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EAN : 9782818049174
304 pages
Éditeur : P.O.L. (03/01/2020)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Les services compétents, ce sont les services du KGB dans les années 1960 en Union Soviétique. Le lieutenant Ivanov traque un certain Abram Tertz, pseudonyme choisi par un drôle d'écrivain qui s'échine à faire passer ses nouvelles fantastiques en Occident. Il sera identifié après six longues années d'une enquête souvent dérisoirement cocasse : de son vrai nom André Siniavski, avec sa femme, Maria Rozanova. Ce sont les parents du narrateur.

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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
ODP31
  29 janvier 2020
Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents…dissidents !
C'est le cas d'Iegor Gran qui déterre les racines de son arbre généalogique en évitant la lourdeur qui accompagne souvent les romans du terroir familial, occasions redondantes de tuer le père, de révéler des errements érectiles ou de patauger dans le bon vieux temps.
Iegor Gran préfère décrire avec beaucoup d'humour la longue traque du KGB pour démasquer son père Abram Tertz, pseudonyme d'Andreï Siniavski, auteur clandestin de nouvelles peu respectueuses du régime soviétique et publiées en Occident. Les « services compétents » mettront tout en oeuvre pour débusquer cet "ennemi du peuple".
Le récit se déroule dans la Russie post stalinienne, dans les années 50-60, et permet de déborder les livres d'histoire pour rentrer dans le quotidien ubuesque de l'époque. Ici, on pourrait dire que la réalité dépasse la fiction si une fiction n'avait pas aveuglé la réalité pendant tant d'années.
Nourri d'archives familiales et après un important un travail de recherches, l'auteur garantit la véracité de tous les épisodes décrits dans le roman.
De la perquisition de son berceau, au « filet peu garni » offert à Youri Gagarine pour récompense de sa transhumance dans l'espace, de la projection clandestine de films de Fellini aux dénonciations de délateurs zélés, Iegor Gran nous immerge dans une société russe surréaliste.
Dans le roman, les agents du KGB ne sont pas présentés comme des tueurs sadiques mais comme des idéalistes zélés, soucieux de satisfaire leur hiérarchie pour obtenir quelques faveurs, et par ailleurs bons pères de famille. Ils sont présentés d'humeurs peu badines, des "Poutines" en gabardine qui chaussent des patins pour rentrer dans des appartements communautaires où la sexualité est considérée comme une maladie honteuse. Le régime, au menu unique, condamnait autant les instincts primaires que les admirateurs de Pasternak.
L'intérêt du roman réside beaucoup dans ses personnages. Mentions particulières pour cet écrivain et sa femme, fatalistes sur l'imminence de l'arrestation du mari, mais qui refusèrent de se complaire dans la tragédie et qui décidèrent de faire un enfant pour braver le destin.
L'auteur décrit très bien les tiraillements entre les envies naissantes de consommation qui agitent le pays des soviets, malgré les voyages organisés dans les goulags, et un endoctrinement qui impose de ne voir que ce qu'il est autorisé de croire.
La description des méthodes disproportionnées du KGB pour assurer un contrôle total de la population est passionnante. Après les purges staliniennes, la période est au dégel et le polit bureau patauge dans la raspoutitsa pour trouver la bonne mesure. La dépouille de Staline est retirée du mausolée de la Place Rouge mais rien ne doit pouvoir fissurer le bouclier idéologique contre le Corona Virus capitaliste. Quitte à se soigner à la vodka.
J'ai particulièrement apprécié le ton ironique de l'auteur. Iegor Gran est parfois traversé de vilaines pensées. Il en avait d'ailleurs fait un recueil délicieux. Elles sont aussi à l'origine de farces grinçantes et savoureuses dont je ne peux que conseiller la lecture : « L'écologie en bas de chez moi » ou « la revanche de Kévin ». Il n'a pas besoin de passer un test ADN pour s'assurer qu'il est bien le fils de son père. La causticité est ici héréditaire.
Il ne me reste plus qu'à relire le docteur Jivago. Jiva de ce pas de l'oie.
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Pecosa
  15 mars 2020
« OBJET : Livre anti-soviétique
J'ai l'honneur de vous rendre compte des faits suivants :
Ce jour, le dimanche 15 mars 2020, je termine la lecture du roman Les services compétents du dénommé Iegor Gran, de son vrai nom Iegor Andreïevitch Siniavski, fils d'Andreï Siniavski, dissident soviétique.
Cet ingénieur a entrepris une carrière d'écrivain et s'est choisi un pseudonyme pour publier des romans écrits en français.
Cet homme est connu pour son humour noir, et suite à cette lecture, je ne peux que signaler l'irrespect et la légèreté avec laquelle il décrit l'URSS et la politique du camarade Nikita Khrouchtchev . »
Voici le rapport circonstancié que l'on pourrait écrire pour évoquer cet ouvrage et qui devrait être suivi d'une longue autocritique, puisque ce roman est excellent et que l'on prend un plaisir fou à le lire.
Les Services compétents désignent ici les services du KGB, où travaille le lieutenant Ivanov, qui traque le mystérieux Abram Tertz, qui fait publier en France dans les années 60 par une non moins mystérieuse filière des nouvelles fantastiques mettant à mal l'image de l'URSS.
L'habileté de Tertz et de ses amis est telle qu'il faut bien six années aux Services compétents pour démasquer l'écrivain subversif, André Siniavski, époux de Maria Rozanova, parents de Iegor Gran.
Ce qui frappe c'est le sujet du roman, traité avec beaucoup de recul, d'ironie, de second degré, d'apparente légèreté , qui fait rire et sourire.
C'est le récit de la traque de celui qui publie en France, des surveillances quotidiennes, c'est l'évocation des informateurs, des agents qui devinent, analysent, connaissent les individus mieux qu'eux-mêmes, savent prévoir, devancer, du martèlement des valeurs de la Mère Patrie, c'est le rappel de l'incessante comparaison avec l'Ouest décadent, et des tentatives pour ouvrir un peu le pays via Intourist, tout en colmatant les brèches que cette ouverture pourrait causer au sein de la nation…
Bienvenue dans le pays de Monsieur K, nouveau visage de l'URSS .
Les Services compétents racontent donc la censure, les pénuries, la répression, malgré le déboulonnage de Staline et la fin du culte de la personnalité. Si Staline est mort en 1953, la répression en Hongrie a eu lieu trois ans plus tard, l'Affaire Pasternak en 1958, les pays satellites de l'Europe de l'Est ne doivent surtout pas quitter le giron soviétique, ni les dissidents donner une image négative de la nation.
Ce très bon roman satirique offre des pages d'anthologie. Je mets une citation pour conclure en espérant qu'elle vous donnera envie de le lire. Il a été difficile de choisir, on voudrait citer des chapitres entiers du livre (avec mention spéciale pour les cadeaux octroyés à Youri Gargarine ou le passage sur Maurice Thorez).
« Tout de même, comment ose-t-on écrire dans la presse capitaliste que la liberté soviétique est couci-couça alors qu'on a ce Huit et demi qui est projeté en veux-tu en voilà, en plein centre de Moscou? Un film qui donne l'occasion aux intellectualisants d'affiner leur complexe de supériorité sans défendre aucun des enseignements de Lénine.
Khroutchtchev non plus n'a rien compris au film.
Après qu'un jury international lui a décerné le premier prix au Festival de Moscou, on s'est affolés dans les cénacles: comment montrer ce film aux citoyens alors que Mastroianni est à l'évidence contaminé par l'idéologie bourgeoise, tandis que l'art que pratique Fellini est à l'opposé du réalisme socialiste?
Tel un savant fou et altruiste, Khroutchtchev décide de tester le poison sur lui-même. On lui organise une séance privée. Le brave homme s'endort au bout de vingt minutes. Huit et demi est jugé soporifique et inoffensif.
Soulagement pour tout le monde: si le numéro Un est sorti indemne de la projection, le citoyen lambda ne risque rien. »
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paroles
  08 juin 2020
Le diable en rit encore ! de cette entourloupe d'Andreï Siniavski, écrivain russe, devenu Abram Tertz pour offrir ses réflexions au monde occidental, monde rejeté par le KGB, loin de l'idéal socialiste inculqué au peuple russe souvent de force.
Bien sûr, il faut rappeler que l'histoire se passe dans les années 60 en URSS et qu'il est de bon ton de glorifier le régime soviétique et non de le calomnier comme on le reproche à cet écrivain.
Voilà un roman caustique, basé sur faits réels et qui ont demandé à Iegor Gran de longues heures de recherche documentaire dans les archives de l'ancienne URSS et les archives familiales puisqu'ici il s'agit bien de l'histoire de ses propres parents. Histoire racontée de façon cocasse, pleine d'humour et de grotesque parfois. Histoire collective et personnelle en même temps.
Certains passages sont étonnants, stupéfiants et (ou) plutôt drôles, comme l'hommage rendu au Français et communiste Maurice Thorez lors de sa mort, avec l'inauguration d'une ville portant son nom. Il en est de même avec la liste des cadeaux reçus par Gagarine lors de son exploit spatial, un vrai trousseau de mariée ! Et que dire de la grossesse de Maria et de l'accouchement presque en direct, retransmis par micros cachés dans l'appartement de Siniavski !
On peut remercier l'auteur d'avoir su s'éloigner des archives familiales pour recréer l'union soviétique telle qu'elle était à l'époque et d'avoir signé là une vraie peinture de cette période historique située entre la fin du régime de Krouchtchev et le nouveau de Brejnev.
J'ai bien aimé également le ton goguenard de l'auteur pour narrer les événements, aucun esprit revanchard sinon le sens de l'humour. Même Ivanov lieutenant du KGB (et attention sorti tout droit de la grande école Sup de K) est gentiment peint, le beauf dans toute sa splendeur, au garde à vous, respectant à la lettre les consignes.
Un roman à haute valeur historique qui ne doit pas nous faire oublier qu'André Siniavski a été condamné à sept années de camp à régime sévère.

Moscou, 1965. André Siniavski vient d'être arrêté par le KGB. Les services compétents ont mis près de sept ans avant de trouver la piste d'un certain Abram Tertz, pseudonyme de l'écrivain dissident. le lieutenant Ivanov, après bien des tergiversations, a enfin rempli sa mission...
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michdesol
  05 mars 2020
URSS, début des années 60. Les « Services compétents » sont au travail comme au bon vieux temps de Staline. Ce terme désigne les fonctionnaires en charge de la sécurité intérieure, affectés à la lutte contre les activités antisoviétiques et plus particulièrement ici dans le domaine culturel. Et il y a du pain sur la planche : après la parution à l'Ouest du "docteur Jivago", voilà qu'un certain Abram Tertz y fait publier un brûlot opposé à la doctrine officielle sur la création artistique. Intolérable !
On va suivre alors l'enquête des fonctionnaires chargés de mettre la main sur ce Tertz.
Iegor Gran en profite pour nous faire le tableau cocasse d'un régime en voie de décomposition, mettant en scène des situations plus loufoques les unes que les autres.
A la lecture, on s'amuse, on rit beaucoup - jaune ? Sur la fin le ton se fait plus grave, car il s'avère que Iegor Gran a un rapport très intime avec cette affaire. Je n'en dis pas plus. Superbe !
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liberliber
  24 juillet 2020
Ce roman aurait tout d'une vaste farce s'il ne s'appuyait pas sur des faits réels. Iegor Gran raconte en effet l'histoire de son père Andreï Siniavski, dissident soviétique.
Le petit Iegor a neuf mois lorsque que le lieutenant Ivanov annonce à Maria Siniavski que son mari a été arrêté par les « services compétents », c'est-à-dire par le KGB, après une longue traque qui a failli rendre fou les serviteurs zélés de l'ordre communiste.
Tout commence en 1959. le dossier dont il s'agit « répond au nom administratif II-8-1959-Esprit-C », la dernière lettre correspondant au « niveau d'importance, sur une échelle allant de A (priorité absolue) à E (importance mineure) ». Il fait référence à un texte anonyme publié dans la revue française « Esprit » qui s'intitule « Le réalisme socialiste ». D'autres suivront signés Abram Tertz qui serait le nom d'un brigand juif, héros d'une chanson ukrainienne.
Iegor Gran suit l'enquête des employés du Comité pour la Sécurité de l'Etat comme s'il était « embedded » pour mieux souligner, avec une ironie mordante, la rigidité et la lenteur du service. « Le lieutenant a raison : il est inconcevable, quand on y réfléchit en prenant du recul, que les meilleurs services compétents du monde aient mis autant de temps à compléter le puzzle. S'ils avaient su que l'affaire prendrait ces proportions… À partir d'un article de rien du tout, paru en France dans la revue Esprit… Une crotte de nez…» écrit-il.
Et de stigmatiser le fonctionnement de la société soviétique avec les pénuries, le marché noir, les magouilles, l'alcoolisme patent qui permet d'oublier sa condition, la fascination de certains pour l'Occident et ses biens de consommation, la paranoïa, la répression, la censure, la délation érigée en système, la peur, les mensonges, la propagande, les avantages réservés aux orthodoxes proches du régime... La dictature oligarchique qu'est devenue l'URSS est bien éloignée de l'idéal communiste d'égalité entre les hommes et d'émancipation des classes opprimées et, alors qu'elle envoie le premier homme dans l'espace, elle est incapable de fournir à sa population les biens de première nécessité.
Ceux qui aspirent à un peu de liberté et à consommer des oeuvres interdites comme le film « Huit et demi » de Fellini font preuve d'ingéniosité pour échapper à la surveillance des « services compétents ».
Six ans après le début des investigations, Andreï Siniavski est enfin arrêté. Grâce à un indic infiltré dans les milieux intellectuels. L'écrivain réfute l'accusation d'antisoviétisme.
« Comment en effet prouver qu'un texte d'invention calomnie l'ordre soviétique ?... Surtout quand le récit bascule dans le fantastique. En quoi la faculté de deviner le futur, que possède le narrateur du « Verglas », est-elle contraire à la doctrine prolétarienne ? ».
Cette difficulté à apprécier une oeuvre de fiction n'empêche pas Siniavski d'écoper de sept ans de camp. « Ainsi justice a été rendue »...
Bel hommage à son père dont il est incontestablement le digne héritier avec son humour caustique, Iegor Gran a dessiné un portrait très juste de l'URSS des années 1960 que Ivanov incarne parfaitement. Il finira général !
Par certains aspects, ce roman m'a fait penser à « La plaisanterie » de Milan Kundera.











Lien : http://papivore.net/litterat..
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critiques presse (1)
Actualitte   21 janvier 2020
Si la satire et le burlesque donnent le ton au roman de Iegor Gran, il ne se résume pas pour autant en une simple condamnation de la Russie du début des années 60. La manière dont sont campés les personnages permet en effet de frayer la voie à une certaine complexité.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   14 mars 2020
Pendant ce temps, Ivanov, comme tous ses camarades de bureau, s'occupe à imiter la démarche chaloupée de Yul Brynner dans Les Sept Mercenaires, l'autre carton du box-office. Un concours officieux a été organisé. C'est Koulakov qui gagne - pour arriver à ce roulement des fesses, il s'est coincé une pièce de 5 kopecks près du trou de balle.
Le numéro est une franche rigolade qui contribue à l'esprit de corps.
Puis ces pitreries cessent. Le colonel Volkov, averti on ne sait trop comment, a trouvé l'exercice indigne des services et moralement douteux.
- Quand vous tortillez ainsi du cul, on dirait des vers de terre après une averse. Laissez ces pitreries aux dégénérés de Hollywood et occupez-vous à montrer l'exemple.
+ Lire la suite
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ODP31ODP31   29 janvier 2020
il se rappelle: à une soirée, on faisait les cons et l'on jouait à inventer des journées commémoratives improbables. Dans le calendrier soviétique, il y avait bien une Journée du garde-frontière (le 28 mai), une journée de l'inventeur et du rationalisateur (le dernier samedi de juin), et une flopée d'autres, plus ou moins incongrues. Alors Monocle a crié : "Et pourquoi pas la journée des meurtres autorisés ?"
" En cette journée, tous les citoyens d'Union soviétique âgés de seize ans et plus obtiennent le droit de tuer n'importe quel autre citoyen, à l'exclusion des personnes mentionnées au point un des annexes au présent oukase."
p-155
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PecosaPecosa   13 mars 2020
En attendant, la perquisition commence. Il est 15h30. Que de livres dans cette pièce! Un mur entier, du sol au plafond, est blindé par une gigantesque bibliothèque. Pas un centimètre de libre! De toutes les fentes dépassent des papiers, des journaux, il y a des piles par terre, sous la table, sous le lit, partout. Le lieutenant ressent comme de l'admiration mâtinée de terreur. Il en faut du temps pour lire toutes ces pages!
Il se souvient alors que la bibliothèque personnelle de Lénine comportait dix mille ouvrages, comme il l'a appris en visitant la dernière demeure du grand leader aux Collines léniniennes.
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ODP31ODP31   29 janvier 2020
Comme quoi il faut en donner, à son mari. Qu'on le veuille ou non, tel est le lot de nous autres, pauvres femmes. Chez les hommes, c'est physiologique - à un moment, il faut que la sève sorte ! Sinon, gare à l'effet boomerang. Ce n'est pas la mer à boire, une fois par semaine. Il est soulagé dans son estime de soi, il travaille mieux, il s'investit davantage, le couple se cimente. Pour éviter d'avoir des enfants, il ne faut pas compter sur l'homme pour qu'il se retire. On peut faire des calculs sur l'ovulation. Il existe toutefois une autre méthode, à prendre avec des pincettes. Une méthode dont a parlé leur vieille voisine quand ils habitaient encore dans l'appartement communautaire. Il paraît que penser à des images de contes qui font peur ("Ma mère-grand, que vous avez de grandes dents !"), pendant l'acte ou juste avant, peut faire fuir les enfants, et donc empêche la fécondation.
p-139
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parolesparoles   08 juin 2020
L’infidélité est contraire à l’idéal soviétique. Le communiste véritable ne trompe pas sa femme -non seulement, c’est malhonnête, mais en plus ça pompe les forces vitales et occupe l’esprit qui devrait être tout entier tourné vers le succès de la Révolution.
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Qui chantait ceci en 1977? On a tous dans le coeur une petite fille oubliée Une jupe plissée, queue de cheval, à la sortie du lycée On a tous dans le cœur un morceau de ferraille usé Un vieux scooter de rêve pour faire le cirque dans le quartier Et la petite fille chantait (et la petite fille chantait) Et la petite fille chantait (et la petite fille chantait) Un truc qui me colle encore au cœur et au corps Everybody's doing a brand-new dance now Come on babe do the locomotion I know you gonna like it if you give it a chance now Come on babe do the locomotion

Alain Souchon
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