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EAN : 9782757807033
416 pages
Éditeur : Points (17/01/2008)
3.05/5   22 notes
Résumé :
Dans Venise la rouge, l'historien de l'art Kâmil Uzman recherche les traces de la présence ottomane qu'ont léguées des siècles de peinture.

Il ignore que son séjour d'études se transformera en voyage initiatique : revivant les étapes de son existence à travers les tableaux qu'il contemple et analyse, il va peu à peu se laisser emporter par une passion dévorante pour une jeune bibliothécaire.

Venise occupe ici une place centrale. Mais ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  23 avril 2017
Ma critique sera à contre-courant. Les onze personnes qui ont lu Les turbans de Venise ont donné à ce bouquin une note assez terrible puisque la moyenne est d'à peine 2,5. Pourtant, je n'ai pas détesté. Il y a un certain nombre d'éléments qui m'ont agacé mais, dans l'ensemble, j'ai apprécié ce voyage dans le temps et dans l'espace que nous propose Nedim Gürsel. Peut-être que le problème avec ce livre vient des attentes que l'on entretient à son endroit. L'intrigue elle-même est un peu brumeuse, un homme d'origine turque, Kâmil Uzman, se rend à Venise pour… voir des oeuvres d'art qui ont créé des ponts entre l'Orient et l'Occident. Et je ne parle pas de sa «relation» avec Lucia et de la finale obscure. Je conviens que ça peut en détourner plus d'un. Mais l'intérêt de ce roman, Les turbans de Venise, réside ailleurs. Moi, je l'ai trouvé dans ce voyage sur lequel j'écrivais plus tôt. Nedim Gürsel nous transporte en pleine Renaissance, nous fait revivre l'histoire de la Sérénissime à son apogée, ses peintres, sa culture. le lien avec Istanbul-Constantinople ? Les frères Bellini, et le périple de l'un d'eux pour faire le portrait du conquérant ottoman Mehmet. Par la suite, le roman s'étire un peu, bien sur, et prend des airs de documentaire. Mais ma passion pour l'art et l'histoire l'emporte et je me laisse bercer par la prose de l'auteur. J'en ai retiré que ce qui m'intéressait. Je vous encourage à faire de même.
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Cath36
  23 mars 2011
C'est une longue, très longue ballade à Venise et dans l'histoire d' Istanbul que ce récit d'un peintre qui, à travers la vie de la famille Bellini, se cherche surtout lui-même. Toutes les villes immortelles se prêtent à ce genre d'errance à travers le temps et à travers soi-même, mais n'est pas Proust qui veut, et même si ce livre est bien écrit et sympathique dans son ensemble il ne transcende pas les limites du genre. Ceci dit on apprend à connaître des personnages connus ou un peu oubliés comme le peintre Fikret Mualla, et cela donne envie d'aller découvrir les oeuvres évoquées. Il y a d'autre part des réflexions très pertinentes sur la peinture et des analyses de tableau qui méritent d'être lues. L'écriture,très orientale malgré une volonté de romantisme évidente, se dilue dans un mélange assez surprenant de descriptions minutieuses, de souvenirs concrets et de tentatives d'analyses psychologiques, ces dernières me semblant au demeurant assez surfaites.Ce livre hésite sans cesse entre le roman et le conte. Cela finit par être un peu trop long pour un esprit européen.
Cela dit j'ai passé un bon moment, en dépit d'une guerre d'usure avec un livre dont les pages avaient manifestement envie de s'envoler à Venise et qui finira très probablement chez le relieur.
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hanyrhauz
  15 mai 2012
C'est un très joli texte que nous offre Nedim Gursel avec Les Turbans de Venise. La ballade dans Venise est une véritable invitation au voyage, tout comme les descriptifs des oeuvres picturales, qui donnent envie de parcourir les églises et musées italiens.
Si j'ai beaucoup aimé ce texte (qui parfois m'a fait penser à Parle leur de batailles,de rois et d'éléphants de Mathias Enard), je suis assez peu convaincue par le rebondissement final, qui ne colle pas à ce livre où les actions s'étirent, où la sensualité prime sur les faits.
En conclusion, c'est un roman très agréable à lire, et c'est de surcroît une mine d'information pour qui s'intéresse à la peinture vénitienne.
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Wyoming
  26 avril 2018
Nedim Gursel réalise une exploit en écrivant ce livre : concilier une histoire d'amour sexuelle avec une découverte culturelle de la peinture de la Renaissance à travers le musée de l'Académie à Venise, les frères Bellini, Istanbul et la Turquie. L'analyse des tableaux est pleine d'érudition et en même temps accessible à tout lecteur intéressé par l'art. Peu importe finalement l'intrigue et la fin quelque peu en décalage avec la puissance du texte que l'on vient de lire. Pour moi, ce livre est une référence, à lire pour tous ceux qui veulent découvrir Venise au-delà de la place Saint-Marc, très belle au demeurant, en pénétrant à l'intérieur des tableaux et en s'enfonçant avec eux dans l'eau mystérieuse de ses canaux.
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Fantine
  28 mars 2010
Le personnage principal de ce roman est un professeur d'histoire de l'art - plus très jeune, alcoolique - séjournant à Venise afin d'étudier les liens culturels et historiques unissant la Cité des Doges à Istanbul.
C'est un ouvrage pas très facile à lire car il y a toute une réflexion sur la mort, la création artistique, la philosophie de l'art ainsi qu'une évocation du peintre Bellini. Cette dernère est replacée dans son contexte.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   18 avril 2017
Il n'était pas seul dans ce voyage entrepris à minuit vers l'ancienne Sérénissime. Il portait en lui l'image d'une ville inconnue dont il connaissait pourtant, d'après les romans, les peintures et les photos, les vieilles bâtisses, les palais somptueux, les places animées, les ponts et les canaux, oui, tout dans les moindres détails, jusqu'au plus étroit de ses canaux. Cette image ne correspondait peut-être pas tout à fait à la réalité mais ne pouvait pas non plus être considéré comme totalement inexacte.
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SachenkaSachenka   25 avril 2017
[...] Giovanni avait songé que l'art ne devait pas seulement consister à toujours répéter le même modèle, que la pâte du génie se pétrissait par le changement, et que l'artiste qui ne craignait pas de changer réussissait à se dépasser.
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SachenkaSachenka   22 avril 2017
Qu'il était vaste, le monde! Va jusqu'où tes pas te porteront à l'ouest, dirige-toi vers le nord ou le sud, franchis mers et montagnes, passe vallées et plaines, tu ne parviendras pas à atteindre un confin!
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Cath36Cath36   23 mars 2011
C'était le gris le gardien des lieux. Il avait désormais autorité sur la nature, c'est lui qui déterminait la couleur de la lagune, des îlots, des canaux et du ciel. Le gris, il ne faut pas le sous-estimer. En hiver à Venise, l'eau comme les bâtiments sont gris. Mais les nuances en sont différentes, de même que le blanc nacré est différent du blanc de la pleine lune, le vert-de-gris du vert prairie. Un gris tirant sur le noir vient envahir les canaux, la neige recouvre le noir des gondoles comme un manteau blanc. Le rouge bien connu de la ville -les toits, les murs, les campaniles- supplante le blanc. Désormais ce sont le blanc et le gris qui règnent sur Venise, au fur et à mesure que la neige fond le blanc s'affadit tandis que la pluie dresse un rideau de grisaille entre la ville et les eaux.
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Cath36Cath36   24 mars 2011
Car les tableaux ne parlent pas, la peinture est un éternel silence, peut-être aussi un dialogue du peintre avec lui-même, un long dialogue de toute une vie. Ou la révolte du Verbe dans les couleurs. Lui aussi s'était ;tu pendant des année en peignant, tandis qu'il luttait avec le tracé et la couleur ; il avait toujours dialogué avec lui-même et écouté sa propre voix.
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Videos de Nedim Gürsel (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nedim Gürsel
Nâzim Hikmet : Hommage à Nâzim Hikmet (2019 - La compagnie des poètes / France Culture). Par Manou Farine. Réalisation de François Caunac. Avec la collaboration de Thierry Beauchamp. Diffusion sur France Culture le 6 décembre 2019. Avec, en archive sonore, la voix de Nâzim Hikmet. « Je puis dire que j’ai vécu comme un homme / mais le temps qu’il me reste à vivre, / et ce qui pourra m’arriver / qui le sait ? » Nâzim Hikmet, "Autobiographie". Grand rénovateur de la poésie contemporaine, Nâzim Hikmet (1901-1963) a connu la chape de plomb du pouvoir en Turquie. Quinze années de prison, la perte de sa nationalité et un exil de douze ans en Union soviétique. Lorsqu'il décède à Moscou en 1963, « le Turc errant » est devenu une figure majeure de la poésie mondiale. Avec Emmanuelle Collas, éditrice, et Timour Muhidine, écrivain et traducteur, pour "Taranta-Babu" (Editions Emmanuelle Collas) : cet ouvrage paru en 1935, dont seuls quelques extraits ont été publiés en 1936 dans la revue littéraire "Commune" dirigée par Aragon, était resté inédit en France. Prenant la forme de treize lettres adressées de Rome à Addis-Abeba par un jeune Éthiopien à sa femme, Taranta-Babu, au moment où Mussolini s'apprête à fondre sur l'Afrique, ce texte en vers libres se lit comme un roman d'amour. Le poète y dénonce les défis de l'Histoire et affirme sa vision internationaliste et déjà tiers-mondiste. Plus universel que jamais, il construit ici un lien puissant, instantané, entre les époques. Et Nedim Gürsel, écrivain et poète, pour "L’Ange rouge" (Seuil, 2012 ; Points, 2016) ; "Nâzïm Hikmet et la littérature populaire turque" (éd. L'Harmattan, 2000) ; et "Quarante poèmes courts pour une longue séparation" (Nouvelles éditions Place, 2019).
Intervenants :
Nedim Gürsel, écrivain, enseignant à l’INALCO et directeur de recherche au CNRS Timour Muhidine, écrivain et traducteur Emmanuelle Collas, directrice des éditions "Galaade"
Source : France Culture
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