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Georges Lemoine (Illustrateur)
ISBN : 2070612589
Éditeur : Gallimard Jeunesse (15/03/2007)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 147 notes)
Résumé :
Un matin du mois d’octobre, Lullaby décide de ne plus aller en cours. Elle écrit à son père, glisse dans un sac quelques objets et, empruntant le chemin des contrebandiers, part en direction de la plage. Un petit garçon qui revient de la pêche, une jolie maison grecque, mais surtout le soleil et la mer remplissent ses journées d’ivresse et de liberté. Un jour, pourtant, il faut revenir à l’école. Qui donc voudra croire à son étrange voyage ? Une rêverie adolescente ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
  15 octobre 2016
Lullaby, comme une berceuse qui nous emmène au pays des rêves, où le corps s'endort pour éveiller les sens et communier avec la nature; le soleil, la mer et le vent.
Lullaby quitte le lycée pour s'offrir une balade au goût salé, au goût de solitude, pour y trouver son essentiel, pour s'évanouir ou se fondre avec "le mince fil de l'horizon, là où il y avait le pli entre le ciel et la mer".
Un roman jeunesse d'une grande qualité, court, léger, poétique et riche en sensations. Les illustrations sont également d'une grande finesse, entre ombre et lumière.
Voyage onirique qui m'a fait penser à la nouvelle "Tipassa" dans Noces de Camus.
Après "Voyage au pays des arbres", "Tempête : Deux novellas" et "Lullaby", j'aimerais continuer à découvrir cet auteur.
Commenter  J’apprécie          543
nateag-oilebab
  30 août 2010
Voici un magnifique (petit) livre, reposant, onirique et très détendant. Un style littéraire très particulier, où différentes techniques sont utilisées pour mettre le lecteur dans l'ambiance calme qui règne dans cette histoire.
Pour tout ceux et celles qui sont stressés, fatigué, dépressifs, ou bien tout simplement rêveurs.
à lire absolument.
Commenter  J’apprécie          260
Rhl
  28 mars 2016
Un jour, Lullaby décide de ne plus aller au lycée. Elle va alors passer ses journées sur cette plage qui l'enchante, prendre le soleil devant la belle maison grecque, se laisser porter par le vent...
Une belle escapade, à la fois mystérieuse, poétique et contemplative. L'auteur nous invite à suivre Lullaby, en lâchant un peu prise, en s'éloignant le temps d'une lecture de nos repères habituels pour une courte errance en bord de mer.
Les fines, épurées et poétiques illustrations de Georges Lemoine sont sublimes et s'harmonisent parfaitement avec l'atmosphère du récit.
Comment les jeunes lecteurs accueillent-ils cette lecture ? Je suis vraiment très curieuse de le savoir !
Commenter  J’apprécie          220
cathe
  20 septembre 2015
Ici c'est une adolescente qui, un jour, décide de ne plus aller au lycée... pour aller voir la mer. Elle va marcher, marcher, le long du sentier des contrebandiers qui longe la mer jusqu'à ce qu'elle arrive à une petite maison blanche au nom grec et qu'elle s'y pose. Chaque jour elle continuera à marcher le long de la mer en poursuivant un dialogue imaginaire avec son père qui est en Iran. Contrairement au jeune garçon de l'autre histoire, elle est encore reliée au monde et son errance s'accompagne de lettres et de pensées vers son père ou un de ses profs préférés. D'ailleurs elle reviendra dans la réalité après cette parenthèse, mais qui va bien pouvoir comprendre ce qu'elle a vécu, là, toute seule pendant tous ces jours ?
Encore une fois la magnifique prose de le Clezio donne toute la douceur possible à cette belle histoire.
Commenter  J’apprécie          140
terryjil
  22 septembre 2015
Saviez-vous que lullaby signifie berceuse en anglais?
Si vous aimez déambuler sans but, pour le plaisir, si l'art de ne rien faire ne signifie pas pour vous perdre son temps, si vous êtes capable de rester immobile des heures devant un paysage sans vous impatienter, alors vous pourrez comprendre ce livre.
Fille aux parents absents, dont le lycée semble le seul environnement, Lullaby décide de se décadrer quelque temps. Elle se transforme en une sorte de coquille creuse qui se remplit de sensations. La plage est une sorte d'île déserte et enchantée (champs lexicaux de la piraterie et de la magie) où ne passent que de rares visiteurs: l'un amical (le garçon à lunettes), l'autre inquiétant (l'homme ) sorte de résurgence des contrebandiers...
Le début de l'escapade est insouciant: elle écrit des lettres à son père, se baigne, découvre la maison mystérieuse, se souvient. Une seconde partie nous conte les habitudes qu'elle prend, l'épanouissement des sensations qu'elle éprouve, seule sur la plage, livrée aux éléments. Mais l'irruption dans cet univers d'un jeune garçon, puis d'un inconnu qui lui fait peur, rappelle l'existence du monde extérieur. Lorsqu'elle revient, tout lui paraît incohérent, le lycée froid, les adultes hostiles; seul M Filippi, un professeur, peut-être capable de se souvenir de sa propre jeunesse, semble comprendre...
Ecrit en 1978 ( Lullaby porte un blouson marron, un pull de laine verte et un pantalon de velours brun...), ce livre fait très libération des perceptions, mais sans drogue, et nous emmène dans une parenthèse sans obligations (mais pas sans repères) paisible et féerique (la berceuse d'Ariel).
Les dessins de Georges Lemoine, fins, épurés et aériens, correspondent merveilleusement bien à l'ambiance du texte.
Un très beau livre, dans lequel on peut sentir la chaleur du soleil, entendre le vent, goûter le sel des embruns... et savourer un instant de solitude choisie.
+ Lire la suite
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   15 octobre 2016
Il y avait le silence, surtout, un silence si grand et si fort que Lullaby avait l'impression qu'elle allait mourir. Très vite, la vie se retirait d'elle et partait, s'en allait dans le ciel et dans la mer. C'était difficile à comprendre, mais Lullaby était certaine que c'était comme cela, la mort. Son corps restait où il était, dans la position assise, le dos appuyé contre la colonne blanche, tout enveloppé de chaleur et de lumière. Mais les mouvements s'en allaient, se dissolvaient devant elle. [...]
Cela partait vite, en avant, lancé dans l'espace vers la lumière et la mer. Mais c'était agréable et Lullaby ne résistait pas. Elle ne fermait pas les yeux. Les pupilles agrandies, elle regardait droit devant elle, sans ciller, toujours le même point sur le mince fil de l'horizon, là où il y avait le pli entre le ciel et la mer.[...]
Il n'y avait presque plus de mouvements, presque plus de vie en elle, seulement son regard qui s'élargissait, qui se mêlait à l'espace comme un faisceau de lumière.
+ Lire la suite
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nateag-oilebabnateag-oilebab   30 août 2010
Lullaby s'assit sur la véranda, le dos appuyé contre une colonne, et elle regarda la mer devant elle. C'était bien, comme cela, avec seulement le bruit de l'eau et le vent qui soufflait entre les colonnes blanches. Entre les fûts bien droits, le ciel et la mer semblaient sans limites. On n'était plus sur Terre, ici, on n'avait plus de racines.
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brigitte-jarrybrigitte-jarry   05 octobre 2013
Le vent revenait d'un seul coup, secouait durement ses cheveux et ses habits, comme pour tout remettre en ordre.
Lullaby aimait bien ce vent-là. Elle voulait lui donner des choses, parce que le vent a besoin de manger souvent, des feuilles, des poussières, les chapeaux des messieurs ou bien les petites gouttes qu'il arrache à la mer et aux nuages.
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brigitte-jarrybrigitte-jarry   05 octobre 2013
Lullaby était pareille à un nuage, à un gaz, elle se mélangeait à ce qui l'entourait. Elle était pareil à l'odeur des pins chauffés par le soleil, sur les collines, pareille à l'odeur de l'herbe qui sent le miel. Elle était l'embrun des vagues où brille l'arc-en-ciel rapide. Elle était le vent, le souffle froid qui vient de la mer, le souffle chaud comme une haleine qui vient de la terre fermentée au pied des buissons. Elle était le sel, le sel qui brille comme le givre sur les vieux rochers, ou bien le sel de la mer, le sel lourd et âcre des ravins sous-marins.
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brigitte-jarrybrigitte-jarry   05 octobre 2013
Je t'écris sur une toute petite plage, elle est vraiment si petite que je crois que c'est une plage à une place, avec un embarcadère démoli que lequel je suis assise (je viens de prendre un bon bain). La mer voudrait bien manger la petite plage, elle envoie des coups de langue jusqu'au fond et pas moyen de rester sèche.
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Vidéo de  J. M. G. Le Clezio
Tatiana de Rosnay avec Augustin Trapenard dans 21 CM Après l?océan Indien avec JMG le Clézio, Augustin Trapenard traverse la Manche pour aller rejoindre Tatiana de Rosnay sur les terres de sa mère. L?auteure du best-seller Elle s?appelait Sarah (près de 12 millions d?exemplaires vendus) a choisi de recevoir l?équipe de 21CM à Monk?s House, dans le Sussex au sud de l?Angleterre. https://www.actualitte.com/article/monde-edition/tatiana-de-rosnay-avec-augustin-trapenard-dans-21-cm/89079
Première diffusion ce 13 juin à 22 h 35 sur Canal +.
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