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EAN : 9782070755172
1225 pages
Éditeur : Gallimard (14/04/1999)
4.34/5   51 notes
Résumé :
Hemingway attachait plus d'importance à ses "histoires", ses nouvelles, qu'à ses romans. Ecrire une bonne histoire, encore une bonne histoire, fut l'obsession de sa vie, les lettres publiées ici en témoignent. C'est là qu'il atteint la concision - son idéal d'écriture formulé très tôt -, et qu'il obtient ce qu'il vise : la synthèse de l'imaginaire et de l'expérience vécue. " La seule écriture valable, c'est celle qu'on invente, celle qu'on imagine."
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Lazlo23
  24 octobre 2015
Les nouvelles d’Hemingway sont peut-être ce qu'il y a de meilleur dans son œuvre. Ici, pas de dissertations, comme dans "Mort dans l'après-midi" , pas de lyrisme un peu toc, comme dans "Pour qui sonne le glas", mais une prose simple, précise, concrète, et en même temps elliptique et allusive. Maître absolu de la forme courte, le grand Ernest est un peu le papa de Carver et le premier des grands minimalistes américains. C'est aussi le Tacite des pêcheurs à la ligne (je recommande ainsi la lecture de "La grande rivière au cœur double", son chef-d’œuvre, toutes catégories confondues.) Son style rythmé et efficace a bien sûr été copié (par les auteurs de polars, en particulier), mais il conserve à la relecture, une patte et une fraîcheur inimitables.
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Thyuig
  15 juin 2015
Un recueil qui vaut d'abord le coup pour son exhaustivité : il y a là tout ce qu'Hemingway a pu publier comme nouvelles dans sa carrière d'écrivain.
De plus, les séquences sont entrecoupées de recueils de lettres à ses amis, lesquelles nous renseignent sur les conditions d'écriture desdites nouvelles. La perspective d'une lettre à Faulkner, à Fitzgerald, à Ezra Pound et à quantité d'autres, ouvrent à la compréhension la psychologie d'un auteur pas tout le temps facile à comprendre.
En outre, la qualité de ces courts textes fait mouche et s'il n'a pas la finesse d'un Raymond Carver, Hemingway s'ébat à merveille dans le monde de l'histoire courte : il tente des coups stylistiques, ou sur le fond, tache de creuser un peu plus profond son matériel habituel : la guerre, la chasse, la pêche. Et aussi un peu la virilité, ne pas Hemingway qui veut.
A picorer, à saisir, à lire et à relire, c'est sans doute le livre pour ceux qui n'aimeraient pas vraiment l'écrivain mais trouveraient là le format idéal de l'expression de son talent.
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rogermue
  04 juin 2013
Hemingway n'a pas seulement écrit des romans merveilleux comme Pour qui sonne le glas, il est aussi un maìtre du 'short story', du conte très court.
J'ai pris cette collection de 'Nouvelles complètes' dans ma bibliothèque parce que une de ses short stories, titre anglais The Old Man at the Bridge est une merveille qui donne une idée de l'horreur de la guerre sans faire mention des explosions de grenades ou coups de fusils d'assaut.
C'est le court entretien de Hemingway, à l'époque reporter d'un journal, avec un vieil homme qui doit abandonner sa petite habitation et ses animaux et qui se fait des soucis si ses animaux vont survivre sans lui.
Touchant et un short story magistral. le texte en anglais est sur Internet.
Lien : http://rauschreading09.pbwor..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Lazlo23Lazlo23   24 octobre 2015
Ils fusillèrent les six ministres à six heures du matin contre le mur de l'hôpital. Il y avait des flaques d'eau dans la cour. Des feuilles mortes flottaient sur les pavés. Il pleuvait fort. Tous les volets de l'hôpital étaient fermés, cloués. L'un des ministres avait la typhoïde. Deux soldats montèrent le chercher et le portèrent dehors, sous la pluie. Ils essayèrent de le faire tenir debout contre le mur, mais il s'effondra dans une flaque d'eau. Les cinq autres se tenaient très tranquillement le long du mur. Finalement, l'officier dit aux soldats qu'il était inutile d'essayer de le faire tenir debout. Lorsqu'ils tirèrent la première salve, il était assis dans l'eau, la tête sur les genoux. (De nos jours 1924, Chap. 6)
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LLebrownLLebrown   05 octobre 2019
Nous pourrions aller au marché ensemble ou à un combat de coqs et ensuite chacun de nous écrirait ce qu'il a vu. Ce qui se passait et que tu as vu et qui est resté. Des choses comme les éleveurs qui ouvrent le bec de leur coq et leur soufflent dans la gorge quand l'arbitre les laisse les prendre et les manipuler, avant que le combat reprenne. Les petites choses. Pour voir ce que chacun de nous a vu. p. 1011
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EmylitEmylit   04 août 2013
Tandis que le bombardement sur Fossalta anéantissait les tranchées, il restait plaqué au sol, suant et priant : « Oh ! Jésus-Christ, sors-moi de là. Mon doux Jésus, sors-moi de là, je t’en prie (...) Si tu me sauves la vie, je ferai tout ce que tu voudras. Je crois en toi et je dirai au monde entier que tu es la seule chose qui compte. Je t’en prie, je t’en prie, doux Jésus. » Le tir d’obus s’éloigna. Nous nous mîmes au travail dans les tranchées et, le lendemain matin, le soleil se leva et ce fut une journée chaude, lourde, calme et gaie. De retour à Mestre la nuit suivante, il ne parla pas de Jésus à la fille qu’il suivit à l’étage de la villa Rossa. Et il n’en parla jamais à personne.
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EmylitEmylit   30 juillet 2013
« L’idéaliste amoureux » :

La différence entre une personne qui a un idéal et une qui manque d’idéal, c’est la différence entre la personne qui prend pour guide de sa vie ce qu’elle pense et voit matériellement et celle qui a assez du visionnaire en elle pour adopter comme guide un rêve qui ne s’est pas encore réalisé ou qui peut-être ne se réalisera jamais. J’adhère au mien.
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EmylitEmylit   02 août 2013
C’était une histoire très simple appelée « Hors de saison », et j’avais volontiers omis d’en raconter la fin, c’est-à-dire que le vieillard se pendait. Cette omission était due à ma nouvelle théorie, selon laquelle on pouvait omettre n’importe quelle partie d’une histoire à condition que ce fût délibéré, car l’omission donnait plus de force au récit et ainsi le lecteur ressentait plus encore qu’il ne comprenait.
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Vidéo de Ernest Hemingway
Ernest Hemingway : Le Soleil se lève aussi lu par Michel Bouquet (1957 / France Culture). Photographie : L'écrivain américain Ernest Hemingway (1898-1961). • Crédits : Bettmann / Contributeur Editorial - Getty. Diffusion sur France Culture le 30 septembre et les 1er et 2 octobre 1957. Émission "Lecture du soir". Traduction de Maurice-Edgar Coindreau. Lecture par Michel Bouquet. Dans le Paris des années 20 et aux fêtes de San Fermín de Pampelune, Jake Barnes, le narrateur du roman, ainsi que Lady Brett, Robert Cohn, Mike Cambpell et Bill Gorton prennent vie grâce à une lecture de Michel Bouquet. Édité en 1926, "Le Soleil se lève aussi" d'Ernest Hemingway fut publié chez Gallimard dans la traduction de Maurice-Edgar Coindreau en 1933. Dans la préface qu'il donnait à cette édition française, Jean Prévost écrivait ceci : « Ce roman dont les héros – y compris la femme – boivent et sont ivres à presque tous les chapitres ; ce roman dont presque toutes les descriptions offrent les voiles de l'ébriété agréable, ou les terribles feux tournants de l'ivresse emportée, ne le prenez pas comme le récit de vacances de quelques Américains en France et en Espagne, ni comme un livre pittoresque. Ce narrateur si bref et si désinvolte lorsqu'il parle de lui, et qui raconte à mots couverts un accident de guerre dont il jure à tous ne pas se soucier, ne le prenez pas au mot un instant. Le ton dégagé avec lequel il parle de cette femme et de ses amants, écoutez-le avec plus de soin, et devinez enfin ce qu'il cache. Ce que peint cette voix indifférente, et de temps en temps éraillée, c'est l'enfer. »
00:00 : 1ère partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la première des trois parties, constituée des cinq premiers chapitres du roman.
57:14 : 2ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la deuxième des trois parties, entre les premières pages du treizième et la fin du seizième chapitre du roman.
01:57:55 : 3ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la troisième et dernière partie, qui s'ouvrait sur une bagarre que l'on trouve au chapitre 17 du roman. Curieusement, si cette lecture se poursuivait très logiquement par le chapitre 18, elle s'achevait là. Les auditeurs étaient donc privés du dix-neuvième et dernier chapitre, et des derniers mots qu'Hemingway avaient laissés à Brett et Jake :
« — Oh, Jake, nous aurions pu être si heureux ensemble ! — Eh oui ! C'est toujours agréable à penser. »
Source : France Culture
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