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Michel Pétris (Traducteur)
EAN : 9782073013903
112 pages
Gallimard (17/08/2023)
3.47/5   245 notes
Résumé :
Daisy Miller est jeune, belle et riche, mais son indépendance et ses manières excentriques d'Américaine choquent la vieille société européenne qui lui ferme ses portes.

Toujours accompagnée de Giovanelli, un jeune mondain chasseur de dots, elle compromet sa réputation avec désinvolture. Même Winterbourne, son meilleur ami, ne croit plus à son innocence.

Un soir, alors qu'elle contemple le clair de lune au pied du Colisée, elle contrac... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
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Avec une grande simplicité dans l'écriture, Henry James crée une ambiance pleine de vie et d'énergie à travers le personnage d'une ravissante jeune femme américaine qui a décidé de vivre sa vie comme bon lui semble.

On est attendri par sa conduite légère, enfantine, irréfléchie et provocante qui ose transgresser les codes d'une Europe vieillissante et outragée pour affirmer sa volonté et faire ce qu'elle désire.

Cette nouvelle, portrait d'une femme libre, plus classique qu'il ne paraît, a le charme de l'écriture dont la finesse se déploie tout en subtilité.

Une gourmandise câline à la saveur empoisonnée.


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Trop jolie et trop libre Daisy, jeune fille américaine lâchée dans la vieille Europe en compagnie de sa mère, qui semble toujours à l'ouest, et de son frère, un enfant de dix ans.

Irrésistible dans ses franfreluches et son babillage pour Winterbourne, jeune homme américain vivant depuis un certain temps en Europe et à Genève en particulier. Venu visiter sa tante à Vevey, il fait ainsi connaissance de la charmante Annie "Daisy" Miller. Déstabilisé par la jeune fille, qui flirte ouvertement tout en conservant un air d'innocence, il se voit conseillé par sa sélect tante de ne pas s'accommoder de cette famille vulgaire et surtout de cette donzelle trop libre.

Le verdict des tenants des convenances s'abat encore plus implacable lors du séjour en Italie. Miss Miller se compromet et fait jaser. Winterbourne continue à la défendre, arguant de son caractère "en friche" et naturel.

Pauvre Daisy née trop tôt pour mener sa vie comme elle l'entend, sans avoir à se soucier des jugements de la bonne société... C'est vrai qu'elle est parfois énervante par son côté capricieux et versatile. Ses jolies parures, son agréable minois et son babillage incessant font penser à un bel oiseau sans jugeote. Son discernement s'arrête à ses envies et ce n'est pas son évaporée de mère qui risque de la conseiller. Elle paiera cher d'avoir affronter les conventions dans son esprit de liberté. Surtout qu'il s'agit moins d'une fronde volontaire à connotation féministe mais juste le plaisir, aujourd'hui considérer comme naturel, de profiter de la vie et de sa jeunesse. Mais il était trop tôt.

J'ai été happée par l'élégance et l'accessibilité de l'écriture de Henry James. En cent pages, à peine, il esquisse avec finesse, et non sans quelques piques ironiques, ces "colonies" d'Américains fortunés partis faire le tour de l'Europe. Une novella qui incite vivement à explorer plus avant l'univers littéraire de cette grande plume éprise du Vieux Continent, née américaine et morte anglaise.
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Peut-on se dire féru de littérature américaine sans jamais avoir lu Henry James ? Je ne crois pas…

Passage à l'acte donc avec Daisy Miller – traduit par Michel Pétris - une novella avant l'heure plus classiquement qualifiée de court roman lors de sa sortie en 1878.

Quelques pages pour compter la rencontre du jeune Winterbourne, jeune américain expatrié en Europe avec la belle Daisy Miller, autre américaine voyageant avec sa mère et son frère pour parfaire leur culture.

Entre Suisse et Italie, Winterbourne sous le charme cherche à séduire Daisy. Mais quand l'un le fait selon les règles rigides du flirt à l'européenne si respectueux des convenances, l'autre conserve ses codes américains fantasques et libérés.

Un jeu du chat et de la souris qui finira mal, mais qui sert de prétexte à jeter un pont entre Amérique et Europe pour mieux en comparer les codes, tout en livrant un joli portrait de femme qui conservera sa part de mystère.

Lu près de 150 ans plus tard, c'est gentil et un brin suranné. Pas totalement convaincant donc.

Mais peut-on prétendre avoir lu Henry James après la seule lecture de Daisy Miller ? Je ne crois pas…

Donc je vais persévérer !
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En villégiature à Vevey, le jeune Winterhouse rencontre Daisy Miller, une américaine jolie comme une rose, volubile et capricieuse. Loin des convenances, la jeune effrontée sort sans sa mère, parle à qui elle veut, côtoie des messieurs, totalement inconsciente de l'effet de sa conduite sur la bonne société européenne. D'abord séduit par sa fraicheur, Winterhouse en vient à mépriser lui aussi cette ‘flirteuse'.

Mauvaise pioche. Pas une fois je n'ai réussi à accrocher à cette longue nouvelle qui m'a copieusement ennuyée. Intrigue mal posée, personnages convenus ou insuffisamment fouillés, chute décevante : j'ai hâte de retrouver Henry James dans un texte où sa verve et son esprit sauront de nouveau me séduire.

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Publié d'abord en feuilleton, le roman parait en 1878 .
Caractéristique de l'univers d'Henry James, ce court roman s'attache à Daisy Miller telle que l'a rencontre Winterboune le narrateur.
Ils font connaissance à Vevey, se retrouvent quelques mois plus tard à Rome. Daisy Miller est une jeune fille excessivement jolie, très élégante, fort riche qui voyage en Europe avec sa mère et son jeune frère Randolph. Elle a un comportement qui choque la bonne société. Pimpante, très volubile, sans filtre dans ses relations avec les hommes, elle semble tout à la fois innocente et gamine ou femme fatale et impudique.
Henry James excelle à brosser le portrait de la société américaine et en miroir celle de la société européenne qu'il commence à bien connaitre et affectionne.
Une fin imprévisible met un terme à l'attirance de Winterboune pour Daisy.
Malheureusement je n'avais pas sous la main la version anglaise, j'aurais aimé être rassurée et pouvoir imputer le charabia des premières lignes de la version française à une mauvaise traduction. Heureusement le traducteur a repris ses esprits par la suite...dommage vraiment .
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Tandis qu'il demeurait là, il se mit à murmurer les célèbres vers du Manfred de Byron, mais avant d'avoir terminé sa citation, il se souvint que si les méditations nocturnes au Colisée sont recommandées par les poètes, elles sont déconseillées par les médecins. L'atmosphère historique est là, indubitablement, mais l'atmosphère historique, considérée d'un point de vue scientifique, n'était guère qu'un miasme perfide.
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[Daisy] lui dit qu'elle cesserait de le «taquiner» s'il lui promettait solennellement de venir à Rome cet hiver.
- Ce n'est pas une promesse bien difficile à faire, dit Winterbourne. Ma tante a retenu un appartement à Rome pour l'hiver, et m'a déjà demandé de venir la voir.
- Je ne veux pas que vous veniez pour votre tante, dit Daisy. Je veux que vous veniez pour moi.
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Nos jeunes Anglais purent jouir du coup d’œil que leur offrait la société américaine rangée dans l'immense galerie en une grande variété d'attitudes sédentaires. C'étaient surtout de belles jeunes filles habillées comme pour une fête champêtre, se balançant dans des fauteuils à bascule, agitant de grands éventails de paille, et passant leur temps en une enviable insouciance. Lord Lambeth avait cette idée, - à l'origine de laquelle il pourrait être intéressant de remonter, - qu'il serait non seulement agréable, mais encore facile d'entrer en relations avec une de ces jeunes personnes; et son compagnon eut à réprimer les envies de conversation du jeune noble.
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- C'était la jeune fille la plus belles que j'ai jamais rencontrée, et la plus aimable, finit-il par dire.
Puis il ajouta :
- et c'était la plus innocente.
Winterbourne le regarda et répéta ses dernières paroles.
- La plus innocente ?
- La plus innocente !
Winterbourne était ulcéré et furieux.
- Et pourquoi diable l'avez-vous emmenée dans cet endroit fatal ? demanda-t-il.
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-- "Que peut-il y avoir au monde qui vous rende si grave ?" demanda-t-elle soudain en fixant ses yeux sur ceux de Winterbourne.
-- "Est-ce que je suis grave ? ", interrogea-t-il. "Il me semblait que je riais d'une oreille à l'autre."
-- "On dirait que vous me conduisez à un enterrement. Si cela s'appelle rire d'une oreille à l'autre, vos oreilles sont bien rapprochées!"
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Videos de Henry James (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry James
Avec "La Bête", le réalisateur Bertrand Bonello reprend à sa manière la nouvelle "La Bête dans la jungle", de Henry James, en plongeant Léa Seydoux dans un futur dystopique qui rappelle notre propre présent et dans lequel les émotions n'ont plus lieu d'être. Il est l'invité de Géraldine Mosna-Savoye et Nicolas Herbeaux.
Visuel de la vignette : "La Bête" de Bertrand Bonello, 2024 - Carole Bethuel
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