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Catherine Bouretz-Izzo (Illustrateur)
ISBN : 2290308714
Éditeur : J'ai Lu (14/05/2007)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Bouche ouverte / au silence inépuisable.
/ Seul fracas : les montagnes dévalant leur à-pic. / J'avoue ma chair périssable, / et ma langue déglutit / le passé dénommé. / De mon corps au paysage, toujours, / l'espace désertique des mots. / Il pleut à travers mes os.
Cheminant dans le silence des pierres, sous le soleil implacable de sa Méditerranée, le poète traque le temps et les illusions. Il est magnifiquement accompagné par Catherine Bouretz-Izzo, d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Fifrildi
  09 juillet 2017
Oserais-je le dire? Ce livre traînait dans ma pal depuis 2003... mieux vaut tard que jamais!
Il s'agit d'un recueil de poésie publié en 1999. J'aime beaucoup la poésie... quand elle me parle. Ici, elle ne m'a pas dit grand chose.
Les photographies de Catherine Bouretz-Izzo sont en noir et blanc et de mauvaise qualité. Elles représentent des pierres.
Je vais terminer sur un extrait que j'ai beaucoup aimé :
"Le silence émergé des crêtes
s'effiloche entre les doigts.
La vie passe."
Challenge multi-défis 2017 (33) - L'auteur est marseillais.
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lehibook
  16 décembre 2019
Izzo n'est pas qu'un auteur de polar c'est également un poète qui fut , entre autre , l'ami de Gianmaria Testa le chanteur italien qui a mis en musique certains de ses textes.Ses poésies révèlent un homme torturé et une Provence plus gionienne que pagnolesque.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
MalauraMalaura   10 juillet 2012
Soif d'avoir soif.

Et l'eau bue jusqu'à la cécité bleue
des océans érigés en écritoire.

Et l'abondance des mots, à blanc,
jusqu'à l'à-pic dérisoire des pages nues.

Ne rien écrire qui ne soit vu.
Ne rien dire qui n'ait été écrit.

Alors, dans ce silence à couper au regard,
s'abreuver
aux seuls chemins qui se refusent
et s'insoumettre
à l'ordre des choses.

Alors encore, d'immobilisme
renverser le paysage,
se hisser à l'écume des houles annonciatrices
des jours mourants.

La chute d'une hirondelle
n'empêchera pas le retour du printemps.
+ Lire la suite
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MalauraMalaura   19 septembre 2012
...Et des mots se cherchent dans ma bouche. Désespérément. Des mots de glaise, d'ocre vif. Ils se rassemblent alors que le silence maçonne entre ciel et terre la paroi abrupte sur laquelle le temps s'écorche. Et moi : les doigts en sang qui ne savent plus écrire les noms d'hier...
J'avoue :
Je suis immobile
dans la mobilité pressante des heures.
Là,
et tout l'espace sur le dos
tout l'héritage
pesant.
+ Lire la suite
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MalauraMalaura   08 juillet 2012
Comme si

...mais la mer semble lointaine. Du sable, il ne me revient que l'odeur. Flux qui remonte, à contre-courant, vers l'intérieur.

Terre de rêveries, des amours, des persécutions. L'argile a-t-elle un coeur, et où donc bat sa vie ? J'use les chemins jusqu'à leur frontière faîtière - lieu de l'espace innommé -, là où sans doute le jour reconstitue ses forces.

Comme si le silence assumait tous les vacarmes.
+ Lire la suite
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FifrildiFifrildi   09 juillet 2017
Comme si le silence assumait tous les vacarmes -
... mais les heures qui s'amoncellent ne font pas la montagne ni même la colline. A peine un fardeau de plus sur les épaules. J'avance et j'oublie les chants qui me firent naître. Je voudrais me souvenir : et c'est déjà le reflux... Seuls des noms jonchent ma mémoire, telles ces pierres dispersées par les siècles, sans chair, sans parole.
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coco4649coco4649   14 août 2015
Arête faîtière


III
Érosion des lèvres à désapprendre.

J'ai dévidé les mots de ma mémoire

rêvant le roc
où écorcher
accrocher quelques lambeaux
d'hier.

L'air s'écoule
au creux d'une combe.

Douleur claire.

Dérive.

Dans l'ombre des chênes survivants,
je ne réponds plus.

p.27
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Videos de Jean-Claude Izzo (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Claude Izzo
"Total Khéops" de Jean-Claude IZZO a été adapté au cinéma en 2002 par Alain Bévérini, avec Richard Bohringer et Marie Trintignant : extrait du film.
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