'est le décalage entre leurs belles paroles et leurs actes de plus en plus ignobles. Les deux organisations rivalisent en effet de bons sentiments et d'idéaux, mais chacune est prête à tous les coups tordus sous le prétexte de défendre sa "Cause", humanitaire pour les uns, écologique pour les autres. Ces défenseurs de la vertu, gonflés de leur importance et persuadés d'être indispensables, vont révéler leur véritable visage, et ce n'est pas joli à voir. La haine éclate, les pires pulsions humaines se réveillent, la guerre est totale et il n'y a pas de quartier. C'est peut-être d'ailleurs le reproche qu'on peut faire au roman : les personnages et les situations sont parfois tellement outrés qu'on frôle la caricature.
Malgré tout, l'impertinence et l'humour décapant d' «o.n.g.!» en font un roman qui se lit avec plaisir, d'autant que sous la farce se dissimulent des questions plus sérieuses. Les personnages qui se disputent le monopole de la bonne conscience et se servent de leurs idéaux pour excuser leurs dérapages et leur soif de pouvoir donnent en effet à réfléchir.
Un bon roman, donc, intelligent et férocement drôle. Si vous n'aimez pas le cynisme, passez votre chemin !

Lien : http://www.lecture-ecriture...
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Alhice
  17 avril 2014
Grace à ce livre, j'ai pris une décision. Avec tous les ouvrages de qualité qui existent et que je ne parviendrai jamais à lire en totalité, je ne m'imposerai plus d'aller coûte que coûte jusqu'au bout d'un écrit qui ne m'interpelle pas. Dont acte.
A mon goût, il n'a pas grand intérêt. Je n'ai pas saisi l'humour qui censait le caractériser. Il n'a provoqué aucune réaction en moi. Un tiers du livre aura suffi à m'ennuyer et à m'orienter ailleurs.
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cedricjover
  10 septembre 2014
L'auteur se paye un gros délire, dans une histoire bien déjantée.
Le rythme est bon et l'humour noir coule à flot.
En bref, j'ai passé un bon moment.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
YassleoYassleo   06 octobre 2016
J'éprouvais un réel plaisir à regarder les gens dans les yeux. Il n'y a pas de meilleur bien-être que le sentiment de supériorité.
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Vidéo de Iegor Gran
Nicolas Fargues & Iegor Gran - Écrire à l'élastique
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