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EAN : 9782889441716
268 pages
Slatkine et Cie (07/01/2021)
3.8/5   138 notes
Résumé :
Le roman vrai de Nejiko Suwa, jeune virtuose japonaise à qui Joseph Goebbels offre un Stradivarius à Berlin en 1943, au nom du rapprochement entre l'Allemagne nazie et l'Empire du Japon.
Le violon a été spolié à Lazare Braun un musicien juif assasiné par les nazis. Nejiko n'arrive d'abord pas à se servir de l'instrument. Le violon a une âme. Son histoire la hante.

Après-guerre, Félix Sitterlin, le narrateur, musicien de la brigade de musique de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
3,8

sur 138 notes
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lyoko
  26 mars 2021
Il semblerait que ce roman ai plu. J'ai donc du passer à côté, car je me suis foncièrement ennuyée.
Je ne me suis attachée à aucun personnage. Je ne les ai pas trouvé particulièrement intéressant, fade comme le reste du roman.
D'ailleurs j'ai plus ressenti ce livre comme une biographie. C'est peut-être en partie à cause de cela que je n'ai pas accroché.
Je m'attendais également a plus au niveau musical.
Par contre j'ai été très intéressée par les explications sur la part qu'à eu le Japon lors de cette seconde guerre mondiale. Si les souvenirs d'écolière sont bons (et bien lointain) le Japon n'a jamais été traité avec la seconde guerre mondiale ( sauf bien sûr le conflit US Japon ) par mes enseignants.
Donc une lecture décevante en ce qui me concerne.
J'attendais sans doute plus de romanesque.
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Kittiwake
  25 février 2021
En juin 1943, alors que le Japon s'allie à l'Allemagne une jeune musicienne virtuose se voit offrir un Stradivarius. Instrument mythique qui l'accompagnera pendant toute sa carrière pour le meilleur et pour le pire.

Quelques années plus tard, le narrateur, musicien de jazz, part sur les traces de ce violon qui fait partie des butins de guerre de l'Allemagne nazie.
Dans ce roman plus politique et historique que musical, certes bien documenté , plusieurs aspects m'ont dérangée :
l'approximation des faits qui aboutit à des suppositions, dommageables lorsque l'on cherche une vérité.
Le mélange des genres, faits historiques, extraits de journal, fragments de la vie du narrateur, qui crée un patchwork qui s'éloigne du coeur du sujet.
Et curieusement, assez peu de musique dans tout ça, à part la dernière apparition de la violoniste, le roman est peu porté par une bande son qui aurait pourtant sublimé le récit.
Cela reste une lecture agréable portée par une écriture soignée et qui peut atteindre un public de mélomanes.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Yvan_T
  21 mars 2021
Pour son premier roman, Yoann Iacono nous invite à découvrir l'incroyable destinée de Nejiko Suwa, talentueuse violoniste japonaise.
Le point de départ est un Stradivarius, offert en 1943 par Joseph Goebbels à la jeune musicienne afin de sceller le rapprochement entre l'Allemagne nazie et l'Empire du Japon. En faisant partie des biens confisqués aux Juifs pendant la guerre, ce cadeau n'est finalement pas seulement le symbole de cette union germano-japonaise, mais peut-être également celui de la souffrance du peuple juif. Nejiko Suwa aura en effet du mal à apprivoiser cet instrument tout au long de sa carrière, comme s'il avait une âme…
Le narrateur, lui-même musicien, part sur les traces de ce violon et restitue progressivement toutes les pistes découvertes par l'auteur au fil de plusieurs années d'enquête. de Paris au Japon, en passant par l'Allemagne et les Etats-Unis, le lecteur suit les pas de cette virtuose qui anime cocktails, réceptions et salles de concert, parsemant des notes de musique au coeur des horreurs de la guerre, comme si de rien n'était.
A l'inverse de la plupart des romans sur le sujet, qui s'efforcent de partager un point de vue issu du coeur même du conflit, celui-ci donne l'impression de se dérouler dans la loge VIP de cette Seconde Guerre Mondiale, en compagnie d'une musicienne qui s'interroge certes sur l'origine de son violon, mais qui semble néanmoins totalement déconnectée de la réalité.
Un roman qui manque peut-être d'un brin de profondeur, restant un peu trop en surface des évènements et des personnages pour être un véritable coup de coeur. Mais un ouvrage mêlant politique, histoire et musique, qui livre une approche originale d'évènements historiques méconnus, tout en invitant à réfléchir sur la place de la musique dans la propagande, à l'image de cette jeune femme constamment utilisée comme symbole, que ce soit de l'alliance entre l'Allemagne et le Japon, ou celle entre les États-Unis et son pays natal après la guerre. Faut-il partager son art peu importe le contexte ou le client, de surcroît sur un instrument confisqué au peuple oppressé, ou faut-il, comme certains artistes, par exemple refuser de jouer aux meetings de Trump ?
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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RChris
  04 février 2021
Le roman vrai de Nejiko Suwa, jeune violoniste japonaise à qui Goebbels offrit un violon Stradivarius en 1943, au titre du rapprochement entre l'Allemagne nazie et l'Empire du Japon, persuadé que “la musique est l'art germanique par excellence et qu'elle doit être le coeur de la propagande du régime nazi, une arme d'asservissement”.
Ce violon est-il un Stradivarius ou un Guarneri ? Cet instrument a-t-il été spolié à Lazare Braun, un musicien juif français assassiné par les nazis ?
Si la première question est mineure, la seconde a toute son importance.
Yoann Iacono a mené l'enquête durant trois années. Il s'appuie sur une histoire vraie, en prenant quelques libertés romanesques avec les archives, notamment en restituant des dialogues absents.
Il s'efface derrière le narrateur, Felix Sitterlin, trompettiste, résistant, qui a pris part à la bataille de Paris et a intégré le corps de musique des gardiens de la paix.
Il est chargé de retrouver le violon pour le restituer. Plusieurs années après, il rencontre Nejiko, qui lui confiera son journal intime.
Ce violon bloque Nejiko, ses mouvements sont moins vifs, moins précis, comme s'il freinait la portée de ses gestes, comme s'il était difficile d'amadouer un violon qui a trois siècles d'histoire et a été volé.
“Cet instrument semble vivant, écrit t-elle, impossible de lui faire émettre un son dont il n'a pas envie”.
Il a une âme, c'est un acteur à part entière de ce récit.
Ce livre interroge aussi sur la place de la musique dans la propagande.
Pour un artiste, fallait-il continuer à jouer sous le joug allemand ?
La vie de cette “célèbre violoniste dont la vie romanesque a épousé l'histoire” est une façon d'approcher l'histoire avec un grand H, en faisant un pas de côté.
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Ogrimoire
  18 février 2021
Chez Ô Grimoire, nous aimons les histoires, surtout lorsqu'elles font réfléchir, et nous aimons l'histoire. Alors, forcément, une histoire qui fait réfléchir tout en se situant dans un contexte historique aussi marqué que ces années où les nazis, alliés aux japonais, sont passés tout prêt de prendre le contrôle de notre monde, cela nous parle ! Et quand en plus il y a de ces « détails » qui sont autant de clins d'oeil de l'histoire, se moquant des puissants, alors, c'est tout simplement irrésistible !
Le sujet dont s'est emparé Yoann Iacono est, de ce point de vue, totalement extraordinaire. Et on ne peut qu'acquiescer – ce qui ne nous arrive pas si souvent – à la citation choisie pour agrémenter la quatrième de couverture, une citation de Mark Twain : « si la réalité dépasse la fiction, c'est que la fiction doit rester crédible, pas la réalité ».
Commençons par ce superbe pied-de-nez. Même si cela ne change rien ou presque – l'instrument demeure un violon d'exception -, ce Stradivarius n'en est pas moins, semble-t-il, un Guarneri. Les spécialistes le savent – et, pour ma part, avant de lire ce livre, je l'ignorais -, trois luthiers ont franchi les siècles, Stradivarius, Guarneri et Guadagnini.
Là où ce livre interroge, et prend une véritable ampleur psychologique, c'est dans la lutte intérieure qui se déroule dans la tête de Nejiko Suwa. En effet, rapidement, elle s'interroge sur l'origine de ce violon. Et ne pas parvenir à s'y accorder renforce ses interrogations. Mais est-ce dû à l'âme du violon, aux ondes et à sa « volonté », ou, simplement, est-ce parce qu'elle ne parvient pas à l'apprivoiser ? Et puis, quand elle finit par parvenir à faire corps avec son instrument, et même si elle apprend finalement, par le narrateur, son origine et comment celui qui le lui a offert s'en est indûment emparé, cela ne semble pas la toucher plus que cela.
Certes, personne ne m'a jamais offert de violon du XVIIIe siècle, fusse un Guarneri et non un Stradivarius. Mais si je devais apprendre qu'il s'agit du résultat d'une spoliation, même si je n'en suis pas responsable, ni coupable, je crois que j'aurais du mal à le conserver… Naïveté ? Bêtise ? Peut-être. Mais j'ai trouvé cette réaction de notre violoniste parfaitement décevante. Comme si, finalement, elle le savait depuis le début mais ne voyait pas ce qu'il y aurait de mal à ce « bien mal acquis »…
Et lorsqu'elle finit, à 82 ans, en 2002, par envoyer ses carnets de notes au narrateur, acceptant, en quelque sorte, le dialogue avorté lors de leurs deux premières rencontres – qui sont davantage des télescopages, d'ailleurs -, c'est pour lui annoncer qu'elle a enfermé le violon dans le coffre-fort d'une banque, dont il ne ressortira que lorsque, décédée, son héritage reviendra à son neveu…
Cela, c'est sur le fond. Parlons un tout petit peu de la forme. La véritable difficulté, dans un exercice tel que celui auquel Yoann Iacono s'est livré, c'est de déterminer jusqu'où on fait oeuvre d'historien, et à partir d'où on passe en mode « romancier ». Quelle est la juste limite ? Car ce livre est d'abord et avant tout le résultat, l'aboutissement, de plusieurs années d'enquête, en France, en Allemagne, au Japon, aux États-Unis, nous indique la quatrième de couverture, dans des fonds d'archives inédits. Et on s'attend parfois presque à retrouver un glossaire, des cotes d'archive, une bibliographie circonstanciée, comme dans un mémoire académique. Ce que l'on gagne en précision et en exactitude, le risque est de le perdre en émotion, en intensité.
C'est par exemple le cas, pages 85 et 86, pages 132 et 133, pages 177 et 178, pages 216 et 217, où nous sont proposés des extraits du journal de Nejiko Suwa, ces carnets dont on nous dit qu'elle les a finalement adressés à Félix Sitterlin. Est-ce un effet de style, ou, au contraire, une fidélité ultime aux paroles de Nejiko Suwa ? Ces extraits m'ont parus un peu « secs », et j'ai presque regretté qu'ils ne soient pas intégrés au reste de l'histoire.
Équilibre délicat, disais-je, entre fidélité et émotion. Et équilibre que je ne discuterai pas : c'est la forme que l'auteur a choisie, et elle s'impose.
Mais cela m'amène au seul petit bémol, pour moi. Qui est d'ailleurs davantage un regret qu'un bémol. Comme cet équilibre est forcément instable, j'espérais trouver, à la fin du livre, en quelques pages, un texte de l'auteur expliquant ce qui est directement tiré des documents d'époque, des archives, justement, et ce qui, peut-être, est romancé, crédible mais romancé. J'ai déjà évoqué cet exercice auquel Steve Berry se livre à la fin de chacun de ses livres, à l'occasion duquel il signale tout ce qui est étayé par les sources, et ce qui est du ressort de l'écriture. Ici, par exemple, on trouve sur le web des éléments sur Nejiko Suwa, sur Boris Kamensky, sur Herbert Gerigk – le nazi dont on nous dit qu'il est celui qui aurait fourni le violon à Goebbels -. Mais c'est moins détaillé que dans le livre et, parfois, légèrement discordant. du coup, que et qui croire ? Avoir ce petit texte rendrait, me semble-t-il, encore mieux hommage à cette incroyable enquête !
Ce livre est passionnant, nous racontant, sous une forme inédite, l'horreur de la guerre, la folie des hommes, la violence et son corollaire, l'indicible beauté de l'art. Et l'incomplétude des artistes…
Lien : https://ogrimoire.com/2021/0..
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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
BenedicteNBenedicteN   22 juin 2021
Les luthiers sont médecins de toutes les âmes, celles des instruments comme celles des humains. Voilà pourquoi leur discernement est si grand et leur présence si apaisante pour les musiciens.
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CeliseCelise   22 mai 2021
On dit que les violons ont une âme. Les luthiers parlent toujours à voix basse de cette pièce d'épicéa placée à l'intérieur de la caisse de résonance et située à quelques millimètre du pied droit du chevalet. Le placement de l'âme à l'intérieur de l'instrument se fait quand il est terminé, avec une pointe aux âmes.
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CatFCatF   17 avril 2022
"Cet instrument est davantage qu'un simple encouragement pour votre immense talent. Il symbolise l'unité entre nos deux pays, nos deux peuples. Le perdre ou se le faire voler serait une offense au peuple allemand. Une faute impardonnable qui salirait l'honneur de la nation japonaise tout entière. C'est la raison pour laquelle je vous demande de quitter Paris et de vous installer ici, à Berlin."
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lolols28lolols28   11 mars 2021
Les jeunes musiciens en ont l'intuition, leurs maîtres la certitude : les violons ont une âme mais ils ont aussi une mémoire .
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CatFCatF   18 avril 2022
Cette parodie de justice est si évidente que lorsque les intérêts américains sont concernés, personne n'est inquiété : Oga en veut pour preuve le sort du général Shiro Ishii, responsable des expérimentations bactériologiques de l'unité 731, qui a négocié de ne pas être inquiété en échange de la transmission aux services secrets américains de tous les résultats de ses macabres expériences.
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Vidéo de Yoann Iacono
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