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Fabien Grolleau (Autre)Nicolas Pitz (Autre)
EAN : 9782344034491
152 pages
Glénat (21/10/2020)
4.22/5   53 notes
Résumé :
États-Unis, mai 1970. Voilà plusieurs semaines que le FBI suit la trace d’Angela Davis, recherchée pour avoir organisé une prise d’otage dans un tribunal. Son véritable crime : être militante communiste et membre active des Black Panthers. Il faut dire que les injustices subies par le peuple noir, Angela les a bien connues. Originaire de Birmingham, elle a grandi dans l’Alabama des années 1960, où la ségrégation sévissait encore et où le KKK œuvrait avec la bénédict... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Yendare
  15 mai 2022
En passant rapidement à la médiathèque la plus proche de chez moi il y a quelques jours sans avoir l'intention de reprendre quoi que soit par manque de temps j'ai néanmoins été regardé ce qu'il y avait dans les rayons consacrés aux romans graphiques le temps que ma petite soeur choisissait les mangas qu'elle souhaitait emprunter.
Je suis tombé sur Traquée la cavale d'Angela Davis et après ma très récente lecture du roman Alabama 1963 que j'ai beaucoup aimé je me suis dit qu'il pourrait être intéressant d'en savoir un peu plus sur cette femme que je connais de nom mais plus. En bref, une fois le résumé de lu, je n'ai pas reposé ce roman graphique dans les rayons en l'emportant chez moi ainsi qu'une petite dystopie d'une auteure suédoise dont la couverture attire l'oeil. Moi qui ne voulais rien emprunter, on peut dire que c'était raté…
Je ne regrette cependant pas cet emprunt car non seulement ce roman graphique n'est pas très long et s'est avéré par ailleurs très intéressant. Je connaissais seulement de nom Angela Davi, ce roman graphique m'a permis d'en apprendre un peu plus sur cette femme qui n'a pas froid aux yeux.
Le roman graphique retrace comme le titre l'indique non pas sur toute la vie d'Angela mais seulement sur un évènement précis de sa vie, sa cavale en mai 1970 traquée par le FBI pour un crime qu'elle n'a pas commis. Un moyen radical mais efficace de se débarrasser d'une figure montante du combat pour l'égalité entre les blancs et les noirs, pour avoir une vie normal sans avoir la peur au ventre d'être tué au coin de sa rue à cause de sa couleur de peau. Un moyen efficace pour se débarrassé d'une femme noire qui se bat pour ses convictions dans une Amériques profondément tourmentés dans un contexte de guerre froide et de ségrégation raciale.
Le roman graphique prend le temps d'expliquer le contexte, et les enjeux de ce qui arrive à Angela Davis à ce moment dans sa vie. C'est très intéressant et une fois le roman graphique terminé je dois bien dire être assez curieux et vouloir en savoir plus sur cette femme qui a eu une vie bien remplie.
Il s'agit donc là d'un beau roman graphique dont je ne peux que recommander la lecture, malheureusement le combat pour un monde plus égalitaire sans discrimination, sans violence entre les noirs et les blancs est loin d'être fini comme le démontre encore la terrible actualité mais ce roman graphique rappelle que chaque combat qui ne conduit même qu'a une petite avancée mérite d'être mené pour espérons l'eux parvenir un jour à un monde meilleur.
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Bdotaku
  29 octobre 2020
« Dans un meeting à Memphis Lily/ Elle a vu Angela Davis Lily/Qui lui dit viens ma petite soeur/En s'unissant on a moins peur/ Des loups qui guettent le trappeur ». Ces paroles de de Pierre Perret ont bercé mon enfance …. Pourtant, je ne connaissais guère Angela Davis tendant même à la confondre avec Betty Mabry la femme éphémère de Miles qui marqua aussi à sa manière l'histoire des Etats-Unis et à laquelle Pénélope Bagieu consacra naguère un de ses portraits dans « Culottées ».
Angela Davis aurait eu également sa place dans la galerie des femmes « qui ne font que ce qu'elles veulent » de la lauréate du prix Eisner. En cette année du cinquantième anniversaire de son intronisation bien involontaire comme icône de la cause noire, deux bandes dessinées lui sont consacrées qui me permettent de combler mes lacunes et qui vous aideront peut-être à découvrir également cette personnalité. « Miss Davis : la vie et les combats d'Angela Davis» par Sibylle Titeux de la Croix et Amazing Ameziane est sortie en janvier dernier aux éditions du Rocher et « Traquée : la cavale d'Angela Davis » par Fabien Grolleau et Nicolas Pitz vient de paraître dans la toute nouvelle collection « Karma » de Glénat dirigée par Aurélien Ducoudray dont je vous parlerai ici plus avant.
Contrairement au premier volume de la collection , « Radium girls », ici il ne s'agit pas ici d'une anonyme puisqu'Angela Davis a été extrêmement célèbre et célébrée dans les années 1970 mais, comme les ouvrières du roman graphique de Cy, elle a aussi « au travers d'actes marquants et contestataires », « fait changer la société dans ses fondements et ses acquis ». Son destin « unique a en effet eu une portée collective ». Ce deuxième opus renforce et affine donc la ligne éditoriale de cette nouvelle collection prometteuse et la construction narrative judicieuse de Fabien Grolleau est totalement au service de ce message.
En effet, alors que l'ouvrage paru aux éditions du Rocher se déroulait de façon chronologique en quatre parties, le scénariste ne nous propose pas ici un biopic exhaustif mais choisit au contraire de se concentrer sur un épisode crucial de la vie d'Angela qui explique sa destinée et ses combats. Fabien Grolleau est coutumier du fait puisque ses biographies de Darwin et d'Audubon se consacraient, elles aussi, à des périodes clés de la vie des protagonistes. Ici, il choisit donc de centrer son récit sur la date du 7 août 1970 : une prise d'otages visant à libérer George Jackson l'un des « frères de Soledad » condamné à la prison à vie à 18 an pour un vol de 70 dollars tourne mal. Quatre personnes sont abattues (dont un juge) et trois autres grièvement blessées. Angela est membre du comité de soutien des « frères de Soledad » et accusée par le FBI d'avoir procuré les armes qui ont permis ce coup de force. Elle devient la femme à abattre et durant deux mois déjoue la poursuite du FBI…
On n'a pas non plus pléthore d'informations qui viendraient parasiter la narration : Grolleau manie l'ellipse et insuffle un rythme haletant au récit en commençant in media res et en se focalisant sur la cavale et la traque de la jeune femme. On a affaire à un thriller magnifié par les atmosphères et les couleurs très seventies de Nicolas Pitz qui fait parfois des clins d'oeil au cinéma de cette période et même à « Men in Black » avec ces agents du FBI qui semblent être des clones. On ressent très bien l'angoisse de l'héroïne et son désarroi grâce à un trait qui s'apparente parfois au manga et au style adopté par le dessinateur qui la dote de grands yeux de biche apeurée. On a aussi un vrai méchant paranoïaque en la personne d'Hoover et la dimension politique de la machination d'Etat est claire et passionnante. La mise en image est très dynamique et inventive alterne entre strips classiques et cases qui s'affranchissent du gaufrier et s'épanouissent dans des demi pages voire éclatent en pleine page. L'intérêt est constamment maintenu par ce découpage et également par le choix d'anecdotes incroyables mais véridiques (la pellicule photo) qui apportent un suspense supplémentaire.
Le travail documentaire très fouillé effectué par les deux auteurs met en scène le contexte. Si l'histoire se concentre sur la traque d'Angela, on trouve également des flash-backs qui permettent de comprendre son engagement. le récit se déroule sur trois temporalités avec des séquences en montage alterné : la cavale de 1970, la controverse à UCLA et la rencontre de George en 1969, et l'enfance d'Angela dans les années 1950. Ainsi on a la description de ses premières années à Birmingham en Alabama, « ville la plus ségréguée » des Etats-Unis d'après Martin Luther King, dans un quartier où s'établissent les familles noires plutôt aisées dont font partie ses parents et que le Klan toujours très présent cherche à déloger à coups de bâtons de dynamite, d'intimidations et d'incendies. On voit aussi que les parents d'Angela sont des militants et certains propos entendus par la fillette seront repris ultérieurement par la jeune femme devenue activiste. le roman graphique se présente alors comme un roman d'apprentissage.
Lors de ces flashbacks 1950, les auteurs choisissent d'intégrer un discours de James Baldwin en présentant un extrait du film de Raoul Peck « I Am Not Your Negro ». Cet anachronisme volontaire nous donne une autre clé de lecture de l'album : le destin d'Angela est emblématique du sort des noirs américains. Cela nous donne une autre clé de lecture de l'album : le destin d'Angela est emblématique du sort des noirs aux Etats-Unis . C'est pour cela que le récit est ponctué de références à des émeutes ( à l'initiative de suprémacistes ou de black blocks noirs, nul manichéisme ici) et que Nicolas Pitz qui avait déjà travaillé sur la ségrégation -amérindienne cette fois- dans « Montana 1948 » reprend dans ses vignettes certains clichés célèbres d'émeutes et de manifestations du siècle dernier allant des meutes raciales de Chicago en 1919 ou de Tulsa en 1921 en passant par celle d'Harlem en 1943, de Little Rock en 1957 à Montgomery en 1961 pour développer ensuite les conflits des années 1970. Ceux-ci qui scandent la narration, mettent en scène une ambiance de loin de l'image édulcorée que nous gardons de ces années joyeuses du Flower Power, et soulignent le climat de véritable guerre civile qui régnait à l'époque allant même jusqu'à dresser des parallèles avec la situation actuelle en incluant des photos prises dans les années 2000 à 2017.
Le destin d'Angela y apparaît donc comme la quintessence de l'oppression qui frappe le peuple noir. Les flashbacks de 1969, permettent, quant à eux, de comprendre comment l'état et le gouverneur de Californie, un certain Ronald Reagan qui s'était déjà bien illustré durant le Maccarthysme cherchent à briser une jeune femme trop charismatique, trop intelligente, trop communiste et surtout trop noire. Ces analepses retracent aussi la naissance de la relation avec George Jackson. Cette très belle histoire d'amour qui nous est racontée, empruntant au passage de larges extraits à la correspondance des amoureux ainsi qu'au récit « Les frères de Soledad » de Georges Jackson et au journal d'Angela est un moyen d'aborder un autre problème sociétal qui deviendra l'un des combats de Miss Davis : les conditions de détention des prisonniers aux USA. Les propos ne sont pas sans rappeler ici ceux tenus par dans « l'Accident de chasse » de David Carlson et Landis Blair, autre très bel album récent. Si la BD devient engagée, c'est de façon élégante et subtile : elle ne s'appesantit jamais mais suggère les brimades, les tentatives d'intimidation et se contente d'être factuelle lorsqu'elle évoque la peine reconductible infligée à Georges chaque année depuis dix ans déjà et les conditions de détention d'Angela placée à l'isolement. Pour donner à voir l'emprisonnement insoutenable, le dessinateur choisit de multiplier les cases : l'espace se rétrécit et les gouttières rappellent alors les barreaux.
Depuis l'enfance, Angela se répète le même mantra : « ne jamais s'habituer ». le lecteur devrait aussi le faire sien …et c'est peut-être une des raisons d'être de ce beau roman graphique de 150 pages. Cet album est tout à la fois un biopic, un roman d'apprentissage, une histoire d'amour, un thriller politique, un témoignage historique, une oeuvre engagée contre le système carcéral et la ségrégation. Il est maîtrisé tant au niveau du scénario que du dessin et montre pour la deuxième fois qu'il faudra désormais compter avec la collection « Karma ».
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Trollibi
  04 janvier 2022
J'ai choisi de commencer mon année lecture 2022 avec deux BD, deux portraits de femmes qui se sont battues pour les droits humains et nos libertés.
Portrait n°1 : celui d'Angela Davis. Ou plutôt un arrêt sur image sur une partie de sa vie qui résume l'essentiel de son combat : sa cavale en mai 1970.
Angela Davis se cache parce qu'on la soupçonne d'avoir orchestré une prise d'otage dans un tribunal. Mais derrière ce prétexte se cache une traque pour réduire au silence une militante communiste qui ose dénoncer les injustices envers la communauté noire américaine.
Bien entendu, le nom d'Angela Davis ne m'était pas inconnu : quand j'étais prof, j'aimais bien aborder la poésie par le biais de la « chanson engagée » et « Lily de Pierre Perret était une de mes préférées. J'avais rapidement survolé la biographie d'Angela Davis pour pouvoir en discuter un temps soi peu avec mes élèves et ne pas avoir l'air idiote face à la question « C'est qui Angela Davis M'dame ? ».
Je me suis replongée avec beaucoup d'intérêt dans la vie de cette jeune femme exceptionnelle qui n'a pas froid aux yeux, qui dérange par sa verve, sa fougue et ses convictions qu'elle défend sans jamais baisser les yeux. le graphisme de la BD est très intéressant, réaliste, à la limite de la photographie parfois, basé sur des documents visuels de l'époque. On a l'impression de faire un réel retour en arrière, comme si on se plongeait dans des souvenirs et cette impression est encore accrue par les couleurs où dominent les tons bruns, comme un filtre photo « vieilli ».
Par son combat, Angela Davis fait partie de ces femmes qui ont contribué à faire progresser les droits humains. Même si on a parfois l'impression que peu de chemin a été parcouru et qu'il reste beaucoup à faire. « Traquée. La cavale d'Angela Davis » nous offre un magnifique message : celui de ne jamais abandonner.

« Je peux comprendre ceux qui sont tentés de baisser les bras.
Tant chaque combat semble perdu d'avance…
… Tellement ce monde est désespérant.
Telle Sisyphe et son rocher.
Cette sensation que rien ne change, rien n'avance.
Mais c'est faux.
Chaque combat est un pas en avant.
Une minuscule victoire qui vaut toujours le coup. » (pp.138-139)
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Mmang0698
  10 septembre 2021
Un biopic édifiant, surprenant, passionnant, et bouleversant.
Ce récit raconte l'histoire d'Angela Davis et de la lutte permanente du peuple afro-américain aux Etats-Unis à travers les années de 1960 a aujourd'hui.
On est loin de l'image hippie baba cool des années seventies que l'on se représente d'un premier abord lorsqu'on évoque cette époque.
L'auteur a su transmettre ce message fort, des injustices vécues par ce peuple, la violence inouïe engendrées par le racisme allant parfois jusqu'à la mort. Bouleversant de réalité quand on sait que cela est aujourd'hui encore, d'actualité, moindre certes, mais toujours existant.
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Helene1960
  11 juin 2021
C'est une partie de l'histoire des États-Unis qui nous est révélée dans cette bande dessinée. Fabien Grolleau et Nicolas Pitz décrivent une page noire de cette Amérique des année soixante et septante avec ses manifestations anti-racistes, ses marches pour les droits civiques des noirs et la violence de la répression policière et des gens du Ku-Klux-Klan.
C'est à travers la biographie d'Angela Davis, activiste de la première heure que les auteurs nous révèlent les agissements des uns (la communauté noire), des autres (la communauté blanche) et des politiques (F.B.I., policiers, gouverneurs, président...). Et le combat de ces années-là n'ont toujours pas porté leurs fruits puisque actuellement les populations noires des États-Unis sont toujours stigmatisées.
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critiques presse (2)
BoDoi   08 février 2021
Les auteurs réussissent à rattacher son récit au présent (le mouvement Black Lives Matter) mais éludent le reste de sa vie. C’est un choix assumé qui laisse un peu le lecteur sur sa faim.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario   10 novembre 2020
Cette plongée dans l’Amérique des années 60-70 est édifiante. Elle a aussi le mérite de rendre hommage à un personnage brillant qui s’est toujours battu pour les causes qui lui paraissaient justes, et qui le fait encore aujourd’hui.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
TrollibiTrollibi   01 janvier 2022
[Nina Simone rend visite à Angela Davis en prison]

Écoute-moi bien, petite sœur. Je t’ai apporté ce ballon. Tiens.
Quand tu ne te sens pas bien, tu le regardes flotter et tu te dis : « Je suis ce ballon, je vole. »
Quand tu veux, tu décolles et *flop* ! Tu planes au-dessus de ce monde de merde.
Là-haut dans les nuages, rien ne peut t’atteindre.
Tu voles si haut qu’aucun de ces salopards de blancs ne peut te toucher. Tu as compris, ma chérie ? (p.128)
+ Lire la suite
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BdotakuBdotaku   22 octobre 2020
Je peux comprendre ceux qui sont tentés de baisser les bras tant chaque combat semble perdu d'avance... tellement ce monde est désespérant. Tel Sisyphe et son rocher, cette sensation que rien ne change, rien n'avance. Mais c'est faux, chaque combat est un pas en avant. Une minuscule victoire qui vaut toujours le coup. (p.138-39)
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AderuAderu   03 février 2021
L'homme blanc veut faire croire que l'esclave s'est soumis, comme le cheval qu'on veut dresser.
En vérité, la résistance est née le jour où on a posé les premières chaînes.
Ce jour-là, au tribunal, tu avais la beauté et la fierté de ces premiers hommes qu'on a martyrisés.
Je sais qu'ils veulent te faire plier, t'écraser, mais j'ai aussi vu dans tes yeux que ça n'arriverait jamais.
Tu es à toi seul la beauté, la fierté et le courage d'y peuple noir. Courage, mon frère.
[Angela Davis à George Jackson]
(82)
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BdotakuBdotaku   22 octobre 2020
-Je croyais que tu faisais partie des Black Panthers, moi ?
- Qui t'a dit ça ? j'ai essayé mais je n'y ai pas trouvé ma place. je les trouve trop machistes. pour eux, les hommes doivent mener seuls la révolution : les femmes doivent les soutenir à l'arrière, ce n'est pas pour moi ! Comment peut--on à la fois être si modernes pour la défense de notre peuple et encore si archaïques pour la cause des femmes ? Tous les opprimés devraient se rejoindre pour leur liberté
(Margaret et Angela Davis p.37)
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BdotakuBdotaku   22 octobre 2020
- le gouverneur Reagan me pose des problèmes. Avec ses manœuvres maladroites, il a médiatisé et fait durer une affaire qui aurait dû être terminée depuis longtemps. pire, il est en train de favoriser l'émergence d'un nouveau leader noir en Californie
- En effet, c'est préoccupant. comment s'appelle-t-il ?
-Elle ! Il s'agit d'une femme, noire et communiste.
( Edgar Hoover et Richard Nixon p. 66)
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