AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Michel Pétris (Traducteur)
ISBN : 2070422054
Éditeur : Gallimard (02/01/2002)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 162 notes)
Résumé :
Daisy Miller est jeune, belle et riche, mais son indépendance et ses manières excentriques d'Américaine choquent la vieille société européenne qui lui ferme ses portes.

Toujours accompagnée de Giovanelli, un jeune mondain chasseur de dots, elle compromet sa réputation avec désinvolture. Même Winterbourne, son meilleur ami, ne croit plus à son innocence.

Un soir, alors qu'elle contemple le clair de lune au pied du Colisée, elle contrac... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Roggy
  12 juin 2019
Avec une grande simplicité dans l'écriture, Henry James crée une ambiance pleine de vie et d'énergie à travers le personnage d'une ravissante jeune femme américaine qui a décidé de vivre sa vie comme bon lui semble.
On est attendri par sa conduite légère, enfantine, irréfléchie et provocante qui ose transgresser les codes d'une Europe vieillissante et outragée pour affirmer sa volonté et faire ce qu'elle désire.
Cette nouvelle, portrait d'une femme libre, plus classique qu'il ne paraît, a le charme de l'écriture dont la finesse se déploie tout en subtilité.
Une gourmandise câline à la saveur empoisonnée.
Commenter  J’apprécie          693
Allantvers
  15 octobre 2016
En villégiature à Vevey, le jeune Winterhouse rencontre Daisy Miller, une américaine jolie comme une rose, volubile et capricieuse. Loin des convenances, la jeune effrontée sort sans sa mère, parle à qui elle veut, côtoie des messieurs, totalement inconsciente de l'effet de sa conduite sur la bonne société européenne. D'abord séduit par sa fraicheur, Winterhouse en vient à mépriser lui aussi cette ‘flirteuse'.
Mauvaise pioche. Pas une fois je n'ai réussi à accrocher à cette longue nouvelle qui m'a copieusement ennuyée. Intrigue mal posée, personnages convenus ou insuffisamment fouillés, chute décevante : j'ai hâte de retrouver Henry James dans un texte où sa verve et son esprit sauront de nouveau me séduire.
Commenter  J’apprécie          270
isajulia
  26 mars 2013
J'avais acheté ce livre car je souhaitais ma faire une idée du style d'Henry James.Sur le plan littéraire je n'ai pas été déçue,tout est parfait.En ce qui concerne l'histoire je n'ai rien trouvé de transcendant à Daisy Miller,à defaut de rebelle,je la qualifierai plutôt de capricieuse.Le résumé en quatrième de couverture est bien séduisant mais quand on se plonge dans la lecture,on s'aperçoit qu'on a connu plus piquant comme héroine. J'ai eu du mal à m'attacher à ce personnage,une fois le livre refermé je l'ai vite oubliée.Néanmoins vu que ce livre est une nouvelle,il se lit très vite et il permet juste de penser à autre chose pendant une heure ou deux.
Commenter  J’apprécie          201
helvetius
  09 janvier 2017
Daisy Miller ou comment critiquer les bonnes moeurs européennes du XIXè siècle ! Henry James est américain de naissance et connait donc très certainement les fameux "flirts" des jeunes américaines. Ici, à travers le personnage de Daisy Miller, jeune femme faisant fi des convenances, il met en parallèle les convenances européennes et américaines, qui semblent à l'opposé les unes des autres.
Daisy Miller, qu'elle soit sotte, folle, fragile, indépendante ou simplement manipulatrice, ne peut pas laisser indifférente tant son caractère tranche avec celui des autres jeunes femmes de son temps. Alors oui, le personnage peut paraître capricieux ou vaniteux mais en peu de pages, il est difficile de se faire une réelle idée sur ses motivations, si motivations il y a. Pour ma part, c'est une jeune fille qui veut vivre pleinement sa vie et ne s'embarrasse pas des convenances qui cloisonnent la société, encore aujourd'hui ! J'ai bien aimé l'idée du personnage, même si je n'ai pas forcement aimé le personnage que j'ai trouvé un peu exagéré par moment.
Le personnage de Winterbourne n'apporte finalement pas grand chose à l'histoire, il sert simplement de lien entre les familles et permet ainsi de découvrir ce qui se dit sur Daisy Miller. Les autres personnages sont d'ailleurs un peu grossis également mais c'était très certainement le but de l'auteur.
Ma seconde lecture de Henry James ne me déçoit pas, j'aime toujours autant son style et les idées qu'il cherche à véhiculer. Je suis vraiment ravie d'avoir découvert cet auteur qui commence à prendre une bonne place dans mes auteurs classiques favoris !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Colchik
  24 novembre 2017
Trois nouvelles pour entrer dans l'univers de Henry James. Chacune possède est surprenante, comme si les personnages se dissimulaient sous des apparences trompeuses, comme si leur nature profonde nous échappait.
Qui est Daisy Miller ? Une jeune fille fantasque, éprise de liberté et peu soucieuse de convenances ? Une évaporée, une flirteuse de la pire espèce, une aguicheuse ? Une enfant innocente, mal protégée d'une société cruelle par une mère falote et timorée ? Une égocentrique, perdue par son narcissisme, ses caprices et la crainte de l'ennui  ? Jeune fille croisée sur les rives du lac du Bourget, en Suisse, puis retrouvée à Rome, elle aimante l'attention du jeune Winterbourne alors que la bienséance et la prudence devraient l'en écarter, comme le lui conseille sa tante, la riche Mrs Costello. La mort prématurée de Daisy, abattue par la fièvre qu'elle a contractée en se promenant de nuit au Colisée, sèmera définitivement le doute dans l'esprit de Winterbourne.
Un épisode international commence comme une satire des moeurs anglaises. le jeune lord Lambeth et son cousin Percy Beaumont débarquent à New York, armés d'une naïveté à toute épreuve sur l'Amérique et les Américains. Reçus dans la bonne société de Newport par Mrs Westgate et sa jeune soeur, Bessie Alden, ils quittent précipitamment leurs hôtes quand la duchesse douairière craint que son fils s'amourache d'une parvenue américaine. Quelques mois plus tard, les soeurs sont à Londres pour la saison. le petit groupe d'amis se reforme. Mais Mrs Westgate est persuadée que Lord Lambeth n'a aucun sentiment profond pour Bessie et que le poids des règles sociales l'amènera tôt ou tard à la rejeter. Bessie n'est pas insensible aux attentions du jeune aristocrate, mais en jeune fille instruite et soucieuse de se cultiver, elle le considère comme un objet d'étude. La conjugaison des préjugés des Américaines et de ceux de la mère et de la soeur de Lambeth aboutiront à piétiner ses sentiments. Là encore, Henry James instille le doute sur les véritables mobiles des différents protagonistes. Mrs Westgate est-elle lucide dans sa manière de juger les aristocrates anglais ou s'aveugle-t-elle de jugements tout faits qui lui servent de prêt-à-penser ? Bessie Alden n'est-elle obnubilée que par la connaissance des choses ou évite-t-elle de s'abandonner à des sentiments qui risquent d'être piétinés par l'intransigeance des règles sociales ? Lambeth est-il sincèrement amoureux ou s'amuse-t-il à mettre dans l'embarras une famille trop envahissante et soucieuse de préserver les intérêts du clan ?
Quatre rencontres est la plus triste des 3 nouvelles. Elle dépeint les rêves brisés d'une jeune femme, Caroline Spencer, dont l'unique aspiration est de découvrir l'Europe. Quand elle y débarque elle devient la proie d'un cousin qui lui dérobe ses maigres économies. Quelques années plus tard, elle accueille la femme de ce cousin décédé, une fausse aristocrate qui cache une femme de moeurs légères et de tempérament tyrannique. Miss Spencer se laisse-t-elle abusée par bonté, par aveuglement ou cette fausse parente est-elle la seule créature qui puisse donner un sens à sa vie maintenant que le voyage dont elle rêvait est devenu inaccessible ?
Chaque nouvelle s'achève en nous laissant dans le trouble. L'humour féroce de Henry James ajoute encore à notre perplexité. du grand art !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   10 décembre 2016
Tandis qu'il demeurait là, il se mit à murmurer les célèbres vers du Manfred de Byron, mais avant d'avoir terminé sa citation, il se souvint que si les méditations nocturnes au Colisée sont recommandées par les poètes, elles sont déconseillées par les médecins. L'atmosphère historique est là, indubitablement, mais l'atmosphère historique, considérée d'un point de vue scientifique, n'était guère qu'un miasme perfide.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
SachenkaSachenka   06 décembre 2016
[Daisy] lui dit qu'elle cesserait de le «taquiner» s'il lui promettait solennellement de venir à Rome cet hiver.
- Ce n'est pas une promesse bien difficile à faire, dit Winterbourne. Ma tante a retenu un appartement à Rome pour l'hiver, et m'a déjà demandé de venir la voir.
- Je ne veux pas que vous veniez pour votre tante, dit Daisy. Je veux que vous veniez pour moi.
Commenter  J’apprécie          160
ColchikColchik   24 novembre 2017
Nos jeunes Anglais purent jouir du coup d’œil que leur offrait la société américaine rangée dans l'immense galerie en une grande variété d'attitudes sédentaires. C'étaient surtout de belles jeunes filles habillées comme pour une fête champêtre, se balançant dans des fauteuils à bascule, agitant de grands éventails de paille, et passant leur temps en une enviable insouciance. Lord Lambeth avait cette idée, - à l'origine de laquelle il pourrait être intéressant de remonter, - qu'il serait non seulement agréable, mais encore facile d'entrer en relations avec une de ces jeunes personnes; et son compagnon eut à réprimer les envies de conversation du jeune noble.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
MercurialSpriteMercurialSprite   07 avril 2012
Le vieux gentlemen qui prenait son thé, assis près de la table basse, était arrivé d'Amérique trente ans plus tôt ; il avait apporté avec lui, dominant tout son bagage, sa physionomie américaine.
Commenter  J’apprécie          40
MercurialSpriteMercurialSprite   07 avril 2012
Isabel était douée d'une imagination remarquablement active. Aux yeux de ses contemporains elle passait pour extraordinairement profonde. Mais les profondeurs secrètes de l'âme de cette jeune fille étaient un lieu peu fréquenté.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Henry James (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry James
Géraldine Mosna-Savoye : " Deux livres pour tisser des liens entre littérature et philosophie" .Un livre pour l'été, le conseil du jour ! Géraldine Mosna-Savoye, productrice des Nouveaux chemins de la connaissance vous propose deux livres à découvrir pour cet été. Son choix : "Les Bostoniennes" d'Henry James et "Des phrases ailées" de Virginia Woolf . A partir du 4 juillet et jusqu'au 28 août, retrouvez la grille estivale de France Culture ! Tous les détails ici > http://bit.ly/28QJC1e
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1264 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre
.. ..