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Frédéric Wang (Traducteur)
EAN : 9782737328763
138 pages
Editions Ouest-France (16/10/2002)
4.54/5   25 notes
Résumé :

Carnac, des artichauts, un postier breton, Ouessant, Belle-Île-en-Mer, Brocéliande... Le peintre chinois He Yifu s'étonne et s'émerveille. Il peint, il écrit ses émotions et ses pensées, il raconte sa découverte de la Bretagne, celle qu'il aime. Et tandis qu'il parcourt cette région d'adoption, il nous fait découvrir la peinture chinoise et l'art de la calligraphie qu'il enseigne à Kunming dans le Yun... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Le peintre chinois He Yifu nous offre à travers ses toiles...une vision émerveillée de "sa" Bretagne, accompagnée de ses émotions, de ses pensées face aux paysages et caractères bretons...En plus de peintures maginifiques, cet artiste nous fait découvrir la peinture chinoise et l'art de la calligraphie.

Un superbe ouvrage pour les yeux, le coeur et l'esprit !!! qui a le charme incroyable de créér des passarelles entre deux pays, deux civilisations, deux regards...:

"Le camélia.... est le symbole des montagnards de mon pays natal, de leur simplicité et hospitalité. Autrefois, je le peignais très souvent pour faire l'éloge de l'esprit de ces gens. Hôte depuis plusieurs années de Bretagne où les camélias fleurissent une saison par an, je les considère comme de vieilles connaissances et leur consacre ma plume. Chaque fois que je dessine cette fleur, j'ai l'impression de converser avec mes compatriotes en toute intimité, genou contre genou. (p.94)
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« le voyage d'un peintre chinois en Bretagne » de He Yifu a des pouvoirs presque magiques sur moi. Il me renvoie à mon enfance, près de la mer, à ses couleurs changeantes selon son humeur, aux clapotis des vagues, parfois aux tempêtes et au vent. Il me transporte en un instant vers ces lieux, à mes yeux, incroyables de beauté parfois sauvage, vers ces paysages à couper le souffle avec un brin de nostalgie et d'embruns.

Le peintre (décédé en 2008) nous fait voyager, voyager vers un ailleurs, vers un imaginaire, vers un moment de poésie, de douceur et de beauté.
Cet artiste a superbement représenté tous ces lieux qu'il a découverts durant plusieurs années, que ce soit Pont-Aven, la Pointe du Raz, l'île d'Ouessant, Brocéliande, Locronan, la maison entre les rochers de Menez Ham, Belle-Île-en-Mer et tant de lieux encore. Ces nombreuses peintures ajoutées à ses textes évoquant ses impressions et émotions ainsi que les calligraphies forment un ensemble d'une beauté quasi parfaite, au point d'en avoir été émue la première fois que j'ai feuilleté cet ouvrage (et sûrement plus encore, à la vue de ces quelques endroits que je connais plus particulièrement et qui ont fait ressurgir tout un tas de souvenirs).

Par ces couleurs douces, ou encore ces tons noirs et blancs avec quelques touches de couleurs, par les sujets peints, ces paysages, la nature, les maisons de pierre, la mer, le dessin d'un magnolia ou d'un hortensia, par ces endroits pleins de charme et de mystère, par l'absence de personnages sur les toiles, se dégagent une ambiance, une douceur, un calme apaisant (et, ce, malgré certains lieux sous le vent et les tempêtes…). Se dégage aussi une lenteur, celle qu'appellent ces peintures, celle qui s'impose pour contempler ces paysages, apprécier comme il se doit toute leur beauté.
Dans chacune de ces peintures, He Yifu a su saisir et magnifier la nature et la culture de cette région. On a l'impression que le peintre a réussi à retranscrire le plaisir et les émotions qu'il a ressentis durant son voyage au bout de la terre, durant ses promenades et découvertes de chacun de ces lieux ‘'représentatifs'' de la Bretagne. Et par son talent, ses qualités techniques, et probablement sa sensibilité d'artiste, il réussit à nous les faire partager. Il nous donne envie de voyages -dans toutes les contrées- et de se laisser émouvoir par la nature enchanteresse.

Cette nature, ces peintures qu'on peut admirer tout en écoutant « Perfect Day » de Lou Reed… (chanson qui, il me semble, s'allie parfaitement à une telle activité et une telle immersion).

Je vous souhaite à tous, pour la nouvelle année, ces moments de beauté inspirante, vivifiante, apaisante, ces moments suspendus où on fleurte avec le bonheur ou, au moins, le bien-être, où on reprend un nouveau souffle, où plus rien n'a d'importance hormis cette sensation quasi miraculeuse.
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Pas mal ce peintre chinois qui visita la Bretagne et la peignit dans les années 2000, visiblement plus inspiré qu'à Paris où il réalisa le même dessein mais sans grande envergure dans les années qui suivirent. C'est drôle comment d'une région à l'autre un peintre dont je ne connais rien ni d'Eve ni d'Adam ait pu s'illustrer avec autant de différence. Pour la Bretagne, manifestement Mathurin Méheut est passé par là, lui qui s'est inspiré à son tour du Japon, mais cela n'a pas empêché le peintre de décoller et de nous faire des hortensias par exemple, ou un cheval de trait (*) à couper le souffle, alors que pour Paris il fût peut-être mieux inspiré d'aller sur les traces d'un illustre aîné d'ici pour un rendu meilleur.
Les mégalithes de Carnac l'ont aussi visiblement inspiré. Les jaunes qu'il a vus à Paris vont mieux en genêts au pied des menhirs.. et puis de ces machins debout dont on connaît mal l'origine, He Yifu a su en extraire toute la mystique et la beauté qu'ils suscitent. Je tiens à ajouter sa Rivière de Scorff qui ne lui a pas échappé en longeant ses belles eaux tumultueuses aux frises échancrées dans un décor champêtre, elles lui rappellent Confucius qui dit /"tout passe comme cette eau, sans trêve, jour et nuit".
C'est remarquable et je me félicite de l'apport insolite de ce chinois dans ces paysages de Bretagne tant convoités, représentés pas toujours avec la fraicheur désirée ou attendue..

Vous pouvez casser du sucre sur le dos des chinois tant que voulez, mais épargnez -moi Hi Yifu, s'il vous plaît, merci ! J'y tiens à celui-là.

(*) En fait ce cheval de trait sublimement exécuté est un postier breton. Dans sa légende He Yifu, manisfestement sous le charme de la robustesse et la force potentielle de l'animal le décrit à son contact comme n'ayant aucune arrogance, ni angoisse, il est tendre et aimable. A chaque fois à sa vue, je pense au père d'un ami breton nous dit-il en chinois traduit en français par Frédéric Wang, maître de conférences à l'Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines.
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J'ai découvert le peintre et calligraphe Yifu He, lors d'une exposition au Musée de l'Ancien Evêché de Grenoble, en 2010-2011. Il avait alors peint les Alpes, à la façon de la peinture traditionnelle chinoise. J'avais été époustouflée par la surprenante simplicité de son art et en même temps, j'avais eu le sentiment de redécouvrir sous un nouveau jour les lieux que je connaissais depuis toute petite. Aussi, dès que je suis tombée sur cet ouvrage, le voyage d'un peintre chinois en Bretagne, dans une bourse aux livres, j'ai sauté sur l'occasion.

Car la Bretagne, et bien, je la connais aussi pour y avoir passé quelques vacances d'été de mon enfance et de mon adolescence. Je n'y suis pas retournée depuis 2012 et je languis de repartir voir mes racines. Aussi, en attendant un hypothétique voyage dans les prochaines années, ai-je décidé d'ouvrir cet ouvrage magnifique et de "redécouvrir" des paysages, des fleurs, des animaux, des costumes que j'ai connus. Et je dois dire que l'impression ressentie est assez atypique, voire perturbante : j'étais partagée entre une impression de familiarité et en même temps d'exotisme, de singularité et d'étrangeté. Les dessins de Yifu Hé sont certes troublants mais tout simplement sublimes ; ils aident au voyage intérieur et à se remémorer des souvenirs. Quant aux calligraphies qui complètent chaque dessin, elles sont une invitation à la méditation.

Si vous avez l'occasion de feuilleter ou de vous procurer cet ouvrage en Bretagne ou celui dans les Alpes, n'hésitez surtout pas. Il est vraiment magnifique et vaut le coup d'oeil.
Lien : https://labibliothequedaelin..
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C'est un très beau livre, empreint de sensibilité. A travers le regard de ce peintre vous verrez la cote, la forêt, et les animaux que vous connaissez tant d'une autre façon. Un voyage immobile fascinant de beauté.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
-Hortensias-

Si la croix est un fardeau spirituel pour certains bretons,
l'hortensia est sans doute le signe de leur amour pour la vie. (p.24)
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Un ami m'a dit que les ajoncs possèdent l'esprit du peuple breton. Peut-être du fait qu'ils poussent sur une terre pauvre. Chaque fois qu'elles s'épanouissent , ces fleurs nous offrent, sans égoïsme, des parfums pénétrants, une chaleur dans la fraîcheur du début du printemps. Epineux, ils font reculer ceux qui veulent les déranger. Est-ce cela l'esprit du peuple breton?
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Locronan
Lorsque , dans le crépuscule pluvieux et incertain, vous vous promenez
dans ce bourg calme, vous avez l'impression d'entrer dans un labyrinthe
qui vous fait reculer de plusieurs siècles et retrouver l'ancienne Bretagne.
Même si personne ne vous a conté les histoires d'antan, vous sentez,
de toute votre âme, battre le pouls de son passé.
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Belle-ile-en-Mer
A une distance de dix pas, de cent pas, voire de mille pas, on n’échappe toujours pas à la domination de ses immenses falaises que surplombent le rivage. Le visiteur ressent sa propre petitesse, mais aussi, par contraste, cette beauté chargée de dignité, de solennité et d’immensité.
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Un chemin de campagne

Une route bretonne après la pluie : route raboteuse
Et boueuse qui mène à la vie ou à ce qui la symbolise.

(P. 88)
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Video de Yifu He (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yifu He
He Yifu. Le voyage d’un peintre chinois dans les Alpes
>La peinture et les peintres>Histoire et géo. de la peinture>Peinture : autres parties de l'Europe (122)
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