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EAN : 9782070413577
176 pages
Éditeur : Gallimard (14/03/2001)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 143 notes)
Résumé :
Écrivain de talent, Joël Egloff publie Edmond Ganglion & fils pour lequel il obtient
le prix Alain Fournier en 1999

Saint-Jean, c'est un petit village à la dérive, quelque part. On ne part pas de Saint-Jean, et jamais on n'y vient. On y est , on y reste.
Là-bas, rue Principale, les pompes funèbres "Edmond Ganglion & Fils" agonisent lentement et ne comptent plus que deux employés : Georges, un vieux de la vieil... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
  07 mars 2020
Dans le village de St jean, il ne se passe rien… aucun événement majeur ne semble vouloir donner vie au village, le café sert son éternelle prune maison, (ne pas commander autre chose sous peine de mort…), le curé se contente de kidnapper un ou deux chiens, on ne sait pas exactement pourquoi d'ailleurs, ou de leur envoyer quelques coups de pieds bien placés, la doyenne du village, qui ne sait plus trop son âge, vient consulter les pompes funèbres pour bilan de santé ou se faire coiffer … Il faut dire que la mort elle-même fuit St Jean, et les affaires de l'entreprise de pompes funèbres d'Edmond Ganglion ne sont pas prospères, pas de vie dans ce village, pas de mort non plus …
ou alors si... un tout petit mort pas connu qui met en branle toute la communauté et Ganglion qui croit à la loi des séries, fera appel à Georges et Molo, ses fidèles employés pour qu'il emmènent, après la cérémonie, le corps au cimetière. Et voilà notre corbillard qui roule (à tombeau ouvert…on ne croira pas si bien dire), à travers la campagne, suivie du curé, du bedeau et de la famille en voiture.
Désopilantes aventures de l'entreprise Ganglion et fils, un roman sans prétention pour distraire et générer l'hilarité de qui aime l'humour noir, (vous serez servis). Une fin aussi surprenante que le reste du roman. Joël Egloff semble posséder une excellente recette pour faire rire avec trois fois rien, présentant des personnages capables d'amuser rien qu'en existant, et amenant des répliques aussi surprenantes que comiques.
Un bon moment de lecture.
Challenge Multi-Défis
Challenge Riquiqui
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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Josephine2
  29 octobre 2017
Une entreprise de pompes funèbres périclite dans un village, qui se vide de ses habitants au fur et à mesure du décès de ceux-ci. le propriétaire devient aigri. Il attend « des clients » qui ne meurent pas… jusqu'au moment, où un décès survient. Et là, « l'absurde » (ou devrai-je dire la « bêtise » ?) prend le pas.
Je trouve cette tentative pseudo-humoristique pathétique. C'est mon ressenti. Je n'ai pas cru un seul instant à cette histoire. Je me suis ennuyée, et bien que ce roman soit court, je l'ai trouvé long. J'ai même été tenté de l'abandonner avant d'en venir à la fin. Seul le fait que je devais le lire, car c'est le roman qui a été sélectionné pour une « lecture commune » à mon club de lecture, m'a fait tenir.
Sans compter, la maltraitance livrée sur les chiens par le curé de la paroisse. Je ne vois vraiment pas ce que ça vient faire là-dedans.
Pourtant j'ai beaucoup aimé « le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire ». Comme quoi…
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LePamplemousse
  26 août 2013
Edmond Ganglion est l'honorable propriétaire des pompes funèbres "Ganglion et Fils". mais son établissement est sur le déclin. Car dans ce village agonisant, aucun enterrement n'a été célébré depuis longtemps.
Auparavant pourtant, lorsqu'il était question de funérailles, Ganglion et ses "inhumations sans douleurs" comme il les garantissait, étaient incontournables.
En ces temps bénis, chez "Ganglion et fils", le dernier des grouillots mangeait du tournedos tous les jours de la semaine et même entre les repas.
Bien sûr, il suffirait de peu pour que les affaires reprennent...Un décès, un seul, remettrait déjà du baume au coeur.
Mais voilà, les habitants s'obstinent à ne pas mourir.
Tout le roman repose sur l'attente d'un décès. Car pour Edmond Ganglion, aussi cruel que cela paraisse, c'est la mort qui garantit la prospérité de son commerce.
Les défunts sont sa source de revenus. Alors il guette en chaque voisin bien portant le malade qui sommeille, en chaque ami un futur client.
Un malheur est si vite arrivé...!
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sevm57
  03 novembre 2017
J'ai un avis partagé sur ce court roman, mais ce n'est pas étonnant pour un livre aussi décalé !
J'ai beaucoup aimé la première partie, avec la description pleine d'humour du village et de l'entreprise de pompes funèbres Edmond Ganglion et fils.
Par contre, j'ai trouvé que l'humour se perdait en cours de route, un peu comme le corbillard de Molo et Georges sur la route du cimetière.
Et je n'ai pas aimé la fin, un peu trop étrange à mon goût, même si je reconnais que l'idée est plutôt bonne.
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kuroineko
  04 juin 2017
Allergiques à l'humour de cimetière? Mieux vaut éviter de pousser la porte de chez "Edmond Ganglion & fils". La boutique se tient dans le petit village de Saint-Jean: son église, sa mairie, son bar du Soleil et "Edmond Ganglion & fils", son entreprise de pompes funèbres.
Cette digne institution comprend Edmond Ganglion lui-même (dont le fils tant espéré jusque sur l'enseigne n'est jamais arrivé), Mollo et Georges.
Le village en cet été ploie sous la chaleur et Monsieur Ganglion sous les factures impayées. Les affaires vont mal faute de clients. Il faut dire que dans ce métier, ils ne reviennent pas... Il surveille la santé des vieux de Saint-Jean avec attention. Il espère en cette canicule pleine de promesse qui pourrait bien en emporter quelques uns. Ou même un... Las... l'été passe et rien. Heureusement qu'il reste la prune maison du père Jules, le patron du Soleil!
Et enfin, enfin, un mort! Pas de quoi crier victoire mais on se rattrapera comme on peut sur les frais kilométriques puisqu'il faut conduire le cercueil dans un cimetière d'un autre village après la cérémonie à l'église de Saint-Jean.
L'aventure commence et Joël Egloff déploie avec art et humour (noir, évidemment) une succession de situation plus invraisemblables les unes que les autres. Ce premier roman de l'auteur est un condensé ahurissant. C'est drôle, décalé, décapant et on en redemande!
Quant à la chute, elle est mortelle... On est du métier ou on ne l'est pas.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   13 septembre 2015
Il y a deux personnes absolument indispensables en ce bas mode [...]. La sage-femme et le fossoyeur. L'une accueille, l'autre raccompagne. Entre les deux, les gens se débrouillent. (p21)
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sevm57sevm57   10 novembre 2017
-Ce n'est pas du chêne ? Je croyais qu'ils avaient choisi du chêne ?
-Ils ont payé du chêne, mais ils ont eu du sapin. C'est l'intention qui compte, non ?
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ProfesseurDanProfesseurDan   02 novembre 2017
Le soir même, après la fermeture, pris de remords, Ganglion partit à l'église, prier pour que la doyenne s'en sorte. Il promit qu'il ne boirait plus, et à tout hasard, il demanda que les affaires reprennent. Lorsqu'il voulut allumer un cierge pour valider ses prières, il fut sidéré en découvrant le prix affiché. "Cent francs, le cierge." En imposant de tels tarifs, le curé s'assurait que les paroissiens trop peu motivés n'obtiennent rien du ciel, que ceux qui demandaient tout et n'importe quoi ne le demandent plus, et que ceux qui remerciaient le fassent avec un peu plus de gratitude. (p. 53)
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coco4649coco4649   26 mai 2016
X


 Depuis un moment, Molo se posait une intri-
gante question qu'il se répétait sans pouvoir y
répondre, ce qui l'aidait aussi à rester éveillé. Il
en parla à Georges :
 — Est-ce que tu crois qu'on passe plus de
temps à n'être pas né ou à être mort ?
Il lui répondit sans réfléchir :
 — C'est kif-kif.
 Avec cette facilité qu'il avait à trouver des ré-
ponses à tout, Georges avait toujours impres-
sionné Molo. Cette fois, pourtant il n'y parvint
pas.
 — C'est un peu léger comme réponse.
 — C'est ta question qui est idiote.
 Molo fut un peu vexé et renchérit :
 — Et tu savais, toi, peut-être, que parmi tou-
tes ces étoiles que tu vois, il y en a qui n'exis-
tent plus depuis longtemps, et pourtant, elles
brillent pour nous.

p.115

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genougenou   07 août 2015
Depuis un moment, Molo se posait une intrigante question (…) :
- Est-ce que tu crois qu’on passe plus de temps à n’être pas né ou à être mort ?
Il lui répondit sans réfléchir :
- C’est kif-kif.
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