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ISBN : 2234057051
Éditeur : Stock (25/08/2004)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 40 notes)
Résumé :
" J'habitais dans la rue, certes, mais je restais la même femme. Je n'étais pas folle, ni mal élevée, j'avais un peu de culture et je savais réfléchir, j'étais capable d'échanger des idées, à plus forte raison des banalités. Mais non, personne ne désirait bavarder avec moi. Etait-ce parce que j'étais sale ? Mal habillée ? De quoi avaient peur ceux qui se détournaient, vaguement offusqués ? Ils vivaient dans un monde et j'en étais exclue, cela suffisait à empêcher le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  20 novembre 2014
La narratrice, poète qui s'est déjà fait éditer, vient de perdre son mari.
Son deuil est une véritable descente aux enfers.
En attendant que la succession ait lieu, elle doit quitter son logement, placer momentanément sa fille. Après quelques mois d'errance dans les rues de Paris, elle part en stop dans une maison de campagne ayant appartenu à la famille de son mari.
C'est l'histoire d'une lente dégringolade.
Elle perd tout : son mari, sa fille, son logement.
Petit à petit, à force de vivre seule, elle va même perdre les mots, elle qui les aimait tant, puis la parole.
C'est bien écrit, avec sensibilité, la progression de la perte de repères est finement décrite, mais que c'est sombre !
Ce n'est pas le genre de livre à lire si on a le moral en berne.
Commenter  J’apprécie          280
Malice
  28 août 2012
L'auteur part à la campagne, elle a tout perdu son mari, on lui a enlevé sa fille Nisa de cinq ans. Elle n'a plus de maison, elle est devenue SDF. Puis elle décide de se réfugier à la campagne dans la maison de la famille de Philippe. Son mari était photographe elle poète. Il vivait de peu façon bohème. Tout bascule et elle reprend goût à la vie grâce à sa fille Nisa.Elle lui donne le goût de vivre. C'est magnifique, Nisa apporte à sa mère la joie de vivre c'est merveilleux. Ce livre est une réflexion sur la vie.
J'ai beaucoup aimé, un passage particulièrement, elle se refuge dans le grenier de sa maison, elle y trouve des trésors des photos, l'enfance de son mari, des vêtements. Dans ce grenier, elle oublie sa pauvreté, sa condition.
C'est un roman qui pourrait être cérébral, mais pas du tout , le style est fluide et l'auteur terriblement attachant.En un mot c'est un livre terriblement attachant, fort à lire d'urgence.Il change de regard sur le monde qui nous entoure. le seul reproche que je peux lui faire c'est le titre pas accrocheur du tout mais bon.
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Commenter  J’apprécie          40
isanne
  12 janvier 2017

Belle lecture que ce roman d'Isabelle Jarry, première découverte de cet écrivain et la "magie" a opéré : j'ai été séduite tant par le récit que la narration elle-même.

Tout y est juste : pas d'apitoiement, pas de grandiloquence : Marie a tout perdu, le deuil dévore son coeur, sa fille est placée en institution et elle-même vit dehors d'abord à Paris puis à la campagne. Et voici que les mots la quittent,elle, la poète....

Marie, malgré le chagrin et la difficulté de son existence, ne voit pas ses jugements s'émousser : la perception qu'elle a des rue de son quartier, des paysages de la campagne - beaucoup de très belles lignes sur la nature - reste clairevoyante, ainsi que le regard qu'elle porte sur "les autres" - ceux qui vivent dans la rue ou ceux qu'elle croise - .
Elle est juste le témoin invisible - puisque personne ne la remarque, ni ne lui parle - de la société qui l'entoure.

On partage aussi le deuil qui la ronge,et la "relation" qu'elle entretient avec celui-ci : beaucoup de belles images des souvenirs , l'importance de nos "greniers" dans la tête ou réels...

J'ai eu beaucoup de mal à quitter Marie mais elle a son étoile, sa fille Nisa...
Je ne peux pas tout vous raconter : j'espère juste vous donner l'envie d'aller cheminer avec Marie et de l'écouter.
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Benjo1306
  23 mai 2013
Poète étant une vocation et non un métier, la narratrice se retrouve littéralement à la rue suite au décès de son mari photographe. Elle nous décrit la descente qui se produit et nous fait comprendre que cela va très vite et peut tous nous arriver. L'isolement que provoque sa situation est consternant, le système l'écrase et elle erre dans les rues de Paris pendant plusieurs mois. Elle se souvient d'une maison de campagne et la réhabilite petit à petit en essayant de refaire sa vie, de retrouver le contact avec le monde qui semble l'avoir oublié. Elle aussi a oublié, et les mots ne sont plus là. Comment fera-t-elle pour s'en sortir ? Un très beau roman à découvrir. Très rapide à la lecture car facile, fluide, souple, vivant, proche. Je vous le conseille vivement. Il me fait penser dans le même thème à No et moi, qu'il faut que je lise…
Lien : http://timotheelamotte.wordp..
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Alexmotamots
  26 février 2012
La narratrice, jeune femme poète, se retrouve littéralement à la rue après le décès de son mari, photographe. Factures en retard, impayés, succession qui n'arrive pas, font que la garde de sa fille lui est même retirée.
Après quelques mois d'érrance dans le Paris estival, elle se souvient d'une maison de famille de son mari et décide de s'y rendre. La demeure est délabrée, mais la jeune femme la rend peu à peu habitable.
Elle va ainsi, par petites touches, retrouver le contact des autres et espérer récupérer sa fille, placée.
S'intercalle dans sa narration des souvenirs de son mariage, de la naissance de sa fille, de son métier de poète, de sa vie d'avant.
Mais ce qui lui fait le plus peur, c'est d'avoir perdu certains mots du quotidien. C'est cet aspect de l'histoire qui m'a touché. Son aphasie dont elle ne prend conscience que tardivement, lorsqu'elle reprend pied dans le quotidien. Une aphasie en forme de vortex aspirante vers le néant des mots.
Troublant et terrifiant. Ce qui m'a mis très mal à l'aise sur la fin.
Un roman bien écrit et au sujet intéressant traité tout en finesse.
L'image que je retiendrai :
Celle des bancs de la ville, pas si dur, finalement, quand on est obligé de dormir dessus.
Lien : http://motamots.canalblog.co..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
pyrouettepyrouette   07 octobre 2010
"J'habitais dans la rue, certes, mais je restais la même femme. Je n'étais pas folle, ni mal élevée, j'avais un peu de culture et je savais réfléchir, j'étais capable d'échanger des idées, à plus forte raison de banalités. Mais non, personne ne désirait bavarder avec moi. Etait-ce parce que j'étais sale ? Mal habillée ? De quoi avaient peur ceux qui se détournaient, vaguement offusqués ? Ils vivaient dans un monde et j'en étais exclue, [... ]"


"Il me restait du vocabulaire, tout de même, les mots n'avaient pas tous disparu. J'ai continué, mais en réalité je tournais en rond. J'écrivais toujours les mêmes choses, je répétais ce que je savais encore dire, m'accrochant à cet exercice sans m'apercevoir que je n'avançais pas dans le reconquête de mon vocabulaire, bien au contraire."

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claraetlesmotsclaraetlesmots   15 décembre 2012
J'avais cru au plus grand des malheurs en perdant Philippe et en abandonnant notre fille, j'avais été désespérée de me retrouver à la rue, mais je comprenais ma détresse dans cette nouvelle épreuve, à laquelle rien ne m'avait préparée, car on n' imagine pas un instant que l'on puisse être ainsi dépossédé de sa propre langue, de quelques chose d'aussi intimement personnel. Les êtres chers, l'argent, les biens matériels, tout cela nous est extérieur, on peut concevoir de les perdre, mais les mots du langage nous appartiennent, ils nous constituent, on ne peut nous les enlever.
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Isabelle Jarry interviewée par Patricia Martin lors de la 22ème Fête du Livre à AUTUN en 2019
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