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EAN : 9791034902163
Éditeur : Liana Lévi (09/01/2020)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Renato Donatelli, brigadier au SRPJ de Toulouse, n'a pas l'habitude du désoeuvrement et surtout il n'aime pas être sur la touche. La section des courses et jeux où il est affecté a été vidée de tous ses coéquipiers. Le Kanak en serait réduit à expédier les affaires courantes s'il ne s'était mis à souffler sur la Ville rose, en cet été caniculaire, un vent mauvais : un dealer a été assassiné dans la cité du Mirail et tout semble désigner Six, son ancien supérieur et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  10 janvier 2020
Nous avions laissé Renato Donatelli, dit le Kanak, le héros d'une saga créée par l'Christophe Guillaumot,commandant de police au SRPJ de Toulouse, à la tête d'une joyeuse et efficace équipe de la section course et jeux à la SRPJ de.. Toulouse ( autant raconter la ville que l'on connait le mieux, non?).
Mais aujourd'hui il est seul dans son bureau, seul à contrôler les Casinos et les courses hippiques de la région. Jules Letocart a quitté Toulouse pour faire ses armes dans le 9.3, Serge coule une retraite heureuse, et Six, qui n'en peut plus de la maison Poulaga, vient de donner sa démission pour suivre May son amour de graffeuse à New-York.
Par quel terrible concours de circonstances, Six se retrouve en garde à vue cuisiné par les boeufs-carottes. le Kanak est prêt à tout pour soutenir son ami même s'il faut fouiller dans le passé trouble de ce dernier et quitte à reprendre contact avec George un policier ripoux qui sort de prison.
Un ami en détresse, une cousine devenue la proie de terribles trafiquant sans scrupule, des souvenirs et des non-dits familiaux, Renato saura-t-il saisir la main que lui tend Avril, médecin légiste de retour dans la cité Gasconne et amoureuse. le Kanak, géant au coeur tendre loin de son ile, traine son spleen le long du canal du Midi.
Quel drôle de polar qui n'arrive jamais où on l'attend. Réaliste et très documenté sur la vie quotidienne d'un commissariat, il sourd du roman de Christophe Guillaumot une violente mélancolie et une profonde empathie pour ses héros, des policiers abimés par la vie. C'est ce qui fait l'originalité et la force de son écriture.
"Que tombe le silence" est un polar profondément attachant.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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cathe
  13 avril 2020
J'ai bien vu dans d'autres billets qu'il fallait d'abord lire les deux premiers de cette série, mais le hasard du confinement… Bref je découvre cet auteur et sa série qui se déroule dans un commissariat de Toulouse.
Le personnage principal est le « Kanak », un policier de la police des jeux, qui, ici, est confrontée à l'accusation d'un de ses coéquipiers. Son arme est retrouvée dans le meurtre d'un chef de bande et son passé de consommateur de stupéfiant est percée à jour ; le Kanak va tout faire pour faire éclater la vérité, au risque bien sûr d'agir dans l'illégalité. Parallèlement il va aussi devoir s'occuper d'une cousine qui fait la « mule » dans un trafic de stupéfiants.
Belle découverte que ce roman policier très réaliste et documenté sur le quotidien de la police française. Pas de langue de bois mais au contraire une expérience de terrain sur les conditions de travail des policiers ; Et aussi sur un sujet tabou, le suicide des policiers. On y apprend aussi qu'un policier qui se suicide sur son lieu de travail n'est pas considéré mort en service. Donc un auteur à suivre, les bons polars du type « police procedural » n'étant pas très nombreux en français.
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Amnezik666
  22 janvier 2020
En guise de préambule j'invite les lecteurs qui n'auraient pas lu les précédents romans de la série, Abattez Les Grands Arbres et La Chance du Perdant, à combler cette lacune avant de découvrir le présent roman. Ce n'est pas que cela s'impose vraiment, mais c'est une série qui gagne a être découverte dans l'ordre chronologique… surtout au vu des événements survenant dans ce troisième opus.
Dans ce troisième roman Christophe Guillaumot ne ménage pas ses personnages. Il faut dire que l'intrigue est bien plus intense et complexe que dans les précédents romans ; attendez-vous à quelques revirements de situation totalement imprévisibles.
De fait Renato, notre Kanak préféré, va en prendre plein la gueule (nous aussi au passage). Ce n'est pas tant physiquement qu'il sera secoué, mais plutôt moralement… et à plus d'un titre. Mais Renato, tel un roseau, plie mais ne rompt pas.
Si le roman est essentiellement centré sur le personnage de Renato Donatelli, il ne sera heureusement pas complètement seul pour faire face à l'adversité. Il pourra notamment compter sur le soutien sans faille de Jacquie, une flic des Stups au caractère bien trempé. Et comme tout n'est pas noir dans ce monde de brutes, le rayon de soleil du Kanak sera Avril Amandier, la légiste qui fait battre son petit coeur de gros dur, revenue de son séjour en Catalogne.
Un autre personnage fera son grand retour sur le devant de la scène, un retour inattendu (à défaut d'être inespéré) et une alliance de circonstance avec Renato encore plus inattendue.
Une intrigue qui permet à Christophe Guillaumot de pointer du doigt les conditions de travail des policiers qui, outre un travail exigeant physiquement et moralement, doivent aussi composer avec une défiance croissante d'une certaine population (oubliée la vague « Je suis flic » de 2015) et les coupes budgétaires.
Une situation dégradée qui conduit certains policiers à mettre fin à leurs jours (54 suicides en 2019). Sur le sujet j'ai été abasourdi d'apprendre qu'un policier qui se donne la mort n'est pas considéré mort en service et n'a de fait pas le droit à une ultime minute de silence de la part de ses frères d'arme.
Au vu du déroulé de l'intrigue et de son dénouement, j'ai craint de devoir faire le deuil de futures enquêtes du Kanak ; Christophe Guillaumot rassure ses lecteurs à la fin du roman. Renato will be back ! Et je ne vous gâche pas qu'il me tarde de découvrir comment il va rebondir… d'autant qu'il subsiste de nombreuses situations à décanter.
On trouve encore quelques confusions mineures entre les cultures mélanésiennes et wallisiennes, mais ça reste anecdotique et surtout ça ne gâche en rien le plaisir de cette lecture et l'envie de connaître le fin mot de l'histoire.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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bleuchocolat
  24 mai 2020
C'est durant la période de confinement que j'ai lu le troisième tome des aventures du Kanak, ce flic toulousain attachant, découvert au mois de novembre dernier. J'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver ce personnage mais cette enquête est bien plus sombre et tragique que les précédentes. La joyeuse brigade des courses et jeux est démembrée : le jeune Letocard est parti en tant que stagiaire en région parisienne, le jeune Six est impliqué dans l'assassinat d'un dealer et se trouve aux prises avec une enquête de l'IGPN... la hiérarchie ne semble pas présente pour soutenir ses troupes. C'est donc Renato Donatelli, alias "le Kanak", qui va mener l'enquête pour réhabiliter son collègue et ami, en faisant une alliance inattendue de circonstance. Seul rayon de soleil, le retour d'Avril, la médecin légiste amoureuse de Renato, et il en faut du soleil, quand l'atmosphère est si pesante, notamment l'incursion dans l'univers du trafic de drogue et des "mules", ces femmes qui peuvent traverser la planète en transportant la drogue dans leur propre corps. A la fin du roman, on est sonné, attristé, et on attend impatiemment une suite, car si l'enquête est bouclée, il n'en va pas de même pour la résolution des problèmes personnels de notre héros que l'on sent désormais très seul. C'est aussi un roman dans lequel Christophe Guillaumot évoque le malaise et le mal être des policiers en France, aspect rarement évoqué dans le roman policier.
A lire, donc, de préférence dans l'ordre, car cela permet de suivre le fil des aventures personnelles des personnages.
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emilie31
  12 avril 2020
C'est avec joie que je retrouve le Kanak et surtout la plume de Christophe Guillaumot. LE confinement a du bon même si les journées sont bien chargées avec la continuité pédagogique et les activités pour une enfant de 4 ans ! Je reprends progressivement la lecture et on se recentre sur l'essentiel : être en famille, prendre des nouvelles des proches et lire.
Troisième volet et j'aime toujours autant l'écriture de C. Guillaumot et son personnage du Kanak. On le retrouve pour une histoire plus sombre. Après avoir vendu le Manoir pour que le Diamant noir puisse être placée en maison de santé, on le retrouve dans le quartier des Minimes, à quelques pas du commissariat central où rien n'est plus comme avant. Six a démissionné, la commission des jeux est quasi morte et on essaie de mettre Rénato au placard. le tableau déjà sombre ne cesse de se noircir : Six est arrêté et fait l'objet d'une enquête de l'IGPN, le Diamant noir a une leucémie et la cousine du kanak est devenue une mule. Seule éclaircie : Avril refait surface. Tout se bouscule dans la vie de Rénato et il nous emporte dans ce tourbillon plus noir et bien plus triste.
Encore une fois, j'ai eu beaucoup de mal à abandonner le kanak, les pages défilaient bien trop vite. J'en étais à regretter que Christophe Guillaumot ne prolonge pas les aventures et ne donnent pas plus de détails... Un personnage atypique et attachant, un tableau réaliste sans langue de bois de la police française, une incursion dans le quartier de mon enfance, les Minimes, voilà de quoi rendre le confinement bien plus supportable.
Maintenant je n'ai plus qu'une hâte : retrouver le kanak !
En résumé : Christophe Guillaumot livre un tableau réaliste, parfois sombre, souvent prenant de la police toulousaine ! A lire !
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   09 janvier 2020
Renato est resté plus de trois heures à répondre aux questions de l’IGPN. Il a retracé les conditions de sa rencontre avec Six, puis l’historique de leur parcours commun. Les questions intrusives cherchaient à connaitre la nature exacte de leurs relations, étaient-ils de simples collègues, des partenaires ou bien des amis qui s’invitaient chez les uns et chez les autres, durant les week-ends ? Renato a bafouillé car ce n’est plus clair dans sa tête. Un ami aurait dû ressentir le malaise, prévenir les dérives et éviter les conneries. Il s’est finalement déclaré partenaire, ce qui n’est pas rien dans la police.
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galyalaingalyalain   04 avril 2020
Assise au fond du bus, Avril Amandier s’amuse à cocher sur un magazine les phobies qui perturbent son quotidien. […] Ochlophobie, peur de la foule, sans aucun doute elle en souffre. Une rame de métro bondée, et elle est prise de tremblements, c’est pour cela qu’elle préfère circuler à l’air libre. Elle coche. La liste est longue, elle biffe : l’éreutophobie, la peur de rougir en public ; l’ophiophobie, la peur des serpents. Elle dédaigne la chionophobie, n’étant pas effrayée par la neige, tout comme elle n’est pas sujette à la lachanophobie, ou peur des légumes, ni péladophobie, crainte des chauves. Kéraunothnetophobie, le mot n’est pas rassurant en soi, l’idée qu’un satellite puisse lui tomber sur la tête lui a déjà traversé l’esprit, mais est-ce pour autant une phobie en bonne et due forme ? Elle en conclut qu’elle a peur de presque tout et coche donc la case pantophobie.
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galyalaingalyalain   04 avril 2020
L’établissement, bastion historique des flics toulousains, recrache ses clients sur le trottoir, fumeurs et buveurs. Après leur journée de travail, deux enquêteurs se disputent les platines, leurs mix abreuvent les collègues de musiques assourdissanntes. Les pompes à bières pleurent du houblon, les assiettes de charcuterie et de fromage tournoient au-dessus des têtes. Aux murs, des portraits en noir et blanc d’auteurs de polar, James Ellroy, Pierre Lemaître, Bernard Minier et Victor Del Arbol regardent avec bienveillance ceux qui les inspirent. (Le Cactus)
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Amnezik666Amnezik666   22 janvier 2020
— Une biture ne fait de mal à personne, c’est un moyen comme un autre de se relaxer.
— Sauf que je mets trop souvent le nez dedans. C’est pernicieux, ça vient peu à peu, sans qu’on s’en rende compte. Tu prends l’habitude d’une bière avant le déjeuner, puis du vin à midi. Le soir, rebelote, apéro, vin et, cerise sur le gâteau, un, voire deux verres de whisky. Au total, tu t’es mis plus d’un litre d’alcool dans le sang. Et ça, c’est une journée normale. J’te parle pas des sorties entre potes, comme hier soir.
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galyalaingalyalain   04 avril 2020
Il sue comme un porc. Enfin, c’est l’expression qu’il emploie, mais il sait qu’un porc possède quatre fois moins de glandes sudoripares que les humains. Et puis, à se renseigner sur la question, Georges a découvert la locution originelle : suer comme un port, avec un « t ». Parce que les porcs dont il est question, ce sont les marins qui à leur retour sur la terre ferme exhalent une odeur de transpiration.
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Christophe Guillaumot : Abattez les grands arbres.
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