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ISBN : 2848659734
Éditeur : Sarbacane (05/04/2017)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Paris, 14 juillet 1870, le règne de l'empereur Napoléon III bat de l'aile, les Prussiens sont aux portes de la capitale et le peuple de Paris gronde...
Mais qui est donc cet étrange gamin roux qui danse, ou plutôt, vole littéralement de toit en toit ? Quel est le mystère que cache sous sa cape ce drôle d'Écureuil ? Pourquoi le terrible Hector, empereur des bas-fonds de Paname, veut-il absolument « sa peau » ? Quel rôle joue la belle d'Hector et par ailleurs ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Alfaric
  24 octobre 2017
Les plus grandes joies viennent des oeuvres dont on n'attendait rien car si le tome 1 était fort sympathique, le tome 2 est lui carrément une franche réussite à l'histoire poignante et aux graphismes aboutis : mieux, un merveilleux conte historique pour petits et grands !
Ce qui m'a frappé de prime abord c'est la bonne volonté et la bonne humeur qui transpire dans la manière donc la fiction rejoint la réalité : les personnages de cette BD incarnent tout en les mélangeant de manière savoureuse les protagonistes de "Notre-Dame de Paris" et des "Misérables", et durant le siège de la capitale parisienne en 1870-1871 c'est un grand plaisir de voir évoluer les alter ego de Jean Valjean, Fantine, Causette, Marius, Gavroche, mais aussi d'Esméralda et de Quasimodo. Ainsi en retrouvant l'Écureuil, Victor Hugo devient Jean Valjean, mais en retrouvant Esméralda, l'Écureuil devient Jean Valjean à son tour : magnifique passage de témoin entre les générations, donc enfin un jeu d'écriture postmoderniste qui ne se regardent pas le nombril !
Mais l'Écureuil n'est pas qu'une sauvageonne candide qui hante les toits de Panane, c'est aussi un avatar du Héros aux Mille et un visages (mythe immémorial de l'humanité qualifié d'idéologie fasciste par par les intellos freudistes qui prennent leur cas personnels pour une vérité universelle) ! Pour devenir adulte l'Écureuil doit se confronter à son croquemitaine, mais si Max le voleur est un méchant dixneuvièmiste archétypal il incarne également Javert, Claude Frollo, et cette grosse pourriture ploutocratique et suprématiste d'Adolphe Thiers, le pire ennemi que la France n'aie jamais eu (et qui absent par sa personne est omniprésent dans le récit par ses décisions et ses actions).
A travers les aventures et les mésaventures de l'Écureuil nous suions celle de la Commune, et le détournement de Fifi Brindcier finiy par devenir plus que jamais l'Esprit de Paname, que tout le monde y compris elle-même juge immortelle jusqu'au jour ou elle mettra pied à terre. Mais les dieux ont un étrange sens de l'humour : c'est bien ce qui arrive lors de sa confrontation avec son croquemitaine, et elle se retrouve sous le feu croisé des chiens de gardes du Grand Capital et des révolutionnaires idéalistes car Adolphe Hitler, euh pardon Adolphe Thiers a décidé d'en finir une fois pour toute avec la vermine communarde qui après avoir vaillamment combattu l'envahisseur prussien en lieu et place de la bourgeoisie qui a lâchement lui fui devant l'ennemi ose prêcher la liberté, l'égalité et la fraternité...
La fin douce-amère est d'une immense tristesse : le mot fin n'apparaît finalement même pas : la fin est-elle est un commencement ? Au fond de la Boîte de Pandore reste-il l'Espoir ? Durant la IIIe République L'Écureuil va-t-il grandir en même temps que la démocratie ???
Les graphismes ne sont pas ma tasse de thé, mais j'ai été bluffé par leur maîtrise tant dans la fantasmagorie de l'Écureuil blessée qui confond rêve et réalité, que dans la mise en scène de l'écrasement dans le sang de la Commune qui mêle épique et tragique, espoir et désespoir... J'espère de tout coeur que l'histoire n'est pas vraiment finie, et qu'une bonne fée animatrice se penchera sur le berceau de son éventuelle adaptation au grand ou au petit écran...
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Stephanie39
  22 octobre 2017
«Cet album est un hymne à la liberté et à ceux qui vivent avec passion cette singularité. »
Planète BD
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Deedr
  27 avril 2017
C'est une lecture qui m'a donné une sensation de joie et d'espoir … dans laquelle, à mon avis, petits et grands peuvent trouver leur compte !
Lien : http://www.deedr.fr/lecureui..
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critiques presse (1)
BDGest   11 avril 2017
Par-dessus la commune, en plus de révéler le talent graphique de deux artistes à suivre, conclut de manière plaisante une fable originale et divertissante sur fond historique.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   07 novembre 2017
Tu sais, je crois que le peuple de Paris a envie de changement. D'une révolution. Si ça se trouve, de grandes choses sont à l’œuvre, des idées neuves apparaissent un peu partout dans les quartiers. Les gens se lèvent, font face à leurs dirigeants, comme ça ne leur est pas arrivé depuis longtemps. Je crains seulement qu'on ne les laisse pas faire longtemps hélas...
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AlfaricAlfaric   01 novembre 2017
Au peuple de Paris,
Le gouvernement chargé de la défense nationale a-t-il rempli sa mission ? Non ! Nous sommes 500000 combattants et 200000 prussiens nous étreignent ! A qui la responsabilité, sinon à ceux qui nous gouvernent ? Ils ne pensent qu'à négocier, au lieu de fondre des canons et de fabriquer des armes. Ils ont laissé en place les Bonapartistes et mis en prison les Républicains. Ils n'ont rien su prévoir : là où pouvait régner l'abondance, ils ont fait la misère. On meurt de froid, déjà presque de faim : les femmes souffrent, les enfants languissent et succombent. Leur devoir est de se retirer, de laisser le peuple de Paris prendre lui-même le soin de sa délivrance. La Commune est l'unique salut du peuple, son seul recours contre la mort.
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AlfaricAlfaric   15 novembre 2017
La Commune de Paris, considérant que la colonne impériale de la Place Vendôme est un monument de barbarie, un symbole de force brute et de fausse gloire, un insulte permanente des vainqueurs aux vaincus, un attentat perpétuel à l'un des trois grands principes de la République Française, la Fraternité, décrète : article unique, la Colonne Vendôme sera démolie.
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AlfaricAlfaric   25 octobre 2017
- Je sais que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit, mais je ne dirais pas cela des bombes prussiennes.
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AlfaricAlfaric   04 novembre 2017
[Victor Hugo] La vérité, c'est qu'hélas, cette république que j'ai tant attendue et espérée en exil est aux mains d'hommes brutaux et conservateurs.
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