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EAN : 9782072730672
1344 pages
Gallimard (29/06/2017)
  Existe en édition audio
4.31/5   586 notes
Résumé :
"L’avenir arrivera-t-il ? Il semble qu’on peut presque se faire cette question quand on voit tant d’ombre terrible. Sombre face-à-face des égoïstes et des misérables. Chez les égoïstes, les préjugés, les ténèbres de l’éducation riche, l’appétit croissant par l’enivrement, un étourdissement de prospérité qui assourdit, la crainte de souffrir qui, dans quelques-uns, va jusqu’à l’aversion des souffrants, une satisfaction implacable, le moi si enflé qu’il ferme l’âme ; ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
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sur 586 notes
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denis76
  17 mai 2020
C'est un thriller du XIXè siècle !
A Digne, Jean Valjean, galérien libéré aux idées embrouillées par le bagne avec son passeport de forçat qui l'exclut de la société, tuera t-il l'évêque Bienvenu pour lui voler ses chandeliers ?
A Montreuil-sur-Mer, Monsieur Madeleine, riche homme d'affaires altruiste, ira t-il se dénoncer à la place de Champmathieu, alors que Fantine a besoin qu'il extirpe sa fille Cosette des mains du cupide Thénardier, et que la ville de Montreuil, qu'il a fait prospérer, a besoin de lui ?
A Paris, l'implacable inspecteur Javert reprendra t-il le forçat reconnu Jean Valjean, alors que celui-ci a promis à Fantine mourante qu'il s'occupera de sa petite Cosette ?
.
Victor Hugo fait de son oeuvre un immense procès à la Justice, qui ne sait pas s'adapter aux circonstances.
Mérite t-on 5 ans pour le vol d'un pain qui empêcherait une famille de mourir de faim par un rude hiver ?
Doit-on infliger 19 ans de galères abrutissantes à un forçat qui s'échappe, mais ne fait rien de mal ?
La "Justice" ne doit-elle pas tenir compte des bienfaits que Jean Valjean ( Monsieur Madeleine ) a apporté à la ville de Montreuil, et faire grâce de sa peine pour le "vol" de 40 sous à Petit-Gervais ?
.
Au contraire du sens des lois de l'époque, Victor Hugo montre qu'un misérable, si on ne le rend pas à toute extrémité comme lui donner, une fois libéré, un passeport de forçat avec lequel il ne trouve aucun travail, ce misérable peut rester la bonne personne qu'il était.
En 1848, alors député, Victor Hugo a fait un discours en ce sens, mais les mentalités évoluent lentement.
Avec l'évêque Bienvenu et Monsieur Madeleine, Victor Hugo montre le chemin de l'altruisme et du partage que devraient prendre les gens qui "réussissent".
.
Ce roman est toujours d'actualité : )
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Patsales
  06 juillet 2018
Après quelques lectures décevantes, rien ne vaut un bon gros bouquin du patrimoine et hop! Cela faisait longtemps que j'avais envie de retrouver les misérables et voilà qui m'a bien rincé des vains opuscules que j'avais ouverts auparavant.
Alors oui, d'accord, y'a des trucs, c'est plus possible. Dans « Marius », j'ai souvent baillé et le roman total a vécu. Totor historien, Totor philosophe, Totor qui pense et explique la vie à ses lecteurs du haut de son génie, c'est quand même too much. Mais même dans cette logorrhée digressive, la pépite n'est jamais loin (oui, bon, faut la chercher, d'accord, elle se mérite). Et quand c'est le romanesque qui l'emporte, alors là, pardon, mais c'est inouï. Les personnages sont d'une humanité à pleurer et les grandes scènes nous cueillent: le grand-père et son petit-fils incapables d'exprimer leur amour, le maire devenu trop important pour se dénoncer, les grisettes applaudissant à leur propre humiliation, l'évêque qui renâcle devant le communard, Thenardier plein de haine rentrée faisant face au bourgeois plein d'onction charitable, Javert le pur sanglé par la loi... à part Cosette, tous sont nos proches. A moins que Cosette ne soit le délire de Valjean, poupée parfaite qu'il réussira à ne pas mettre dans son lit (Encore que j'ai des doutes: je trouve qu'elle n'est guère émue au matin de la nuit de noces, pas plus étonnée que ça de ce qui vient de lui arriver...) Car si certaines productions ont réduit ce roman à la gnangnantisation, malgré la mièvrerie des comédies musicales, il serait dommage d'oublier que la cruauté du monde, dans la version originale, n'est jamais édulcorée. La famille de Valjean dont on peut croire qu'elle n'a pas survécu à l'arrestation, les frère et soeur de Gavroche abandonnés à la rue, les sacrifiés des barricades aux morts inutiles... Pour une Cosette épargnée, combien de personnages fauchés par l'injustice et le malheur ? Pour un Gavroche entièrement altruiste, combien de fanatiques -fanatiques de la loi, fanatiques du sacrifice- ou d'égoïstes refusant de ne plus jouir? Ben oui, Hugo est subtil, c'est ce qui fait qu'il reste moderne et je parie qu'à ma prochaine lecture (dans 20 ans...) je ne changerai pas d'avis.
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majero
  26 mars 2018
3500 pages, un monument, des digressions qui m'ont lassé mais ont éveillé ma curiosité sur une période de l'histoire dont je n'avais qu'une idée confuse.
C'est aussi l'histoire de Marius et Cosette, une manière un peu dégoulinante de jouer avec les sentiments qui ne me plait pas trop mais permet d'étayer la thèse assez légitime d'un républicain convaincu, qui tente d'analyser avec seulement un demi siècle de recul les bienfaits de la révolution.
Mais qu'écrirait-il si il revenait maintenant? Écrirait-il encore : 'La France n'a besoin d'aucune Corse pour être grande. La France est grande parce qu'elle est la France.'

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CharlesEdouard
  26 février 2018
Très belle histoire!
Normalement le livre "Les Misérable" aurait dû s'intituler "Miserere" c'est dans une note dans le texte.
Ce qui m'a le plus étonné, c'est la culture générale de Victor Hugo, quand il mentionne la bataille de Waterloo, l'émeute de Paris en juin 1832 ou encore l'argot de l'époque (J'avais même noté quelque mots d'argot pour ma culture personnelle).
Jean Valjean est un personnage attachant, qui le devient grâce à Mgr Myriel, évêque de Digne (un véritable saint dans le roman) qui sauve Cosette d'un destin misérable, elle sera élevé par l'ancien bagnard Jean Valjean.
Elle rencontrera aussi Marius...N'oublions pas aussi Gavroche! Personnage qui est aussi inspiré de l'enfant figurant sur le tableau d'Eugène Delacroix La Liberté guidant le peuple. Et aussi cette chanson qui chante lors de la scène des barricades, là où il trouvera la mort... :
Joie est mon caractère,
C'est la faute à Voltaire,
Misère est mon trousseau,
C'est la faute à Rousseau.
Je suis tombé par terre,
C'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à... [Rousseau]
C'est un de mes livres préféré je le compare un peu avec "Le comte de Monte Cristo" de Alexandre Dumas.

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Marylva
  13 septembre 2019
J'ai lu Les Misérables pour la première fois dans une version courte pour la jeunesse et j'avais vraiment été fascinée par ce livre au point de le relire à intervalles plus ou moins réguliers dans différentes éditions. Victor Hugo, c'est indéniable, est un très grand de la littérature française. Et il faut du génie pour tenir, que dis-je ? retenir son lecteur pendant 1500 pages.
Pourtant, cette lecture-ci m'a laissée insatisfaite. de mes lectures antérieures, j'avais conservé en mémoire Jean Valjean, le personnage et tous les évènements de sa vie. Par contre, de Cosette, je ne me souvenais que de la petite fille maltraitée, vêtue de guenilles. C'est pourquoi, pensant que ma mémoire me faisait défaut, j'espérais de cette lecture redécouvrir la transformation de Cosette devenue jeune fille. Or, rien, pas un mot. On sait qu'elle passait des heures au jardin du Luxembourg assise sur un banc avec Jean Valjean. de quoi parlaient-ils ? On n'en sait rien. Et Cosette, avait-elle des passions, des centres d'intérêts (chant, broderie, lecture …), comment occupait-elle ses journées ? On ne sait pas. Victor Hugo, par ailleurs si prolixe, ne nous dit rien sur son personnage féminin principal.
Ceci explique sans doute pourquoi Cosette jeune fille m'a semblé fade, inconsistante, insignifiante, naïve, … bref, décevante.
A contrario, j'ai davantage apprécié Eponine, une jeune fille de caractère, pleine d'idées et de ressources et touchante en amoureuse déçue.
Ceci dit, c'était peut-être voulu par l'auteur, parler de la misère, des Misérables et rien d'autre.
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Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
majeromajero   18 mars 2018
Il voulait que la société travaillât sans relâche à l’élévation du niveau intellectuel et moral, au monnayage de la science, à la mise en circulation des idées, à la croissance de l’esprit dans la jeunesse, et il craignait que la pauvreté actuelle des méthodes, la misère du point de vue littéraire borné à deux ou trois siècles classiques, le dogmatisme tyrannique des pédants officiels, les préjugés scolastiques et les routines ne finissent par faire de nos collèges des huîtrières artificielles.
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MeduzanticMeduzantic   19 août 2018
Il y a un spectacle plus grand que la mer, c'est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c'est l'intérieur de l'âme.
Faire le poème de la conscience humaine, ne fût-ce qu'à propos d'un seul homme, ne fût-ce qu'à propos du plus infime des hommes, ce serait fondre toutes les épopées dans une épopée supérieure et définitive. La conscience, c'est le chaos des chimères, des convoitises et des tentatives, la fournaise des rêves, l'antre des idées dont on a honte ; c'est le pandémonium des sophismes, c'est le champ de bataille des passions. A de certaines heures, pénétrez à travers la face livide d'un être humain qui réfléchit, et regardez derrière, regardez dans cette âme, regardez dans cette obscurité. Il y a là, sous le silence extérieur, des combats de géants comme dans Homère, des mêlées de dragons et d'hydres et des nuées de fantômes comme dans Milton, des spirales visionnaires comme chez Dante. Chose sombre que cet infini que tout homme porte en soi et auquel il mesure avec désespoir les volontés de son cerveau et les actions de sa vie !
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LaurenebLaureneb   07 juin 2018
Tant qu'il existera, par le fait des lois et des moeurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d'une fatalité humaine la destinée qui est divine ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l'homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l'atrophie de l'enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, ,dans certaines régions, l'asphyxie sociale sera possible ; en d'autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles.
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AlbineAlbine   30 novembre 2017
Il se dressa tout droit, debout, les cheveux au vent, les mains sur les hanches, l'oeil fixé sur les gardes nationaux qui tiraient, et il chanta :
On est laid à Nanterre,
C'est la faute à Voltaire,
Et bête à Palaiseau,
C'est la faute à Rousseau.
Puis il ramassa son panier, y remit, sans en perdre une seule, les cartouches qui en étaient tombées et, avançant vers la fusillade, alla dépouiller une autre giberne. Là une quatrième balle le manqua encore. Gavroche chanta :
Je ne suis pas notaire,
C'est la faute à Voltaire,
Je suis petit oiseau,
C'est la faute à Rousseau.
Une cinquième balle ne réussit qu'à tirer de lui un troisième couplet :
Joie est mon caractère,
C'est la faute à Voltaire,
Misère est mon trousseau,
C'est la faute à Rousseau.
Cela continua ainsi quelques temps.
Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche, fusillé, taquinant la fusillade. Il avait l'air de s'amuser beaucoup. C'était le moineau becquetant les chasseurs. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l'ajustant.
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denis76denis76   16 mai 2020
Cosette, nous l’avons dit, n’avait pas eu peur. L’homme lui adressa la parole. Il parlait d’une voix grave et presque basse.

— Mon enfant, c’est bien lourd pour vous ce que vous portez là.

Cosette leva la tête et répondit :

— Oui, monsieur.

— Donnez, reprit l’homme, je vais vous le porter.

Cosette lâcha le seau. L’homme se mit à cheminer près d’elle.

— C’est très lourd, en effet, dit-il entre ses dents. Puis il ajouta :

— Petite, quel âge as-tu ?

— Huit ans, monsieur.

— Et viens-tu de loin comme cela ?

— De la source qui est dans le bois.

— Et est-ce loin où tu vas ?

— À un bon quart d’heure d’ici.

L’homme resta un moment sans parler, puis il dit brusquement :

— Tu n’as donc pas de mère ?

— Je ne sais pas, répondit l’enfant.

Avant que l’homme eût eu le temps de reprendre la parole, elle ajouta :

— Je ne crois pas. Les autres en ont. Moi, je n’en ai pas.

Et après un silence, elle reprit :

— Je crois que je n’en ai jamais eu.

L’homme s’arrêta, il posa le seau à terre, se pencha et mit ses deux mains sur les deux épaules de l’enfant, faisant effort pour la regarder et voir son visage dans l’obscurité. La figure maigre et chétive de Cosette se dessinait vaguement à la lueur livide du ciel.

— Comment t’appelles-tu ?

— Cosette.

L’homme eut comme une secousse électrique.
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Leçon inaugurale de Patrick Boucheron prononcée le 17 décembre 2015. Patrick Boucheron est professeur du Collège de France et titulaire de la chaire Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIII-XVI siècle.
Retrouvez ses enseignements : https://www.college-de-france.fr/site/patrick-boucheron
Texte intégral de la leçon inaugurale : https://books.openedition.org/cdf/4507
« Nous avons besoin d'histoire car il nous faut du repos. Une halte pour reposer la conscience, pour que demeure la possibilité d'une conscience – non pas seulement le siège d'une pensée, mais d'une raison pratique, donnant toute latitude d'agir. Sauver le passé, sauver le temps de la frénésie du présent : les poètes s'y consacrent avec exactitude. Il faut pour cela travailler à s'affaiblir, à se désoeuvrer, à rendre inopérante cette mise en péril de la temporalité qui saccage l'expérience et méprise l'enfance. “Étonner la catastrophe”, disait Victor Hugo ou, avec Walter Benjamin, se mettre à corps perdu en travers de cette catastrophe lente à venir, qui est de continuation davantage que de soudaine rupture. »
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