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Michel Pétris (Traducteur)
EAN : 9782070422050
98 pages
Gallimard (02/01/2002)
3.51/5   208 notes
Résumé :
Daisy Miller est jeune, belle et riche, mais son indépendance et ses manières excentriques d'Américaine choquent la vieille société européenne qui lui ferme ses portes.

Toujours accompagnée de Giovanelli, un jeune mondain chasseur de dots, elle compromet sa réputation avec désinvolture. Même Winterbourne, son meilleur ami, ne croit plus à son innocence.

Un soir, alors qu'elle contemple le clair de lune au pied du Colisée, elle contrac... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
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Avec une grande simplicité dans l'écriture, Henry James crée une ambiance pleine de vie et d'énergie à travers le personnage d'une ravissante jeune femme américaine qui a décidé de vivre sa vie comme bon lui semble.

On est attendri par sa conduite légère, enfantine, irréfléchie et provocante qui ose transgresser les codes d'une Europe vieillissante et outragée pour affirmer sa volonté et faire ce qu'elle désire.

Cette nouvelle, portrait d'une femme libre, plus classique qu'il ne paraît, a le charme de l'écriture dont la finesse se déploie tout en subtilité.

Une gourmandise câline à la saveur empoisonnée.

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Trop jolie et trop libre Daisy, jeune fille américaine lâchée dans la vieille Europe en compagnie de sa mère, qui semble toujours à l'ouest, et de son frère, un enfant de dix ans.

Irrésistible dans ses franfreluches et son babillage pour Winterbourne, jeune homme américain vivant depuis un certain temps en Europe et à Genève en particulier. Venu visiter sa tante à Vevey, il fait ainsi connaissance de la charmante Annie "Daisy" Miller. Déstabilisé par la jeune fille, qui flirte ouvertement tout en conservant un air d'innocence, il se voit conseillé par sa sélect tante de ne pas s'accommoder de cette famille vulgaire et surtout de cette donzelle trop libre.

Le verdict des tenants des convenances s'abat encore plus implacable lors du séjour en Italie. Miss Miller se compromet et fait jaser. Winterbourne continue à la défendre, arguant de son caractère "en friche" et naturel.

Pauvre Daisy née trop tôt pour mener sa vie comme elle l'entend, sans avoir à se soucier des jugements de la bonne société... C'est vrai qu'elle est parfois énervante par son côté capricieux et versatile. Ses jolies parures, son agréable minois et son babillage incessant font penser à un bel oiseau sans jugeote. Son discernement s'arrête à ses envies et ce n'est pas son évaporée de mère qui risque de la conseiller. Elle paiera cher d'avoir affronter les conventions dans son esprit de liberté. Surtout qu'il s'agit moins d'une fronde volontaire à connotation féministe mais juste le plaisir, aujourd'hui considérer comme naturel, de profiter de la vie et de sa jeunesse. Mais il était trop tôt.

J'ai été happée par l'élégance et l'accessibilité de l'écriture de Henry James. En cent pages, à peine, il esquisse avec finesse, et non sans quelques piques ironiques, ces "colonies" d'Américains fortunés partis faire le tour de l'Europe. Une novella qui incite vivement à explorer plus avant l'univers littéraire de cette grande plume éprise du Vieux Continent, née américaine et morte anglaise.

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En villégiature à Vevey, le jeune Winterhouse rencontre Daisy Miller, une américaine jolie comme une rose, volubile et capricieuse. Loin des convenances, la jeune effrontée sort sans sa mère, parle à qui elle veut, côtoie des messieurs, totalement inconsciente de l'effet de sa conduite sur la bonne société européenne. D'abord séduit par sa fraicheur, Winterhouse en vient à mépriser lui aussi cette ‘flirteuse'.

Mauvaise pioche. Pas une fois je n'ai réussi à accrocher à cette longue nouvelle qui m'a copieusement ennuyée. Intrigue mal posée, personnages convenus ou insuffisamment fouillés, chute décevante : j'ai hâte de retrouver Henry James dans un texte où sa verve et son esprit sauront de nouveau me séduire.

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J'avais acheté ce livre car je souhaitais ma faire une idée du style d'Henry James.Sur le plan littéraire je n'ai pas été déçue,tout est parfait.En ce qui concerne l'histoire je n'ai rien trouvé de transcendant à Daisy Miller,à defaut de rebelle,je la qualifierai plutôt de capricieuse.Le résumé en quatrième de couverture est bien séduisant mais quand on se plonge dans la lecture,on s'aperçoit qu'on a connu plus piquant comme héroine. J'ai eu du mal à m'attacher à ce personnage,une fois le livre refermé je l'ai vite oubliée.Néanmoins vu que ce livre est une nouvelle,il se lit très vite et il permet juste de penser à autre chose pendant une heure ou deux.

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Trois nouvelles pour entrer dans l'univers de Henry James. Chacune possède est surprenante, comme si les personnages se dissimulaient sous des apparences trompeuses, comme si leur nature profonde nous échappait.

Qui est Daisy Miller ? Une jeune fille fantasque, éprise de liberté et peu soucieuse de convenances ? Une évaporée, une flirteuse de la pire espèce, une aguicheuse ? Une enfant innocente, mal protégée d'une société cruelle par une mère falote et timorée ? Une égocentrique, perdue par son narcissisme, ses caprices et la crainte de l'ennui  ? Jeune fille croisée sur les rives du lac du Bourget, en Suisse, puis retrouvée à Rome, elle aimante l'attention du jeune Winterbourne alors que la bienséance et la prudence devraient l'en écarter, comme le lui conseille sa tante, la riche Mrs Costello. La mort prématurée de Daisy, abattue par la fièvre qu'elle a contractée en se promenant de nuit au Colisée, sèmera définitivement le doute dans l'esprit de Winterbourne.

Un épisode international commence comme une satire des moeurs anglaises. le jeune lord Lambeth et son cousin Percy Beaumont débarquent à New York, armés d'une naïveté à toute épreuve sur l'Amérique et les Américains. Reçus dans la bonne société de Newport par Mrs Westgate et sa jeune soeur, Bessie Alden, ils quittent précipitamment leurs hôtes quand la duchesse douairière craint que son fils s'amourache d'une parvenue américaine. Quelques mois plus tard, les soeurs sont à Londres pour la saison. le petit groupe d'amis se reforme. Mais Mrs Westgate est persuadée que Lord Lambeth n'a aucun sentiment profond pour Bessie et que le poids des règles sociales l'amènera tôt ou tard à la rejeter. Bessie n'est pas insensible aux attentions du jeune aristocrate, mais en jeune fille instruite et soucieuse de se cultiver, elle le considère comme un objet d'étude. La conjugaison des préjugés des Américaines et de ceux de la mère et de la soeur de Lambeth aboutiront à piétiner ses sentiments. Là encore, Henry James instille le doute sur les véritables mobiles des différents protagonistes. Mrs Westgate est-elle lucide dans sa manière de juger les aristocrates anglais ou s'aveugle-t-elle de jugements tout faits qui lui servent de prêt-à-penser ? Bessie Alden n'est-elle obnubilée que par la connaissance des choses ou évite-t-elle de s'abandonner à des sentiments qui risquent d'être piétinés par l'intransigeance des règles sociales ? Lambeth est-il sincèrement amoureux ou s'amuse-t-il à mettre dans l'embarras une famille trop envahissante et soucieuse de préserver les intérêts du clan ?

Quatre rencontres est la plus triste des 3 nouvelles. Elle dépeint les rêves brisés d'une jeune femme, Caroline Spencer, dont l'unique aspiration est de découvrir l'Europe. Quand elle y débarque elle devient la proie d'un cousin qui lui dérobe ses maigres économies. Quelques années plus tard, elle accueille la femme de ce cousin décédé, une fausse aristocrate qui cache une femme de moeurs légères et de tempérament tyrannique. Miss Spencer se laisse-t-elle abusée par bonté, par aveuglement ou cette fausse parente est-elle la seule créature qui puisse donner un sens à sa vie maintenant que le voyage dont elle rêvait est devenu inaccessible ?

Chaque nouvelle s'achève en nous laissant dans le trouble. L'humour féroce de Henry James ajoute encore à notre perplexité. du grand art !

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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation

Tandis qu'il demeurait là, il se mit à murmurer les célèbres vers du Manfred de Byron, mais avant d'avoir terminé sa citation, il se souvint que si les méditations nocturnes au Colisée sont recommandées par les poètes, elles sont déconseillées par les médecins. L'atmosphère historique est là, indubitablement, mais l'atmosphère historique, considérée d'un point de vue scientifique, n'était guère qu'un miasme perfide.

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[Daisy] lui dit qu'elle cesserait de le «taquiner» s'il lui promettait solennellement de venir à Rome cet hiver.

- Ce n'est pas une promesse bien difficile à faire, dit Winterbourne. Ma tante a retenu un appartement à Rome pour l'hiver, et m'a déjà demandé de venir la voir.

- Je ne veux pas que vous veniez pour votre tante, dit Daisy. Je veux que vous veniez pour moi.

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Nos jeunes Anglais purent jouir du coup d’œil que leur offrait la société américaine rangée dans l'immense galerie en une grande variété d'attitudes sédentaires. C'étaient surtout de belles jeunes filles habillées comme pour une fête champêtre, se balançant dans des fauteuils à bascule, agitant de grands éventails de paille, et passant leur temps en une enviable insouciance. Lord Lambeth avait cette idée, - à l'origine de laquelle il pourrait être intéressant de remonter, - qu'il serait non seulement agréable, mais encore facile d'entrer en relations avec une de ces jeunes personnes; et son compagnon eut à réprimer les envies de conversation du jeune noble.

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- C'était la jeune fille la plus belles que j'ai jamais rencontrée, et la plus aimable, finit-il par dire.

Puis il ajouta :

- et c'était la plus innocente.

Winterbourne le regarda et répéta ses dernières paroles.

- La plus innocente ?

- La plus innocente !

Winterbourne était ulcéré et furieux.

- Et pourquoi diable l'avez-vous emmenée dans cet endroit fatal ? demanda-t-il.

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-- "Que peut-il y avoir au monde qui vous rende si grave ?" demanda-t-elle soudain en fixant ses yeux sur ceux de Winterbourne.

-- "Est-ce que je suis grave ? ", interrogea-t-il. "Il me semblait que je riais d'une oreille à l'autre."

-- "On dirait que vous me conduisez à un enterrement. Si cela s'appelle rire d'une oreille à l'autre, vos oreilles sont bien rapprochées!"

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Videos de Henry James (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry James
Pour en savoir plus sur ce livre : https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251453071/lethique-litteraire
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Précédé d'un portrait de l'auteur par Henry James, le présent recueil groupe cinq conférences prononcées par Ralph Waldo Emerson entre 1838 et 1844. On y retrouve la pensée puissante d'Emerson, à l'image de l'idéal démocratique des « pères fondateurs » des États-Unis. Au jeune Américain de son temps, il attribue la mission d'éclairer le monde par l'exemple impeccable de son comportement, individuel comme collectif. Et celui qui en a la suprême responsabilité, c'est the scholar, l'intellectuel. « Un intellectuel est le favori de la terre et des cieux, l'élite de son pays, le plus heureux des hommes. »
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