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ISBN : 2258119057
Éditeur : Les Presses De La Cite (01/09/2016)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Une aventure débordant d’imagination où se rejoignent le désir, la gratitude, la justice et les rêves.

Bruno Labastide est venu s’installer à Venise, dans le quartier de Dorsoduro, au terme d’une vie bien remplie durant laquelle il n’a cessé de parcourir le monde. Cela fait bien un an qu’il y réside, lorsqu’un jour, il voit une jeune Japonaise d’une beauté stupéfiante passer devant le café où il a ses habitudes. C’est le coup de foudre. Mais cette der... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Daniella13
  31 août 2016
Voilà un roman qui ne manque pas d'originalité. L'auteur, Natalio Gruesco, nous livre son premier roman et nous fait voyager au quatre coins du monde.
Tout d'abord il nous exprime sa solitude face à sa propre expérience.
Ensuite il nous raconte sa rencontre avec Keiko, une jeune japonaise, qui n'offre qu'une seule nuit d'amour à celui ou celle qui saura l'émouvoir avec un poème ou une histoire. Étant amoureux d'elle, il lui rédige une lettre remplie de plusieurs histoires dont certaines sont très émouvantes afin d'obtenir les faveurs de celle qu'il aime.
Plusieurs de ces histoires tournent autour de la solitude mais notamment de la vie de Bruno Labastide, contrebandier, lache et voleur qui sous les conseils de son ami le pianiste, qui n'a jamais fait une seule fausse note, fera tout pour faire de l'argent au cours de sa vie. Mais il aime aussi énormément voyager et nous fait part de ses rencontres insolites et mystérieuses au cours de ses différents voyages.
Pour ma part, j'ai été le plus touchée par l'histoire "la voix de l'Argentine", qui est plein de finesse et d'émotions. Ce jeune commentateur de match qui est prêt à sacrifier sa carrière pour son grand père... J'ai adoré l'histoire, l'approche et le final. C'était touchant et vraiment beau.
Mais j'ai aussi apprécié l'histoire "le chasseur de rêve" car qui n'aimerait pas qu'une personne nous accoste et nous demande de faire un voeu et un seul et qu'il pourrait être exaucé. Ça semblerait irréel mais on a tous besoin de croire en quelque chose alors pourquoi pas en ce chasseur.
Chacun pourra être touché plus ou moins par une de ces histoires en fonction de son vécu, de son passé ou de son présent.
J'ai quand même eu un peu de mal avec le style décousu de l'auteur même si ça n'enlève rien au charme du livre.
J'ai été séduite par la profondeur des histoires, ce qu'elles nous transmettent et la réalité qu'elles soulignent.
A la fin du livre, l'auteur nous livre une vérité sur son livre et ses personnages que je vous laisse le soin de découvrir.
Je remercie Babelio et les éditions Presses de la cité pour l'envoi de ce beau roman qui ouvre bien la rentrée littéraire et que vous pourrez vous procurer dès le 1er septembre.
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ninosairosse
  10 février 2017
Allons, il est mélancolique, aujourd'hui, songea Bruno, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, Montmartre, etc.
p200
...Un cynique soliste entame la bohème,
pendant que l'hédoniste , lui le beau aime...
L'auteur aborde la solitude dans un poème,
elle ressent les notes vibrer sur la peau, aime...
Avant de terminer, entendez cette ritournelle :
Pour avoir si souvent dormi, avec ma solitude,
Je m'en suis fait presqu'une amie, une douce habitude,
Elle ne me quitte pas d'un pas, fidèle comme une ombre,
Elle m'a suivi ça et là aux quatre coins du monde...
Non, je ne suis jamais seul avec ma solitude
Morceau choisi pour rendre hommage à Moustaki
Mais une chose est sûre, Natalio Grueso nous en a fait la leçon,

La "Soli Tue De" toute façon......


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cicou45
  28 août 2016
Que dire et surtout par où commencer ? Tout d'abord en remerciant, comme à chaque fois que je reçois un livre dans le cadre d'une opération Masse critique, Babelio bien évidemment mais aussi l'éditeur qui m'a envoyé l'ouvrage, dons, dans ce cas précis, les Presses de la cité.
Roman entrecoupé, décalé avec des récits intercalés ? Je ne sauris pas donner une étiquette bien particulière à cet ouvrage. Dans ses remerciements, l'auteur insiste bien sur le fait que ce livre est une pure fiction, hormis la première phrase, qui, elle, est autobiographique et qui est la suivante : "Personne n'en sait autant que moi sur la solitude. Personne." le titre de cet ouvrage est donc fort bien approprié mais ce qui m'a déstabilisé, c'est que lorsque le lecteur découvre le personnage qui est censé dire cette phrase dans le livre, un certain Bruno Labastide, eh bien, celui-ci n'a pas l'air d'être aussi seul que cela. Certes, jeune homme sans famille no attaches, c'est lui qui va faire de sa vie ce qu'il a décidé d'en faire, c'est à dire pas grand chose au départ. Puis, voyages, voyage, travail comme serveur dans des grands hôtels où il fera notamment la connaissance d'un homme qui marquera sa vie à tout jamais : le pianiste qui n'a jamais fait une seule note. Celui-ci lui prodiguera le conseil sur ce qu'il doit faire pour réussir sa vie : faire de l'argent. L'amour et la santé étant les seules choses que l'on ne peut pas acheter (quoique...), l'argent, quant à lui, s'occupera de tout le reste...
Entre temps, le lecteur fait la connaissance d'autres personnages tels le prescripteur de livres, un commentateur sportifs, un milliardaire qui impose une taxe sur les mots qui n'ont apparemment aucun lien avec notre protagoniste, mais qui, pourtant, apportent un certain charme à l'histoire, lui donnant du rythme, donnant en quelque sorte au lecteur l'impression de lire plusieurs livres à la fois ou encore de faire une pause dans sa lecture. Autre personnage phare de cet ouvrage : la jeune et belle Keiko, qui, pour peu qu'on lui offre une belle histoire, s'abandonnera dans les bras de l'heureux élu le temps d'une nuit. Les règles qu'elle a fixées sont claires : Une belle histoire pour une seule nuit d'amour, magique, mais une seule ! Et pourtant, on dit bien qu'il y a une exception à tout, non ? N'est-il pas vrai qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ?
A vous de voir ! En tous cas, je ne peux que vous recommander ce magnifique ouvrage bien qu'il vous faille attende quelques jours puisque sa sortie officielle en librairie est fixée au premier jour de septembre...une rentrée littéraire dont je viens d'avoir un avant-goût et qui s'avère donc extrêmement prometteuse une fois encore !
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jeunejane
  27 août 2016
Au tout début, le narrateur nous livre un court chapitre sur la solitude que personne n'a connue comme lui. Il se présente comme un nouvel habitant d'un quartier de Venise, choisi pour sa capacité à vivre en solitaire. Nous voici donc en compagnie de Bruno Labastide qui va nous conter ses aventures avec des courts récits imbriqués les uns dans les autres, nous faisant valser d'un univers à l'autre.
Arrive en scène une très belle Japonaise Keiko, dont il faut mériter les charmes en écrivant un poème capable de l'émouvoir.
Ensuite, arrive le prescripteur de livres, un personnage tout à fait original qui tentera sa chance.
Bruno est lui aussi amoureux.
Je remercie les éditions "Presses de la Cité" et Babelio pour m'avoir fait connaître un auteur et un style.
Avouez qu'on ne rencontre pas des personnages de cette veine tous les jours.
Je reconnais l'originalité du livre mais le côté décousu voulu par l'auteur m'a un peu dérangée.
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Stelphique
  06 septembre 2016
Ce que j'ai ressenti:…Quand le « Muermo » t'emporte…
« Ne prends pas ça trop au sérieux , mais c'est comme si aujourd'hui je n'avais pas envie de vivre. »
Ce livre c'est un doux bercement, une invitation à la mélancolie. J'ai aimé la langueur de ces récits de voyages, l'intention de l'auteur de nous conter de jolies légendes de par le monde. Même si c'est la Solitude qui dirige ces différentes histoires, on se plaît à en suivre leur philosophie, et d'être touché par leur pouvoir.
Si j'ai trouvé très bizarre, la démarche de Keiko, on comprend par contre mieux celle de Bruno. En écrivant à sa belle, la courtisant par des mots, nous simples lecteurs, on se laisse prendre dans les rêves et espérances de l'humanité. Je lui ai trouvé un sens presque universel, une force contre cette solitude qui nous concerne tous.
« Si tu n'es pas capable de faire confiance aux propos de tes aînés, ça va mal aller pour toi dans la vie. »
J'ai été touchée à plusieurs reprises mais je crois que la plus belle est certainement celle du Contrebandier des mots. Oui, je sais, je suis une incroyable romantique… Je lui ai trouvé cette naïveté touchante, mais en même temps , le plus beau des combats. Mais en fait , ce livre c'est un condensé de multiples surprises, plus pétillantes les unes que les autres. Chaque texte nous emmène dans un ailleurs possible ou rêvé, et cette invitation est toujours la bienvenue pour tout aventurier qui se respecte!
« On ne possède que ce qu'on ne peut pas perdre au cours d'un naufrage.

Lien : https://fairystelphique.word..
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
ninosairosseninosairosse   02 février 2017
Son père avait encore en mémoire l'amende qu'il avait dû payer pour l'absence de roue de secours dans sa voiture. Pourquoi diable l'Etat s'intéressait-il au fait qu'il n'eût pas de roue de secours dans son coffre, car en fin de compte, s'il avait crevé, il aurait été le seul lésé : c'était lui qui aurait dû appeler une dépanneuse, la régler, et s'acheter une autre roue. Pour qui donc l'Etat se prenait-il ? Lui mettre une amende dont le montant était équivalent à ce qu'il gagnerait ce jour-là en travaillant honnêtement, et pour une raison pareille ? Comment quelqu'un pouvait-il affronter une dure journée de labeur en sachant que tout ce qu'il allait gagner servirait à payer cette amende absurde ?

p89
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ninosairosseninosairosse   01 février 2017
En plus , avec l'impôt sur les mots, il parlait de moins en moins aux siens, et comme pris dans une sorte de spirale, à force de moins se parler , ils avaient chaque fois moins de choses à se dire.
Il se servit un soda, et y ajouta pour une fois une petite goutte de gin. Dis donc, pensa sa femme, aujourd'hui, c'est vraiment un jour important. Depuis la cuisine où, vêtue de son tablier, elle préparait des patates sautées, elle lança à son mari un regard d'une extrême douceur.

p85
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SrafinaSrafina   28 août 2016
Le jour de son anniversaire, on offrit à Lucas, quatre cents mots. Il dépensa les deux premiers pour remercier sa mère et, avec les quatorze suivants, il écrivit deux vers qu'il dédicaça à la fille dont il était amoureux. Cela faisait déjà quelques mois que la multinationale Pinkerton avait racheté les droits d'utilisation de toutes les langues, de tous les langages parlés et écrits dans le monde, de tous les mots jamais inventés. Depuis, quiconque voulait utiliser une langue, était tenu de verser des droits à M. Pinkerton. C'est pourquoi on parlait de moins en moins. A présent, seuls les riches pouvaient se permettre de dilapider leurs mots en bavardages au cours de fêtes creuses, d'écrire des messages ridicules ou de se servir de la langue pour agresser leurs ennemis. Les poètes écrivaient pour eux, dans la clandestinité, incapables qu'ils étaient de payer le prix des magnifiques adjectifs qu'ils couchaient sur le papier…..
….La grande machinerie de la consommation fonctionnait à plein régime. Le monde se dégradait, enveloppé dans un manteau de silence, l'ignorance s'y sentait à son aise, tandis qu'un vaste marché noir commençait à émerger. Cependant, on avait offert quatre cents mots au petit Lucas, les mots de son choix, et son imagination débridée cherchait les meilleurs combinaisons possibles dire à la fille qu'il aimait les choses les plus belles »
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ninosairosseninosairosse   31 janvier 2017
Elle aimait retenir sa respiration et, couchée un long moment, percevoir la chaleur et l'odeur des cristaux de bain. Car Keiko avait appris que le bonheur et le plaisir, c'est aussi simple que de passer du froid à la chaleur, la chaleur d'un foyer, d'une couverture ou de celui qui t'emmitoufle le coeur.

p20
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ninosairosseninosairosse   10 février 2017
Nous jouons tous avec les sentiments des autres quand ça nous intéresse, quand nous pouvons en tirer profit. La seule règle, c'est le putain d'égoïsme, petit Français de merde, le plaisir, le pouvoir, l'argent, c'est ce qui compte dans ce foutu monde.

p118
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