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Michel Pétris (Traducteur)
EAN : 9782070422050
98 pages
Éditeur : Gallimard (02/01/2002)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 177 notes)
Résumé :
Daisy Miller est jeune, belle et riche, mais son indépendance et ses manières excentriques d'Américaine choquent la vieille société européenne qui lui ferme ses portes.

Toujours accompagnée de Giovanelli, un jeune mondain chasseur de dots, elle compromet sa réputation avec désinvolture. Même Winterbourne, son meilleur ami, ne croit plus à son innocence.

Un soir, alors qu'elle contemple le clair de lune au pied du Colisée, elle contrac... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
Roggy
  12 juin 2019
Avec une grande simplicité dans l'écriture, Henry James crée une ambiance pleine de vie et d'énergie à travers le personnage d'une ravissante jeune femme américaine qui a décidé de vivre sa vie comme bon lui semble.
On est attendri par sa conduite légère, enfantine, irréfléchie et provocante qui ose transgresser les codes d'une Europe vieillissante et outragée pour affirmer sa volonté et faire ce qu'elle désire.
Cette nouvelle, portrait d'une femme libre, plus classique qu'il ne paraît, a le charme de l'écriture dont la finesse se déploie tout en subtilité.
Une gourmandise câline à la saveur empoisonnée.
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kuroineko
  29 septembre 2019
Trop jolie et trop libre Daisy, jeune fille américaine lâchée dans la vieille Europe en compagnie de sa mère, qui semble toujours à l'ouest, et de son frère, un enfant de dix ans.
Irrésistible dans ses franfreluches et son babillage pour Winterbourne, jeune homme américain vivant depuis un certain temps en Europe et à Genève en particulier. Venu visiter sa tante à Vevey, il fait ainsi connaissance de la charmante Annie "Daisy" Miller. Déstabilisé par la jeune fille, qui flirte ouvertement tout en conservant un air d'innocence, il se voit conseillé par sa sélect tante de ne pas s'accommoder de cette famille vulgaire et surtout de cette donzelle trop libre.
Le verdict des tenants des convenances s'abat encore plus implacable lors du séjour en Italie. Miss Miller se compromet et fait jaser. Winterbourne continue à la défendre, arguant de son caractère "en friche" et naturel.
Pauvre Daisy née trop tôt pour mener sa vie comme elle l'entend, sans avoir à se soucier des jugements de la bonne société... C'est vrai qu'elle est parfois énervante par son côté capricieux et versatile. Ses jolies parures, son agréable minois et son babillage incessant font penser à un bel oiseau sans jugeote. Son discernement s'arrête à ses envies et ce n'est pas son évaporée de mère qui risque de la conseiller. Elle paiera cher d'avoir affronter les conventions dans son esprit de liberté. Surtout qu'il s'agit moins d'une fronde volontaire à connotation féministe mais juste le plaisir, aujourd'hui considérer comme naturel, de profiter de la vie et de sa jeunesse. Mais il était trop tôt.
J'ai été happée par l'élégance et l'accessibilité de l'écriture de Henry James. En cent pages, à peine, il esquisse avec finesse, et non sans quelques piques ironiques, ces "colonies" d'Américains fortunés partis faire le tour de l'Europe. Une novella qui incite vivement à explorer plus avant l'univers littéraire de cette grande plume éprise du Vieux Continent, née américaine et morte anglaise.
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Allantvers
  15 octobre 2016
En villégiature à Vevey, le jeune Winterhouse rencontre Daisy Miller, une américaine jolie comme une rose, volubile et capricieuse. Loin des convenances, la jeune effrontée sort sans sa mère, parle à qui elle veut, côtoie des messieurs, totalement inconsciente de l'effet de sa conduite sur la bonne société européenne. D'abord séduit par sa fraicheur, Winterhouse en vient à mépriser lui aussi cette ‘flirteuse'.
Mauvaise pioche. Pas une fois je n'ai réussi à accrocher à cette longue nouvelle qui m'a copieusement ennuyée. Intrigue mal posée, personnages convenus ou insuffisamment fouillés, chute décevante : j'ai hâte de retrouver Henry James dans un texte où sa verve et son esprit sauront de nouveau me séduire.
Commenter  J’apprécie          270
isajulia
  26 mars 2013
J'avais acheté ce livre car je souhaitais ma faire une idée du style d'Henry James.Sur le plan littéraire je n'ai pas été déçue,tout est parfait.En ce qui concerne l'histoire je n'ai rien trouvé de transcendant à Daisy Miller,à defaut de rebelle,je la qualifierai plutôt de capricieuse.Le résumé en quatrième de couverture est bien séduisant mais quand on se plonge dans la lecture,on s'aperçoit qu'on a connu plus piquant comme héroine. J'ai eu du mal à m'attacher à ce personnage,une fois le livre refermé je l'ai vite oubliée.Néanmoins vu que ce livre est une nouvelle,il se lit très vite et il permet juste de penser à autre chose pendant une heure ou deux.
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helvetius
  09 janvier 2017
Daisy Miller ou comment critiquer les bonnes moeurs européennes du XIXè siècle ! Henry James est américain de naissance et connait donc très certainement les fameux "flirts" des jeunes américaines. Ici, à travers le personnage de Daisy Miller, jeune femme faisant fi des convenances, il met en parallèle les convenances européennes et américaines, qui semblent à l'opposé les unes des autres.
Daisy Miller, qu'elle soit sotte, folle, fragile, indépendante ou simplement manipulatrice, ne peut pas laisser indifférente tant son caractère tranche avec celui des autres jeunes femmes de son temps. Alors oui, le personnage peut paraître capricieux ou vaniteux mais en peu de pages, il est difficile de se faire une réelle idée sur ses motivations, si motivations il y a. Pour ma part, c'est une jeune fille qui veut vivre pleinement sa vie et ne s'embarrasse pas des convenances qui cloisonnent la société, encore aujourd'hui ! J'ai bien aimé l'idée du personnage, même si je n'ai pas forcement aimé le personnage que j'ai trouvé un peu exagéré par moment.
Le personnage de Winterbourne n'apporte finalement pas grand chose à l'histoire, il sert simplement de lien entre les familles et permet ainsi de découvrir ce qui se dit sur Daisy Miller. Les autres personnages sont d'ailleurs un peu grossis également mais c'était très certainement le but de l'auteur.
Ma seconde lecture de Henry James ne me déçoit pas, j'aime toujours autant son style et les idées qu'il cherche à véhiculer. Je suis vraiment ravie d'avoir découvert cet auteur qui commence à prendre une bonne place dans mes auteurs classiques favoris !
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
morinmorin   11 septembre 2020
- C'était la jeune fille la plus belles que j'ai jamais rencontrée, et la plus aimable, finit-il par dire.
Puis il ajouta :
- et c'était la plus innocente.
Winterbourne le regarda et répéta ses dernières paroles.
- La plus innocente ?
- La plus innocente !
Winterbourne était ulcéré et furieux.
- Et pourquoi diable l'avez-vous emmenée dans cet endroit fatal ? demanda-t-il.
Commenter  J’apprécie          40
SachenkaSachenka   10 décembre 2016
Tandis qu'il demeurait là, il se mit à murmurer les célèbres vers du Manfred de Byron, mais avant d'avoir terminé sa citation, il se souvint que si les méditations nocturnes au Colisée sont recommandées par les poètes, elles sont déconseillées par les médecins. L'atmosphère historique est là, indubitablement, mais l'atmosphère historique, considérée d'un point de vue scientifique, n'était guère qu'un miasme perfide.
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SachenkaSachenka   06 décembre 2016
[Daisy] lui dit qu'elle cesserait de le «taquiner» s'il lui promettait solennellement de venir à Rome cet hiver.
- Ce n'est pas une promesse bien difficile à faire, dit Winterbourne. Ma tante a retenu un appartement à Rome pour l'hiver, et m'a déjà demandé de venir la voir.
- Je ne veux pas que vous veniez pour votre tante, dit Daisy. Je veux que vous veniez pour moi.
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ColchikColchik   24 novembre 2017
Nos jeunes Anglais purent jouir du coup d’œil que leur offrait la société américaine rangée dans l'immense galerie en une grande variété d'attitudes sédentaires. C'étaient surtout de belles jeunes filles habillées comme pour une fête champêtre, se balançant dans des fauteuils à bascule, agitant de grands éventails de paille, et passant leur temps en une enviable insouciance. Lord Lambeth avait cette idée, - à l'origine de laquelle il pourrait être intéressant de remonter, - qu'il serait non seulement agréable, mais encore facile d'entrer en relations avec une de ces jeunes personnes; et son compagnon eut à réprimer les envies de conversation du jeune noble.
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oliviersavignatoliviersavignat   22 mai 2020
-- "Que peut-il y avoir au monde qui vous rende si grave ?" demanda-t-elle soudain en fixant ses yeux sur ceux de Winterbourne.
-- "Est-ce que je suis grave ? ", interrogea-t-il. "Il me semblait que je riais d'une oreille à l'autre."
-- "On dirait que vous me conduisez à un enterrement. Si cela s'appelle rire d'une oreille à l'autre, vos oreilles sont bien rapprochées!"
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Videos de Henry James (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry James
19 septembre 2013
Après avoir amassé une fortune considérable, l'industriel américain Adam Verver écume l'Europe avec sa fille unique Maggie. Il y acquiert de précieuses oeuvres d'art afin de fonder un musée dans sa ville d'origine. La pièce maîtresse de sa collection est le prince romain Amerigo, qu'il donne en mariage à Maggie. Craignant qu'il ne se sente délaissé, Maggie incite son père à épouser Charlotte Stant, sa grande amie d'enfance. Ce qu'elle ignore, c'est que Charlotte et Amerigo ont eu une liaison passionnée. Ainsi rapprochés comme malgré eux, les deux anciens amants se livrent irrésistiblement à un double adultère. Symbolisés par une coupe de cristal à la fêlure indécelable sous la dorure, l'éclat illusoire et la faille profonde de ce quatuor en quelque sorte échangiste ont fourni à Henry James l'occasion de pousser jusqu'à l'extrême son art incomparable de l'analyse et de la dramatisation.
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