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Emmanuel Guibert (Illustrateur)Alan Ingram Cope (Antécédent bibliographique)
EAN : 9782844140364
86 pages
Éditeur : L'Association (30/11/-1)
4.16/5   135 notes
Résumé :
"Quand j'ai eu dix-huit ans, Uncle Sam m'a dit qu'il aimerait bien mettre un uniforme sur mon dos pour aller combattre un gars qui s'appelait Adolf. Ce que j'ai fait." Les souvenirs d'Alan Ingram Cope retranscrits en BD nous montrent une guerre à mille lieux des images hollywoodiennes : entre réalisme scrupuleux et abstraction graphique, Emmanuel Guibert dépeint dans toute sa matérialité et sa véracité cette guerre qu'il n'a pas vécu. Dans le second des trois volets... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Myriam3
  27 juillet 2016
C'est, pour commencer, tout simplement extraordinaire que des personnes comme Guibert (le dessinateur) et Alan Cope (le héros de ce roman) se soient rencontrés ainsi dans la rue, l'un demandant son chemin à l'autre, et ne se soient plus quittés ensuite, jusqu'à faire ce roman graphique ensemble!
Quand vous lirez ce témoignage d'un G.I parti faire la guerre en Europe, vous comprendrez mieux la raison pour laquelle je parle d'une rencontre extraordinaire entre deux personnes hors du commun.
Alan, par bribes, parle de son passé à Emmanuel Guibert. Enfant de Pasadenas, en Californie, le voici engagé comme G.I; il accepte, tout comme il accepte sans se plaindre toutes les épreuves de l'armée puis de la guerre, tout en commettant quelques effractions lorsque cela l'arrangeait, en particulier pour partir se balader la nuit et frayer avec les autochtones de tout pays.
C'est un jeune homme pas franchement extraordinaire, si ce n'est son sang-froid et sa bonne volonté.
Mais au cours de ses pérégrinations militaires - il parcourt la France, l'Allemagne et La Tchécoslovaquie - il va rencontrer des personnes de plus en plus atypiques avec lesquelles il va créer de solides liens ou qu'il retrouvera des années après la fin de la guerre.
Finalement, c'est cet après-guerre que j'ai le plus appréciée: les retrouvailles, le retour en Californie, puis de nouveau l'Allemagne, l'introspection, le retour sur sa vie, la lettre d'Henry Miller et ces hasards incroyables.
Alan semble se tourner vers son passé d'un oeil étonné et bienveillant, et transmet, notamment, bien l'ignorance dans laquelle se trouvent bien souvent ces troupes armées obéissant à des ordres dont ils ne connaissent pas les aboutissants. Finalement, comme il le reconnaît une fois arrivé à l'âge mûr, ce sont les autres qui auront décidé de sa vie et non lui, et comme l'humanité de manière plus générale, il n'a pas été capable d'employer à bon escient toute son intelligence, toute sa volonté.
Alan Cope est sans nul doute un homme très atypique comme on en rencontre peu, et je comprends qu'il ait pu attier l'attention d'un artiste comme Emmanuel Guibert, qui signe d'ailleurs de magnifiques illustrations parfois très proches de la photographie.
J'avais d'abord lu, il y a quelques temps, L'enfance D'Alan, la suite - et le début - de ce roman graphique, mais la Guerre d'Alan est nettement plus riche en introspection.
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Scara
  17 novembre 2011
Le hasard veut que j'aie découvert cette trilogie après avoir lu le manuscrit de guerre de Julien Gracq, et j'y ai retrouvé le côté très réaliste du bazar ambiant, ces troupes qui avancent à l'aveugle (avancent-elles, d'ailleurs?) et qui illustrent jusqu'à l'absurde la règle du carpe diem.
L'histoire d'Alan est cependant moins triste puisqu'il fait partie des vainqueurs, et non des futurs vaincus. Il débarque en France en février 1945 et se retrouve vite en tête de front américain dans l'Est.
C'est surtout l'histoire d'un homme qui a rencontré beaucoup de gens, qui a sympathisé partout où le hasard l'a promené. Il n'est pas diplômé ni gradé mais il apprend un peu de la langue de tous les pays qu'il traverse, jusqu'à choisir de rester vivre en France, et c'est tout cela qui m'a plu : j'aurais aimé le rencontrer.
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Erik_
  04 décembre 2020
Les récits autobiographiques recueillent tout mon intérêt car ils nous apportent généralement beaucoup de choses sur bien des aspects. Celui-ci contant l'envoie d'un jeune soldat en Europe à la fin de la seconde guerre mondiale avait tout pour me séduire.
Cependant, il ne se passe pas grand chose de réellement digne d'intérêts. Je passe encore sous silence les pillages commis par l'auteur dans l'Allemagne occupée ou le fait de détruire le mobilier d'un pauvre paysan en Normandie pour se réchauffer...
Bref, que des faits qui m'ont pas donné d'emblée une grande sympathie pour Alan, un soldat complètement perdu dans cette guerre qui le dépasse et ignare de tous les enjeux politiques. Ah oui, pour le victimiser, disons qu'il a échappé à un viol et a reçu une médaille pour avoir été maladroit en ne vérifiant pas si l'échelle était présente pour descendre d'une grange! Il n'y a pas eu un seul moment touchant alors que le contexte s'y prêtait. Bien sûr, on ne peut pas romancer + sa vie qu'elle ne l'a été pour faire plaisir au lecteur...
J'avoue que dans le genre autobiographique, j'ai été transporté par les oeuvres de Satrapi. Et même Delisle que je trouvais pourtant un peu fade sur Shenzhen a mieux réussi à capter toute mon attention. Pourtant la guerre d'Alan a certainement des qualités mais que je ne perçois pas tout simplement. Les auteurs que je viens de citer écrivent leur vie pour dénoncer un régime. D'autres encore comme Davodeau s'engage dans des chroniques sociales intéressantes. Plus récemment, j'ai découvert un auteur comme Jung qui nous conte son enfance d'enfant sud-coréen adopté dans Couleur de peau : miel. Il y a une vision claire et précise. Dans ce récit, outre le fait de dénoncer l'absurdité de la guerre (thème déjà très classique), je ne vois pas où l'auteur veut en venir.
Graphiquement, le minimalisme est de rigueur ce qui n'arrange rien à l'affaire. Oui, j'ai été un peu déçu de cette lecture car je m'attendais réellement à un immanquable. Cependant, je ne peux pas donner moins de 3 étoiles pour des raisons objectives.
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Ladydede
  05 janvier 2013
Le dessinateur et auteur Emmanuel Guibert utilise la bande dessinée pour donner forme aux souvenirs d'Alan Cope, un ancien soldat Américain qui lui a raconté sa vie quotidienne durant la Seconde Guerre mondiale. Pendant plusieurs années, Guibert a écouté cet homme dérouler le fil de son existence.
Emmanuel Guibert nous livre ici un magnifique témoignage et nous offre de ce fait une autre vision du conflit mondial. Alan Cope qui débarque en France seulement en 1945 raconte ses souvenirs par le biais d'Emmanuel Guibert de manière très simple. On découvre le quotidien et l'entrainement du soldat pendant cette période et l'Europe détruite. Les dessins d'Emmanuel Guibert sont magnifiques : le noir et blanc rend le récit plus vivant, comme un album de photos relaté. Pour moi, cette série de trois tomes est un véritable coup de coeur, à posséder absolument pour les passionnés d'Histoire et les amoureux de la bande dessinée.
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laurent35
  23 février 2020
Je vais seulement me contenter de donner un simple avis sur ma lecture qui fut agréablement légère et fluide
Et le plus important c'est que j'ai découvert un individu hors du commun qui dégage beaucoup d'humilité, de sympathie....
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
PersepolisPersepolis   30 mars 2014
J'étais très très en colère,
mais j'ai dit tant pis,
ça je m'en fous,
c'est MON aventure,
c'est MON aventure dans la guerre
et je ne vais pas me laisser...
Parce que pour moi, voyez-vous,
étant donné qu'il FALLAIT aller à la guerre,
je m'étais toujours dit:
je vais prendre ça comme une aventure,
je ne vais pas trembler,
je ne vais pas dire que c'est une tragédie personnelle,
je fais comme tout le monde
et c'est peut-être pour ça que je n'ai jamais eu peur.
C'est très curieux,
je n'ai PAS eu peur pendant la guerre.
J'avais décidé une fois pour toutes qu'arriverait ce qui arriverait.
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Myriam3Myriam3   27 juillet 2016
Au bout de dix-huit mois, j'en suis arrivé à la conclusion que je n'avais pas vécu ma propre vie. Je n'avais pas vécu la vie de la personne que je suis. J'avais vécu la vie de la personne qu'on voulait que je sois, c'est différent.
Et cette personne-là n'a jamais existé.
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giatigiati   03 janvier 2020
Et puis le super-entrainement a commencé.
Il y avait des marches, des courses d'obstacles, on étudiait les armes de toutes sortes, la façon de se conduire, de faire des patrouilles,
on apprenait comment se servir d'une capote anglaise, à se méfier des putains, (on ne nous parlait pas encore de pénicilline, à l'époque, je ne connaissais même pas ce mot)
enfin, tout ce que vous voulez,
même à nettoyer par terre.
C'était très complet.
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GregorGregor   15 juillet 2013
Ce qui m'avait frappé chez lui, c'est qu'il était au fond assez athlétique, mais quand il marchait, il marchait avec le thorax penché en avant, parce que le paquetage était lourd et qu'il avait une très petit poitrine. J'aimais bien sa façon de m'appeler "California". On parlait peu, comme ça. Il y a avait une certaine attirance entre nous vers une amitié qui ne s'est pas formée. Et alors je vais faire deux grands sauts dans le temps pour dire ce qui est advenu de lui.
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Melinda_CelineMelinda_Celine   11 février 2017
Et c'est comme ça qu'après m'être bâti un embryon de conscience, tout seul dans ma camionnette, en retrouvant Gerhart, à l'âge de cinquante-cinq ans, je suis né.
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Videos de Emmanuel Guibert (73) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emmanuel Guibert
Dans le contexte de l'exposition Emmanuel Guibert, en bonne compagnie au Musée d'Angoulême, la Bpi reçoit Emmanuel Guibert, lauréat du Grand Prix du Festival d'Angoulême 2020, pour une soirée exceptionnelle.
Au cours de cette rencontre, organisée dans le cadre des Jeudis de la BD et en partenariat avec le Festival d'Angoulême et le MAAM, Emmanuel Guibert, figure marquante de la bande dessinée française, reviendra sur son parcours et ses affinités artistiques et vous entraînera à la découverte, définitivement en bonne compagnie, de sa grande exposition au MAAM (jusqu'au 27 juin 2021).
Retrouvez sur notre webmagazine Balises les articles : "Dans la bulle d'Emmanuel Guibert" : https://balises.bpi.fr/dans-la-bulle-demmanuel-guibert-2/ "Emmanuel Guibert : cinq morceaux choisis" : https://balises.bpi.fr/emmanuel-guibert-morceaux-choisis/
Suivre la bibliothèque : SITE http://www.bpi.fr/bpi BALISES http://balises.bpi.fr FACEBOOK https://www.facebook.com/bpi.pompidou TWITTER https://twitter.com/bpi_pompidou
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