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EAN : 9791033906872
204 pages
Éditeur : HarperCollins France (13/01/2021)
3.44/5   16 notes
Résumé :
" Etre fan est un trou dans la tête que l'on comble de la lumière d'un autre. " Enfant des Stones et de Bowie, elle n'aurait pas dû s'enticher d'un chanteur de variété française. Envers et contre tous, Goldman est resté l'idole de son adolescence, le frère, l'oncle, l'ami venu animer sa vie intérieure. Comme tous les fans, elle s'est sentie incomprise, possessive, torturée. A bientôt quarante-quatre ans, l'âge où l'on s'accepte, l'âge où grandir n'est en théorie plu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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AnneClaire29
  26 juillet 2021
Carine, la quarantaine passée, décide qu'il est tant de s'accepter et s'accepter ses goûts envers et contre tout. C'est donc de ce constat qu'elle décide de tourner un documentaire sur Jean-Jacques Goldman. Ce chanteur qu'elle a adoré enfant, qu'elle a caché adolescente devant le désarroi de ses parents et pour coller aux gouts de ses amis et qu'elle a fini par bannir. Car il est dur d'assumer cet amour quand on se sent incomprise et gentillement raillé par les autres.
Sauf que Carine habite maintenant à Marseille et apprend que JJG habite pas très loin de chez elle. Branle bas de combat, elle s'achète une petite caméra pour filmer ses pas dans la cité phocéenne et aux alentours pour trouver le chanteur.
C'est le titre qui m'a fait le choisir car Jean-Jacques évoque tout de suite pour moi JJG. Passé la lecture des 2-3 premiers chapitres l'attrait de l'intrigue s'essouffle. Je ne m'attendais pas à ça. Je n'arrive pas à entrer dans cette histoire qui me perd au fil des pages. Il n'y a que la fin que j'ai lu (je ne dirais pas pourquoi pour ne rien spoiler). Vite lu et vite oublié !
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hanyrhauz
  19 février 2021
Jean-Jacques. Ou jean-jacques.
Il y a l'idole, celui qui irradie sur scène, un dieu, un intouchable, Jean-Jacques. Et puis il y a l'idole de poche, le grigri qui nous suit partout, surtout quand ça ne va pas, jean-jacques. Majuscules et minuscules sont l'essence même du récit. Dans tous les cas, il y a une familiarité, une intimité, qu'un nom de famille gâcherait : Jean-jacques.
Carine est fan de Goldman, enfin, elle l'était. Devant les regards étonnés ou méprisants, elle a appris à se taire. Et à se convaincre que ce n'était plus si important. Mais son départ pour Marseille, une ville qu'elle n'aime pas, mais où vit Jean-Jacques, va changer la donne. C'est sa chance.
Elle se lance alors dans un projet de film documentaire, sa quête dans les rues de la cité phocéenne du chanteur préféré des français accompagné des témoignages de ceux qui connaissent ou qui découvrent sa passion.
C'est un livre plus rock qu'il n'y paraît, un peu déstructuré, parfois déroutant. C'est surtout un livre lumineux qui pourtant ne revendique pas le côté carte postale de Marseille. On se perd avec la narratrice dans les rues de la ville, cherchant un profil, une silhouette.
J'aurais aimé que l'auteure creuse un peu plus la question autour de la "variété française" , de ce que cela comporte comme marqueurs sociaux et ce que cela dit de nous et des autres. C'est une réflexion que j'aurais trouvé intéressante pour appuyer le mal-être de la narratrice et son impossibilité à assumer son amour inconditionnel mais caché aux yeux de tous pour le chanteur.
En amoureuse de chansons françaises en tout genre, qui assume totalement écouter Jean-Jacques et Céline (et Patrick enfin patrick enfin Patriiiick), j'ai beaucoup aimé cette lecture qui fait la part belle aux chansons, celles qui rythment nos vies, comme une bande-originale de notre quotidien.
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jcvetil
  10 février 2021
Livre lu dans le cadre de la Masse Critique de janvier 2021
Voici le roman d'une fan, écrit par une fan de Monsieur Jean-Jacques Goldman.
Cette fan, dû moins cette femme, que l'auteure surnomme Carine H tout au long du roman, histoire de rester dans l'anonymat.
Alors qu'elle vient de s'installer à Marseille avec son compagnon, Carine apprends qu'elle habite à quelques encablures de son idole de jeunesse. Mais comment faire pour atteindre l'artiste le plus discret de cette génération de chanteurs et qui, en même temps, est le plus apprécié des français.
Pour pouvoir approcher M. GOLDMAN, elle va oeuvrer à la réalisation d'un film sur cette quête. Avec la participation d'anciennes connaissances, elle va les filmer dans une sorte de flash-back. Puis elle va faire appel à des
vrais-faux sosies, afin de faire figurer son idole de jeunesse.
Mais est-ce que cette réalisation va suffire à l'amener au chanteur qu'elle a adulée ou doit-elle faire preuve de toupet et d'autres subterfuges pour l'approcher.
Ce roman de Carine hazan est une chasse drôle et poétiques sur un rêve d'adolescente devenue adulte.
Mais attention, ce livre n'a rien à voir avec les histoires de midinettes ou de récits de paparazzis. Carine hazan nous conte une histoire dans une plume magnifique et bien tenue.
Une thèse sur l'amour d'une fan et sur la possibilité d'aller "au bout de ses rêves"

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RJuillet
  30 mars 2021
jean-jacques de Carine Hazan
J'avais repéré ce livre lors d'une masse critique, n'ayant pu l'attraper, je suis vite allée le récupérer chez mon libraire.
Et je ne l'ai pas regretté, car je l'ai adoré.
C'est un livre de fan, mais pas n'importe quel fan, une fan de Jean-Jacques Goldman.
Pourquoi j'ai adoré ce livre.
D'abord parce que je suis fan aussi de ce même jean-jacques. A 200%.
Parce que que JJG, c'est des chansons qui m'accompagnent depuis l'adolescence.
« Les paroles qu'on connaît par coeur sans vraiment les comprendre, qu'on récite sans se tromper » (page 101)
Parce que JJG c'est celui qu'on aime sans concession. Qui ne nous déçoit jamais (oups, sauf lorsqu'il décide d'arrêter … mais c'est une autre histoire).
Parce que moi aussi je connaissais une collègue dont le cousin de son beau-frère qui vit à Marseille (à Plan de Cuques) le voyait tous les jours chez Ribeirou. Et Hébert ? Tu connais pas Bébert ?! Et son neveu ? Et bien le frère de la copine du neveu de Bébert, croisait tous les samedis JJG au tennis !! Véridique ! Ça peut provoquer des vocations sportives.

Ce roman écrit comme un docu-réalité nous met du baume au coeur, car d'une part on se reconnait dans le rôle de la fan et d'autre part JJG est décrit tel qu'on l'imagine, plus vrai que nature. On croit vraiment à la rencontre. C'est lui. C'est nous. Ça fait plaisir.
J'ai adoré ce livre parce que page 135, d'un coup, j'ai eu envie de mettre mes écouteurs et d'écouter ma playlist JJG en mode aléatoire. J'ai lu dans les autres critiques que je n'avais pas été la seule.
Une histoire qu'on suit de bout en bout. Humour et amour, tout au long des pages. Les faux jean-jacques qu'on a envie de rencontrer. Marseille et ses marseillais. le vieux port et le pointu de jean-jacques, non mais sérieux ? Vous l'imaginez avec un pointu …
Et si un jour, je découvre que cette obscure secte, citée en page 147, pointait le bout de son nez (Les jijigés), j'adhère de suite …
Par contre, la famille suivra car chez nous, on écoute Goldman à tue-tête et en choeur, on se passe les albums et les bouquins, et celui-ci va faire le tour des inconditionnels et irréductibles fans de la première heure qui gravitent autour de moi. Je tente même de conditionner les derniers nés avec des petits albums musicaux comme « mon premier goldman ».
Et le docu, au fait, on peut le voir où ? ;)
Merci Carine Hazan.
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Nadge
  22 février 2021
Je ne suis généralement pas fan (sans - mauvais - jeu de mot) de livre sur des chanteurs ou des acteurs.
Mais là, je trouve l'accroche génial : on suit Carine dans sa vie, dans sa recherche d'elle même. Voici donc mon avis sur jean-jacques (en lettre "minuscules et rondes", comme le précise l'auteur).
Deux personnages dans ce roman : Carine, qui va se lancer dans un projet fou et Jean-Jacques Goldman, ou plutôt son image, son aura.
Qui ne connaît pas LE chanteur français qui a été longtemps la célébrité préférée des français, avec son look bien à lui, en simplicité, ses textes que je fredonne en permanence...
Pour certains, un chanteur kitch de variété français, pour moi, une partie de mon enfance et adolescence, en écoutant la radio en famille. Je suis donc ravie de découvrir le regard tendre d'une de ses fans sur ce chanteur populaire au grand coeur.
(Petite anecdote personnelle : je suis en train de rédiger ce post depuis maintenant presque deux heures : j'ai mis en même temps ma play-list JJG et forcément, je chatonne, je danse... et je n'avance pas dans mon avis!).
Carine donne une définition très personnelle d'un fan : "Figure Anonyme Nécessaire,... Fiction Amoureuse Nostalgique,... Fenêtre sur nos Ames Nues...". C'est étrange comme ce mot à une consonance négative.
Elle nous raconte sa passion adolescente puis le rejet, comme s'il était honteux d'aimer un chanteur dit populaire.
Elle nous explique comment elle a été "rééduquée", par ses proches, pour aimer de belles choses, comme le jazz.
Puis sa rechute, lors de son déménagement à Marseille (elle, la parisienne), où habite également JJG. Serait-ce une coïncidence? La voilà embarquée dans une folle aventure d'un film documentaire, telle une quête, elle va arpenter les rues, chercher des témoignages sur lui, sur elle... En l'absence du sujet principal, elle va devoir innover et ruser pour contourner ce manque.
Autre invitée surprise : Marseille
Elle est présente à chaque chapitre, elle est aimée et admirée pour ses paysages, elle est haïe pour sa saleté... la ville phocéenne est omniprésente.
J'adore également la couverture, légère, qui appelle à se plonger dans la Méditerranée ou dans la discographie (riche) de JJG.
D'ailleurs l'auteur distille des petits extraits de chansons au fil des pages, rendant hommage à la plume du chanteur.
Au final, c'est un personnage un peu étrange que l'on suit, mais assez attachant, qui réagit sur sa vie avec beaucoup d'autodérision, d'humour et de tendresse, avec un petit côté nostalgique très touchant.
Une interrogation sur soi, sous couvert de la recherche d'un chanteur. Ici Jean-Jacques Goldman n'est qu'un prétexte pour Carine pour se (re)trouver elle-même. Je m'attendais d'ailleurs à voir/lire plus sur JJG mais non, c'est plutôt bien dosé.
La plume est riche, l'auteur a de belles références. Petit bémol, j'ai parfois eu du mal à suivre le cheminement de Carine.
Au final, merci Carine d'être aller "jusqu'au bout de vos rêves".
Lien : https://sawisa.wixsite.com/y..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
PillyPilly   06 juin 2021
Et tandis que je replonge dans l'épaisseur tendre de ma vieille passion, j'en retrouve aussitôt l'inconfort qui lui est attaché, la béance évoquée plus haut, ce flottement inquiétant et fragile, car l'amour d'une fan pour son idole est arrimé au vide et laisse, comme lui, un goût persistant et amer en bouche, cet amour-là est une absence d'image, de charpente, d'égard, il est le manque entortillé sur lui-même en spirales hirsutes qui, vorace, se nourrit du nom, des mots, de la voix d'un autre ; il vient, dans un mouvement de balancier, combler l'adoratrice par d'inédits instants de grâce, et lui rappeler sa condition misérable de rien du tout ; et son âme ainsi fécondée d'amour et de vide luit d'une flamme vivace et triste au beau milieu de sa chambre d'adolescente.
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PillyPilly   08 juin 2021
Un film chiant est, à quelques rarissimes - et là encore, militantes - exceptions près, le cauchemar de tout réalisateur, qu'il soit amateur ou confirmé ; il se distingue à bien des égards du livre chiant qui, lui, peut être gracié, sauvé, lu en diagonale, à l'envers, par petits bouts, malmené, tordu, calé sus une table branlante, révélé sous l'effet de psychotropes surdosés ou de musiques puissantes, interrompu pendant des semaines puis repris ayant tout oublié, lu jusqu'au bout sans rien y avoir compris, mais avec cette naïveté toute respectueuse qu'ont certains lecteurs avec les caractères imprimés - et je leur ressemble. Bref, les usages d'un livre chiant sont multiples, pour ne pas dire infinis. Tandis qu'un film chiant, à moins de lui couper le son, de le diffuser en accéléré ou de le crypter, c'est-à-dire à moins d'être vidéaste ou psychotique, est impossible à sauver (...).
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PillyPilly   08 juin 2021
Certes je suis née, mais après, pas grand-chose. Étrange aveu que celui d'avoir souffert de ne pas avoir assez souffert. Ma vie fut marquée non par l'ennui mais par cette inquiétante sensation de vide déjà évoquée, couplée à l'impossibilité de ne jamais égaler un jour ceux qui, pour que je naisse, avaient structuré le temps au gré de leurs exploits. A côté du vide, l'illégitimité s'installa. Comment vivre après eux ? Comment exister quand ils avaient déployé mille intelligences à survivre et à espérer dans la nuit ?
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PillyPilly   08 juin 2021
Comment faisaient les gens avant le cinéma ? De quoi étaient faits leurs rêves, leurs songeries, leurs espoirs ? Où se fabriquaient-ils leurs films intérieurs ? Par quoi étaient soutenus leurs souvenirs, s'ils ne disposaient pas d'images filmées, stockées quelque part dans leur cerveau, pour stimuler et nourrir leur mémoire ? Fallait-il savoir peindre ou s'entourer de tableaux pour mieux rêver ? S'imprégner des heures durant des vitraux d'églises ? Ou bien les écrits à eux seuls faisaient-ils tout leur travail ?
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PillyPilly   08 juin 2021
Le gens transportent avec eux tout un attirail invisible d'accessoires, de décors et de lumières et, quand certains accrochent en entrant une boule à facettes aux mille scintillements juste avant de balancer sur les platines un joyeux air disco, d'autres au contraire transforment une pièce ensoleillée en grotte humide et froide, rideaux tirés, fenêtres verrouillées, toute vie, toutes lumières aspirées, dressant des lignes noires et métalliques en travers d'eux qui interdisent toute rencontre.
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