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EAN : 9781095438404
L' Iconoclaste (30/08/2017)
3.77/5   1299 notes
Résumé :
Vallée de l’Asse. Provence. Été 1965. Il vit dans une station-service avec ses vieux parents. Les voitures qui passent sont rares. Shell ne va plus à l’école. Il est différent. Un jour, il décide de partir. Pour aller à la guerre et prouver qu’il est un homme.
Mais sur le plateau qui surplombe la vallée, nulle guerre ne sévit. Seuls se déploient le silence et les odeurs du maquis. Et une fille, comme un souffle, qui apparaît devant lui. Avec elle, tout s’inv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (319) Voir plus Ajouter une critique
3,77

sur 1299 notes
Été 1965. C'est en bordure de la vallée de l'Asse, dans une station-service obsolète, que vit le jeune garçon, âgé de 12 ans. Ça fait déjà quelque temps qu'il ne va plus à l'école. Depuis que le médecin a estimé qu'il était trop différent des autres. Alors, pour s'occuper, et après un temps d'apprentissage conséquent, il a le droit maintenant de remplir les réservoirs des rares voitures qui passent par là. Affublé de son blouson Shell que son père lui a donné, le sourire aux lèvres, il est heureux comme ça. Il n'embête personne et personne ne l'embête. Mais, le jour où il trouve un paquet de cigarettes et décide d'en fumer une, il manque de mettre le feu. Ses vieux parents se fâchent et appellent sa grande soeur, se plaignant de leur âge avancé pour s'occuper correctement de lui, sous-entendant que quelqu'un viendra le chercher bientôt. Pour prouver qu'il est un homme aux yeux de ses parents, il décide de partir faire la guerre...

Sur ce haut plateau perdu de Haute-Provence, celui qui se fera appelé Shell par sa reine va vivre des jours incroyables. Redoutant que ses parents ne le placent dans un institut spécialisé, le jeune garçon, parti pour faire la guerre afin de devenir un homme, un vrai, mais n'ayant croisé ni champ de bataille ni ennemi à abattre, va rencontrer la jolie et fantasque Viviane, une jeune parisienne en vacances. Au coeur de cette Provence magnifique, silencieuse et sauvage, sous un soleil écrasant, les deux jeunes adolescents vont nouer des liens singuliers. Jean-Baptiste Andréa nous plonge dans une ambiance onirique, presque surnaturelle, un peu hors du temps. Il décrit avec justesse et poésie les pensées de Shell, le regard qu'il porte sur lui, le rapport qu'il entretient avec les autres et le monde qui l'entoure. Shell, héros lunaire et doux-rêveur, est terriblement attachant. Une parenthèse enchanteresse et une véritable ode à la liberté et aux rêves. Un roman lumineux et sensible sur la différence.
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1965. Exclu de l'école pour rejoindre bientôt un établissement spécialisé, Shell, douze ans et différent, décide de prouver qu'il n'est plus un enfant en partant faire la guerre. Sa fugue le conduit dans les hauteurs qui surplombent la station-service où il vit avec ses parents, dans les Alpes de Haute-Provence. Il y fait deux rencontres : une fille de son âge, en qui il ne tarde pas à voir la grande amie qu'il n'a jamais eue et pour qui il serait prêt à tout, et un vieux berger solitaire qui a ses raisons de se faire discret dans le maquis.


Comme dans Cent millions d'années et un jour, les protagonistes de Jean-Baptiste Andrea préfèrent quitter leur triste quotidien dans la vallée et le rude monde des hommes ordinaires, pour courir après leurs rêves et chercher la paix dans la solitude de la montagne. Dans les deux livres, le conte s'avère bien cruel et le prix à payer exorbitant.


L'innocence de Shell nous ouvre les portes d'un univers de tendresse et de fraîcheur, où, le temps d'une parenthèse que l'on sait bien devoir se refermer, comme une sorte de moment de grâce fragile et fugace, s'épanouit un amour pur et lumineux, touchant et merveilleux. Comme on aimerait faire durer ces instants et protéger la candeur de Shell de l'inévitable retour à la réalité ! Mais le serrement de coeur prémonitoire du lecteur se terminera bien dans les larmes.


Shell n'est-il pas l'incarnation de l'enfant tué en chacun d'entre nous, forcé de grandir et de perdre son innocence et ses illusions à son entrée dans l'âge adulte ? La mort est-elle le prix qu'il faut être prêt à payer pour préserver ses rêves ?


Ce premier roman court et poétique, beau et cruel, porte déjà les germes d'une thématique qui semble chère à l'auteur, explorée ici à l'émouvante hauteur d'un enfant plus vulnérable que les autres. Coup de coeur.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Shell, nom d'emprunt ou véritable nom, je l'ignore, est un jeune garçon de douze ans, en marge de la société puisque sa tête ne grandit pas aussi vite que son corps. Il est différent. Il perçoit mal ou mieux les recoins du monde, c'est selon. Il a aussi une imagination débordante où il se met en tête d'aller à la guerre pour devenir un homme, un grand.
Il fugue pour rejoindre ce monde qui semble l'attendre. Mais nulles batailles à l'horizon. Les soldats se sont tus, laissant la place à une nature sauvage et épurée, une Provence chatoyante sous le soleil éclatant de l'été. C'est loin des hommes là-bas dans la nature qu'il rencontre Viviane, une petite fille de son âge qui vit elle aussi dans un monde fantasque. Viviane deviendra sa reine. Sa confidente, son amie, son alter ego. Lui qui n'a jamais eu d'amis, lui qui n'a jamais joué avec personne, il trouve en Viviane cet élan de liberté et de confiance pour colorer son monde.

Dans une réalité parfois difficile, on reconnaît ici tout le pouvoir de la résilience à travers l'imagination, qui est une force incroyable pour s'accrocher à meilleure terre que la réalité.

Je n'ai peut-être pas compris toutes les subtilités dont regorge ce roman, je pense avoir cerné le message principal, le voyage onirique dans un monde plus beau.
La capacité à rêver, à imaginer est un don merveilleux pour tous ces êtres perdus dans un monde incompris.
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Drôlement tendre ce livre, terriblement attachant son héros, ce jeune garçon prénommé Shell. Ce roman est une parenthèse enchanteresse faisant la part belle aux êtres différents, cabossés, ceux que l'on moque, que l'on regarde étrangement, ceux que l'on relègue instinctivement loin de soi, aux confins, ceux que l'on bat aussi parfois…les encombrants, les gênants, les brimés, ces êtres dont on ne sait que faire.

Provence dans les années 60. Nous sommes dans la vallée de l'Asse, une vallée reculée à l'habitat dispersé et parsemé, en plein coeur des Alpes de Haute-Provence. Shell vit avec ses parents qui tiennent une vieille station-essence, aux deux pompes faméliques et désuètes, à 10 kilomètres du premier village. Autrefois c'était une station Shell d'où le blouson qui appartient au garçon avec ce mot écrit en gros dessus et dont il est fier. Avec son blouson sur le dos, le petit lave les pompes ou fait le plein aux rares clients. du fait de ventes insuffisantes, le pompiste a du changer d'enseigne.
Le jeune garçon est très seul, sans frère et soeur, sans voisin, sans ami. Il a quitté l'école alors qu'il n'a que 12 ans, parce que ça ne se passait pas bien, ni pour les apprentissages, ni avec ses camarades de classe qui ne cessaient de le harceler. Il n'est pas adapté au système scolaire classique, le médecin l'a estimé trop différent des autres pour continuer une scolarité normale.

Nous découvrons au fil des pages qu'il n'est en effet pas comme les autres et qu'il fait souvent des "bêtises" comme mettre le feu à la garrigue qui a failli dévaster la montagne, par exemple, cet été 1965, sans le faire exprès...C'est un petit garçon dont la tête n'a pas grandi, qui comprend tout au premier degré, qui a une simplicité d'entendement, le genre de garçon qualifié dans les villages ruraux d'idiot du village. Un « moteur de 2CV » dans sa tête mais avec une carrosserie « d'Alfa Roméo Giulietta » comme lui-même nous l'explique.

« Ma tête, au contraire, elle était grande, bien plus grande que celle des autres. C'était le monde qui était petit, et je ne voyais pas comment on pouvait faire rentrer quelque chose de grand dans quelque chose de petit ».

Ne voulant pas être mis dans un institut spécialisé et désireux de prouver à ses parents qu'il est devenu grand maintenant, qu'il est désormais un homme, il décide de fuir la station en pleine nuit, un grand sac en bandoulière et la 22 long rifle de son père, pour partir à la guerre, celle qu'il voit à la télé, télé toujours allumée et véritable membre de la famille d'ailleurs. Mais cette guerre, il ne sait pas où elle a lieu et c'est sur un plateau que son errance le porte, là où il décide de rester un peu et là où il fait la connaissance de Viviane, jeune parisienne qui passe ses vacances là. Elle est la Reine, elle va devenir sa Reine.

« Elle avait une drôle de voix rauque, une voix de femme qui n'allait pas avec son corps de fille. Elle était très mince, tellement qu'elle avait l'air de pouvoir se glisser entre deux rafales de vent sans déranger personne. Ses cheveux étaient courts et blonds avec une longue mèche sur le front, un genre de coupe de garçon. Mais ce sont ses yeux qui m'ont frappé, et quand je dis frappé, j'ai vraiment eu l'impression de recevoir un coup, parce qu'ils avaient l'air en colère et que je n'avais rien fait ».

Elle va venir le voir tous les jours, lui trouver une bergerie abandonnée pour qu'il puisse se cacher et dormir, lui apporter à manger, jouer avec lui. Pendant ce temps les gendarmes le recherchent.
Elle va surtout lui raconter son Royaume, dicter ses règles et ses commandements de Reine, et ensemble, ils vont réinventer le monde, un monde empli de poésie, d'innocence, de secrets et de serments, loin, très loin de la réalité qui les fait souffrir tous deux d'une façon différente. Viviane obsède Shell. Elle est jolie, espiègle, forte, fantasque et il est prêt à tout pour elle…Or, un jour, elle ne revient pas, après plusieurs jours d'attente, quasi inanimé, Shell est recueilli par le berger, Matti, qui vit toute l'année sur le plateau…

Ce qui est formidable dans ce court roman est que parole est donnée au petit Shell dont on découvre le monde, les brimades, l'errance, la rencontre avec Viviane puis Matti, les angoisses, à travers son regard. Cette vision d'un enfant, d'un enfant attardé qui plus est, donne au récit un ton frais et pur, un regard décalé, drôle et innocent. Très touchant le plus souvent. Ses étonnements, ses émerveillements, ses ressentis sont d'une poésie renversante. Ses pudeurs, d'une innocence délicate.

« J'ai aspiré une grande bouffée de nuit, une odeur âcre d'église, d'ardoise et de sarriette (…) Enfin le jour s'est levé, je me suis tourné vers lui. C'était une eau rouge qui montait à l'horizon et qui coulait sur le plateau par seul côté où il n'était pas fermé, ce même plateau vers lequel j'allais bientôt tomber, même si je ne le savais pas encore évidemment. Et tout d'un coup la lumière rouge est devenue blanche, le plateau s'est mis à briller, c'était le plus bel endroit du monde. Un gros rocher dépassait des champs, je suis allé m'allonger contre pour dormir. Avant de fermer les yeux, j'ai vu un sainfoin flou avec une grosse fleur pourpre. Sur la tige, un scarabée couvert de rosée grimpait vers le soleil ».

Nous sommes touchés non seulement par ce que vit et ressent Shell, marqués par son innocence, portés par son amour, mais, à travers son regard et ses mots, dans le récit offert, nous touchons du doigt doucement les faiblesses et inaptitudes de Viviane et Matti. Trois êtres cabossés à leur manière. Trois êtres à la lisière de la société et du monde adulte « normal » qui manque souvent cruellement de poésie.


Ce roman est un véritable hymne à la différence, à la tolérance et à la liberté qui permet de retrouver avec bonheur notre âme d'enfant. En tout cas, c'est certain, Jean-Baptiste Andréa a dû la conserver la sienne, son âme d'enfant, pour nous offrir une histoire d'enfants aussi magique, aussi poétique et aussi belle ! Sans oublier cet humour entremêlé au tragique qui fait de ce roman un récit délicat sans fioriture ni mièvrerie, sans jugement ni pathos. Pas étonnant qu'il est reçu le prix du premier roman en 2017 ainsi que le prix Fémina des lycéens cette même année. Un auteur dont je vais poursuivre avec bonheur la découverte !



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Je ne cesse de me dire qu'aimer lire est une grande chance. Bien qu'étant en Bretagne et aujourd'hui sous la pluie, j'ai pu passer mon après-midi dans la montagne sous un soleil de plomb ! J'ai en plus pu faire connaissance d'un jeune garçon surnommé Shell et de sa reine Viviane ainsi que de Matti, un berger d'une grande et belle humanité. Pendant quelques heures je n'ai vu ni la pluie ni été polluée par la morosité ambiante. J'ai été emportée par la poésie de Shell, par son innocence, sa naïveté mais aussi et surtout par son amour. La différence de Shell m'a émue et m'a confirmée, ô combien la soi-disant normalité peut nous éloigner de l' essentiel.
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critiques presse (4)
Culturebox
15 décembre 2017
"Ma Reine" est un conte initiatique qui met en scène dans la vallée d'Asse la vie de Shell, un enfant différent, parti faire la guerre parce qu'il veut devenir adulte. En chemin, il croise Viviane, qui va devenir "Sa Reine". Un premier roman touchant, couronné par plusieurs prix.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Culturebox
07 décembre 2017
Une histoire d'amour sombre et déchirante, vue à hauteur d'enfant.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique
20 septembre 2017
C’est un premier roman tout en finesse, cristallin, poétique, un texte qu’on goûte avec délectation. Avec "Ma reine", le réalisateur et scénariste Jean-Baptiste Andrea (Saint-Germain-en-Laye, 1971) nous emporte dans un univers en marge et ce, à plusieurs égards.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Culturebox
04 septembre 2017
Un premier roman très cinématographique, dont l'action se déroule en Provence : l'histoire d'une amitié née dans le maquis entre un garçon un peu différent et une fille jolie et intrépide, qui va devenir "Sa Reine".
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (144) Voir plus Ajouter une citation
Tout d'un coup une colère noire m'a pris, une colère énorme à boucher la vallée. Contre les cordelles, contre Viviane qui m'avait écrit une lettre que je ne pouvais pas lire, contre moi et tous mes problèmes, contre mon père qui n'aimait personne, contre ma mère qui lui pardonnait, contre les fourmis qui trouvaient toujours un moyen de rentrer dans ma chambre quand j'étais sûr d'avoir bouché tous les trous. Contre le grille-pain qui brûlait les tartines même en position 1. Contre la faim et la soif qui ne servaient à rien. Et puis encore contre cette foutue lettre et tous ses secrets, je l'ai prise à deux mains et je l'ai déchirée, j'ai déchiré des morceaux de plus en plus petits jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à déchirer. Ce qu'elle disait, sa lettre, à Viviane, je m'en foutais. Çà ne devait pas être important , sinon elle aurait attendu que je revienne pour me le dire. Et si c'était important c'était bien fait pour elle, elle aurait dû réfléchir avant d'écrire à un imbécile.
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On a fait un jeu, c'est elle qui a eu l'idée, il fallait trouver la coccinelle avec le plus de points. Au début, j'ai eu du mal, je trouvais beaucoup de points mais il n'y avait pas de coccinelle autour, et Viviane m'a appris comment chercher : d'abord la coccinelle, bien rouge et bien brillante, et seulement après les points.
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Le Dr Bardet m'avait demandé d'attendre dans la salle d'attente pendant qu'il parlait à mes parents. J'avais fait semblant d'accepter, j'avais pris un magazine et je m'étais assis avec mes pieds bien posés à plat par terre. Dès qu'il avait refermé la porte, j'étais allé écouter, j'avais appris à la maison que c'était comme ça qu'on entendait les choses les plus intéressantes, les gens parlaient mieux derrière les portes.

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Je mourais d'envie de dire "Alors ?" mais c'était le genre de mot qui appelait les mauvaises nouvelles, je l'avais appris très tôt. Alors le directeur dit que tu peux plus aller à l'école. Alors ta grand-mère t'aime beaucoup mais elle est partie. Alors non, le père Noël n'existe pas. Des "alors" comme ça, j'en avais une liste longue comme le bras.
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On a fait un jeu, c’est elle qui a eu l’idée, il fallait trouver la coccinelle avec le plus de points. Au début j’ai eu du mal, je trouvais beaucoup de points mais il n’y avait pas de coccinelle autour, et Viviane m’a appris comment chercher : d’abord la coccinelle, bien rouge et bien brillante, et seulement après les points. Quand elle expliquait quelque chose, ça paraissait beaucoup plus simple.
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Résumé : 1954. C'est dans un village perdu entre la France et l'Italie que Stan, paléontologue en fin de carrière, convoque Umberto et Peter, deux autres scientifiques. Car Stan a un projet. Ou plutôt un rêve. de ceux, obsédants, qu'on ne peut ignorer. Il prend la forme, improbable, d'un squelette. Apatosaure ? Brontosaure ? Il ne sait pas vraiment. Mais le monstre dort forcément quelque part là-haut, dans la glace. S'il le découvre, ce sera enfin la gloire, il en est convaincu. Alors l'ascension commence. Mais le froid, l'altitude, la solitude, se resserrent comme un étau. Et entraînent l'équipée là où nul n'aurait pensé aller. de sa plume cinématographique et poétique, Jean-Baptiste Andrea signe un roman à couper le souffle, porté par ces folies qui nous hantent.
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