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ISBN : 2264034963
Éditeur : 10-18 (05/09/2002)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 165 notes)
Résumé :
Après le suicide de sa fille aînée, Etsuko, une japonaise installée en Angleterre, se replonge dans les souvenirs de sa vie. Peut-être l’explication du drame demeure-t-elle enfouie dans ce Japon qui, dans les années 50, se relevait des plaies de la guerre et du traumatisme de la bombe...
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  14 septembre 2018
Etsuko, japonaise installée en Angleterre, reçoit pour quelques jours sa fille Niki, née de son second mariage avec un anglais. Entre elles, les paroles se font rares. Niki est venue de Londres pour réconforter sa mère qui vient de perdre Keiko, sa première fille née au Japon. Pourtant, elle ne trouve pas les mots pour évoquer cette soeur qui jamais n'en fut une. Keiko était renfermée, hostile à tout et à tous. Elle n'avait jamais accepté d'être déracinée de son pays natal. Elle considérait l'Angleterre, son beau-père, sa demi-soeur comme des ennemis et restait le plus souvent enfermée dans sa chambre. Elle a fini par se pendre dans le petit appartement qu'elle louait à Londres. Cette fin tragique ramène Etsuko au temps où elle attendait sa naissance avec autant d'impatience que d'appréhension. A cette époque, Nagasaki se relevait courageusement de ses cendres, le Japon tout entier se tournait vers l'avenir et Etsuko, mariée à un salary man très occupé, faisait la connaissance de ses voisines, Sashiko, une jeune veuve et sa fille Mariko.
Premier roman du nobelisé Kazuo Ishiguro et déjà on trouve sa plume subtile, sa façon poétique d'évoquer les choses sans vraiment les dire, sa pudeur et sa délicatesse. Et ben sûr le Japon de l'après-guerre quand le pays s'est confronté au défi de se relever et de se moderniser. Si certains se sont jetés à corps perdu dans ce travail de reconstruction, d'autres ont souffert de l'abandon des traditions et des valeurs ancestrales. A travers les souvenirs d'Etsuko, on découvre Nagasaki dans les années 50. La ville a subi le pire des traumatismes mais veut aller de l'avant, oublier le passé. Etsuko observe les transformations des mentalités et des moeurs. Son mari a refusé de vivre chez son père comme la coutume l'exigeait, son beau-père ne comprend pas l'évolution de la société, la condamnation de ceux qui ont défendu le pays et combattu jusqu'au bout. Et, si elle reste focalisée sur sa grossesse, elle ne peut s'empêcher de s'inquiéter pour sa voisine et sa petite fille trop souvent délaissée. La jeune veuve qui rêve d'Amérique est prête à tout pour partir avec un G.I. vers une autre vie, d'autres possibilités, loin du Japon alors que sa fille refuse farouchement de quitter son pays. Une histoire qui fait écho à celle d'Etsuko qui a fini par émigrer en Angleterre sans le consentement de sa propre fille, alimentant un profond sentiment de culpabilité.
Avec finesse et pudeur, Ishiguro raconte les souffrances des japonais, de ceux qui ont perdu des êtres chers sous la bombe, ceux qui ont vu disparaître leur monde, ceux qui ont quitté leur pays et les souvenirs trop douloureux. Un roman très doux malgré les thèmes abordés, une histoire qu'on ressasse pour la réinterpréter, la comprendre, la redécouvrir. Un coup de coeur.
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Osmanthe
  14 août 2017
Ma première lecture de Kazuo Ishiguro, avec son premier roman, Lumière pâle sur les collines. Une bonne surprise. Etsuko, femme japonaise d'âge mur émigrée dans la campagne anglaise, se souvient après le suicide récent de sa fille aînée Keiko, des événements qui ont marqué sa vie. Keiko, née d'un premier mariage au Japon avec Jiro n'a jamais supporté l'émigration à Londres, six ans plus tôt, la perte de ses racines, se confinant dans la solitude et n'étant proche ni de sa demi-soeur Niki ni de son beau-père aujourd'hui disparu également. Etsuko dans une pudeur et une retenue toute nippone, ne cède pas à l'émotion mais voit resurgir des scènes de vie, des dialogues avec les personnes fréquentées dans son passé japonais à Nagasaki, quelques années après les ravages de la bombe.
À travers la voix d'Etsuko, nous observons ses relations avec son mari Jiro, avec son beau-père Ogata-San, avec une vieille tenancière d'auberge Mme Fujiwara, et avec une amie voisine, Sachiko et sa jeune fille Mariko. Et derrière ces moments et conversations apparemment anodins se dessinent le traumatisme du passé récent, la vie est parfois bien difficile financièrement notamment pour des familles décimées et déracinées (Etsuko va aider Sachiko à trouver un travail chez Mme Fujiwara et devoir lui prêter de l'argent). Si les adultes jeunes rêvent d'une vie meilleure, (Jiro est un bourreau de travail, Etsuko est enceinte de Keiko, Sachiko ne pense plus qu'à émigrer aux États-Unis avec son amoureux américain), les anciens comme Ogata ruminent une nostalgie d'un glorieux passé impérial et semblent ne plus trop comprendre ce qui se passe dans ce monde nouveau qui évolue si vite. Pourtant, l'attachement à cette terre anime aussi la petite Mariko, têtue et si proche de la nature et de ses petits chats, qui pour rien au monde ne voudrait partir...Mais sa mère Sachiko, quelque peu négligente et obnubilée par ses rêves d'évasion américaine, ne prête pas assez attention aux incessantes fugues de sa fille dans les bois alentours. Etsuko s'inquiète pour cette petite fille à la fois garçon manqué et sensibilisée par ses horribles visions encore récentes de la guerre. À juste titre...
Ce roman se lit avec grand plaisir, l'écriture est de qualité, simple et fluide mais sans être indigente. Les dialogues sont intelligents (À comparer avec le trop fréquent enculage de mouches de Murakami !).
Nous comprenons mieux les difficultés qui ont saisi la société japonaise à la fin des années 40, la reconstruction s'étant doublée d'un traumatisme jamais connu avant et d'une profonde transformation de la société, vécu souvent douloureusement comme une perte du monde ancien par la vieille génération. Nous voyons également dans ce contexte les inégalités de revenus accentuées par cette période post-apocalyptique. Nous saisissons aussi l'importance des liens familiaux, ces générations qui vivent sous le même toit, mais qui finissent parfois par peser.
L'auteur utilise le procédé de la répétition pour faire passer l'état d'esprit et le caractère de ses personnages : Ogata tourne en rond dans ses dialogues avec son fils et sa belle-fille, sans doute parce qu'il ne comprend plus ce monde qui change. La petite Mariko en fait de même, elle est obsédée par ses chatons et n'en démord pas. Et face aux réflexions égoïstes et idéalistes de Sachiko, les "Je vois..." répétés d'Etsuko démontrent sa perplexité sur le sens des responsabilités de cette femme.
Ishiguro suggère beaucoup par l'attitude de ses personnages, leurs inter-relations, mais laisse une grande part au non-dit, au mystère...nous devinons qu'Etsuko et Jiro ont divorcé, qu'Etsuko a émigré à Londres avec Keiko, s'est remise en couple avec un britannique, aujourd'hui décédé, qu'elle a eu avec lui sa seconde fille Niki...Mais il reste bien des zones de mystère, confinant même à un certain malaise, face à la répétition de l'histoire personnelle des deux femmes, Etsuko et Sachiko...Comme un cercle, un cycle maudit...A moins qu'Etsuko et Sachiko ne fassent qu'une ?
Un beau roman sur les souvenirs et la mémoire qui s'embrume, sur les déchirements provoqués par la guerre, sur les femmes et leur condition au Japon, la difficulté des relations familiales et inter-générationnelles, les racines géographiques (urbaines ou rurales) et culturelles, sur la résilience, qui laisse le lecteur libre de sa propre compréhension de cette histoire. Et puis j'ai été ému par la personnalité de la petite Mariko, enfant écorchée et définitivement incomprise de sa mère, qui trouve son réconfort dans l'amour obsessionnel qu'elle porte à ses petits chats, jusqu'à sceller son sort au leur.
Merci à toi Lisa...Et bien entendu, je me lancerai prochainement dans l'incontournable Les vestiges du jour.
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Pirouette0001
  10 décembre 2017
Une petite déception. Second roman japonisant de l'auteur, le style en est élégant certes, mais je ne suis pas parvenue à entrer dans cette histoire d'une Japonaise qui, après avoir été mariée au Japon, part en Angleterre. Elle a eu une fille de son premier mariage qui ne supportera pas cette expatriation et se suicidera et une seconde de son nouveau compagnon. L'intrigue se traîne et est restée totalement hermétique pour moi. Pourquoi s'est-elle séparée de son premier mari, pourquoi l'Angleterre, pourquoi... Enfin je vous laisse découvrir. Beaucoup de non-dits à la japonaise certes, mais qui cache selon moi un manque de maîtrise de la narration. Une déception donc.
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cmpf
  26 mars 2017

Émigrée en Angleterre et veuve une seconde fois, Etsuko reçoit pour quelques jours sa fille Nikki née de son second mariage avec un Anglais. Elles parlent peu. Entre elles il y a le suicide de Keiko,' qu'Etsuko a eu avec son premier mari japonais, et qui n'a jamais réussi à s'adapter à son nouveau pays.
Pendant ces jours elle évoque sa vie de jeune femme au Japon. Il y a son mari, parfait représentant de la gent masculine phallocrate, son beau père charmant mais très traditionaliste y compris et même surtout dans l'éducation, son ancien métier. Mais aussi ,sa relation avec Sachiko une femme seule qui recherche un homme susceptible de l'emmener en Amérique avec sa fille Mariko, pourtant hostile à ce beau père possible. Et puis les changements de statut social après la guerre. Pourtant elle ne juge pas, elle rapporte ce qu'elle a vu. Même le comportement de Sachiko qui visiblement la trouble, avec son peu de sentiments maternels malgré ses déclarations et d'une façon générale le décalage entre ses dires et ses actes est observé mais non jugé.
Dans ce livre pas de présentation des personnages et des événements précédents. Nous savons seulement que pendant ce retour sur le passé, nous sommes à Nagasaki au lendemain de la guerre.
C'est mon troisième Ishiguro et à chaque fois on passe d'un univers à un autre. C'est toujours une (bonne) surprise.
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Woland
  23 décembre 2007
A Pale View of Hills
Traduction : Sophie Mayoux
Qu'il s'agisse du magique et surréaliste « Inconsolé » ou de l'onirique « Quand nous étions orphelins », l'oeuvre de Kazuo Ishiguro, écrivain anglophone d'origine japonaise, déçoit rarement et se prête volontiers à plusieurs lectures. C'est que l'art de son auteur s'exprime toujours en demi-teintes et en non-dits, ainsi que le prouve son plus que célèbre « Les Vestiges du Jour. »
« Lumière Pâle Sur Les Collines », dont, par extraordinaire, l'action se situe pour l'essentiel dans le Japon de l'immédiate Après-guerre, très précisément à Nagasaki, ville-martyr, ne contrevient pas à ce principe. Mieux : de tous les romans d'Ishiguro, celui-là est sans conteste celui qu'il faut lire avec le plus grand soin, l'attention la plus éveillée et une lenteur qui confine au rituel d'une authentique « cérémonie du thé". Et, avant tout, il faut s'attacher au titre original du livre - « A Pale View of Hills » - dont la traduction française, plus classique, n'a pas su préserver l'ambiguïté.
L'histoire débute dans la campagne anglaise, où la narratrice, une Japonaise, possède une maison que lui a léguée le Britannique qui fut son second époux. C'est là que la rejoint la fille qu'elle a eue avec Bill, Nikki, jeune fille émancipée qui, d'ordinaire, vit à Londres.
Nikki vient apporter un peu de réconfort à sa mère, qui vient de perdre sa fille aînée, Keiko, née de son premier mariage au Japon. Keiko, transplantée fillette dans un pays qu'elle n'apprécia jamais et par l'entremise du remariage de sa mère avec un homme qu'elle considéra toute sa vie comme un parfait étranger – Keiko ne s'est jamais acclimatée à l'Angleterre. Un jour, elle partit elle aussi pour Londres et elle s'y pendit, toute seule dans son minuscule appartement. Pour sa soeur cadette comme pour sa mère, le deuil est récent et, inévitablement, les deux femmes vont s'en entretenir.
Et puis – et surtout – Etsuko, la narratrice, laisse affleurer à nouveau à la surface de ses souvenirs tout son passé à Nagasaki et cet étrange été où, pendant quelques semaines, alors qu'elle attendait la naissance de Keiko, elle se lia d'amitié avec la plus solitaire de ses voisines, Sachiko, une jeune veuve qui élevait sa fille, la petite Mariko, pour laquelle Etsuko devait se prendre de sympathie.
A partir de là, sous peine d'en révéler ses subtilités, il me devient impossible de résumer l'intrigue. Qu'il vous suffise de savoir qu'on devine rapidement le mélange de fascination et de répulsion qu'Etsuko ressent envers Sachiko, femme cynique, hautaine et émancipée, bien décidée à épouser Frank, un soldat américain, afin de s'ouvrir une vie nouvelle sur un continent nouveau. Que la petite Mariko, que le lecteur, comme Etsuko, voit trop souvent laissée à elle-même et à son imaginaire, ne cache pas son hostilité à pareil projet importe peu à cette mère si peu maternelle et dont on est tenté de croire qu'elle voit en son enfant plus un boulet qu'une fillette à aimer et à protéger.
Lentement, sûrement, implacablement, Ishiguro mène son lecteur à l'étonnante conclusion de son roman, conclusion devant laquelle on se frotte les yeux tant on reste ébahi par la subtilité du texte. Puis, on repart une ou deux pages plus loin, on les relit et, comme cela ne suffit pas, on repart encore un peu plus loin dans les pages déjà lues, on fouille, on cherche … Une trace, une preuve, un mot plus révélateur qu'un autre … Mais ce n'est qu'au bout de plusieurs lectures et d'infiniment de patience qu'on finit par apercevoir ce « pâle éclairage sur les collines », le mot « éclairage » devant être pris ici dans le sens de « point de vue. » ;o)
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
OsmantheOsmanthe   15 août 2017
"Bonjour, Mariko-San, lançai-je. Tu te souviens de moi ?"
Elle cessa de caresser le chat et leva les yeux.
"Nous avons fait connaissance l'autre jour, poursuivis-je. Tu te rappelles ? Tu étais au bord de la rivière".
Rien, dans l'attitude de la fillette, ne montrait qu'elle me reconnut. Elle me regarda un moment, puis se remit à caresser son chat. Derrière moi, j'entendais Sachiko qui préparait le thé sur le réchaud à foyer ouvert, au milieu de la pièce. J'étais sur le point d'aller vers elle lorsque Mariko dit brusquement : "Elle va avoir des chatons.
- Ah oui ? C'est bien, ça !
- Vous voulez un chaton ?
- C'est très gentil à toi, Mariko-San. Nous verrons. Mais je suis sûre qu'ils trouveront tous des maisons agréables.
- Pourquoi est-ce que vous ne prenez pas de chaton ? demanda l'enfant. L'autre femme a dit qu'elle en prendrait un.
- Nous verrons, Mariko-San. Qui était cette autre dame ?
- L'autre femme. La femme qui vit de l'autre côté de la rivière. Elle a dit qu'elle en prendrait un.
- Mais je crois qu'il n'y a personne, de l'autre côté, Mariko-San. Sur l'autre rive, il n'y a que des arbres, de la forêt.
- Elle a dit qu'elle m'emmènerait chez elle. Elle vit de l'autre côté de la rivière. Je ne suis pas allée avec elle."
Pendant une seconde, je regardai l'enfant. Puis une idée me vint et je ris.
"Mais c'était moi, Mariko-San. Tu ne te rappelles pas ? Je t'ai proposé de venir chez moi pendant que ta mère était en ville."
Mariko leva à nouveau les yeux vers moi. "Pas vous, dit-elle. L'autre femme. La femme de l'autre rive. Elle est venue ici hier soir. Pendant que maman n'était pas là.
- Hier soir ? Pendant que ta mère n'était pas là ?
- Elle a dit qu'elle m'emmènerait chez elle, Mais je ne suis pas allée avec elle. Parce qu'il faisait noir. Elle a dit qu'on pouvait prendre la lanterne - elle indiqua une lanterne accrochée au mur - Mais je ne suis pas allée avec elle. Parce qu'il faisait noir."
Derrière moi, Sachiko s'était levée et regardait sa fille. Mariko se tut, puis se détourna et se remit à caresser son chat.
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PiatkaPiatka   25 octobre 2016
Au fil des années, j'en suis venu à apprécier l'art culinaire. C'est un art tout aussi noble, j'en suis convaincu, que la peinture ou la poésie. Si on ne l'apprécie pas, c'est simplement que le résultat en disparaît trop vite.
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clarinetteclarinette   30 août 2009
Peut-être mon souvenir de ces évènements est-il devenu flou avec le temps ; peut-être que les choses ne sont pas passées exactement comme je me les remémore aujourd'hui. Mais je me rappelle avec une certaine netteté le sortilège troublant qui semblait nous lier toutes les deux, debout dans les ténèbres qui s'épaississaient, contemplant cette forme qui gisait plus loin sur la berge. Enfin, l'envoûtement fut rompu, et nous nous mîmes à courir. Arrivée un peu plus près, je vis Mariko roulée en boule, les genoux repliés, nous tournant le dos. Sachiko atteignit notre but un peu avant moi car ma grossesse me ralentissait ; elle se tenait près de l'enfant lorsque je la rejoignis. Les yeux de Mariko étaient ouverets et je crus d'abord qu'elle était morte. Mais je les vis bouger et se lever vers nous ; ils nous fixaient avec un regard étrangement vide.
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nounours36nounours36   16 octobre 2017
Je n’ai jamais vu la chambre de Keiko à Manchester, la chambre où elle est morte. De telles pensées peuvent sembler morbides chez une mère, mais lorsque j’ai appris son suicide, la première chose qui m’est venue à l’esprit – avant même d’accuser le choc –, ce fut de me demander combien de temps elle était restée dans cet état avant qu’ils la découvrent.
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PiatkaPiatka   26 octobre 2016
L'objet du jeu d'échecs, c'est le maintien de stratégies cohérentes. C'est à dire qu'il ne faut pas renoncer quand ton adversaire détruit un de tes plans : il faut immédiatement mettre en marche le plan suivant.
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Videos de Kazuo Ishiguro (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kazuo Ishiguro
La librairie a présenté son "coup de coeur" dans le cadre de l'émission de RTL "Les Livres ont la Parole" le 12 avril 2015. Gaëtane a évoqué "Le Géant Enfoui" de Kazuo Ishiguro.
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