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ISBN : 2253005614
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/1972)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 281 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture
Pivoine, la petite esclave chinoise, est au centre de ce roman qui évoque avec un talent admirable la vie quotidienne d'une famille dans la Chine d'avant Mao. Pivoine possède toutes les qualités des grands livres de Pearl Buck et surtout cette chaleur humaine, cet amour de la vie, ce désir d'un monde meilleur, qui ont fait l'immense succès de la grande romancière américaine.
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
KATE92
  18 mai 2012
Une jeune esclave chinoise est l'héroïne de ce livre centré sur la vie d'une famille juive dans la Chine d'avant Mao. Elle combattit sa vie durant contre l'amour qu'elle ressent à l'égard de son jeune maître.
Magnifique, intelligente et instruite, elle a attiré l'attention d'un puissant eunuque, l'intendant en chef à la cour impériale.
Elle est contrainte de "s'exiler " chez les nonnes, malgré le tendre sentiment que lui portait le fils de la maison.
Une lecture très agréable qui nous en apprend beaucoup sur les coutumes chinoises et sur la communauté juive installée en Chine.
Incontestablement très enrichissant.
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Neneve
  09 décembre 2017
C'est avec beaucoup d'émotions que j'ai retrouvé la plume de Buck... après plus de 15 ans. J'ai lu Vent d'est, Vent d'ouest à l'adolescence et j'en garde encore un souvenir impérissable. Cette rencontre contemporaine avec Buck a encore fonctionné ! Une lecture sensible, sans grandes actions, mais juste une photographie d'une époque... L'histoire d'une famille juive dans une Chine avant Mao. Ce quotidien, nous le vivons principalement à-travers les yeux de Pivoine, une petite esclave chinoise achetée dès son plus jeune âge pour tenir compagnie au garçon de la famille. Ils grandiront ensemble... et Pivoine vivra en secret tout l'amour qu'elle porte, un amour interdit de par sa condition. Une histoire régit par les us et coutumes, par les règles et les habitudes, par l'amour du Dieu Jéhovah... Buck dépeint à merveille ce monde figé dans le temps, avec sa plume délicate et pleine de poésie. Une très belle lecture...
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sousweet
  14 septembre 2017
Un livre enrichissant, l'histoire de Pivoine (jeune esclave chinoise d'une famille juive installé en Chine) nous en apprend énormément sur la communauté juive en Chine mais aussi sur les us et coutumes chinoises. On retrouve cet amour impossible, du fait d'origine ou de religion différente, qui a fait le succès de bien des histoires. Pourtant ici on accroche pas vraiment à cette romance, on ne se prend pas vraiment d'affection pour l'un ou l'autre des personnages. Au final une lecture instructif mais loin de faire rêver.
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SophieWag
  18 février 2018
Un roman superbe, des personnages attachants et La Chine du début du 20è siècle magnifiquement décrite. Pivoine est une petite esclave chinoise achetée dès son plus jeune âge pour tenir compagnie au garçon de la famille. Ils grandiront ensemble... et Pivoine vivra en secret son amour, un amour interdit de par sa condition.
Pearl Buck a été prix Nobel de littérature en 1938 pour "ses descriptions riches et épiques de la vie des paysans en Chine et pour ses chefs-d'oeuvre biographiques".
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Biblioroz
  13 avril 2018
Le printemps est tardif dans cette province du nord de la Chine. Mais pour le festin donné en cette veille de la Pâque juive, Pivoine, la jeune esclave, a pu, comme chaque année, embellir la demeure de jolis rameaux de pêchers en fleurs.
Achetée toute jeune enfant par Ezra et sa femme pour servir leur fils unique David, Pivoine ignorait au début qu'elle n'était qu'une esclave et avec l'insouciance des enfants, elle partageait jeux et confidences avec le jeune maître. Mais, comme Mme Ezra le souligne, les années sont passées trop vite et désormais, à dix-sept ans, la place de Pivoine doit être bien définie comme servante.
Pivoine, discrète, gracieuse et pleine de patience, aime la chaleur de ce foyer juif. Mais entre bonheur et tristesse, Pivoine, avec sa grande sagesse, oscille pour pouvoir concilier son amour pour David et sa condition d'esclave.
David qui, de son côté, est tiraillé entre l'application des vieilles coutumes de la Torah, chères à sa mère, et la vie plus plaisante à la mode chinoise dont son père vante les avantages. Il est modelé par les femmes qui marquent inévitablement son esprit ; sa mère, Pivoine, la fille du rabbin et la belle Kueilan.
C'est également, avec le temps et les générations qui se mélangent inévitablement avec des chinois, la perte progressive des pratiques religieuses qui définissaient ce peuple juif en exil.
Au-delà de ce bel amour platonique éprouvé par Pivoine, ce roman est un très bel hommage à l'hospitalité du peuple chinois envers ces étrangers juifs persécutés car il est riche en réflexions sur les différentes croyances de ces deux peuples.
De très belles images de fleurs glissées dans les cheveux, de chatoyantes étoffes de satin et de soie, de chaises à porteurs, d'un paisible jardin de pêchers, de fleurs de lotus, illuminent cette lecture.
L'écriture toute en finesse de Pearl Buck nous mène, avec une grande délicatesse, vers le destin de Pivoine. Entre petites joies quotidiennes et souffrances de l'âme, son parcours a su me charmer et c'est avec tristesse que je l'ai quittée.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
KATE92KATE92   18 avril 2012
Extrait :
C'était le début du printemps dans la cité de K'Aifeng. Printemps tardif pour cette province de Honan, au nord de la Chine. Derrière les hautes murailles, à l'intérieur des cours, les pêchers fleurissaient plus tôt que ceux des fermes éparpillées sur les plaines unies qui s'étendent autour des fossés de la ville. Mais, malgré cet abri, les pêchers ne montraient encore à la pâque que leurs boutons rosés.
Dans les cours de la maison d'Ezra ben Israël, des branches avaient été coupées plusieurs jours à l'avance, ce qui permettait aux boutons de fleurir pour la fête. Chaque printemps, Pivoine, la petite esclave chinoise, tapissait de ces rameaux fleuris les murs du grand hall. Et, chaque année, Ezra, son maître, et Mme Ezra, sa maîtresse, ne manquaient pas de prêter attention à ce qu'elle avait fait. Ce jour-là, songeant au printemps si froid et aux vents poussiéreux du nord qui avaient soufflé sur la ville, ils félicitèrent tout spécialement la jeune fille.
« Voyez quel miracle a accompli notre petite Pivoine », dit Ezra, en montrant les fleurs d'un geste de sa main dodue.
Mme Ezra s'arrêta pour admirer ; son expression tendue s'adoucit.
« Très joli, mon enfant », fit-elle.
Pivoine gardait le silence, comme il se doit, ses petites mains jointes au-dessus de ses manches flottantes. Elle rencontra le regard de David et détourna le sien, mais elle répondit avec un léger frémissement des lèvres au sourire chaleureux de Leah. Le vieux rabbin restait immobile car il était complètement aveugle ; quant à son fils Aaron, Pivoine ne le regarda même pas.
Ils prirent place autour de la vaste table ronde, au centre du hall, et Pivoine dirigea le service, à sa manière, silencieuse et pleine de grâce. Quatre serviteurs étaient sous ses ordres, et Wang Ma, la plus âgée des servantes, versait le thé.
Aussi loin que remontaient ses souvenirs, Pivoine avait toujours assisté à ce festin d'un soir, dans la demeure d'Ezra. C'est elle qui surveillait la disposition du couvert, et les domestiques lui obéissaient car elle connaissait la place de chaque objet comme si elle était la fille de la maison. On gardait, soigneusement rangés, toute l'année, les plats qui ne servaient qu'à ce repas donné tous les ans la veille de la pâque. Les cuillers d'argent et les baguettes, les grands chandeliers à sept branches brillaient à la lueur des lanternes suspendues aux hautes solives rouges. Sur un large plateau d'argent, Pivoine avait posé, comme chaque année, les symboles dont elle ignorait le sens : un œuf dur, des herbes amères, des pommes, des noix et du vin. Curieux symboles d'une religion étrangère !
Au milieu de l'indifférence de la ville chinoise, toute cette journée-là semblait bizarre. Et quoique familiarisée avec les rites, Pivoine s'en étonnait à chaque printemps. Tout d'abord, la recherche, dans la maison, des morceaux de pain pétri avec la levure ! Ce matin-là, Ezra, le maître, avait fouillé dans tous les coins, en riant, comme d'habitude, étourdiment. Autrefois, Mme Ezra cachait les restes de pain, mais depuis plusieurs années, elle avait confié ce soin à Pivoine, et Ezra demandait à la petite servante de compter les morceaux pour savoir quand il en aurait fini. Il tournait cela un peu en plaisanterie, assez gêné devant les domestiques. Lorsqu'ils étaient enfants, David et Pivoine riaient de tout leur cœur et se joignaient gaiement aux recherches, montrant du doigt chaque miette du pain défendu. Mais Pivoine ignorait alors qu'elle n'était qu'une esclave.
À présent, elle savait. Elle se tenait tranquille, attentive, pendant que le festin se déroulait. Elle connaissait plus ou moins chaque convive. Surtout David ! C'était à cause de lui qu'on l'avait achetée, une année de famine, lorsque le fleuve Jaune avait rompu ses digues et inondé les terres basses. Elle était si jeune alors ! Et malgré ses efforts pour retrouver le passé, elle ne se rappelait aucun visage avant celui de David. C'était son premier souvenir : le visage d'un garçon, de deux ans son aîné, toujours plus grand, plus fort qu'elle, si bien qu'instinctivement elle se tournait vers lui et se mettait sous sa protection. Autrefois, elle lui confiait ses pensées, ses chagrins et il avait été dur de rompre cette habitude. Mais elle savait que c'était nécessaire. L'intimité entre deux enfants ne doit pas continuer au-delà de l'enfance, lorsque l'un est le maître et l'autre l'esclave.
Pivoine ne se plaignait pas ; elle se sentait heureuse dans cette bonne maison juive. Ezra ben Israël, le chef de famille, était un commerçant corpulent et enjoué. Sans sa barbe touffue, se disait Pivoine, il eût ressemblé à un Chinois, car sa mère était chinoise. Personne n'y faisait jamais allusion et Mme Ezra en souffrait, mais elle se consolait en voyant que David, son fils, lui ressemblait, à elle, plus qu'à son père, et encore davantage au grand-père maternel dont il portait le nom. Chacun craignait Mme Ezra tout en lui devant quelque bienfait personnel, car sa bonté risquait à tout instant de disparaître dans ses sautes d'humeur. Elle approchait de la cinquantaine ; c'était une femme grande, forte, et belle pour celui qui ne dédaigne pas un nez busqué et un teint coloré. Sa foi rigide, ses habitudes immuables se mêlaient bizarrement à la générosité de son cœur. Chaque année, elle invitait le rabbin et ses deux enfants, Leah et Aaron, à la fête de la pâque. Aaron, pâle et dissimulé, avait dix-sept ans ; Pivoine le méprisait à cause de son visage blême et barbouillé, et de sa corruption. Elle se demandait si le rabbin ou la famille d'Ezra connaissait les méfaits de ce garçon, mais il ne lui appartenait pas de questionner les autres à ce sujet. Peut-être que les Sept Surnoms et les Huit Familles, comme on appelait les Juifs à K'Aifeng, ignoraient les agissements du fils du rabbin, et les Chinois étaient trop délicats pour le leur apprendre.
Leah ne ressemblait pas à son frère. Elle était bonne : c'était une de ces créatures exceptionnelles, nées à la fois bonnes et belles. De sa place de servante, près de la table, Pivoine la regardait avec un plaisir mêlé d'une tristesse qui ne deviendrait pourtant jamais de la jalousie. Ce soir-là dans sa robe rouge couleur de vin et avec sa ceinture d'or, Leah était parfaitement belle malgré sa haute taille. Les Chinois n'aimaient pas les femmes grandes, mais la peau laiteuse, les yeux sombres qui luisaient entre les cils compensaient ce défaut. Quant au nez, moins fort cependant que celui de Mme Ezra, il était, lui aussi, trop busqué pour le goût chinois.
Leah était plus que belle. Il y avait en elle une spiritualité, une élévation que Pivoine admirait sans comprendre. Les Chinois disaient de la jeune Juive : « Elle possède la bonté du Ciel. » Et cela signifiait que cette bonté lui était naturelle, et jaillissait d'une source intérieure. Assise à côté de son père, prompte à lui venir en aide au moindre signe, elle éclairait le festin de sa joie, bien qu'elle parlât rarement.
Peut-être avait-elle hérité cela de son père ; long et maigre, le rabbin était revêtu de sainteté comme d'une robe de lumière. Des années auparavant, il avait contracté une maladie des yeux dont souffrent beaucoup de Chinois. À ce mal il n'existait aucun remède connu, et le rabbin devint aveugle, d'autant plus rapidement qu'étant étranger il n'était pas immunisé. Sa femme, qu'il devait perdre plus tard, avait trente ans lorsqu'il la vit pour la dernière fois et ses enfants étaient encore tout petits. Il semblait n'être qu'esprit dépouillé de la chair. Peut-être l'impossibilité de voir des visages humains l'obligeait-il à ne contempler que la face de Dieu, ou n'était-ce qu'un effet de sa bonté naturelle ? Ses cheveux, qui avaient blanchi peu après sa cécité, encadraient son noble visage ; ses yeux enfoncés, au-dessus de sa barbe blanche, lui donnaient un air calme et altier.
Pivoine ne perdait aucun geste, aucun sourire de ces convives autour de la table du festin. Elle vit David regarder Leah en face de lui, puis détourner les yeux, et elle dut réprimer le choc qu'elle en ressentit. Par la taille, David était l'égal de Leah, et plus beau aux yeux de Pivoine. À dix-neuf ans, David ben Ezra approchait de la plénitude de sa jeunesse d'homme. Ses vêtements juifs, qui ne plaisaient pas à Pivoine car ils mettaient entre eux une note étrangère, étaient très seyants. En général, il portait les robes chinoises, plus confortables ; mais, ce soir-là, il avait revêtu une tunique bleu et or, et le bonnet de soie bleue des Juifs s'enfonçait sur ses courtes boucles noires. Pivoine ne pouvait s'empêcher de garder les yeux fixés sur lui ; il rencontra ce regard et sourit à la jeune servante. Aussitôt elle courba la tête et se retourna pour demander à Vieux Wang, le plus âgé des serviteurs, d'apporter le pichet qui contenait le vin de la pâque.
« Donnez-le au maître, fit-elle.
— Je sais bien, cria le domestique d'une voix sifflante. Inutile de me le répéter après toutes ces années ! Vous êtes aussi terrible que ma vieille. »
Au même instant, Wang Ma, sa femme, entra suivie de plusieurs serviteurs chargés de coupes, de cruches d'eau et de serviettes pour la cérémonie de l'ablution des mains. Ezra avait quitté son siège garni de coussins mais, au lieu de bénir le vin, il emplit le verre du rabbin.
« Bénissez le vin pour nous, père », dit-il.
Le rabbin, debout, leva son verre, bénit le vin, puis tous se levèrent et burent. Dès qu'ils furent de nouveau assis, Wang Ma fit entrer les serviteurs qui versèrent l'eau dans les coupes, et chaque convive se lava et s'essuya les mains puis, prenant une herbe amère, la trempa dans le sel et la mangea.
Ces rites, familiers aux domestiques chinois, leur semblaient cependant toujours étranges. Ils se tenaient dans la salle, silencieux, leurs yeux noirs fascinés, pleins d'étonnement et de respect. Sous leurs regards, Ezra ne se sentait pas très à l'aise, tout en procédant au cérémonial.
« David, mon fils, dit-il, Leah est plus jeune que to
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MimekoMimeko   03 juillet 2016
- Le mariage ne représente pas un fardeau aussi lourd chez les Chinois. Quand on aime pas son mari, on lui cherche une concubine et on garde sa place dans la famille. Mais être la femme d'un homme pour lequel on a de l'aversion, c'est trop dégoutant.
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BibliorozBiblioroz   10 avril 2018
— Les affaires mises à part, dit patiemment Kung Chen, je ne crois pas qu'il soit bon de séparer les peuples en deux genres différents. Tous les humains ont des nez, des yeux, des bras, des jambes, des cœurs et des estomacs et, autant que j'ai pu le savoir, tous se reproduisent de la même façon.
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KATE92KATE92   18 mai 2012
"Lorsque Pivoine eut quitté Leah dans le jardin, elle aperçut David qui venait de la cour d'entrée et elle le suivit chez lui pour savoir s'il avait mangé et s'il avait besoin de quelque chose. C'était son devoir et elle n'irait pas au-delà".
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BibliorozBiblioroz   12 avril 2018
— Je suis triste, moi aussi, parfois, dit Pivoine de sa petite voix enjouée.
— Allons, allons fit-il gaiement. Ici, dans cette maison où nous sommes tous bons pour toi ?
— Vous êtes bons, dit-elle, mais je sais parfaitement que je ne suis pas née ici et que je ne suis pas de votre sang.
— Cependant, je t’ai achetée, Pivoine, dit Ezra avec douceur.
— Oui, vous avez donné de l’argent pour m’avoir, mais cela ne me fait pas vôtre. Un être humain ne peut être acheté entièrement.
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La Terre Chinoise de Pearl Buck.
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